Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

15 juillet 2026

Guyane 2026 : Le départ

Et puis il y avait toujours cette petite appréhension quand l'un de nous devait aller aux urgences (et il y en a eu des passages aux urgences ...) 

En métropole, on râle parce qu'on attend trois ou quatre heures. En Guyane, on commence par espérer qu'il y ait un médecin disponible ! 

Pourtant…

Paradoxalement, je crois que nous n'avons jamais vécu aussi sereinement. Nous avons retrouvé un rythme presque oublié. Lever à 5 h 30. Petit-déjeuner dehors au bord de la piscine, le soleil déjà levé. Le sport avant le travail. Les 10 minutes de trajet pour aller partout. Les enfants récupérés tôt. La piscine tous les soirs. Une balade sur la plage. Et au lit avant que la fatigue ne nous rattrape.

Une vie beaucoup plus simple. Beaucoup plus tournée vers l'essentiel.

Nous avons aussi appris à consommer autrement. Pas de grands centres commerciaux. Très peu de boutiques. Aucune enseigne de décoration capable de me faire craquer pour un vase ou un coussin. L'uniforme à l'école.

Résultat ? Notre budget vêtements a fondu. Celui de la déco aussi.

En revanche…

Le budget courses… Mon Dieu đŸ€Š‍♀

Faire ses courses en Guyane est devenu un sport de haut niveau. Oubliez la liste de menus préparée le dimanche soir. Vous abandonnez l'idée au deuxième rayon. Ici, on cuisine avec ce qu'on trouve. Quand on trouve ! Les tomates flirtent régulièrement avec les 10 € le kilo. La salade arrive en avion… autant dire qu'elle est presque considérée comme un produit de luxe. Le beurre, les yaourts, la crème fraîche ? C'est un peu la loterie.

En revanche, si vous cherchez du poulet ou des citrons… Là, vous êtes au bon endroit. Mais même si j'adore le poulet au citron… il y a des limites. 😂

Et je ne vous parle même pas des produits d'hygiène. J'ai déjà ramené des déodorants dans ma valise. Oui ! Des déodorants de chez Action. 

On a mangé des fruits et des légumes exotiques

Nous avons énormément travaillé. Parce que ce territoire a un potentiel immense. Parce qu'il y a encore tellement à construire. Tellement à inventer.

Sans parler des bizarreries guyanaises...

(On a appris à se cacher du soleil avec des parapluies)

(ils vendent des polaires et des chaussons fourrés sous 40°)

(on a appris à vivre avec des armes)

(j'ai dû dire adieu à un bon nombre de vêtements et chaussures... Merci l'humidité ambiante)

(On a bien ri quand ils ont ouvert la 1ère station essence en libre service)

(on a découvert de nouveaux moyens de transport)

(on a cherché longtemps le vache qui rit, qu'ils rangent avec les jouets !) 

(Cyril qui laisse son mac (2300€) en réparation à un Argentin qui ne parle pas français, en plein Cayenne à côté d'un crackeur)

 

Et puis il y a eu les copains. Les apéros. Les caïpirinhas. Les couchers de soleil. Les fêtes. La culture brésilienne omniprésente.

Les kilomètres de plage. Les tortues. Les mangues ramassées chez les voisins. Les marchés. Les fous rires. Les souvenirs.

Et puis…

Il y a eu vous.

A l’assidue Laetitia

A la calme, Sarah

A la sportive, Sophie

A la bienveillante, Habon

A l’exotique, Cynthia

A l’excentrique, Wass

A l’attentive, Karine 

Vous avez transformé une expatriation qui ne me faisait pas rêver… en une aventure que je n'oublierai jamais.

Alors non…

La Guyane n'était pas la destination que j'avais choisie.

Mais elle est devenue une partie de notre histoire.

12 juillet 2026

Juin 2026 : La Guyane

Soyons honnêtes.

Quand on nous a annoncé la Guyane, je n'ai pas sauté au plafond.

Moi, je rêvais de Floride, de New York, du Texas… Quand nos amis nous ont annoncé leur départ pour la Californie, j'avoue avoir ressenti une petite pointe de jalousie. La Guyane, sur le papier, ne faisait clairement pas partie de ma "bucket list".

Et pourtant…

Cette terre m'a surprise.

Je ne vais pas vous raconter qu'elle est parfaite. Ce serait mentir. Elle est parfois compliquée, déroutante, fatigante même.

Mais si je devais résumer ces années en un mot, ce serait la résilience.

La résilience de ce territoire.
La résilience de ceux qui y vivent.
Et un peu la nôtre aussi (et ça, c'était pas prévu !) 

 

Nous y avons rencontré des jeunes extraordinaires.

Des adolescents attachants, parfois cabossés par la vie, souvent livrés à eux-mêmes.

Il nous est arrivé d'en héberger certains pour qu'ils ne dorment pas sur un banc. D'aller les récupérer à Pétaouchnok parce qu'ils étaient tombés en panne. De les conduire aux urgences après une agression. De leur donner un repas, un canapé, une oreille attentive. Nos enfants ont "grandi" avec eux. Ils ont découvert qu'avoir des parents présents, un frigo rempli, une chambre à soi… ce n'était pas une évidence pour tout le monde.

Je crois que cette leçon-là vaut tous les cours d'éducation civique.

 

Bien sûr, il y a aussi eu les peurs.

La conduite locale, déjà…

Ici, les règles sont "simples" :
un coup de klaxon = j'y vais.
Deux coups = je te laisse passer.
Les priorités ? C'est un concept.

En trois ans, nous avons laissé quelques plumes : cinq accidents, deux voitures bonnes pour la casse, un scooter également.

Mais ce n'est pas ce qui nous a le plus marqués.

Il y a eu les bandes qui suivaient les garçons.

Les appels paniqués :
"Maman, viens nous chercher… on est cachés derrière une maison."

Les braquages.

Je revois encore cette scène surréaliste dans laquelle j'attendais les enfants à la sortie du collège dans ma voiture : trois jeunes cagoulés, arrivant en silence sur des engins électriques, une arme dissimulée sous un tee-shirt, pour braquer des gosses de l'école privée.

On a croisé des bestioles ... pas trop connues dans notre ancienne vie citadine.

 

 

 

 

 

12 juin 2026

2026 : Quand Paul part en voyage !

Pendant que nous rentrons tranquillement, Paul, lui, part en Italie. Il ne le sait pas encore, mais il a vraiment hériter de la poisse de sa mère !

Pour le week-end, il était parti au chalet, mais personne n’était là pour le ramener à Bordeaux. Il a fini par trouver un couple d’amis à nous qui rentrait dimanche soir, mais ces derniers ont voulu profiter jusqu’aux dernières lueurs de la journée. Résultat : quand Paul est arrivé chez lui, il était trop tard pour s’enregistrer sur son vol du lendemain. Son pote, avec qui il partait, était déjà endormi. Ils se sont donc présentés à l’aéroport 1h30 avant le décollage vers Rome, pensez donc. Sauf que sans enregistrement, point de billet. Ils filent donc au guichet de la compagnie, qui leur annonce (comme on en a fait les frais nous-mêmes à Sofia en août de l’année dernière) qu’ils doivent repayer leur billet. Les enf… !

Ils repaient donc chacun leur place, pénètrent en salle d’embarquement, et c’est là que Paul réalise : sur son billet, il n’y a pas de place. Il va voir l’hôtesse, qui lui explique calmement qu’il a été surbooké et que, pour l’instant, il ne part pas.

Non mais on marche vraiment sur la tête, quand même. Le gamin paie un billet, on lui demande de repayer pour pouvoir embarquer, et là on lui annonce qu’il ne part pas quand même. đŸ€Š‍♀

Quand il m’appelle pour me raconter tout ça, je suis hors de moi. Of course ! Je tournais en rond à côté de mon téléphone, attendant le décollage, les nerfs à vif. Et enfin, le sms tant attendu : « C’est bon, j’ai une place » 😅. Je respire enfin.

Il visite Rome pendant quatre jours, il est ravi, il adore l’Italie, tout roule parfaitement.

 

Puis, pour la deuxième partie du séjour, ils partent pour Athènes.

Cette fois, ils se sont enregistrés à l’avance, sont à l’heure pour le vol. C’est parfait… sauf que ces deux boulets, certainement avachis dans leurs sièges à l'aéroport avec leurs écouteurs dans les oreilles, n’ont pas remarqué que leur porte d’embarquement avait changé. Quand ils s’en sont aperçus, ils se sont mis à courir dans l’aéroport comme des fous, mais ils sont arrivés trop tard : la porte était fermée. Enfin, on leur a refusé l’embarquement.

Ils ont donc dû repayer un billet pour un autre vol. Heureusement, il y en avait un autre le même jour… sauf que celui-ci partait 12 heures plus tard. đŸ€Š‍♀ De peur de rater leur second vol, ils sont restés bloqués 12 heures dans l’aéroport ! 😅

Le séjour à Athènes les a tout de même ravis.

 

Et au moment de quitter la Grèce, j’ai senti Paul fébrile. Deux vols, deux galères. On dit bien « jamais deux sans trois » ! Ils étaient à l’heure à l’aéroport d’Athènes, enregistrés pour Athènes → Bordeaux, ils ont embarqué dans l’avion… sauf que l’avion n’est pas allé à Bordeaux, mais à Lille ! đŸ€Ł Truc de fou. Résultat : ils sont arrivés à 23h à Lille, ont été pris en charge dans un hôtel, et ont repris un avion le lendemain matin pour Bordeaux.

Quand je vous disais que Paul avait hérité de ma poisse !

11 juin 2026

Brésil 2026 : Jeri, the last day

Dernier jour à Jeri. Et une chose est désormais certaine : j’adore ce village. Je n’ai pas envie de partir, mais alors pas du tout. Et quand je pense au trajet retour, j’ai presque envie de verser une larme… Pour éviter de passer 7 heures coincés dans un bus, on avait le choix entre un transfert à 11h ou à 18h. Sans hésiter, on a choisi le second, histoire de profiter au maximum de la journée.
Après un bon et copieux petit déjeuner, direction la plage. J’en profite pour faire un peu de shopping et je craque, évidemment, pour quelques paréos.

PLAGE !!!!

 

 

Brésil 2026 : Jeri, the last day

Le sport de l'AM

Brésil 2026 : Jeri, the last day
Brésil 2026 : Jeri, the last day
Brésil 2026 : Jeri, the last day
Brésil 2026 : Jeri, the last day
À 18h pile, nous sommes devant l’hôtel, valises prêtes, enfin… plus ou moins prêts pour le transfert retour. Sauf que le buggy n’arrive pas. Pas très rassurée avec mon portugais approximatif, je commence à douter : est-ce que je me suis trompée d’horaire ? Est-ce qu’ils sont déjà partis ? Est-ce qu’on va finir abandonnés à Jeri avec nos valises ? Peut-être fallait-il attendre à un point de rendez-vous ? Bref, le stress monte doucement.
Et puis finalement, le buggy arrive, tranquillement. Nous sommes les premiers à monter, ce qui signifie évidemment qu’on va faire le tour des autres hôtels pour récupérer les passagers restants. Les arrêts s’enchaînent, jusqu’à la dernière étape : un couple brésilien, lui torse nu, elle en maillot de bain, tous les deux d’un calme olympien. Lui reste là comme s’il posait pour une publicité pour la décontraction, elle repart aux toilettes, revient, repart acheter à boire… bref, eux ne semblent absolument pas pressés, ce qui a le don de nous rendre légèrement sarcastiques. Nous, on aimerait bien filer avant le milieu de la nuit, histoire de dormir un peu avant demain. Les commentaires fusent donc dans le buggy : « Ils ne sont pas pressés, eux ! », « Il a cru qu’on voulait admirer son torse et son gros bide, peut-être ? »… et autres amabilités du même genre.

 

Le plus drôle, c’est que le couple finit par monter, tente de nous parler… puis se met à parler en français. La honte absolue. Le monsieur nous lance alors, avec un grand sourire : « Ah, vous, vous ne me comprenez pas, hein, mais moi je vous comprends ! » On se regarde avec les enfants, et on éclate de rire. Impossible de se retenir. Au final, ce sera un couple adorablement sympa, avec qui on partagera tout le trajet jusqu’à Fortaleza.
On grimpe ensuite tout en haut de la dune pour profiter des derniers rayons du soleil, puis la balade reprend dans le désert, cette fois dans la nuit tombée.
Après environ 45 minutes, le buggy nous dépose sur un grand parking. Je comprends alors qu’on doit attendre un bus prévu pour 19h15. Les enfants ont faim, et moi je comprends surtout qu’on va enfin pouvoir manger et boire dans le bus, ce qui me paraît déjà une excellente nouvelle. Ils partent donc en mission dîner pendant que nous restons là, sur ce qui ressemble à une mini-gare routière improvisée.
Le bus arrive enfin : un vrai gros bus de long trajet, cette fois. Je communique par WhatsApp avec les enfants ; leur commande est passée, ils attendent. J’envoie Grégoire réserver nos places, pendant que le gentil monsieur chargé de l’organisation m’aide à charger toutes les valises dans les soutes. À 19h15, les enfants ne sont toujours pas revenus. Je n’ose pas aller les chercher, de peur que le monsieur croit qu’on est déjà dans le bus. Ils finissent par arriver en courant, on monte à bord, et le bus démarre enfin.

Bon, rien à voir avec le bus de l’aller : ici, on a la clim, des prises pour charger les téléphones, des sièges qui s’inclinent… je sens tout de suite que le voyage ne va pas se dérouler de la même façon.

Ils sortent à manger… et m’ont oubliée.

Non mais sérieusement.

Nous faisons partie des avant-derniers à être déposés devant notre hôtel à Fortaleza. Il est 1h du matin, et on est… disons… légèrement fatigués.

 

 

PAs de pression ce matin à l'exception d'être pas en retard pour le petit déj. 

Il pleuviote en ce dernier matin. 

Valises fermées, chambres vidées, taxi commandé, ... on s'est retrouvé avec 3 voitures pour nous devant l'hôtel đŸ€Š‍♀ mon brésilien approximatif a encore frappé đŸ€Ł. On a fait genre qu'on savait pas et on a filé dans une voiture jusqu'à l'aéroport.  Retour à la maison !

 

 

On a eu la chance d’avoir un pilote très particulier, visiblement ravi de son week-end, qui a décidé de nous parler pendant tout le vol. Il nous a décrit, avec une précision amusante, tout ce qu’on voyait en dessous : les plages, les villes, et même le passage de l’Equateur ! C’était excellent. J’en ai fait des vols, mais je n’avais encore jamais tombé sur un tel personnage ! 

 

6 juin 2026

Brésil 2026 : sortie dans les dunes

Au début, personne ne voulait nous louer de quads.
Et puis finalement, à force de négociations, de grands gestes et de rencontres improbables, on a trouvé un guide prêt à nous embarquer dans l’aventure. 

Plan du jour : un buggy pour la famille… et un quad. Un seul !
Mais finalement, on s’est organisé, on a tourné, échangé, et tout le monde a pu en profiter.

Départ pour la matinée direction les dunes, vers l’ouest.

 

Le ciel est mitigé, entre nuages et éclaircies, mais l’ambiance est là.
Le sable à perte de vue, les moteurs qui grondent, et cette impression d’être seuls au monde au milieu du désert.

 

On traverse sur un bac artisanal

 

 

 

 

 

Pause déjeuner, je sais pas où on est, c'est charmant, on déjeune les pieds dans l'eau ! 

 

 

Grégoire depuis ses derniers exploits en quad, a un peu de mal à se refaire confiance

Retour au village, passage à la plage pour le coucher de soleil

Pour diner, c'est le déluge, pas le choix que de braver la pluie pour aller manger, surtout que le déjeuner a été très léger, ils ont faim ! 

3 juin 2026

Brésil 2026 : Journée plage à Jeri

Je commence par une séance de sport sur le toit terrasse de l'hôtel. 

On est sur un petit déj très sain

 

 

 

 

Une journée fort agréable, à buller sur la plage avec les kids et retrouver les copains pour la soirée qui sont sur la même plage que nous !

 

 

 

 

 

31 mai 2026

Brésil 2026 : Transfert Jeri

Aujourd’hui, le réveil a sonné très tôt. À 5h30, on boucle les valises en vitesse, on descend prendre le petit déjeuner, et on essaie tant bien que mal d’être à l’heure pour le bus. J’ai d’ailleurs négocié ce transfert avec une ardeur dont je suis encore assez fière. On m’avait promis un départ à 7h, avec un trajet de quatre heures maximum, ce qui nous laissait espérer un après-midi tranquille, au bord de la plage ou de la piscine. Le programme était parfait… sur le papier.

À 7h, nous sommes dans le hall, je fais le check-out, le mini-bus arrive, et nous nous installons confortablement. Il est à moitié vide, on a de la place, tout semble sous contrôle. Puis le bus se met en route… pour faire un petit détour dans Fortaleza afin de récupérer d’autres voyageurs. À 8h30, nous sommes encore à Fortaleza. Je reste calme, j’ai de quoi m’occuper pendant le trajet. Les paysages commencent enfin à changer, les immeubles laissent place à la forêt, et je me dis que cette fois, le plus dur est derrière nous. Évidemment, je me trompais.

À 10h, le mini-bus s’arrête. Le chauffeur nous demande de tous descendre. Nous obtempérons. L’accompagnatrice nous explique qu’une pause de 45 minutes est prévue pour manger et boire. Nous, honnêtement, nous n’avons pas encore faim, mais nous attendons sagement. On repart… avant de s’arrêter de nouveau. Cette fois, c’est la police. Contrôle des papiers du chauffeur, vérification de la liste des passagers, appel de nos noms un par un, inspection des bagages… On sent que le voyage prend une tournure un peu plus sportive que prévu. Nous ne sommes clairement pas sortis de l’auberge.

Après cette pause imposée, nous reprenons enfin la route. Puis, sur la chaussée, un accident. Et là, le genre de scène qu’on préférerait ne jamais voir : un corps allongé sur la route. L’ambiance devient franchement pesante.

Vers midi, la pluie se met à tomber sans la moindre retenue. Pas une petite pluie tropicale de carte postale, non : une vraie averse monumentale, épaisse, continue, têtue. Le bus doit ralentir considérablement. Il finit par s’arrêter dans une auberge pour la pause déjeuner. Le toit laisse passer l’eau, l’endroit est humide de partout, mais on nous sert tout de même des escalopes de veau avec des frites et du riz, dans des portions plus que généreuses. Au moins, personne ne risque de sortir affamé.

Puis nous repartons, mais le bus n’est plus accessible : avec la pluie, le parking de l’auberge est inondé. Le chauffeur réussit finalement à sortir de ce mauvais pas et nous fait remonter un peu plus loin, là où le véhicule peut enfin s’arrêter. Il ne nous reste que quelques mètres à parcourir sous la pluie, mais bien sûr, nous arrivons trempés jusqu’aux os. Et comme la climatisation est à fond dans le bus, le combo est parfait pour attraper un bon coup de froid. Franchement, à ce stade, le transfert commence sérieusement à m’user.

Il est 14h, nous sommes toujours dans le bus. Sept heures de trajet déjà, et je suis au bout de ma patience. Le bus ralentit encore : je pense que nous allons nous arrêter une fois de plus. En réalité, ils ouvrent simplement les coffres. Puis l’accompagnatrice vient me voir, me parle en portugais à toute vitesse, et je ne comprends évidemment pas un mot. Mais je saisis l’essentiel : il faut descendre.

Nous récupérons nos valises, faisons la queue dans un petit bureau, où l’on me demande les passeports de tout le monde, puis un paiement, puis on me remet un document qui semble être une autorisation officielle d’entrée à Jericoacoara. On change ensuite de véhicule. Cette fois, on nous entasse dans un buggy, et on repart.

Quinze minutes plus tard, le décor est enfin à la hauteur de l’attente : des dunes de sable, un paysage superbe, presque irréel. C’est magnifique.

Mais moi, à ce stade, j’en ai franchement ma claque !

Le buggy nous dépose à l’hôtel à 16h.

Et là, une seule idée me trotte dans la tête : aller à la plage, vite, maintenant, profiter des derniers rayons de soleil avant qu’ils ne disparaissent. Je sens que je commence à saouler les enfants, qui, eux, aimeraient surtout s’affaler dans leur chambre ou plonger dans la piscine. J’arrive quand même à les entraîner jusqu’à la plage, pour voir la mer, le coucher du soleil et sentir un peu l’ambiance du lieu.

Et là, en quelques pas seulement, je sais déjà que j’aime cet endroit. C’est une évidence. Je me sens bien. On s’installe au bord de la plage, on goûte cette mer à température parfaite, presque irréelle. Je me laisse porter par l’atmosphère détendue du lieu… mais je sens bien que les autres ne sont pas tout à fait sur le même rythme. Après ce lever aux aurores et ces longues heures de bus, il faudra sans doute que je sois un peu plus souple si je veux que tout le monde profite vraiment de ces quelques jours ici.

Alors on rentre à l’hôtel, pour mieux ressortir dîner quelques minutes plus tard.

Brésil 2026 : Transfert Jeri
Brésil 2026 : Transfert Jeri
Brésil 2026 : Transfert Jeri
Brésil 2026 : Transfert Jeri
Brésil 2026 : Transfert Jeri
27 mai 2026

Brésil 2026 : Journée shopping

En ce 3ème — et déjà dernier — jour à Fortaleza, nous décidons de partir en exploration.
D’abord à pied, pour découvrir le centre-ville… sauf qu’on avait oublié un détail : cette ville est IMMENSE. 

ll y a des centres commerciaux à tous les coins de rue, des avenues gigantesques, des immeubles partout…
On marche, on se perd, on remarchĐ”, on se reperd… bref, une vraie visite organisée par nous-mêmes, donc forcément approximative.

On finit par rejoindre le marché central, puis la vieille ville.
L’ambiance change complètement.
Les rues sont plus anciennes, plus sombres, plus populaires aussi, et les enfants deviennent soudainement beaucoup moins aventuriers, ils ont peur qu'on nous embête, c'est vrai que nous sommes les seuls touristes dans ce coin. 

Comme on avait repéré un tout nouveau mall ouvert récemment — parce qu’évidemment on ne peut pas résister à un centre commercial — on se met en quête d’un taxi.

Petit détail local : les Uber refusent de nous prendre à 5, alors que les taxis traditionnels, eux, semblent considérer que tant qu’une portière ferme, c’est bon !

Au détour d’une rue, on trouve finalement un taxi.
Bon… ici personne ne parle anglais, donc la négociation ressemble davantage à une partie de mime géante qu’à une vraie conversation.

On finit par se mettre d’accord sur le prix… mais au moment de payer : impossible, ça ne fonctionne pas.

Le chauffeur veut passer par un intermédiaire.
Je me retrouve donc à faire un virement par carte bleue à une adorable vendeuse de paréos, qui reverse ensuite l’argent au chauffeur.
Simple. Fluide. Moderne 😅

Et c’est parti.

Une fois tous entassés dans la voiture, le taxi démarre… et au bout de quelques minutes, on comprend rapidement un détail important :
notre chauffeur, qui a largement dépassé l’âge légal de la retraite française, n’a absolument aucune idée d’où il doit nous emmener 😂

On tourne.
On retourne.
On refait les mêmes rues.

Au début, on trouve ça drôle.
Au bout de 45 minutes… un peu moins !

Je finis par lui suggérer d’utiliser le GPS.
Et là, il sort… un Nokia.
Le vrai.
Le téléphone de 1998 qui sert uniquement à téléphoner 

À ce moment-là, j’ai compris qu’on était livrés à nous-mêmes.

Je lance donc MON GPS et commence à le guider.
Sauf qu’il ne m’écoute absolument pas.
Genre vraiment pas.
Il conduisait avec une confiance totalement inversement proportionnelle à son sens de l’orientation !

Résultat : 1h15 de trajet… pour 25 minutes annoncées.

Et honnêtement, à la fin, on s’inquiétait presque davantage de savoir comment ce pauvre monsieur allait retrouver sa maison que d’arriver au centre commercial

 

 

Clap de fin de la journée sur le rooftop de l'hotel

 

 

22 mai 2026

Brésil 2026 : 2Úme journée à Fortaleza

On se réveille doucement avec un objectif très clair : aller enfin se baigner dans cette fameuse eau transparente qui nous fait rêver depuis des semaines.
Bon… le soleil joue un peu à cache-cache avec les nuages, faut pas oublier qu’on est quand même en pleine saison des pluies.

Direction un beach-club "Crocobeach"— maintenant que je maîtrise ce concept internationalement complexe.

Alors… comment dire…
On est légèrement loin du standing de Dubai 😄

Ici, pas de lits balinais ni de serveurs en lin beige.
Non non.
Ici, on est sur des chaises en plastique. Pas des transats. Des vraies chaises de jardin.

La musique est à fond dès 11h du matin, des vendeurs passent toutes les 30 secondes pour te proposer absolument tout ce qui existe sur Terre, et tu réfléchis à deux fois avant d’aller te baigner en laissant ton téléphone… voire même ta serviette 😅

Mais justement… c’est ça aussi qu’on aime.
Découvrir autre chose.
Une autre ambiance, une autre façon de vivre la plage. Plus populaire, plus bruyante, plus vivante aussi.

Alors entre deux nuages, on court dans l’eau turquoise pour profiter du décor, parce qu’il faut reconnaître une chose : c’est vraiment magnifique.

 

Et puis à 16h… tout ferme.

Le beach-club remballe les tables, coupe la musique, terminé bonsoir.

Nous qui nous imaginions déjà finir la journée dans une ambiance festive brésilienne au coucher du soleil… et bien raté !

16 mai 2026

Brésil : Fortaleza

Nouvelle journée au Brésil : réveil sous un soleil qui ne plaisante pas. Le petit‑déjeuner de compétition de l’hôtel nous retient bien plus longtemps que prévu — après ma deuxième part de banoffee, je me sens obligée d’aller brûler quelques calories (ou du moins d’essayer).

 

On loue des vélos pour longer la plage : superbe, très dépaysant… et incroyablement chaud. Sur la route, on tombe sur un guide qui propose un tour pour Jeri ; je négocie comme une pro et finis par réserver notre place. Charles, lui, a hérité d’un vélo maudit : il fait des cabrioles dignes d’un cirque, termine la balade tout ouvert, égratigné et un peu dramatique (mais vivant), tandis que nous célébrons la découverte capitale du jour — des caïpirinhas à 1,50 € ! Voilà, l’extase locale.

Retour pour une après‑midi tranquille à la maison, style « chill » au bord de l’eau (oui, avec la sieste obligatoire).

En fin de journée, cap sur le centre commercial — immense et parfait pour se perdre volontairement pendant deux heures.

Le soir, on teste un resto de viande un peu spécial (et légèrement stressant). Le concept : un buffet d’accompagnements délicieux — crudités, sushis, fruits — et des serveurs qui passent avec des brochettes de viande à la chaîne. On a des jetons : côté vert = servez‑moi, côté rouge = stop. Sauf que les serveurs, très motivés, étaient des ninjas de la brochette : en un clin d’œil, te revoilà avec trois pièces de viande dans l’assiette, sans t’en rendre compte. Résultat : pas hyper sereins, beaucoup de rires nerveux, mais une viande délicieuse, et Soline, quant à elle, a fait son festival de sushis.

Pour digérer, petite promenade le long du bord de mer, on regarde les lumières, on commente les aventures du jour… et hop, tout le monde au lit, avec des rêves de plages, de caïpi à 1,50 €, et de vélos maudits.

Pendant que d'autres me parlent de Cécile Dion. J'hallucine de l'effet que provoque cette diva ! 

 

 

 

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