Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

22 septembre 2026

Septembre 2026 : Vendredi — des maths, du sport… et Gangnam ! (J4)

Les troupes sont fatiguées. Enfin… soyons honnêtes : même moi, je suis complètement crevée ! Cyril part acheter du pain et revient tout fier avec une baguette fourrée à la crème Chantilly. 

Bon… on ne sait toujours pas très bien pourquoi. 😂😂 Mais après tout, à Séoul, on découvre de nouvelles choses tous les jours !

Petite séance de sport improvisée. Deux bouteilles de jus d’orange dans chaque main et… allez hop, muscu ! 💪😂 Quand on voyage à cinq et qu’on n’a pas de salle de sport sous la main, il faut savoir s'adapter !  Et comme on n’a visiblement pas encore assez d’activités, on enchaîne avec les devoirs : maths et anglais pour Greg et moi; SES pour Charles ; histoire pour Soline et Cyril. Oui, oui… Même à 10 000 kilomètres de la maison, l'école nous suit ! 

L’après-midi, changement de programme : direction Gangnam ! On traverse la rivière.

Bon… Aujourd’hui, nous sommes clairement à l'ouest. On se trompe de sens dans le métro. Puis on se trompe d’arrêt. Puis on doit se réorienter. Bref… on est complètement à l'ouest. Mais finalement, on finit par arriver.

chargeur de téléphone dans chaque wagon du métro

des toilettes dans chaque station 

des boutons d'alerte dans chaque WC ! 

On commence par Bongeunsa, un temple bouddhiste installé en plein milieu de ce quartier ultra-moderne. Et c’est justement ce contraste que je trouve assez incroyable. D’un côté, les gratte-ciel, les centres commerciaux et les boutiques branchées. Et au milieu de tout ça, un temple vieux de plus de 1200 ans. Bongeunsa a été fondé en 794, pendant la période du royaume de Silla, et conserve notamment d'importants éléments du patrimoine bouddhique coréen. Aujourd'hui encore, le temple propose des activités permettant de découvrir la culture bouddhiste traditionnelle coréenne.

 

On se promène dans les cours, on regarde les bâtiments, les lanternes colorées…

un grand bouddha et plein de petits bouddhas

Et puis on réalise quand même qu’on est à Gangnam. En quelques minutes, nous changeons complètement de siècle. Nous voilà au COEX. Finies les pagodes et les bâtiments traditionnels… Bonjour le Séoul futuriste ! 

Le COEX, c’est un immense complexe commercial et culturel, avec boutiques, restaurants, événements et même… une bibliothèque en plein cœur du centre commercial. Et quelle bibliothèque !

Oui… Gangnam Style 🎵😂

Difficile de ne pas avoir la chanson dans la tête dès qu’on prononce le nom du quartier.

 

La Starfield Library est devenue l’un des endroits les plus photographiés du quartier avec ses immenses étagères qui montent sur plusieurs niveaux. Elle est accessible gratuitement et propose plus de 50 000 ouvrages ainsi que de nombreux magazines.

Évidemment… on fait les touristes et on prend 46 photos de la bibliothèque sous tous les angles. Parce qu’à ce niveau-là, ce n’est plus vraiment une bibliothèque…c'est un décor Instagram grandeur nature ! 

Un distributeur de glaces !

Après tout ça, il serait peut-être raisonnable de rentrer.

Et pour une fois… on écoute la raison.

Enfin… les enfants rentrent ! 

Parce que nous, les parents, on a encore une mission : les courses.

Et là, ça nous prend… UNE heure. Une heure pour faire des courses. Au final, on ressort du magasin avec trois bricoles et l’impression d’avoir couru un marathon.

Encore une journée bien remplie à Séoul !

 

22 septembre 2026

Septembre 2026 : Les jambes commencent à protester… (J3)

On est jeudi et on a toujours autant de mal à émerger le matin. Le jet-lag, visiblement, a décidé de s’installer chez nous pour quelques jours supplémentaires.

On dort, on se réveille, on se rendort… Bref, notre horloge biologique est complètement en vrac ! Du coup, ce matin, on ne se précipite pas. Une petite grasse matinée, puis on a quand même pris le temps de travailler et de manger : nouilles pour tout le monde ! 

Et cet après-midi, direction Ihwa Mural Village. 

Avant de partir à la découverte d’Ihwa-dong, on fait un petit détour par le marché de Namdaemun, à côté de notre Airbnb. Changement total d’ambiance !

On quitte les grands immeubles et les quartiers ultra-modernes pour se retrouver dans un immense dédale de petites rues, de boutiques et d’étals.

Namdaemun, c'est la caverne d'Ali Baba version coréenne ! Le marché existe depuis des siècles et s’est développé autour de Sungnyemun, l'une des anciennes portes de la ville. Aujourd’hui, il rassemble plus de 10 000 boutiques et vend à peu près de tout : vêtements, chaussures, souvenirs, objets du quotidien, accessoires, produits traditionnels… et évidemment de quoi manger ! 

On avance au milieu des odeurs, des couleurs et des stands de nourriture. Ici, on peut aussi bien acheter des chaussettes que du ginseng, des algues, des produits de cuisine ou s’arrêter pour manger un petit plat coréen.

C'est vivant, bruyant, un peu fouillis... et j'adore ! 

On comprend vite que ce n’est pas seulement un endroit pour touristes : le marché reste un véritable lieu de commerce pour les habitants de Séoul, avec une forte activité de gros et de détail.

Et évidemment, nous sommes incapables de traverser un marché sans nous arrêter devant quelques stands. On regarde, on goûte, on hésite, on achète parfois... bref, on fait notre petite vie de touristes ! 

Après cette plongée dans le Séoul plus traditionnel, il est temps de reprendre notre chemin. Direction Ihwa-dong ! 

Mais avant voici une petite parenthèse sur le métro de Séoul :

Pour nous déplacer à Séoul, on nous a conseillé la fameuse carte T-money, la carte de transport rechargeable que les Coréens utilisent au quotidien pour le métro et les bus. Elle peut s’acheter dans les convenience stores et dans les stations de métro. On part donc tranquillement acheter nos cinq cartes dans une petite épicerie… Sauf que là commence notre 1ère mission commando ! 

On découvre que le prix des cartes peut varier selon le modèle et le point de vente. Et, nous, comme on est cinq, forcément, on commence à regarder les prix de très près.

On fait une première boutique : 8000 wons

Une deuxième : encore trop cher

Une troisième…

Puis une quatrième…

Et finalement, miracle : 2500 wons la carte

Alors peut-être qu’il y avait une différence de modèle ou de carte, mais à ce moment-là, franchement, on ne cherche plus à comprendre, on achète. Cinq cartes, multipliées par quelques milliers de wons, mine de rien, ça commence à faire un petit budget. Et ce n’est que le début…

Parce qu’une fois nos cartes achetées, il faut évidemment mettre de l'argent dessus. On nous dit de prévoir du cash pour les recharger. Évidemment, j’ai oublié ma carte bancaire physique. Je l’ai bien… mais uniquement dans mon téléphone. Et évidemment, ça ne fonctionne pas sur les distributeurs. Donc nous voilà partis faire du change. Quelques billets plus tard, nous nous retrouvons devant la machine de recharge, très fiers de nous, avec nos espèces et nos cinq cartes.

Bon... maintenant, il faut comprendre la machine ! 

Finalement, le fonctionnement est très simple une fois qu’on a compris. On recharge la T-money, puis on la passe sur le lecteur à l'entrée du métro. On prend notre train, on voyage tranquillement… Et à l’arrivée, on repasse la carte à la sortie. C’est à ce moment-là que le système calcule le montant du trajet, qui dépend notamment de la distance parcourue. Le réseau fonctionne donc sur un principe de tarif calculé à partir du trajet, avec des majorations au-delà d’une certaine distance.

En gros :tu bip. Tu voyages. tu rebip. Tu sais combien ça t'a couté. Et si tu as pas assez sur ta carte, je sais pas ce qui se passe ! Simple !

La T-money est d’ailleurs bien plus qu’une simple carte de métro : elle sert aussi pour les bus, les taxis et même certains achats du quotidien.

Et surtout, le réseau de métro de Séoul est impressionnant : les stations sont signalées en coréen, mais aussi en anglais et en chinois, et les sorties sont numérotées. Très pratique quand on commence à comprendre qu'une même station peut avoir un nombre complètement indécent de sorties, genre 20 sorties différentes pour une même station... Après quelques trajets, on commence donc à prendre nos habitudes : T-money dans la main, téléphone dans l'autre, Naver (l'application locale pour se repérer ici) à portée de doigt....

Et nous voilà officiellement devenus des utilisateurs du métro de Séoul.

Donc direction Ihwa Mural Village. Mais pour y arriver, on traverse d’abord un parc et là, on découvre une scène assez étonnante. Un groupe de personnes âgées est en plein exercice physique sur des installations en plein air spécialement conçues pour elles. Et ils ne sont pas là pour rigoler ! Ça pédale, ça tourne, ça étire les épaules, ça travaille les jambes… A leur âge, ils ont clairement un meilleur programme sportif que nous. 😂

À Séoul, on trouve effectivement de plus en plus d’espaces extérieurs spécifiquement pensés pour les seniors, avec des équipements adaptés à l’équilibre, à la souplesse, à la mobilité et au renforcement musculaire. Ces lieux servent aussi de véritables espaces de rencontre : on vient y faire de l’exercice, mais aussi discuter avec les voisins et les amis. La ville développe d'ailleurs ces « aînés playgrounds » dans les quartiers.

Nous continuons notre chemin et commençons à monter dans les petites ruelles de Ihwa- dong.

Et là, changement d’ambiance. Le quartier est installé sur les hauteurs, au pied de la forteresse de Naksan, et il est devenu célèbre grâce au Ihwa Mural Village, un projet de rénovation artistique qui a transformé les ruelles et les murs du quartier en véritable galerie à ciel ouvert.

À chaque coin de rue, on découvre une nouvelle fresque. Des dessins, des peintures, des couleurs, des petites installations artistiques… C'est un peu "cherche et trouve", version géante ! 

On monte les escaliers, on tourne dans une ruelle, puis dans une autre… Et évidemment, comme toujours à Séoul, au grand bonheur des enfants 🫣 : ça monte ! 

Certaines fresques sont devenues de véritables incontournables du quartier et attirent beaucoup de visiteurs. Mais ce qui me plaît surtout, c’est de voir comment l’art a été intégré directement dans les ruelles et dans le quotidien des habitants.

Bon…

Au bout d’un moment, les troupes commencent à avoir sérieusement du mal. Le jet-lag + les escaliers + les kilomètres accumulés depuis notre arrivée = les jambes commencent à réclamer une pause.

Alors, en bons Européens que nous sommes, on repère un petit muret au bord de la route et on s’installe tranquillement pour souffler quelques minutes. Erreur. Il n’aura fallu que sept petites minutes pour qu’un policier à moto vienne nous rappeler, très gentiment mais très clairement, que s'asseoir ici est interdit ! 

Bon… Visiblement, à Séoul, même quand tu es épuisée, tu ne fais pas ce que tu veux. Le sens de l'accueil coréen a ses limites ! 

Alors on s’accorde une pause dans un vrai spot. 

On s’arrête boire un verre en terrasse. Et alors là… Quelle terrasse 🤩 On profite de la vue, on se pose enfin, on reprend notre souffle et surtout, on apprécie de ne rien faire pendant quelques minutes.

 

Une fois reposés, nous redescendons tranquillement en direction du DDP - Dongdaemun Design Plaza. L’idée est simple : arriver au bon moment pour voir le coucher du soleil sur ce bâtiment complètement futuriste. Je l’ai vu en photo, et franchement, j’ai hâte de le découvrir de nuit. Sauf que… le soleil, lui, n'a visiblement pas reçu le programme. 😂 Le ciel est couvert, pas de beau sunset pour nous ce soir. Bon… On reviendra ! 

Parce que même sans coucher de soleil, le DDP reste impressionnant avec son immense architecture aux courbes futuristes, qui tranche complètement avec les quartiers plus traditionnels que nous avons visités jusque-là.

Et finalement, à Séoul, c’est peut-être ça qui me plaît le plus : en quelques kilomètres, on passe d'un vieux quartier aux ruelles couvertes de fresques à une architecture ultra-moderne. Et nous, au milieu de tout ça… on marche toujours ! 

 

 

 

22 septembre 2026

Septembre 2026 : courses, nature et mode coréenne (J2)

Pendant que les enfants finissent tranquillement de se réveiller, nous partons en mission courses. 

Parce que si on a choisi un appartement, c’est bien pour pouvoir manger correctement et préparer quelques repas équilibrés à la maison.

Enfin… Ca c'était la théorie. 😂

À peine entrées dans le supermarché, on comprend assez vite que notre mission ne va pas être aussi simple que prévu.

Premier problème : on ne comprend pas grand-chose aux étiquettes ! 

Deuxième problème : c'est cher. 

Troisième problème : on ne sait absolument pas ce qu'on achète. 

Les rayons de nouilles sont gigantesques. Il y en a partout. Des nouilles, encore des nouilles, puis des nouilles.

Les rayons de gâteaux et de sucreries sont eux aussi impressionnants.

Et alors les fruits et légumes… Beaucoup sont emballés individuellement, parfois dans de jolies petites barquettes, et les prix nous font rapidement revoir notre définition de « manger équilibré ».

Même constat pour la viande : deux petits filets de poulet et on l'impression d'avoir acheté de l'or. 😂

Après 1h30 de réflexion intense, nous sortons finalement avec un caddie très représentatif de notre grande capacité d’adaptation : des paquets de nouilles, en espérant qu’elles ne soient pas trop épicées…des gâteaux, des gâteaux, des gâteaux...

Deux petits filets de poulet, du riz — sans être certaines d’avoir choisi du riz normal ou du riz à sushi — et des céréales à 10€ le paquet. Voilà.

Mission alimentaire saine : succès mitigé 

Et le plus drôle, c’est qu’en regardant les autres caddies autour de nous, on constate qu’on n’est finalement pas si différentes… Même produits. Même nouilles. Même montagnes de sucreries.

On commence presque à se fondre dans le décor. 😂

 

Cette première incursion dans un supermarché nous permet aussi de réaliser que les habitudes alimentaires coréennes sont assez différentes des nôtres. 

Le petit déjeuner peut être salé, avec par exemple du riz et de la soupe, et les repas ne suivent pas forcément le schéma très français « petit déjeuner copieux le matin, vrai déjeuner à midi, dîner à la maison le soir ».

À Séoul, on croise aussi énormément de cafés et de personnes qui s’y installent pour travailler, discuter ou simplement passer du temps. Et ça, on va très vite le remarquer : le café semble être une véritable institution ici ! Les cafés de Séoul sont souvent pensés comme de vrais lieux de vie et, particulièrement dans des quartiers comme Seongsu, ils font partie intégrante de la culture urbaine.

Et pendant que nous galérons avec notre caddie, notre propriétaire Airbnb nous fait livrer du café.

Le colis est arrivé tranquillement et attend depuis des heures devant la porte de l'appartement. 

Et personne ne l’a touché. Alors ça, en France ... Je ne sais pas combien de temps il aurait tenu devant notre porte !

Maintenant que le frigo est à peu près approvisionné — j’insiste sur le "à peu près" — nous pouvons enfin penser au programme du jour.

Direction Seoul Forest 🌳

Pour commencer, on décide de faire Séoul cool. Pas de monument historique, pas de shopping frénétique, pas de marathon de visites. Direction Seoul Forest, un immense parc urbain gratuit ouvert en 2005, qui constitue une véritable bulle de verdure au milieu de la ville. Le parc est divisé en plusieurs espaces, dont un parc culturel et artistique, une zone écologique et un espace au bord du fleuve Han.

Et la surprise, c’est qu’il y a même des animaux ! On peut notamment y observer des daims sika et des chevreuils d'eau dans l’Eco-Forest. Pas exactement ce que j’imaginais trouver au milieu de Séoul !

 

Et puis nous bifurquons vers Seongsu. Et là… changement radical de décor. Seongsu, c’est un peu le quartier branché de Séoul.

Ancien quartier industriel rempli de fabriques et d’ateliers, notamment spécialisés autrefois dans la chaussure, il s’est progressivement transformé en un énorme terrain de jeu pour les jeunes créateurs, les marques, les cafés et les boutiques tendance. Les anciennes usines et entrepôts en briques ont été réhabilités en cafés, galeries, concept stores et espaces créatifs.

Et ça se voit !

On découvre la mode coréenne, les petites boutiques, les concept stores, les pop-up stores qui changent régulièrement… Et surtout… la K-beauty ! Des boutiques de skincare et de maquillage partout.

Des produits pour le visage. Des sérums. Des masques. Des crèmes. Et surtout… des rouges à lèvres ! 

On a parfois l’impression qu’il y a davantage de boutiques de cosmétiques que de boulangeries chez nous. 😂

Le plus étonnant, c’est que les boutiques coréennes de beauté ne ressemblent pas forcément à de simples magasins : elles sont souvent conçues comme de véritables expériences, avec des espaces où l’on peut tester les produits, découvrir les textures, les couleurs et les marques.

Et Seongsu pousse le concept encore plus loin : on vient autant pour l'expérience et le décors que pour acheter. 

On termine la journée par un restaurant coréen typique. Et là encore, petite découverte culturelle : il y a de nombreuses personnes qui mangent toutes seules.

Pour nous, le fonctionnement est aussi assez différent : on commande et on paie directement sur des écrans. Pas besoin d’attendre le serveur pour commander, ni pour demander l’addition. Et enfin, ce sont des BBQ individuels : chacun a son petit grill directement à sa table et fait cuire sa viande lui-même.

Et franchement… la viande est délicieuse. 

Une fois le dîner terminé, on reprend tranquillement le métro pour rentrer. Enfin… c'est ce que je pensais. Parce que dans le métro, Charles me regarde avec toute la pitié dont il est capable et me sort : "Allez maman... viens avec moi pour la salle de sport".

Alors là… Charles a une nouvelle lubie. Il s’est mis en tête de prendre du muscle pendant cette année. Et pourquoi pas, hein ? Après tout, quoi de plus pratique pour faire de la muscu qu'un voyage itinérant, avec des valises, des kilomètres à pied et des journées à crapahuter ? 😂 Mais non, ça ne lui suffit pas. Il veut une vraie salle de sport. Et surtout… Il veut commencer tout de suite.

Je lui ai trouvé une salle pas trop loin de notre Airbnb, où il peut apparemment payer à la séance. Parfait. Mais évidemment, Charles ne veut surtout pas attendre demain. Parce que, visiblement, une journée sans musculation est une journée perdue ! 

Nous voilà donc, à 21h30, repartis dans les petites ruelles de Séoul, à la recherche d'une salle de sport. Nous qui pensions rentrer tranquillement nous coucher après notre journée… c'était sans compter sur Charles et son programme de prise de masse ! 

 

22 septembre 2026

Juillet 2026 : Dernier matin à Milan… et direction le lac de Côme !

Ce matin, dernier jour à Milan. 

Et pour notre dernière visite, on part découvrir San Maurizio al Monastero Maggiore, une église qui nous a été recommandée par le Routard.

Et alors là…

Oh my god ! 

C’est très très, très beau. 

De l’extérieur, rien ne laisse vraiment imaginer ce qui se cache à l’intérieur. Mais une fois la porte franchie, c’est une véritable explosion de couleurs : les murs sont couverts de fresques du XVIᵉ siècle, notamment réalisées par Bernardino Luini et son atelier.

L’église est d’ailleurs surnommée  "la chapelle Sixtine de Milan", en raison de la richesse et de la qualité de son décor peint. Autre particularité assez surprenante : elle était organisée en deux espaces, l’un pour les fidèles et l’autre réservé aux religieuses bénédictines cloîtrées.

Bref… On ne s'attendait absolument pas à ça ! 

 

 

 

 

 

Et comme Milan semble décidément vouloir nous surprendre jusqu’au bout, on tombe complètement par hasard sur une œuvre d’art qui, elle, est beaucoup moins sage…

Le doigt !

Nous voilà devant L.O.V.E., l’œuvre de Maurizio Cattelan installée Piazza Affari, juste devant la Bourse de Milan. Une immense main en marbre blanc de Carrare, haute de 11 mètres, avec un détail assez difficile à rater : il ne reste que le majeur. 

Voilà.

L’art italien contemporain dans toute sa subtilité. 😂

L’œuvre a été installée en 2010 et son emplacement, juste face à la Bourse, a évidemment donné lieu à de nombreuses interprétations sur son rapport au monde de la finance. Cattelan, lui, a laissé une bonne part du sens à l’imagination du public.

Nous, on regarde, on rigole et… on continue notre chemin

 

 

Et maintenant, il est temps de partir pour le lac de Côme. Direction la gare !

C’est notre première fois dans le métro milanais et je dois reconnaître un truc : pour acheter le billet, c'est hyper simple ... parce qu'en fait, on n'en prend pas !  On passe directement notre carte bancaire sur la borne pour entrer et on la repasse en sortant. Le système fonctionne en sans-contact, et le réseau ATM explique que c’est justement conçu pour éviter l’achat classique de tickets.

Bon… Pour s'orienter, c'est une autre histoire.

Moi, je trouve qu’il n’y a pas franchement beaucoup d’indications et, je ne sais même plus comment, on finit par se demander si on n’a pas pris la mauvaise ligne.

Donc demi-tour, réorientation, recherche désespérée du bon chemin…

Et nous voilà finalement à la gare. Le train part dans cinq minutes. Très bien. ON COURT. On achète nos billets à l'arrache, nouvelle découverte : il n’y a pas un train toutes les dix minutes. Il y en a un par heure pour Varenna, avec un trajet direct depuis Milano Centrale d’un peu plus d’une heure.

Donc, vraiment… celui-là, il ne faut pas le rater ! 

Mais alors, trouver le bon quai dans cette gare… Quelle galère ! 

En grande habituée des gares, je fais confiance à mon sens de l’orientation et, dans ma logique très personnelle, je me dis :

« Les trains partent forcément de l’extérieur, donc il faut monter ! »

Oui… On monte, on monte… on finit par trouver les voies.

Le panneau d’affichage est là. Notre train clignote. Il est prêt à partir. Dernier sprint ! Et nous voilà dedans. 👏👏👏

Coup de bol supplémentaire : il reste deux places pour nous ! 

On s’installe, on souffle et on commence tranquillement le trajet.

Bon, évidemment, l’histoire ne pouvait pas s’arrêter là.

Je pars aux WC. Je reviens… Et une italienne est assise à ma place.

Je lui explique calmement que c’est ma place, qu’il y a mes affaires et tout.

Réponse : "Il n'y avait personne." 

Ah. D’accord.

Donc apparemment, quand quelqu’un quitte son siège pendant trois minutes, le siège devient officiellement libre en Italie.

A. proteste. Je proteste. La dame campe sur sa position. Et là, franchement, je m'agace.

Les autres passagers commencent à se mêler à la conversation.

Elle finit par se lever… En m’insultant… Et en me bousculant volontairement au passage.

Non Mais Sérieusement ???

Moi qui pensais que mon plus gros combat du jour serait de trouver le quai du train… raté ! 

 

Heureusement, la deuxième partie du trajet est beaucoup plus agréable. Petit à petit, le paysage change.

La ville disparaît, les montagnes apparaissent et, surtout, le lac se dévoile. Et là… Waouh.

C’est exactement pour ça qu’on est venues. Le train longe le lac sur une partie du trajet et offre progressivement les paysages de carte postale que j’attendais.

À Varenna-Esino, nous descendons comme une bonne partie des passagers. Et là… Le Bordel ! 

Il y a deux voies mais une seule plateforme qui semble réellement utilisée, et les voyageurs des trains dans les deux sens se retrouvent sur le même quai.

Résultat : tout le monde descend en même temps. Un quai bondé, des valises, des gens dans tous les sens… Bref. Je crois qu'on vient de trouver pire que la SNCF 😂

Mais ça y est : nous voilà à destination.

Enfin… presque ! 

Parce qu'évidemment, une fois sorties de la gare, on suit le troupeau jusqu'au lac pour prendre le ferry.

Pour nous, ce sera la version rapide : speed boat. Direction l'autre côté du lac, vers Tremezzo. 

 

 

 

 

 

Nous avons réservé deux nuits chez l'habitant, dans un logement au calme, à l’écart de la route.

Très calme… Très joli.... Mais forcément… ça grimpe ! Et il est déjà 14h. Il fait chaud. On a faim. On a nos affaires. Tout va bien 😂

On finit quand même par arriver. On nous attend, notre chambre est prête. Petite douche… Et c’est reparti !

 

 

On redescend ensuite chercher quelque chose à manger.

Et là, première surprise : le centre de Tremezzo est minuscule ! On déjeune dans le restaurant d’un hôtel.

Une salade tomates-mozzarella… 24€ ! À ce prix-là, la tomate devait certainement avoir fait ses études à Milan. 😂

Bon… Il y avait la clim. Et à ce moment précis, ça vaut bien quelques euros supplémentaires. 

Dans le coin, il n’y a pas énormément d’animations, mais il y a une visite incontournable : Villa Carlotta.

La villa a été construite à la fin du XVIIᵉ siècle par les marquis Clerici de Milan. Elle a ensuite appartenu à Giovanni Battista Sommariva, grand collectionneur d’art, avant de passer à la famille de Saxe-Meiningen. Aujourd’hui, elle abrite des œuvres notamment de Canova, Hayez et Thorvaldsen, au milieu d’un immense jardin botanique.

Sur le papier… ça promet du lourd ! 

 

 

 

 

 

 

Bon…

Après la visite de la villa et du parc, on reste quand même un peu sur notre faim. Ce n’est pas moche, loin de là, mais après tout ce qu’on vient de voir à Milan, on s’attendait peut-être à un petit peu plus de waouh. Du coup, on attrape un bus direction Menaggio. Et là… Ah oui ! Rien à voir. C’est beaucoup plus animé, plus vivant et, à mes yeux, beaucoup plus charmant.

Menaggio est installée sur la rive occidentale du lac et est connue notamment pour sa jolie promenade au bord de l’eau, ses cafés et ses vues sur le centre du lac et les montagnes.

Et à 18h30, nous avons trouvé une activité parfaitement adaptée à notre niveau de fatigue : Le Spritz face au lac ! 

Ici, le Spritz est rosé. Et alors là… Je valide ! Carrément meilleur. Ou alors c’est juste parce que je le bois avec cette vue devant les yeux. 🤩🤩🤩 Dans tous les cas… mes yeux sont ravis ! 

Fin de journée. On reprend le bus, direction Tremezzo. Dodo.

Et pendant que nous profitons tranquillement du lac de Côme…

je regarde quand même mon téléphone. Les petits points oranges ont enfin disparu. Il reste seulement quelques foyers actifs tout autour du domaine. Quel soulagement...

 

22 septembre 2026

Juillet 2026 : Milan

La nuit n’a encore une fois pas été terrible.

Le feu se rapproche du domaine et, franchement, on commence à manquer d’informations fiables. À défaut de savoir exactement ce qui se passe, je regarde les cartes et ces petits points orange et rouges qui apparaissent et disparaissent… des départs de feux, on imagine.

Ambiance.

Mais nous sommes à Milan. Alors ce matin, on décide de s’offrir une parenthèse, avec surtout une mission essentielle : un bon café !

Direction le Starbucks Reserve Roastery de Milan.

 

Et là, clairement, ce n’est pas le Starbucks du coin !

Installé dans un magnifique bâtiment historique de la Piazza Cordusio, le Roastery de Milan a ouvert en 2018 et est le premier Starbucks à s’installer en Italie. L’endroit a été pensé comme un hommage à la culture italienne du café, qui a d’ailleurs largement inspiré Starbucks dans son développement. 

Et effectivement, le lieu est assez spectaculaire.

On vient donc officiellement prendre un café ... Mais on fait quand même un peu les touristes !

 

Après cette petite pause, on repart à la découverte de Milan.

Et au détour d’une rue, je tombe sur ces petites beautés… l'Italie a quand même des trésors cachés ! 😂

 

On poursuit notre exploration en direction du Castello Sforzesco. 

Et là, changement complet d’ambiance. Après les cafés, les jolies rues et le Milan élégant, nous voilà devant une vraie forteresse.

Le château trouve ses origines au XIVᵉ siècle : une première forteresse est construite entre 1360 et 1370 sous Galeazzo II Visconti. Elle devient ensuite une résidence ducale et est reconstruite et agrandie sous les Sforza à partir de Francesco Sforza, qui prend le pouvoir à Milan en 1450. À la Renaissance, le château devient même l’une des grandes cours princières d’Europe, notamment sous Galeazzo Maria Sforza et Ludovico il Moro.

Et derrière ses gros murs de forteresse se cache finalement tout un monde : cours intérieures, appartements ducaux, collections d’art…

Aujourd’hui, le Castello Sforzesco abrite pas moins de huit musées, dont des collections d’art antique, une pinacothèque, des objets décoratifs, des instruments de musique et la célèbre Pietà Rondanini de Michel-Ange.

Nous, on se contente pour l’instant de nous promener et de profiter de l’ambiance.

 

Pause obligatoire ! Parce que là, il fait franchement beaucoup trop chaud. 🥵
Après avoir autant marché, on commence à ressembler davantage à deux tomates qu’à deux touristes milanaises !

Il faut donc s’arrêter quelques minutes, reprendre des forces… et surtout éviter de fondre sur le trottoir. 😂 Une fois légèrement rafraîchies, nous repartons à la découverte d’un tout autre Milan : le quartier chic, le quartier de la moda ! 

Bienvenue dans le quadrilatère de la mode, le royaume des grandes maisons italiennes.

Ici, on change clairement de décor : belles façades, vitrines impeccables, boutiques de luxe… et des prix qui donnent parfois envie de regarder les vitrines de très loin !

On flâne dans les rues, on regarde les collections, on s’imprègne de cette ambiance très milanaise où la mode fait presque partie du décor.

Parce qu’à Milan, visiblement, même les rues sont bien habillées !

 

Et pendant que nous jouons les fashionistas du dimanche, mes loulous, eux, ont migré à Royan chez lers grands-parents. ❤️

Après toutes les péripéties des derniers jours, je suis quand même rassurée de savoir toute la petite troupe au calme et en sécurité.

 

 

Quelques photos, quelques messages, un petit check de la situation…

Et nous reprenons notre promenade.

 

Bon... il fait toujours aussi chaud. Très, très chaud.

Et à Milan, nous avons soudainement développé une passion très forte pour les terrasses. 😂

Il faut bien se désaltérer, n’est-ce pas ? Ce n'est pas de la gourmandise, c'est de la survie.

Alors on s’installe, on boit quelque chose de frais, on regarde les gens passer…

Et franchement, ça fait un bien fou.

Après cette pause salvatrice, il faut bien rentrer.

Mais comme nous avons visiblement décidé de faire travailler nos jambes jusqu'au bout, ce sera… une belle marche digestive ! 😉

Parce qu’à Milan, entre les monuments, les quartiers, les boutiques et les pauses café…

on marche, on marche, on marche ! 

Et finalement, ce n’est peut-être pas plus mal : ça permet de découvrir la ville autrement, de tomber sur des petites rues, des façades magnifiques et des coins qu’on n’aurait peut-être jamais vus autrement.

Et puis, après cette journée bien remplie, on a largement mérité de rentrer se poser... 

22 septembre 2026

Juillet 2026 : Milano

On s’est retrouvées comme deux gamines à la gare de Sarcelles. 🥰

Et évidemment, comme deux gamines qui ne se sont pas vues depuis trop longtemps, on a papoté… encore et encore… jusqu’à ce qu’on finisse par regarder l’heure et se dire :

"Bon...il faudrait peut-être aller se coucher, non? Demain, le réveil va piquer !"

Et effectivement, notre vol est à 8h. 

Adieu grasse matinée !

Mais bon, le côté positif, c’est qu’on va avoir toute la journée pour profiter de Milan. Alors, finalement, le réveil matinal est vite pardonné.

Le vol se passe tranquillement. On lit un peu, mais surtout… on papote encore 🫣 Il faut dire qu’on a tellement de choses à se raconter que les quelques heures de vol passent presque trop vite.

À l’arrivée, c’est franchement très simple : on monte dans un train et quelques minutes plus tard, nous voilà en plein coeur de Milan. 

On descend, on commence à marcher tranquillement, histoire de prendre la température de la ville, de regarder autour de nous, de s’imprégner de l’ambiance…

Et nous voilà arrivées à notre Airbnb.

Bon… Comment dire ?

Il n’est pas franchement foufou ! 😂

Le propriétaire ne s’est pas exactement embêté : il a pris un appartement de type T5 et l’a transformé en cinq chambres. Du coup, nous avons notre petite chambre dans un appartement partagé.

On va dire que pour le charme italien, on repassera.

Mais alors, niveau emplacement… IM-PECC-ABLE !

Nous sommes à peine à cinq minutes à pied du Duomo.

C'est d'ailleurs par celui-çi que nous démarrons la visite de la ville, sous une légère pluie.

 

Sa façade est couverte de sculptures, de flèches et de détails dans tous les sens. Il y a de quoi rester un moment à chercher où poser les yeux !

Le Duomo est l’une des plus grandes cathédrales d’Europe et sa construction a commencé à la fin du XIVᵉ siècle. Elle a ensuite été agrandie et transformée pendant plusieurs siècles. Bref, les Milanais ont clairement pris leur temps ! 

Et surtout, ce qui me donne envie, c’est d’aller voir les fameuses terrasses sur le toit, entre les centaines de sculptures et les flèches.

Juste à côté se trouve la Galleria Vittorio Emanuele II, et là encore, on en prend plein les yeux.

Construite au XIXᵉ siècle, cette immense galerie couverte est surnommée "le salon de Milan". Avec sa verrière monumentale, ses mosaïques au sol et ses façades richement décorées, elle ressemble presque davantage à un palais qu’à une galerie commerçante !

Évidemment, aujourd’hui, on y trouve les grandes maisons de luxe milanaises…

Et puis il y a évidemment le fameux taureau en mosaïque.

La tradition veut qu’on pose le talon sur les attributs du pauvre animal et qu’on tourne trois fois sur soi-même. Ça porterait bonheur.

Alors forcément… Je Tente Ma Chance 🐂🍀

Mais attention, pas n’importe quel vœu.

Après tout ce que je viens de vivre à Amsterdam avec le feu, je fais très clairement un voeu extrêmment profond : "faites que ce putain de feu s'éteigne" 🙏😂

En nous rapprochant du Duomo, on se regarde et on se dit : Et si on y rentrait ?

Ce n’était absolument pas prévu.

Mais voilà que le soleil ressort, il n’y a quasiment personne… Allez zou ! 

On se fait le Duomo ! 😍 Et finalement, quelle bonne idée.

 

 

À l’intérieur, l’ambiance change complètement.

Après l’agitation de la place et les milliers de détails de la façade, on découvre un espace immense, sombre et majestueux.

Les colonnes sont gigantesques, les vitraux magnifiques, et on se sent tout petits au milieu de cette cathédrale construite sur plusieurs siècles.

Et finalement, nous voilà à commencer notre séjour milanais exactement comme j’aime voyager : un peu de culture, beaucoup de marche, de jolies découverts... et surtout, aucune idée précise de ce qu'on fera dans l'heure qui suit...


Et puis nous découvrons un autre visage de Milan : les Navigli. On se croirait presque à Venise… sauf qu’ici, pas besoin de gondolier ! Ou à Amsterdam...
Ces anciens canaux servaient autrefois à transporter les marchandises jusqu’au cœur de Milan, et aujourd’hui les quais sont bordés de petits bars, restaurants et jolies maisons colorées.
On se balade tranquillement le long du Naviglio Grande, entre les petits ponts, les terrasses et les reflets dans l’eau. Une ambiance complètement différente du Milan du Duomo… et franchement, j’adore ! ❤️

 

 

 

Bon, de mon côté, je garde un oeil constant sur l'évolution de la situation. Je consulte les cartes, les messages, les dernières infos… bref, impossible de vraiment décrocher.

À en croire la carte, le feu semble pourtant avoir nettement diminué. C’est plutôt rassurant au premier regard… mais les informations que nous recevons de la mairie du Porge sont, elles, toujours loin d’être rassurantes.

Alors je continue de surveiller, de croiser les informations et surtout d'attendre … en espérant que cette fois, la carte dise vrai. 🔥

 

22 septembre 2026

Juillet 2026 : J2 sur le lac de Côme : Georges, les ferries et le grand n’importe quoi !

Deuxième journée sur le lac de Côme. Dernière chance de voir Georges 😂 Bon, George Clooney, évidemment… Pour aujourd’hui, on prend donc un pass journée pour les ferries. Sur le papier, c’est parfait : on peut monter, descendre, changer de village toute la journée… Normalement, hein ! 

Première étape : Bellagio, paraît-il LE village incontournable du lac de Côme. Allez, c’est parti !

On longe d’abord le bord du lac, avec une petite ambiance promenade des anglais version italienne. Même décor de carte postale, sauf qu’ici, à la place de la baie de Cannes, on a les montagnes qui plongent directement dans le lac. Puis on monte dans le village. Très joli. Très fleuri. Très pittoresque. Et surtout… très très très touristique.

Il y a du monde partout et, vous commencez à me connaître, quand il y a trop de monde, ça me plait beaucoup moins ! 

On grimpe dans les petites ruelles, on regarde les boutiques, les façades… Et on tombe sur une église. De l’extérieur, elle ne paye franchement pas de mine. Mais comme souvent en Italie, il ne faut surtout pas se fier à la façade ! On pousse la porte… Et là, surprise. L’intérieur est beaucoup plus joli que ce qu’on imaginait.

Nous redescendons ensuite pour nous diriger vers la Villa Melzi et ses jardins. On se croirait avoir changé d'époque ! On se croirait dans un décor de film historique, avec le lac en toile de fond, les allées bordées de végétation, les statues, les petits pavillons et les montagnes qui plongent directement dans l’eau.

La villa a été construite au début du XIXᵉ siècle pour Francesco Melzi d'Eril, une figure importante de l’époque napoléonienne, qui fut notamment vice-président de la République italienne. Le domaine a été pensé dans le style néoclassique, avec des jardins à l’anglaise qui mélangent végétation, sculptures et perspectives sur le lac.

Les jardins sont sublimes.🤩

On se promène tranquillement entre les arbres, les fleurs et les sculptures, avec le lac qui apparaît régulièrement entre deux massifs. À chaque détour, on se dit que ça pourrait être la photo parfaite d’un vieux film romantique. Moi, évidemment, je me projette immédiatement : "Sissi l'impératrice, quand elle part prendre le soleil au bord du lac de Côme !" Il ne me manque finalement qu’une robe à crinoline, une calèche et un peu plus de dignité. Mais franchement, entre nous, je préfère quand même le jean et les baskets pour grimper dans les jardins ! 

Nous reprenons ensuite le bateau direction Varenna, le village par lequel nous étions arrivées la veille. Nous traînons un peu le long du lac, comme des centaines d’autres touristes. Puis nous filons vers la Villa Monastero.

À l’origine, rien à voir avec la villa élégante que l’on découvre aujourd’hui : le bâtiment est installé sur les vestiges d’un ancien monastère de religieuses cisterciennes, fondé à la fin du XIIᵉ siècle et consacré à la Vierge Marie. Au fil des siècles, le monastère est devenu une demeure privée, puis différents propriétaires l’ont transformé jusqu’à lui donner cet étonnant style éclectique.

Et alors le jardin… Il longe le lac sur presque 2 km, avec des cyprès, des cèdres du Liban, des palmiers, des agrumes, des roses, des agaves… et tout un tas de plantes exotiques. Bref, on passe notre temps à nous arrêter pour regarder, photographier, repartir, puis nous arrêter à nouveau ! 😂

Et forcément, avec le lac en toile de fond, les montagnes de l’autre côté et cette végétation luxuriante, on a parfois l'impression d'être dans un décor de cinéma. 

La villa abrite également une maison-musée avec quatorze pièces décorées et meublées dans des styles très différents, témoins des nombreux propriétaires qui se sont succédé. Aujourd’hui, la villa accueille des conférences scientifiques internationales.

On continue notre balade, avec cette impression assez incroyable d’avoir découvert un endroit où l'histoire, l'art et la nature se sont donné rendez-vous au même endroit. Et avec une vue pareille, franchement… je pourrais facilement rester là toute la journée ! 

Et évidemment, puisque je suis au bord du lac de Côme… je veux mettre les pieds dans l'eau. Je n’ai pas mon maillot. Qu’à cela ne tienne. Je retrousse mon pantalon et hop ! Au moins, je pourrai dire que j'ai mis les pieds dans le lac de Côme. 😂

Il est déjà temps de rejoindre Lenno, dernier village de notre petite liste. On regarde les horaires. On voit un bateau. On se dépêche. On demande si le bateau part pour Lenno. Oui, oui. On monte. Sauf que… Le ferry repart vers Bellagio.🤔 Je demande aux employés du bateau : « Il va bien à Lenno ? ». Oui, oui. Bon… Il fait d’abord un arrêt à Bellagio, puis il traverse. Ah ! Parfait. Il suffit donc simplement d’attendre.

On repart de Bellagio. Et là… Le bateau reprend exactement le même chemin en sens inverse. Direction… Varenna. 😳 Je regarde A. A. me regarde. On commence à avoir un léger doute. Peut-être que le bateau va bifurquer ? Peut-être que c’est juste la direction du bateau ? Peut-être que… NON. Il ne bifurque pas. Et nous voilà de nouveau… A Varenna 😂😂😂😂

Là, c’est officiel : on est en train de faire des aller-retour sans jamais aller là où on veut aller ! Ça suffit. On descend. On va quand même pas repartir à Bellagio une troisième fois ! Je me dis qu’il s’agit sûrement d’une navette qui fait juste la liaison Varenna-Bellagio. Sauf que les indications sont tellement claires… qu'on ne comprend absolument rien. Je demande à un gars sur le quai où prendre le bateau pour Lenno. Et là, il me montre… LE MEME BATEAU. Celui que nous venons juste de quitter.😳

Mais c'est pas possible ! 

On va devenir folles. A. est en train de péter un plomb. Moi aussi, intérieurement, mais je garde encore un semblant d'espoir. Alors… on remonte dans le même ferry 🫣

Le bateau repart. Direction Bellagio.

Je commence franchement à me demander si nous n'allons pas finir par connaître toutes les petites maisons du lac par coeur ! Et puis… Il bifurque à droite ! 🎉 Ca y est !!! Nous traversons enfin le lac. Enfin… pas exactement. Parce que notre bateau ne va pas à Lenno.

Nous voilà… à Menaggio ! 😂😂😂

À ce stade, je ne sais plus si je dois rire ou pleurer.

On file vers l'arrêt de bus parce que j'avais vu qu'une navette permettait de rejoindre Lenno. On regarde les horaires. Le prochain bus est à 19h, il est 17h... on va pas poireauter pendant 2h à l'arrêt de bus. Et nous sommes beaucoup trop énervées. Je crois qu’à ce moment-là, A. a officiellement besoin d'un remontant. Moi, je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Je vérifie les horaires. Je vois qu’un ferry doit "normalement" partir pour Lenno à 19h30. C'est quitte ou double. Parce qu'il y a un risque qu'il nous embarque ailleurs et qu'on ne puisse plus retraverser après. Ici les bateaux s'arrêtent tôt. 

On va quand même le tenter. Mais avant… apéro ! 

Parce qu'après avoir passé une partie de la journée à faire Bellagio → Varenna → Bellagio → Varenna → Bellagio → Menaggio…

Après l’apéro, nous reprenons enfin le ferry pour Lenno, en croisant très fort les doigts pour qu’il ne décide pas, au dernier moment, de nous emmener une nouvelle fois à Bellagio.

Parce qu’en plus… c'est le dernier !

Et enfin… LENNO ! 

Nous voilà enfin arrivées ! C’est charmant, beaucoup plus tranquille et l’ambiance est vraiment agréable. C’est aussi ici qu’a servi de décor dans plusieurs films, ce qui donne encore un petit côté cinéma au décor.

 

On s’installe au bord de l’eau pour manger une pizza. Et après notre journée de ferries complètement chaotique… quel bonheur ! 

Pas de correspondance. Pas de changement de bateau. Pas de mauvaise direction. Juste une pizza, le lac et nous. ❤️

Puis il est temps de rentrer à l’hôtel. On fait les sacs, parce que demain… on se lève tôt. Et forcément, me voilà déjà en train de stresser. Parce que demain, il faut : prendre le bateau,  ne pas rater le bateau, arriver à Varenna, ne pas rater le train, arriver à Milan, ne pas rater l’avion… et prendre l'avion.

Après la journée que nous venons de passer, je commence sérieusement à envisager que le bateau puisse décider de partir à Bellagio au lieu de Varenna, juste pour nous faire une dernière blague. 😂😂😂

Et comme si tout ça ne suffisait pas… Cyril se fait opérer demain à Bordeaux. Alors évidemment, mon objectif n’est pas seulement de réussir à prendre mon avion. Je veux surtout être là demain pour son réveil. Après toutes ces aventures, j'espère juste que, pour une fois, les transports vont décider de coopérer. 🙏😂

21 septembre 2026

Juillet 2026 : dernier jour à Amsterdam

Je suis crevée. Mais impossible de dormir correctement.

Le feu a pris une ampleur complètement dingue. À chaque réveil, je regarde mon téléphone et je découvre une nouvelle information, et rarement une bonne.

Cette fois, c’est la panique : ils sont entrain d'évacuer la presqu'île du Cap Ferret.

À Amsterdam, on a déposé nos sacs dans une consigne à la gare. Il fait beau, presque comme si le monde avait décidé de faire comme si tout allait bien.

Et ici, ils sont en pleine préparation de la Gay Pride. Et visiblement, à Amsterdam, on ne fait pas les choses à moitié ! 🌈

Les rues commencent à se remplir de couleurs, les décorations apparaissent partout, l'ambiance monte petit à petit.

Ce matin, on décide de partir sur l'autre rive avec la navette fluviale.

Quelques minutes sur l'eau et changement total d'ambiance.

L'autre rive est beaucoup plus bucolique, charmante et tranquille.

On prend notre temps. On regarde les bateaux passer, les gens se promener, les vélos…

Bref, on ralentit un peu. 

Enfin… j'essaie. 😂

 

Et puis il y a une mission très importante au programme : goûter le fameux sandwich aux harengs ! 

Mais attention, pas n'importe lequel.

Je veux le meilleur. 

 

Verdict ?

Très bonne surprise ! 

Le petit pain est moelleux, presque brioché, et il s'accorde finalement super bien avec le poisson fumé.

Par contre, il y a un petit effet secondaire auquel je n'avais pas pensé…

Je pense que j'ai maintenant une haleine de phoque 🦭😂

On s'offre un dernière petit tour dans l'emblématique et sulfureux quartier rouge. Après toutes ces journées à marcher dans Amsterdam, on profite une dernière fois de ce quartier si particulier, avec ses lumières, ses vitrines et cette ambiance qu'on ne retrouve vraiment nulle part ailleurs.

 

Je profite de ce dernier moment à Amsterdam avec V., j'essaie de prendre les choses comme elles viennent…

 

Et puis Soline m'appelle. On discute un moment et je lui raconte tout. Et là, contre toute attente, c'est elle qui me rassure :

« Maman, pars en Italie. Continue comme prévu. La vie continue. Et de toute façon, que tu sois là-bas ou en Italie, ça ne changera rien pour nous. »

Évidemment, sur le papier, elle a raison. Je le sais.

Je sais aussi que je ne peux pas éteindre le feu depuis Bordeaux, ni protéger qui que ce soit simplement en étant physiquement là. Mais entre le savoir et le ressentir, il y a un monde.

Puis A. m'appelle à son tour. Et là… Je sens bien qu'elle aimerait quand même qu'on parte comme prévu. Elle ne me met aucune pression, mais je la connais suffisamment pour comprendre qu'elle a envie de ce voyage.

Et surtout… je sens que je flanche. L'idée de partir me paraît soudain un peu moins absurde.

Peut-être que Soline a raison. Il faut continuer à vivre. Que je peux partir en Italie sans pour autant cesser de m'inquiéter pour eux.  Je suis complètement partagée.

Je ne sais plus quoi faire.

 

20 septembre 2026

Juillet 2026 : le jour des musées

En ce 3ᵉ jour, c’est jour des musées !  

Et ça tombe plutôt bien parce qu’à Amsterdam, des musées, il y en a un paquet.

Bon… je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas une grande fan des musées. Au bout de quelques tableaux, j’ai parfois un peu tendance à décrocher… 

Mais celui-ci a l’air plutôt sympa, alors allons-y !

 

 

 

 

 

 

Et effectivement, il y a de quoi regarder.

Je fais donc semblant d’être une visiteuse parfaitement concentrée sur les œuvres…

Un oeil sur les oeuvres. Un oeil sur mon téléphone.

Parce que pendant ce temps-là, le feu continue d’avancer.

Et pas dans la bonne direction… Il fonce vers la mer.

Avec Paul, on fait régulièrement des points météo pour essayer de comprendre l’évolution de la situation et surtout le rôle du vent. 

Paul est au Sri Lanka en ce moment, donc autant vous dire que notre cellule de crise familiale est particulièrement bien répartie sur la planète ! 

Heureusement, V. essaie de me faire penser à autre chose.

Après le musée, on part se promener dans un joli quartier, puis dans un grand parc.

Ça fait du bien de marcher, de regarder autre chose, de respirer un peu…

Et finalement, on termine dans un coffee shop.

Pas pour fumer, hein ! 😇

Juste… pour du CBD !  

À ce stade, je me dis que si je dois me détendre, autant mettre toutes les chances de mon côté !

Et finalement, pour clôturer la journée, on s’offre une petite croisière sur les canaux.

Et là… quel bonheur. 

Amsterdam depuis les canaux, c’est vraiment autre chose. Les façades, les ponts, les petites maisons, les vélos partout…

Pendant quelques instants, je réussis presque à oublier le téléphone.

 

 

Le feu continue de progresser et, chaque nouvelle information, c'est un coup de massue supplémentaire. 

On apprend que 240 maisons ont été détruites au Porge. 240 maisons…

Même si l’on sait que notre chalet n'en fait pas partie, impossible de ne pas penser à toutes ces familles qui, en quelques heures, ont tout perdu. Leurs maisons, leurs souvenirs, leurs photos, leurs affaires…

Quelle horreur. J'ai la nausée. 

Et pendant ce temps, ce feu continue d’avancer, encore et encore, avec cette impression terrible que personne n’arrive vraiment à le maîtriser.

On regarde les cartes, on suit les infos, on surveille le vent… Et on attend.

Demain, je suis censée quitter Amsterdam.

J'avais prévu de dormir chez A., puis de repartir pour Milan. Mais très franchement, je n'ai absolument pas la tête à l'Italie. Milan, le soleil, les visites, les restaurants… tout ça me paraît tellement loin, tellement futile, alors qu’à quelques centaines de kilomètres, nous sommes pris dans une situation qui peut changer d’une minute à l’autre.

Et pourtant, l’attente est terrible. Parce que je ne peux rien faire. Je culpabilise de ne pas être avec eux.

J’ai cette impression désagréable d’être là, à Amsterdam, à me balader et à faire du tourisme, pendant qu’eux sont coincés à Bordeaux avec leurs quelques affaires, à attendre de savoir ce qu’il va se passer.

Et en même temps, soyons lucides : que je sois à Amsterdam, à Milan ou à Bordeaux ne changera absolument rien à la situation. Je ne peux pas éteindre le feu. Je ne peux pas faire revenir les routes. Je ne peux pas ramener les enfants au chalet. Je ne peux qu’attendre. Alors je n’ose même plus vraiment profiter. Je regarde les photos que je prends, mais elles me paraissent presque déplacées. Je ris avec V., puis quelques secondes plus tard, je regarde mon téléphone pour vérifier les dernières nouvelles.

Impossible de décrocher.

Je m’endors finalement avec une seule certitude :

demain, je rentre à Bordeaux. Mon voyage en Italie attendra.

 

20 septembre 2026

Juillet 2026 : c'est la cata

Et puis arrive cette nuit où mon 6ème sens, mon intuition, ou tout simplement une bonne vieille insomnie, décide de me réveiller…

Il est 2h30. Je regarde mon téléphone.

Et là, je vois que Cyril est en train de m’écrire.

J’attends.

Quelques secondes plus tard, son message arrive :

« On évacue. »

QUOI !!

On évacue ???

Ça veut dire qu'ils sont en danger.

À partir de là, la panique est officiellement déclarée. 

Malgré l'heure, mon cerveau se met à fonctionner à 100 à l'heure. Je passe instantanément en mode plan de survie.

Les passeports !

Pensez à prendre les passeports !

Des pulls aussi ! Avec la fatigue, vous allez avoir froid !

Attrapez Plume !

Le disque dur bleu !

Le noir aussi !

Prenez-les tous !

Les clés !

PRENDS LES CLES !

Pendant que je donne mes instructions depuis Amsterdam comme si j'étais à la tête d'une cellule de crise internationale, les enfants mettent tout ce qu'ils peuvent dans les valises.

On remplit.

Encore. Encore.

Les valises sont pleines.

Direction la voiture.

La voiture est pleine.

Le chat est dans son sac.

Tout le monde est prêt.

Et là... le Combi.

Il faut démarrer le Combi.

Ils tournent la clé.

…

Rien.

Ils recommencent.

…

Toujours rien.

LE COMBI NE DÉMARRE PAS.

Putain.

Évidemment.

Le seul moment de toute son existence où il est absolument, vitalement, dramatique-ment indispensable qu'il démarre... 

IL NE DEMARRE PAS !  😱

Bon.

Ils doivent tout laisser dans la voiture.

Tout.

Sauf les passeports, les disques durs…

et Plume.

Et les voilà partis à pied, en pleine évacuation.

Ils suivent le flot des voitures, avec leurs affaires essentielles sous le bras, jusqu'à retrouver un copain qui passe en voiture et qui, miracle, a suffisamment de place pour embarquer tout le monde.

Premier soulagement.

Mais l'aventure n'est pas terminée…

La route est déjà devenue impraticable, alors ils évacuent par la piste cyclable. 

Oui, oui.

La piste cyclable.

Dans ma tête, le scénario catastrophe est désormais complet. 😂

Ils finissent par arriver à la salle des fêtes de Lacanau … mais : plus de place 

Direction Hourtin.

Ils arrivent à Hourtin…

Plus de place non plus.

À ce stade, je pense qu'ils doivent être au bout de leur vie.

Fatigués, chargés, avec un chat, des enfants et probablement l'impression d'être dans un film catastrophe dont personne n'a demandé à jouer le rôle principal…

Ils négocient finalement avec leur copain pour récupérer la voiture et décident de partir à Bordeaux, à l'appartement de Paul. Je précise que le copain a retrouvé ses parents qui étaient véhiculés.

Pendant que moi, à Amsterdam, je vivais tout ça à distance avec mon téléphone dans la main et le coeur à 200 😱.

On ne va pas se mentir, j'ai pas vraiment dormi … mais la vie continue ! Et surtout, nous avions prévu de partir en excursion à Haarlem.

Oui, Haarlem…comme à New York ! 

Sauf que, clairement, pas du tout comme à New York  😂

Nous voilà donc parties pour une nouvelle journée de balade.

On prend un train de banlieue et là… surprise ! 

Dans ce train, il semblerait qu’on n’ait pas vraiment le droit de discuter.

Alors forcément, pour deux copines qui ont plein de choses à se raconter, c'est un concept un peu compliqué à intégrer... 

On essaie quand même de discuter… mais en chuchotant.

Et même en chuchotant, on finit par se faire réprimander par des passagers !

Truc de fou !!

Mais bon, après cette première aventure ferroviaire, nous voilà arrivées dans un charmant village.

Je vous présente la Grote Markt, la grande place de Haarlem, avec son église, son hôtel de ville et sa halle aux viandes.

 

 

 

 

On déambule, on regarde, on profite…

Bref, on fait les touristes 

 

je fais l'andouille mais je vérifie toutes les heures, les dernières nouvelles... et les dernières nouvelles ne sont pas bonnes... le feu progresse très vite et les pompiers sont vite dépassés. Je suis sur tous les groupes pour essayer d'avoir les informations les plus récentes.

Et pendant ce temps-là, même si je fais l’andouille et que je profite de ma journée…

je regarde mon téléphone toutes les heures.

Parce qu'au fond, impossible de décrocher complètement de ce qui se passe là-bas.

Je surveille les groupes, les messages, les informations qui tombent.

Et malheureusement…

les nouvelles ne sont pas bonnes.

Le feu progresse très vite.

Les pompiers commencent à être dépassés.

Les informations changent sans arrêt.

Alors je passe d’un groupe à l’autre, je lis tout ce qui arrive, j’essaie de recouper les informations… je veux savoir ce qui se passe. 

Pendant ce temps, Cyril, les enfants et Plume ont finalement réussi à dormir.

Ils sont toujours à Bordeaux.

Et maintenant qu'il fait jour, ils découvrent vraiment l'ampleur du feu.

La nuit, dans l'urgence, on agit.

Le jour, on réalise.

Ils comprennent surtout qu’ils ne vont pas pouvoir rentrer au chalet tout de suite.

Et le problème, c’est qu’ils sont partis en pleine nuit avec presque rien.

Pas de vêtements. Pas de quoi faire leur toilette.

Et surtout…

15m2 à 4 + 1 chat.

On va dire que ce n’est pas exactement l’escapade familiale idéale. 😅

Alors j’insiste auprès de Cyril :

"Va à Pessac chez nos amis."

Ce sera plus spacieux, plus confortable et surtout beaucoup moins glauque que cet appartement minuscule où ils sont coincés.

 

 

endant ce temps, nous continuons notre découverte de Haarlem.

Je regarde les façades, les rues, les jolies maisons…

Mais avec un œil sur le téléphone.

Toujours.

Un message.

Une notification.

Une nouvelle information.

Je regarde.

Rien.

Puis je repose le téléphone.

Deux minutes plus tard…

Je recommence.

Impossible de vraiment profiter. 

 

Et puis vient le moment de rentrer.

En apparence, notre journée s'est bien passée.

On a marché, découvert Haarlem, rigolé, fait les touristes…

Mais dans ma tête, une seule chose tourne en boucle : le feu

Je sais déjà que la nuit qui arrive va être compliquée.

Très compliquée.

Et effectivement… la nuit fut compliquée.

Parce qu'une fois la nuit tombée, il n'y a plus grand-chose à faire.

On ne peut plus voir l'évolution du feu. On attend les informations. On imagine. On actualise son téléphone. On espère qu'aucun nouveau message n'arrivera.

Et surtout, on pense à ceux qu'on aime, coincés à des dizaines, voire des centaines de kilomètres…

Et cette sensation horrible de ne rien pouvoir faire, sinon attendre.

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