Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

19 novembre 2025

Octobre 2025 : Jour de départ pour Lima : le karma

Tout a commencé 72 heures plus tôt, quand j’ai reçu nos billets d’avion.
Et là, petite sueur froide : deux billets à mon nom, zéro pour Soline. 
Bon. Une “coquille”, comme ils disent. Une coquille qui peut te coûter un enfant, quoi.

Je tente à maintes reprises de joindre la compagnie aérienne. Personne ne répond.
Je tente alors à maintes reprises de corriger le billet en ligne. 
Résultat : je fais tout bugger.
Impossible d’enregistrer qui que ce soit.
Et comme j’ai encore le traumatisme de notre retour de Sofia où on a dû repayer nos billets, cette fois, j’anticipe.

Nous voilà donc au guichet 3h avant le vol, pleins d’espoir, après avoir mangé des cupcakes aux bonbons. 


Sauf que… les agents sont bien là, mais ils ne veulent ouvrir les guichets qu'à 8h30, soit 1h30 avant le décollage. 
Nous, on trouve ça un peu juste, mais on est les premiers dans la longue longue file, alors on reste zen.

8h30 arrive enfin.
Je raconte toute l’histoire, je montre les mails, les billets, les preuves de bonne foi, bref tout mon dossier judiciaire aérien.
Le gars pianote un moment sur son ordi, l’air grave, puis relève la tête :

“Il va falloir prendre le vol suivant… qui est demain.”

Pardon ? 😳
Je ris. Un peu jaune.
Je répète calmement (enfin, presque calmement).
Il ne comprend pas vraiment l’anglais, moi pas trop le désespoir en espagnol, donc on gesticule, on montre des captures d’écran, des passeports, des enfants, bref : on y met tout notre coeur. 

Après 30 minutes de suspense, un supérieur réussit enfin à débloquer la situation.
Le gars me dit, triomphant :

“You can check in on your phone!”

Ah super.
Sauf que le wifi de l'aéroport ne fonctionne pas. 
Heureusement, ma eSim locale me sauve la mise.
Et me voilà, assise par terre, entourée de sacs, d’enfants et de tension, à taper les coordonnées, les dates de naissance, numéros de passeports, les dates de délivrance... pour six personnes…
Le tout à 10 minutes de l'embarquement.

Autant dire que cette fois, il ne fallait pas que je me loupe. 
Spoiler : j’ai tout bien validé (et j’ai vieilli de trois ans dans le processus) 🤣

 

 

Nous arrivons à l'aéroport de Lima, immense, bruyant, un vrai labyrinthe de voyageurs, valises et klaxons.
Mission du moment : récupérer la voiture de location Europcar.
Facile, non ?
Eh bien non.

On fait tout le terminal, rien.
Pas un logo, pas un comptoir, pas la moindre trace d'Europcar.
On demande à droite, à gauche — personne ne connaît.
On appelle le numéro sur la réservation : le gars décroche, ne parle pas un mot d'anglais, et mon espagnol du moment se limite à “hola”, “gracias” et “una cerveza por favor”.
Autant dire qu’on n’est pas loin du sketch.

Après 30 minutes d'errance sur le parking, on le voit enfin arriver !
Soulagement général.
Pendant que Cyril gère les papiers et inspecte la voiture, moi, je m’occupe du GPS.

Prochaine étape : la côte pacifique.
Plan idyllique : un après-midi tranquille au bord de la mer, un resto de poisson, les enfants qui jouent dans le sable, la brise marine…
Sauf que.

Le GPS affiche fièrement :

“Temps de trajet estimé : 5 h 30.”
Pour 200 km 😳

Cinq heures et demie !
On se regarde, incrédules.

On respire, on rit (jaune), on s’attache, et c’est parti pour un nouveau road trip surprise. 

On démarre donc, confiants… enfin, presque.

Il faut sortir de Lima et vraiment c'est des fous là-bas, ils roulent mais n'importe comment, il y a pas de régles, tous les moyens sont bons pour atteindre le point d'arrivée, il y a des gens qui marchent sur l'autoroute, d'autres qui vendent des glaces entre les voies, vraiment je décerne au Pérou le titre de la pire conduite ! 

On s’arrête pour respirer… et admirer le paysage.
Les Andes sont à couper le souffle, et le Pacifique se fait attendre, caché derrière les nuages et les virages. On aura quand même notre restaurant de poisson. 

Au bout de… je ne sais combien d’heures, on commence à voir les premiers panneaux côtiers.
La mer ! 🌊
Enfin !

 

Au milieu de notre périple, stop ! La police nous arrête. On se dit “ok, contrôle classique, ça nous est déjà arrivé plusieurs fois ici, on maîtrise”.
Sauf que là… aucun mot d'anglais, des questions à n’en plus finir, contrôle des papiers du véhicule, et hop… le permis de Cyril disparaît mystérieusement.

Après quelques minutes, ne voyant personne revenir, Cyril et Paul partent enquêter. Verdict : Cyril aurait roulé trop vite … et pas une, mais deux fois ! Oui, apparemment il y a deux infractions invisibles, deux amendes fantômes… et aucune preuve à l’horizon.

Les policiers nous tendent un flyer avec les montants : 850€ par amende. Oui, ils nous réclament 1700€  pour un excès de vitesse invisible, alors qu’ici, ça représenterait des mois de salaire ! On est bouche bée, incrédules… et légèrement écumés. On leur explique qu’on n’a pas cette somme sur nous, mais ils restent intransigeants. Nous ? Pareil.

Après 50 minutes de négociations silencieuses (et d’un sérieux coup de stress pour nous), ils décident que seul Cyril peut continuer les discussions. Paul et moi restons dans la voiture, spectateurs d’un duel digne d’un film d’action.
Cyril revient quelques minutes plus tard, passeport en main… et glisse un "petit" billet péruvien aux policiers.
Ils se regardent, sourient, récupèrent l’argent, et… rendront le passeport et le permis. Magique !

Moralité : 1h de perdue, une centaine d’euros envolée, mais au moins, on a vécu notre première expérience d'arnaque péruvienne. Et on rigole déjà (enfin, après coup).

 

Nous reprenons la route, parce que le soleil commence à se coucher et qu’on est loin d'être arrivés… 
Chaque virage est un rappel que les paysages sont magnifiques mais qu'on n'a absolument envie d'arriver à l'hôtel avant la nuit profonde ! 

Enfin arrivés, l'hôtel est sublime même de nuit, j'ai hâte de le voir en plein jour 🥰. 

Quelle journée !!

 

 

18 novembre 2025

Octobre 2025 : Le Machu Picchu

Réveil à 4h du matin.
Autant dire qu’il ne fait pas encore jour, ni dans le ciel… ni dans nos têtes. On se prépare en silence, chacun dans sa bulle de sommeil interrompu. Je crois que même le café a eu du mal à se réveiller ce matin. ☕

Cyril, fidèle à lui-même, est déjà prêt depuis 20 minutes et répète “allez, on va rater le train” alors qu’on est encore en train de chercher nos lunettes de soleil. Moi, je suis stressée par l'organisation, les billets de train, les billets de bus, les billets d'entrée au site, les billets de bus pour le retour, les horaires... 
Les enfants, eux, ont à peu près le même niveau d’enthousiasme qu’un lama sous sédatif.

On a garé la voiture aux abords de la gare, on attend notre train dans une gare très américaine, c'est très clean. 

 

 

Nous voilà dans le train direction Aguas Caliente, petit village blotti au pied du Machu Picchu. Le trajet est sublime : la forêt, les montagnes, la rivière qui serpente… et nous, un peu groggy, à contempler tout ça entre deux micro-siestes.

Alors, là je vis mon rêve, je suis contente d'aller voir le Machu Picchu mais mon rêve à moi c'était de monter dans ce train type Orient-Express. 

 

 

 

 

À l’arrivée, on est un peu impressionné par le monde qui gravite dans cette ville. On a le temps notre bus est dans 1h30. On se renseigne quand même avant de partir à l'assaut de la ville. C'est ici, qu'il faudra prendre le bus qui monte. Il faut compter une bonne heure avant. Mais c'est bizarre, il y a personne. Ah si, les gens doivent faire la queue le long du trottoir. Et il y a déjà énormément de monde. On va aller voir. Effectivement les gens vont déjà la queue pour l'heure de notre bus. On se met donc gentillement dans la file pendant que les enfants partent se promener. 

 

 

 

On saute dans un bus qui grimpe en zigzag vers site mythique.
Chaque virage est une prière. 🙏
Je ne sais pas si c’est la pente, l’altitude ou la peur de finir dans le vide, mais j’ai broyé la main de Cyril pendant tout le trajet.

 

Et puis soudain, après une dernière montée dans les nuages, le voilà…

Le Machu Picchu.
Mythique. Mystique.
Et complètement dans le brouillard. 

Oui, on ne voit rien.
Rien. Nada.
Juste une brume épaisse et une pluie fine mais persistante, celle qui s’infiltre partout.

On essaie quand même de faire la photo “carte postale” devant la cité…
Résultat : six silhouettes trempées, les cheveux collés, le mascara en déroute.

Bref, on n'aura pas les mêmes photos que tout le monde, mais au moins, elles seront honnêtes 😅.

 

Mais malgré tout, c’est magique.
La brume donne un air de mystère, comme si le site voulait nous garder un peu de ses secrets.
Et puis, soyons honnêtes, il y a un petit plaisir à se dire qu’on a vu le Machu Picchu version "édition spéciale pluie tropicale".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 16h, nous redescendons en ville.
Sur le papier, ça paraît tôt.
Dans la réalité, quand tu es debout depuis 4h du matin, c’est déjà la fin d’une longue journée digne d’un marathon.

Notre train ne part que dans plusieurs heures, alors, pleins d’espoir, on tente le coup : direction la gare pour essayer d’avancer notre départ.
Mais non, ici, les règles sont les règles : aucune modification à moins de 24h du départ.
Autrement dit, on est coincé.

Bon, qu’à cela ne tienne.
On décide de prendre notre mal (et surtout notre fatigue) en patience.
On trouve un petit resto tranquille, on s’installe, on joue, on mange, on sirote, on décompresse.
On observe les passants, on trie nos photos, et on savoure l’idée de ne plus bouger pendant un moment.

Vers 18h, on reprend la route vers la gare, bien décidés à ne surtout pas rater notre train — on n’a pas fait tout ça pour rester bloqués à Aguas Calientes.
Et là, nouvelle surprise :
le train n'ira pas jusqu'à Cusco.
Non non. Il s’arrêtera bien avant, à Ollantaytambo, puis nous devrons finir le trajet en bus.

Bref, une soirée qui s’annonce longue, humide et légèrement improvisée.
Mais après tout, on est en mode aventure.

 

Il a suffit qu'on entende les premières notes de la macarena pour que ça parte en cacahouete et qu'on mette de l'ambiance dans le wagon... On a bien ri ! 

Il est 21h quand nous montons enfin dans le bus.
Et là, cerise sur l’altitude :
le chauffeur ne veut pas nous déposer à la gare de départ, là où notre voiture est garée. 
Non non, il s’arrête uniquement au terminus, la gare de Cusco.
Sauf que notre voiture, elle, nous attend sagement…20 minutes plus tôt, sur le trajet même du bus ! 😩

Alors commence une négociation digne d'un soap péruvien, vraiment on a rien laché, Cyril un poil agressif, moi un poil pitoyable :
arguments, sourires, pitié, re-arguments, appels au patron, regards implorants des enfants (très efficaces ceux-là).
Après 1h ! 1h de discussions, les autres passagers n'en pouvaient plus !, le chauffeur a fini par céder, probablement pour ne plus nous entendre.


Franchement, à 23h, je n’imagine même pas le scénario alternatif :
nous six, dans la nuit, à chercher un VTC introuvable pour rejoindre notre voiture… avant de refaire 20 minutes de route pour rentrer à l’hôtel.
Non merci.

Après 2h de bus, pas toujours très rassurantes...

On a été déposé devant la gare de départ. 

On est arrivé à l'hôtel vers 23h, épuisés mais soulagés.
Il reste "juste" à refaire les sacs avec les chaussettes, les chapeaux, ... (demain, réveil à 6h, vol à 9h ✈️), et bien sûr, un problème de taille sur un des billets pour couronner le tout. Demain, est un autre jour... 

17 novembre 2025

Octobre 2025 : Jour 2 dans la Vallée Inca : direction Chinchero !

Altitude du jour : 3 800 m. Niveau d’oxygène : faible. Niveau d’enthousiasme : toujours au top.

Ce matin, l’objectif est clair : découvrir l’artisanat local, et plus précisément la fabrication textile péruvienne à base de laine de lama. 


 

Alors bon… on ne va pas se mentir : après avoir vu 347 stands vendant les mêmes chaussettes, ponchos et bonnets, on a quand même eu un léger doute sur le “fait main local”. 😏
Mais comme on est de bonne foi (et un peu faibles face aux motifs colorés), on a joué le jeu.
Résultat : 6 paires de chaussettes péruviennes prêtes pour les pistes de ski… et moi, j’ai encore craqué pour un chapeau. Oh mon Dieu, je commence à appréhender la mise en sac de tout ça !
Oui, encore. Mais celui-là est vraiment différent.

On poursuit la visite entre le marché, le charmant village, la vue sublime sur les terrasses agricoles et l’église aux murs peints à la main.
Un mélange de beauté, de folklore… et de tentations textiles.

 

 

 

 

 

 

 

Après Chinchero, cap sur les fameuses salines de Maras. Tout le monde nous a dit : “La route est exceptionnelle !”
Alors oui, exceptionnelle, elle l’est… mais pas forcément dans le sens qu’on imagine. 😅

Arrivés au péage du site, on fait la queue bien sagement en voiture. On est les prochains quand un monsieur nous fait signe d’avancer.
Bon élève, on avance… et c’est seulement arrivés à sa hauteur qu’on comprend que le geste n'était pas pour nous, mais pour le bus de touristes juste derrière.
Résultat : on grille tout le monde et on entre sans payer ! 😬
(Non, ce n’est pas du vol, c’est du malentendu culturel.)

Et là… la fameuse route.
Mon Dieu.
J’ai dû passer la majeure partie du trajet les yeux fermés, en hurlant à intervalles réguliers.
Aucun garde-fou, le vide à quelques centimètres des roues, des bus qui déboulent en face… et bien sûr, il faut faire marche arrière pour les laisser passer.
Un pur moment de zenitude. 😱

En arrivant, on oublie vite la route de la mort — enfin, presque.
Le spectacle qui s’offre à nous est époustouflant : des centaines de bassins de sel accrochés à flanc de montagne, un damier blanc étincelant sous le soleil.
C’est beau, c’est photogénique, c’est… très Instagram. 

On apprend que ces salines datent de l’époque inca (rien que ça), et que l’eau salée s’écoule naturellement depuis la montagne.
Les Péruviens récoltent le sel à la main, bassin par bassin.
Et bien sûr, impossible de repartir sans le petit sachet de sel rose du coin, miraculeux pour la peau, les grillades et les mauvaises ondes — selon la vendeuse, évidemment. Et puis comme on avait pas payé l'entrée on a aussi pris du sel noir et des souvenirs...

 

 

Après avoir survécu à la route des salines (et à mes cris à chaque virage), nous reprenons la voiture direction Moray, le site archéologique que tout le monde décrit comme “fascinant” — et qui, paraît-il, était un laboratoire agricole inca.

Alors, soyons honnêtes : sur la route, je m’attendais à un champ de ruines ou à trois cailloux alignés.
Mais non.
En arrivant, waouh.
Des cercles parfaits creusés dans la terre, comme un immense amphithéâtre naturel.
On comprend pourquoi certains pensent que c’est une base alien… franchement, ça s’y prête.

Le guide nous explique que chaque niveau du cercle avait un microclimat différent, utilisé par les Incas pour tester les cultures.

Les enfants, eux, trouvent que “ça fait un super terrain pour jouer avec son echo”.
Et ils n’ont pas tort.

On finit la visite par un grand bol d’air, des photos dignes de cartes postales, et une pensée émue pour les Incas :
sans GPS, sans quad et sans baskets de rando, ils faisaient déjà du développement durable avant l’heure. Respect. 🙌

 

Il est temps de rentrer, les yeux encore pleins de paysages de rêve (et un peu de poussière aussi).
La route du retour se fait dans un silence quasi religieux — ou peut-être juste de la fatigue, va savoir.
Demain, c'est le grand jour : le Machu Picchu ! 
Autant dire qu’on est tous un peu surexcités (moi surtout), à la fois impatients et inquiets de savoir si nos jambes et si mon organisation tient la route.

Ce soir, c’est donc ambiance “moine zen” : un dîner léger, quelques sacs à dos à boucler, des sandwichs à préparer, et la promesse (non tenue) de se coucher tôt.
Parce que bon, le réveil à 5h du matin, ça pique un peu.🥴

Demain, direction l’une des 7 merveilles du monde, celle qu’on a tous vue en photo sans vraiment croire qu’un jour on y serait.
 

15 novembre 2025

Octobre 2025 : En route pour la Vallée des Incas

On avait attendu l’arrivée de Paul pour s’attaquer à la fameuse Vallée des Incas. Maintenant qu’il est là — même s’il a 7 heures de décalage horaire dans les pattes et des cernes façon lama insomniaque — on y va ! Première étape : Pisac, son artisanat, ses bijoux, ses chapeaux… bref, un piège à touristes que j’adore.

Les enfants sont joyeux de se retrouver, ça rigole, ça se taquine, bref, la tribu est au complet. De mon côté, je craque (encore 😇) pour un chapeau gris en laine — le énième de la collection, mais quand c’est de l’artisanat local, ça ne compte pas, si ?

 

Octobre 2025 : En route pour la Vallée des Incas
Octobre 2025 : En route pour la Vallée des Incas
Octobre 2025 : En route pour la Vallée des Incas

Direction ensuite le site archéologique de Pisac : beaucoup de marches en vue, et on n’est pas vraiment dans les temps… Il faut dire qu’entre l’essayage intensif de chapeaux et ma séance express de voyance..., on a pris un peu de retard.

A Pisac, je suis entrée dans une petite boutique d’herbes à la recherche d’un remède pour mon arthrose, qui me pourrit la vie depuis trois ans (même si je continue à l'ignorer comme une championne 🦵😅). La dame m'a pris la main, a observé mes ongles et m'a dit des vérités sur ma santé... rien qu'ne me touchant les mains et en me regardant ! Bluffant. 

 

 

 

 

Les garçons, eux, ont une mission de la plus haute importance : faire un selfie avec un lama. Pas n’importe lequel, hein — un lama coopératif, souriant, et si possible avec un peu de panache (le lama “Instagram ready”, version andine 🦙📸).
Sauf que les lamas, ici, ont visiblement suivi des cours d’évitement de touristes : dès qu’ils voient un téléphone, ils tournent la tête ou se barrent dignement. 

 

 

La pluie commence à tomber, fine mais tenace.
Et c’est trempés, un peu boueux, mais toujours motivés, qu’on croise un petit garçon sur le bord de la route, vendant des porte-monnaie tissés main.
Il a un sourire timide, le genre qui te retourne un peu le cœur.
On lui achète deux porte-monnaie — pas vraiment par besoin, mais parce que certains sourires valent bien quelques soles 💛.

Puis, cap sur la lagune de Huyapo, perdue dans la brume et les montagnes.
 

14h. Après s’être enfilé quelques empanadas (et avoir failli s’enfiler un doigt, vu la vitesse du service), nous voilà perchés sur nos quads, prêts à explorer les Andes. Rien que ça.
Altitude : 4000 mètres. Moral : au sommet. Souffle : déjà en PLS.

 

Au bout de 30 minutes de balade musclée sur un chemin de terre, tout roule. Enfin presque. Nous sommes en file indienne, chacun concentré sur ses bosses et ses virages. Devant moi, Grégoire, studieux, me fait signe de ralentir. Jusque-là, tout va bien.
Sauf que, voulant s’assurer que j’ai bien compris la consigne, il se retourne pour me faire le geste une seconde fois. Et là… c’est le drame.
Devant lui : un talus.
Derrière lui : moi, médusée.
Résultat : un vol plané digne des plus belles cascades de “Motocross Academy”.

Je ne le vois plus. Je m’imagine déjà le pire : quad renversé, fils écrasé, rapatriement express, ... 
Mais soudain — miracle — il se relève ! Trempé, couvert de boue, mais entier 🙌
Quelques égratignures, un ego un peu cabossé, et un quad à peine plus moche qu’avant.
On souffle, on rit nerveusement (après coup, évidemment), et on repart.

 

Prochaine étape : la fameuse lagune de Puray.
Ou devrais-je dire : le temple du selfie sponsorisé.
L’endroit est joli, certes, mais on t’oblige à t’arrêter — et surtout à payer 5€ par tête pour admirer… une balançoire géante, une balancelle en forme de cœur, un ponton et un hamac.
Pas une grenouille, pas un reflet magique, rien. Juste le spot parfait pour Instagram.

À six, 30 € pour ça, c’est pas de l’escroquerie, c’est de l'art contemporain.
Mais bon, on a fait une photo quand même. Faut pas gâcher 😏

 

 

On reprend la route, direction les hauteurs des Andes.

C’est le moment parfait pour immortaliser notre aventure : cheveux au vent, poussière plein les dents, ambiance “pub Red Bull version familiale”.

Notre guide, tout sourire, se poste sur le bas-côté avec son téléphone et nous fait signe de passer chacun notre tour, façon défilé de quads. 
Paul s’élance fièrement, la classe internationale… jusqu’à ce qu’une bosse vienne tout gâcher.
PLOP. Son téléphone saute de sa poche et atterrit au milieu du chemin.

Grégoire, qui le suit de près, freine net et s’arrête héroïquement pour sauver le précieux appareil.
Mais derrière, Cyril et Soline, concentrés sur leur moment cinéma pour le vidéaste, ne regardent pas devant eux.
Et là, en une fraction de seconde :
➡️ Grégoire au milieu du chemin,
➡️ un quad qui dévie,
➡️ et crrrraaaac… le téléphone de Paul qui passe de “dernier modèle” à “modèle extra plat”. 

Silence.
Puis, cinq visages figés, entre horreur, culpabilité et fou rire nerveux.

Le verdict : un téléphone mort au combat, dans les Andes, écrasé par son propre père.
Paix à son écran. Il n’aura pas survécu à la route des selfies.

Et on finira la journée sur une drôlerie... je n'ai pas compris ce que c'était comme rituel mais c'était bizarre...

14 novembre 2025

Octobre 2025 : entre pierres, chocolat et McDo sacré 🍫🍟

Comme on est arrivés à Cusco un jour plus tôt que prévu (merci le mal des montagnes pour ce petit détour logistique 😅), il a fallu improviser un programme. Mais bon, McGyver du voyage, c’est un peu mon deuxième prénom, alors j’ai déniché quelques pépites à découvrir.

Première étape : une galerie d'art.
Oui, oui, les enfants étaient ravis (comprendre : ils ont levé les yeux au ciel à l’unisson).

Puis on s’est enfoncés dans les petites rues pavées, entre les stands et les escaliers sans fin – Cusco, c’est un peu un musée à ciel ouvert, mais avec du cardio intégré.

On a ensuite observé les fameuses pierres à 12 angles, ces blocs incas parfaitement emboîtés, taillés avec une précision qu’aucun maçon moderne ne voudrait tenter. On est restés fascinés devant… une pierre. Oui. Une pierre. (Mais quelle pierre !)

 

 

Pour se remettre de tant d’émotion architecturale, on a goûté à des chocolats artisanaux, faits à partir de fèves locales : chocolat à la noix de coco, à la coca (oui oui, à la coca), et même au piment. On a tout testé. 🍫

On s’est ensuite perdus dans des passages très étroits, avant d’atterrir dans la fameuse rue aux couleuvres (qu’on a mis dix minutes à trouver, et encore, on n’a jamais vraiment su si c’était la bonne).

Et pour conclure cette matinée culturelle et chocolatée, les enfants ont eu droit au Saint Graal : un McDo. Oui, le fameux, celui qu’on n’a pas en Guyane. Cris de joie, euphorie générale, ambiance fast-food de fête. 🍟

 

 

 

L’après-midi fut nettement moins rock’n’roll : session devoirs. Oui, même à 3 400 mètres d’altitude, on ne coupe pas aux fractions et à la dissertation.

Et puis, 18h arrive, l’heure tant attendue : direction l’aéroport pour récupérer Paul ! 

Quand je l’ai vu débarquer, j’ai senti que la boucle était bouclée.
La famille est au complet.
Et moi aussi, je suis complète ❤️

 

13 novembre 2025

Octobre 2025 : Cusco

Enfin une vraie nuit de sommeil ! Pas de maux de tête, pas de frissons polaires, pas d’appel nocturne à l’oxygène — juste du silence et un lit moelleux. Le bonheur.
Le petit-déjeuner, servi dans la jolie cour fleurie de notre petit hôtel, finit de nous remettre d’aplomb : café bien chaud, jus de fruits frais et pain local encore tiède… on est au top ce matin, prêts à conquérir Cusco (en douceur, promis).

Direction le centre historique !
Ma cousine m’avait prévenue : “Tu verras, Cusco, c’est magnifique !” Et elle n’exagérait pas. Les rues pavées, les balcons en bois, les façades colorées, tout respire l’histoire et la bonne humeur.
On flâne tranquillement autour de la place des Armas, le cœur vibrant de la ville — et on comprend vite pourquoi tant de voyageurs tombent amoureux de Cusco.

 

 

 

 

On flâne dans les ruelles autour de la place des Armas, appareil photo en main et sourire de touriste collé au visage. Puis, comme si on n’avait pas déjà assez grimpé depuis le début du voyage, on décide de partir à l'ascension de la ville — direction le marché local et le très charmant quartier de San Blas. 

Chaque ruelle est une carte postale : pavés irréguliers, maisons colorées, et vendeurs ambulants qui pourraient te vendre un bonnet en alpaga même par 30 degrés. Le final ? Un mirador à couper le souffle — au sens propre, parce qu’entre l’altitude et la montée, mes poumons réclament une prime d’effort.

 

 

 

La redescente, heureusement, se fait par les rues commerçantes. Et là… c’est le drame : le paradis du chapeau. Fedora, panama, capeline, feutre, cuir, laine — il y en a pour tous les goûts et toutes les têtes !
Autant dire que j’ai craqué. Après tout, à Cusco, il faut bien s’intégrer : les locaux ont leurs lamas, moi j’ai mon chapeau. 😎

 

On retourne tranquillement à la voiture, ravis à l’idée d’enfin pouvoir se poser à l’hôtel et faire une bonne sieste. Le check-in est à 14h, tout s’aligne parfaitement… jusqu’au moment où on découvre la surprise : le propriétaire du terrain a garé une voiture juste derrière la nôtre... et n'a évidemment pas les clefs 🤦‍♀️.
Coincés. Littéralement.

On a tout tenté : pousser la voiture mais elle n’a pas bougé d’un millimètre, ouvrir le coffre mais il est trop étroit, glisser un bout de fer par la fenêtre pour attraper le loquet, mission impossible sans diplôme de cambrioleur. Rien n’y fait.

Trois options s’offraient à nous :
1️⃣ Retourner en ville (mais nos jambes criaient « non »).
2️⃣ Attendre le mystérieux propriétaire (qui devait sûrement être parti en week-end).
3️⃣ Partir à pied jusqu’à l’hôtel.

Devine laquelle on a choisie ? Oui, la 3.
On a donc pris nos sacs à dos « version allégée » — c’est-à-dire à peine 10 kg chacun — et on s’est lancés dans une ascension épique. Ce qu’on ne savait pas encore, c’est que l'hôtel était perché tout en haut de la ville, accessible uniquement après avoir gravi milles marches, ou au moins, c’est l’impression qu’on a eue.

Avec la fatigue, l’altitude et nos sacs, on aurait pu postuler pour un remake de Koh-Lanta – édition andine.
Autant dire qu’une fois arrivés dans nos chambres, on ne bougeait plus d’un poil.

Mais la tranquillité fut de courte durée : il fallait récupérer la voiture, le linge propre et aller dîner.
Bref, la sieste, ce sera pour la prochaine vie. 😅

12 novembre 2025

Octobre 2025 : Changement de plan

Au petit matin, c’est simple : impossible de bouger. Ni de me lever, ni même d’ouvrir un œil. J’étais dans un état proche du légume bouilli, version alpaga en fin de vie. Plus une once d’énergie, batterie à 0 %, mode survie activé.

Cyril, en bon chef d’expédition, a pris les commandes pendant que moi, j’essayais de fusionner avec mon oreiller. Nos adorables hôtes, voyant que j’étais plus proche de l’au-delà que du petit-déj, m’ont apporté une bouteille d’oxygène (oui, oui, une vraie !). La dame, très concernée, m’a aussi collé des feuilles de maca sur le front — à ce stade, j’aurais accepté qu’on me frotte avec un lama sacré si ça pouvait m’aider à respirer 😅

Cyril avait lu quelque part qu’il fallait redescendre un peu pour aller mieux. Traduction : fuir l’altitude avant que je ne me transforme en momie inca.
Adieu donc la sortie sur le lac Titicaca — les îles flottantes attendront.

 

Cyril avait lu quelque part qu’il fallait redescendre un peu pour aller mieux. Traduction : fuir l’altitude avant que je ne me transforme en momie inca.
Adieu donc la sortie sur le lac Titicaca — les îles flottantes attendront.

Après deux heures de sieste comateuse dans la voiture et quelques centaines de mètres en moins, miracle : je revis ! Enfin… façon de parler. Disons que j’ai retrouvé assez d’énergie pour râler d’avoir raté la visite. Parce que franchement, quand tu traverses la moitié du monde pour voir le plus haut lac du globe, et que tu passes ton tour allongée avec une feuille collée sur le front… y’a de quoi avoir un petit goût amer 😅

Octobre 2025 : Changement de plan

Sur la route, on réalise soudain qu’on n’a pas d'hôtel pour ce soir. Détail logistique qu’on avait un peu oublié, puisque nous étions censés dormir ailleurs… Oups.
Heureusement, à l’époque moderne, plus besoin de supplier les dieux incas pour trouver un toit : une connexion réseau et trois clics plus tard, hop, deux chambres réservées en plein centre de Cusco. Franchement, les conquistadors auraient dû penser au Wi-Fi.

Après deux jours de route à se faire les lombaires façon shaker sur les pistes andines, Cyril nous dépose enfin devant l’hôtel… puis repart garer la voiture. 🤦‍♀️
Et là, Cusco nous accueille dans une ambiance de festival : pétards, cloches, cris, musique — on se demande s’ils fêtent notre arrivée ou une révolution locale.

Le stationnement, lui, c’est une autre aventure : aucune place dans le centre, mais plein de gens très inventifs qui te proposent de garer ta voiture dans leur cour, moyennant un petit billet. Version andine du “parking privé”.
Cyril finit donc par confier notre bolide à un inconnu dans une cour en terre battue — croisons les doigts pour qu’il y soit encore demain matin.

Une fois tout le monde réuni (et soulagé et en bonne forme), on part faire un mini tour de Cusco pour dérouiller les jambes, trouver un dîner et déposer une lessive dans une laverie locale. Très pratique, ces laveries : tu déposes ton linge sale, tu repars léger, et pour quelques soles, tu récupères demain tes vêtements qui sentent bon… 😄

Octobre 2025 : Changement de plan
Octobre 2025 : Changement de plan
11 novembre 2025

Octobre 2025 : Nuit polaire et karma

La nuit fut… disons vivifiante.
Les températures sont tombées sous les 5 °C, et sans chauffage ni isolation, c’était notre première nuit façon glamping version frigidaire.
Sous les couvertures, tout allait bien — à condition de ne pas tenter de respirer hors du duvet. Un nez ou un orteil dehors, et c’était la mort assurée par congélation express 😂

Mais au réveil, quelle récompense !
Le jour se lève sur le canyon, la lumière est dorée, le café est chaud, et la vie est belle.

 

 

On reprend la route, direction le mythique lac Titicaca.
Six heures de virages, de montagnes, de paysages à tomber. On traverse la Cordillère comme dans un film. Pause déjeuner au milieu de nulle part, dans une gargote où tout le monde nous regarde comme si on venait de débarquer de la planète Mars. On commande sans comprendre un mot… et prions pour que ce ne soit ni du lama ni du cochon d'inde au menu. 

 

 

Après des kilomètres de route, on arrive enfin à Puno, ville perchée sur les rives du fameux lac. Selon la tradition, Puno est le berceau de la civilisation inca : le premier Inca, Manco Capac, serait sorti des eaux du Titicaca sur les ordres du Dieu-Soleil pour fonder l'Empire inca.
Soyons honnêtes : la ville n’est pas très jolie, mais elle a un charme poussiéreux et une belle énergie. On s’y balade un peu pour se dégourdir les jambes avant de rejoindre le port.

Notre hôte arrive avec un petit bateau couvert — le grand luxe version lacustre.
Coucher de soleil magique sur les eaux bleues du Titicaca, découverte des îles flottantes, des barques tressées, des habitants souriants, et surtout… de nos chambres (avec triple ration de couvertures, évidemment). 

Le lac est considéré comme le plus haut lac navigable du monde (3820m d'altitude). Il s'étend sur environ 8 562 km2  .A titre comparatif, l'île de la Réunion a une superficie de 2512 km2

 

 

 

 

 

Octobre 2025 : Nuit polaire et karma
Octobre 2025 : Nuit polaire et karma
Octobre 2025 : Nuit polaire et karma
Octobre 2025 : Nuit polaire et karma

Le soir, ambiance calme : un peu de devoirs pour les enfants, un bon dîner préparé par notre hôte, et au lit, bien emmitouflés.
Avant de m’endormir, je dis à Cyril, toute fière :

“Franchement, on a de la chance, aucun de nous n’a ressenti le mal des montagnes !”

…Erreur de débutante.

Une heure plus tard, me voilà avec un mal de tête carabiné, persuadée que mes cervicales sont en grève.
Je vire les oreillers, je me tords dans tous les sens, rien n’y fait.
Une heure encore et c’est le combo gagnant : tremblements, nausées, vomissements.
Toute la nuit.
Bienvenue à 3 800 m d’altitude, édition spéciale “survie sous couvertures” 🫠

10 novembre 2025

Octobre 2025 : condors capricieux, route d’enfer et nuit sous 5 couvertures 🦙🔥y

Lundi matin, c’est le grand départ !


Cyril part récupérer la voiture pendant que je m’improvise Tetris Master des sacs à dos — le tout en essayant de ne rien oublier (spoiler : j’ai sûrement oublié un truc).

Direction Chivay, pour découvrir le Pérou plus traditionnel.


La route, elle, est tout sauf zen : ça grimpe, ça tourne, et surtout… ça klaxonne ! Des dizaines de camions qui doublent en montée, en virage, sur ligne continue, en plein déni de la physique et du code de la route. On s’est retrouvés plusieurs fois à trois véhicules côte à côte sur une route prévue pour deux. Adrénaline garantie — version andine.

 

 

Heureusement, le paysage compense tout : lamas, alpagas, vigognes.... On grimpe encore, toujours plus haut, jusqu’à atteindre un col perché au milieu des Andes. On manque un peu d’air, mais on en prend plein les yeux.

 

 

Pause à Chivay, charmant petit village où les habitants portent encore leurs tenues traditionnelles, où les lamas se promènent en liberté, les tuktuks sont tunés comme des voitures de Fast & Furious, et les nachos… sont soufflés ! (oui, c’est une chose).

Initialement, on devait aller se baigner dans les sources chaudes.


Mais une fois devant les bassins fumants, on s’est regardés, et sans dire un mot, on a fait demi-tour. Disons que l’ambiance “jacuzzi public à 38°C, odeur d’œuf et vue sur la montagne” ne nous a pas transcendés. 😅

Cap sur le Canyon del Colca ! 


Les paysages deviennent grandioses, vertigineux, presque lunaires. On s’arrête comme tout le monde au célèbre “Mirador Cruz del Condor”, l’endroit idéal pour voir les condors voler majestueusement au-dessus du canyon.

On attend 10 minutes.
Puis 20.
Puis 40.
Pas un plumeau à l’horizon.
Il paraît que certains touristes patientent des heures — nous, on a préféré admettre que les condors avaient pris leur lundi.

On reprend donc la route vers notre hôtel, perché à flanc de montagne, dans le canyon. Et là, en sortant de la voiture… trois condors géants tournent juste au-dessus de nos têtes !
Ils étaient juste en pause déjeuner, les coquins.
Moment magique, frissons garantis.

Le soir, on profite d’un coucher de soleil à couper le souffle, suivi d’un dîner au coin du feu : soupe, pâtes, jeux de société et bonheur simple.
Puis, on file dans notre chambre — non chauffée, mais équipée de 5 couches de couvertures. On se transforme en burritos humains pour survivre à la nuit andine. 🌙🛏️

 

 

 

 

 

8 novembre 2025

Octobre 2025 : Dimanche à Arequipa : chicha et glaces au fromage 🍹🧀

Ce matin, on accorde une grasse matinée aux enfants !

Nous, on file en douce explorer Arequipa, main dans la main comme deux touristes en liberté conditionnelle. Les rues sont déjà bien animées : klaxons, vendeurs ambulants, odeurs d’épices et de friture… un vrai réveil multisensoriel.

On finit par atterrir au marché, un lieu haut en couleur et en décibels. Là, au détour d’un stand, une vendeuse nous tend un verre de “chicha morada”. Sans poser de questions (erreur de débutants), on goûte. C’est sucré, frais, un peu épais… et franchement pas mal.
C’est après avoir sifflé la bouteille entière qu’on apprend que la chicha, c’est du maïs noir fermenté. Autrement dit : un smoothie à l’amidon fermenté. Exotique, mais disons qu’on aurait aimé le savoir avant de s’enfiler un litre. 😅

On flâne encore un peu entre les montagnes de fruits et les pyramides d’avocats avant de redescendre vers la Plaza de Armas. Là, surprise : un défilé d’enfants en uniforme, des fanfares, des tambours, bref, un dimanche matin péruvien comme on les aime – plein de vie et de décibels.

 

De retour à l’hôtel, les enfants émergeaient à peine (sans aucun remords, évidemment). Petit déjeuner royal sur le rooftop avec vue sur les volcans, histoire de les motiver pour la suite.


Enfin, “motiver” est un grand mot…
À peine sortis, ça râle déjà : “il fait chaud”, “ça monte”, “on est en vacances ou en stage commando ?”

Mais en haut, la récompense : une vue splendide sur la ville et un vendeur de glaces au fromage (oui, oui, au fromage ! Et c’est… curieusement bon).
On observe les Péruviens dans leurs habits traditionnels, les lamas sont de sortie, on prend 100 photos, puis on redescend faire le plein de vitamines : fraises, myrtilles, melons, mangues, raisins et une dizaine de fruits mystérieux dont on ne connaît toujours pas le nom. Et un gâteau. Parce que le sucre, c’est la vie. 🍰

 

Après cette pause gourmande, tout le monde retrouve miraculeusement de l’énergie — il paraît que le gâteau motive mieux que les panoramas. Allez, c’est reparti pour l’aventure !

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Une chronique familiale racontée semaine après semaine : les enfants, les voyages, les projets, les galères… et tout ce qui nous tombe dessus ! 😜

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