Ce matin, pendant que tout le monde émerge doucement, je continue mon activité préférée du moment : programmer la suite du voyage ! Enfin, « préférée », tout est relatif… 😅
Nous avons encore changé notre itinéraire. Cette fois, nous avons décidé d’ajouter une étape en Afrique, qui n’était absolument pas prévue au départ ! Chez nous, un voyage de plusieurs mois, c’est un peu comme un jeu de construction : on ajoute une pièce, on en déplace une autre, on change tout et on recommence !
Et puis, il faut aussi commencer à dégrossir notre séjour aux Philippines. Quelles îles choisir ? Combien de temps rester à chaque endroit ? Comment organiser les déplacements ? Bref, de quoi m’occuper un bon moment devant mon écran.
Mais aujourd’hui, la météo vient mettre son petit grain de sel dans notre programme. Le temps n’est pas terrible et nous avions prévu une balade autour des lacs. Pas question de gâcher la journée sous un ciel gris : changement de plan, direction le centre-ville et Wangfujing, l’une des grandes rues commerçantes de Pékin.
Et finalement, on ne va pas regretter ce changement !
Nous voilà partis pour flâner, observer, découvrir et nous laisser surprendre. C’est aussi ça, le plaisir du voyage : ne pas toujours suivre le programme à la lettre et se laisser porter par ce que la ville nous propose.
Première découverte : un véritable petit paradis pour les amateurs de bière, avec toutes sortes de bières aromatisées. Tu veux quel parfum ? Il y a de quoi faire ! Certaines associations sont pour le moins surprenantes. On pourrait presque passer plus de temps à lire les étiquettes qu’à choisir sa boisson ! 😉
Nous avons également trouvé notre future voiture. Enfin, ma future voiture, devrais-je plutôt dire ! J’en veux une comme ça !
Nous avons aussi assisté à des démonstrations de robots. La technologie chinoise est vraiment impressionnante et, au fil de nos promenades, on découvre à quel point elle est présente dans le quotidien. Il y a toujours quelque chose à observer, un objet improbable à essayer de comprendre ou une innovation qui nous laisse un peu bouche bée.
Nous prenons ensuite le temps de flâner dans les rues, comme les Chinois autour de nous, en observant tout ce qui nous entoure. Il faut dire qu’entre les écrans monumentaux, les animations et les effets visuels, certaines installations sont de véritables spectacles à elles seules.
Puis direction Huawei, installé en face de Apple ! Et là, nous sommes bluffés ! Le magasin est impressionnant, les produits sont partout et l’on découvre un univers technologique qui donne envie de tout regarder, tout tester, tout comprendre. On sent que les marques chinoises ont énormément de choses à montrer et qu’elles n’ont pas l’intention de rester dans l’ombre.
Au fil de la balade, nous découvrons aussi de nouvelles marques de bijoux, de vêtements et plein d’enseignes que nous ne connaissons pas. Évidemment, impossible de ne pas faire un peu de lèche-vitrine chez Adidas. Parce que même à l’autre bout du monde, certaines habitudes ont la vie dure !
On passe d’une boutique à l’autre, on regarde les nouveautés, on compare, on s’étonne… et on se rend compte que le shopping en Chine, ce n’est pas seulement acheter des choses : c’est aussi découvrir tout un univers de marques, de tendances et de technologies.
Pour terminer, nous achetons quelques plats à emporter pour grignoter ce soir. Pas envie de se lancer dans une grande expédition culinaire après cette journée à marcher et à regarder partout !
Et nous voilà de retour à l’appartement, avec de nouvelles découvertes plein la tête… et peut-être aussi quelques nouvelles envies d’achat !
Finalement, entre la météo qui chamboule nos plans, les changements d’itinéraire et les découvertes au détour des rues, nos journées ne se ressemblent jamais vraiment.
Et c’est sans doute ce qui rend ce voyage aussi passionnant : on prévoit beaucoup, mais on garde toujours une petite place pour l’imprévu. ❤️
Aujourd’hui, journée off pour les enfants ! On en profite pour s’éclipser doucement de l’appartement sans réveiller toute la troupe. Ce matin, le petit-déjeuner se prend dehors, en amoureux. Enfin, le romantisme a ses limites : nous ne trouverons qu’un Starbucks. Ce sera donc un bon American coffee accompagné d’un muffin tout chocolat. On ne peut pas dire que l’on soit dépaysés côté petit-déjeuner, mais au moins, on est tranquilles !
Première étape de la journée : le temple des Lamas, l’un des grands incontournables de Pékin.
Et quel endroit ! Les bâtiments aux murs rouges, les toits dorés, les cours successives, l’odeur de l’encens… Le lieu invite naturellement à ralentir et à observer.
Petit point culture : le temple des Lamas, ou Yonghe Gong, n’a pas toujours été un temple. À l’origine, il a été construit en 1694 comme résidence princière, avant de devenir un palais impérial, puis un monastère bouddhiste tibétain en 1744. Aujourd’hui encore, il constitue un important lieu de culte, et pas seulement une jolie succession de bâtiments pour touristes en quête de photos !
À l’entrée, on nous offre des bâtonnets d’encens pour participer aux prières. Nous voilà donc embarqués dans la ferveur du dimanche matin, au milieu des fidèles venus se recueillir.
On observe les gestes, on essaie de comprendre comment faire, on allume nos bâtonnets et on s’applique à respecter les lieux. Pas question de faire n’importe quoi sous prétexte qu’on est touristes !
Nous prions Bouddha devant chaque temple… soit six fois au total !
À ce stade, je ne sais pas si nous avons gagné des points de karma, mais si les divinités tiennent une comptabilité, elles ne pourront pas nous reprocher de manquer de motivation. 😂
Au-delà de la plaisanterie, cette succession de cours et de salles donne vraiment l’impression de suivre un cheminement. On avance progressivement vers les bâtiments les plus importants, chacun avec son atmosphère, ses statues et ses fidèles. On prend le temps de regarder, de respirer et de se laisser porter par le lieu.
C’est assez fascinant de voir à quel point la spiritualité fait partie du quotidien de certains visiteurs, alors que nous, nous sommes surtout en train de nous demander si nous tenons correctement nos bâtonnets d’encens !
Après cette parenthèse spirituelle, nous changeons d’ambiance et de philosophie en nous dirigeant vers le temple de Confucius.
Et franchement, ce Confucius, il est inspirant !
Pour ceux qui auraient séché les cours de philosophie, Confucius était un penseur chinois qui a vécu entre 551 et 479 avant notre ère. Sa pensée a profondément influencé la société chinoise, notamment dans les domaines de l’éducation, de la famille, du respect des aînés, de la morale et du rôle de chacun dans la société.
L’idée générale ? Devenir une meilleure personne, cultiver la vertu, apprendre tout au long de sa vie et contribuer à une société harmonieuse. Rien que ça !
Autant dire que je pourrais lui présenter quelques-uns de mes enfants pour une petite séance de coaching. Je suis sûre qu’il aurait des choses à leur apprendre… et peut-être aussi à leurs parents !
Le temple de Pékin a été construit au début du XIVe siècle. À côté se trouvait le Guozijian, la plus haute institution d’enseignement de la Chine impériale. Pendant des siècles, on y a honoré Confucius et formé les futurs fonctionnaires de l’Empire. L’éducation et les examens impériaux y occupaient donc une place essentielle.
On comprend mieux pourquoi le lieu dégage une atmosphère aussi paisible et studieuse. Après les prières du matin, nous voilà presque prêts à retourner sur les bancs de l’école…
Nous poursuivons notre promenade en direction de la ruelle de Guozijian, dans l’espoir de découvrir les fameux hutongs de Pékin.
Les hutongs, ce sont ces ruelles traditionnelles qui serpentent entre les anciennes maisons à cour intérieure, appelées siheyuan. Elles racontent une autre histoire de Pékin, plus intime que celle des palais impériaux : celle de la vie quotidienne des habitants, des voisins qui se connaissent, des petits commerces et des portes qui s’ouvrent sur des cours parfois cachées derrière les murs.
Malheureusement, le quartier est en pleine réhabilitation. Nous ne verrons donc pas les hutongs tout beaux, tout restaurés, avec leurs petites boutiques charmantes et leurs façades photogéniques.
Tant pis ! Nous continuons vers des hutongs tout vieux… ;-)
Et finalement, ce n’est pas plus mal. Les endroits moins léchés, moins restaurés, ont parfois davantage de caractère. On y devine une vie locale qui ne se résume pas à aligner des boutiques pour touristes. Il y a du linge, des portes vieillies, des petites cours et des détails qui racontent une histoire.
C’est aussi ça, voyager : accepter que la réalité ne corresponde pas toujours aux jolies photos que l’on avait repérées avant de partir. Parfois, on trouve mieux. Parfois, on trouve juste des travaux. Et parfois, on trouve les deux !
Sur notre chemin, nous décidons de visiter un supermarché. Oui, un supermarché. Chacun ses passions !
Nous adorons découvrir les rayons alimentaires à l’étranger. C’est une manière assez amusante de comprendre les habitudes locales : les produits que l’on ne connaît pas, les emballages incompréhensibles, les snacks improbables et les saveurs que l’on n’aurait jamais pensé trouver en France.
Sauf que celui-ci a un léger défaut : il n’est pas climatisé. Ni même ventilé.
Et quand je dis qu’il fait chaud, je ne parle pas d’une petite chaleur agréable. On est plutôt dans une ambiance sauna gratuit, option courses alimentaires.
Le chocolat que l’on aperçoit dans les rayons est complètement fondu.
Nous sélectionnons donc quelques snacks à grignoter en marchant. Parce que oui, vous avez bien lu : nous allons rentrer à pied.
Cyril a décidé que nous allions rentrer à l’appartement à pied. Distance annoncée : 5,5 kilomètres.
Cinq kilomètres et demi. Pour rentrer chez nous. Alors que nous venons déjà de visiter deux temples, de parcourir des ruelles et de faire un détour par un supermarché transformé en hammam. Mais monsieur est en manque de marche. Je ne sais pas si c’est une nouvelle discipline olympique ou une tentative discrète de me faire regretter le muffin au chocolat du matin, mais puisque Cyril a décidé que nous allions nous promener, nous nous promenons !
Après tout, découvrir une ville à pied permet aussi de voir ce que l’on ne remarque pas depuis le métro : les petits commerces, les immeubles, les scènes de vie, les rues ordinaires… et parfois le nombre de kilomètres qu’il reste avant de pouvoir enfin s’asseoir.
Nous rentrons donc tranquillement, snacks à la main, en essayant de faire passer cette marche imposée pour une expérience culturelle supplémentaire.
Une fois de retour à l’appartement, pas question de s’affaler sur le canapé jusqu’au dîner. Enfin, pas tout de suite.
Le reste de la journée est consacré à l’école, à l’organisation de l’arrivée de Paul en Chine et à la programmation de la suite de notre voyage.
Et là, je crois que c’est le moment de rappeler une chose : voyager pendant plusieurs mois, ce n'est pas simplement réserver un billet d'avion et décider où l'on va dormir le soir. Mine de rien, la préparation prend énormément de temps. Il faut d’abord organiser les visites dans chaque ville, en tenant compte des distances, des horaires, des jours de fermeture et de nos contraintes. Parce que se retrouver devant un monument fermé le jour où l’on avait prévu de le visiter, après avoir traversé la moitié de la ville, ce n’est pas exactement notre idée du bonheur.
Ensuite, il faut construire l’itinéraire général. Pour l’instant, tout n’est pas encore défini, nous avons le circuit en tête jusqu'en janvier, après ...
Une fois que nous avons choisi une destination, il faut déterminer combien de temps nous allons y rester, quelles étapes méritent le détour et comment organiser les déplacements à l’intérieur du pays. Puis viennent les réservations de logements, les transports, les billets, les horaires… et toutes les petites questions auxquelles on ne pense pas forcément au départ.
Sans oublier l’arrivée de Paul, qu’il faut intégrer dans cette organisation, et l’école des enfants, qui continue évidemment en parallèle.
Bref, derrière les photos de temples, les jolies ruelles et les promenades au soleil, il y a aussi beaucoup d'heures passées devant un écran à comparer, vérifier, réserver et réorganiser.
Le voyage, c’est un peu un deuxième métier. Un métier dans lequel on est à la fois agent de voyages, logisticien, professeur, interprète occasionnel et responsable des réservations.
Et tout ça sans bureau fixe, avec une connexion parfois capricieuse et un mari qui réclame 5,5 kilomètres de marche supplémentaires ! Mais bon, on ne va pas se plaindre : on découvre, on apprend, on partage de beaux moments… et on construit la suite au fur et à mesure. Demain, de nouvelles aventures nous attendent. Et si possible, avec un peu moins de marche ! 😅
En ce samedi matin, c’est jour de contrôle pour les trois !
Et comme nous sommes en Chine, que rien n’est jamais tout à fait simple et que nous faisons avec les moyens du bord, chacun s’installe où il peut pour passer ses évaluations.
Par manque de place et surtout de connexion, Soline a donc réalisé son contrôle de maths… dehors, dans la cour de la résidence ! Résultat : 19/20. Bon, c’est officiel, cette petite est plus qu’adaptable ! 😂
Charles, lui, a passé son évaluation de HGGSP confortablement installé dans son lit, tandis que Grégoire a fait sa géographie dans la cuisine, sur la table de camping que le propriétaire a fini par nous apporter.
Chacun son bureau, chacun son ambiance !
Pour l’instant, on tient le rythme et les résultats sont très satisfaisants. Tout le monde est content, alors on ne va surtout pas se plaindre. Faire l’école en voyage, ce n’est pas toujours évident, mais on commence à être sacrément rodés à la débrouille !
Une fois les contrôles terminés, changement de programme : mission carte eSIM locale… ou plutôt carte SIM locale, car nous avons besoin d’une solution permettant à Charles de s’inscrire dans une salle de sport ouverte 24h/24 et 7j/7.
En Chine, ces salles sont souvent moins chères que celles qui disposent d’un accueil avec du personnel. Encore faut-il réussir à s’inscrire !
Et là, nouvelle aventure administrative.
Nous voilà chez le buraliste du coin, qui ne veut pas nous vendre de carte SIM destinée aux Chinois… parce que, surprise, nous ne sommes pas chinois ! Jusque-là, difficile de lui donner tort sur ce point. Sauf que nous avons justement besoin d’une carte locale.
Il a donc fallu expliquer. Puis réexpliquer. Puis expliquer encore un peu, au cas où la troisième tentative serait miraculeusement plus convaincante que les deux premières.
Finalement, il a cédé. Mais pas sans prendre nos passeports en photo, puis nous photographier avec nos passeports. On a bien compris que l’achat d’une simple carte SIM ne se faisait pas exactement comme chez nous !
Mission accomplie ! Charles va pouvoir envisager ses séances de sport sans devoir passer par la case négociation à chaque inscription. Enfin, normalement… Avec nous, je préfère ne jamais vendre la peau de l’ours avant d’avoir testé !
Parce qu’on ne va quand même pas passer une journée entière à faire des contrôles et des démarches administratives, direction le shopping ! On est en Chine ou quoi ?! 😂
Les garçons prennent un plaisir absolument démesuré à négocier. Ils adorent ça ! Ils discutent les prix, tentent leur chance, reviennent à la charge… Bref, ils sont dans leur élément. À croire qu’ils attendaient ce moment depuis le début du voyage.
Et moi ? Non, je n’ai pas craqué !
Enfin… j’ai bien failli. Plusieurs fois, même.
Il faut dire qu’entre les boutiques, les vêtements et toutes les tentations, il y a de quoi mettre sa volonté à rude épreuve. Mais je suis restée forte. Enfin, aujourd’hui, en tout cas. On fera le bilan des dégâts plus tard ! 😇
Pour terminer cette journée, nous nous sommes séparés en deux équipes.
D’un côté, Soline et Cyril sont partis découvrir un café à chats. Enfin, « café à chats », c’est vite dit ! Il aurait plutôt fallu parler de café à animaux, parce que le casting était pour le moins inattendu : des serpents, un raton-laveur, une chèvre, un cochon… et probablement quelques chats quelque part au milieu de tout ça ! On était loin du petit salon cosy où l’on sirote un cappuccino en caressant un chat qui dort sur un coussin. Là, on change clairement de catégorie. 😂
Je ne sais pas encore si Soline a surtout apprécié les chats ou si elle est revenue avec une nouvelle passion pour les animaux les plus improbables, mais une chose est sûre : en Chine, même un café à chats peut réserver quelques surprises !
Pendant ce temps, Charles, Grégoire et moi avons choisi une activité un peu moins poilue — quoique probablement plus cérébrale : nous nous sommes penchés sur la certification PIX.
Chacun ses loisirs, finalement !
Entre les contrôles scolaires, les démarches pour la carte SIM, le shopping, les animaux exotiques et les compétences numériques, nous avons encore réussi à caser pas mal de choses dans une seule journée.
Et le plus étonnant, c’est que tout cela finit par nous sembler presque normal.
Avant de quitter Shanghai, j’avais réservé nos billets pour visiter la fameuse Cité interdite de Pékin. Enfin… « réservé », c’est un grand mot. Impossible de trouver le site international qui permet de faire la réservation tranquillement en anglais. J’ai donc dû passer par le site chinois, tout traduire, essayer de comprendre les différentes étapes et remplir toutes les informations de nos cinq passeports ! Il fallait choisir l’heure, la porte d’entrée et renseigner les informations personnelles de chacun. Avec une connexion Internet, je vous le rappelle, toujours aussi aléatoire !
Bref, une mission à part entière. Mais j’ai fini par réussir à réserver nos cinq billets. Victoire !Sauf qu’une fois les billets achetés… rien.
Pas de mail récapitulatif, pas de billets à télécharger, pas de confirmation bien claire comme on en a l’habitude chez nous.
Rien qui te permette de te dire tranquillement : « C’est bon, tout est réglé. »
Et ça, c’est quand même assez déroutant.
Mais j’avais lu qu’il fallait passer par la place Tian’anmen pour accéder à la Cité interdite. Et pour visiter la place, il fallait également réserver un créneau. Ni une ni deux, je réserve aussi nos billets pour Tian’anmen. Nos créneaux sont valables de 6 h 30 à 12 h.
ChatGPT me conseille de partir de notre logement à 6 h pour arriver à l’ouverture et éviter la foule. Alors, soyons honnêtes… se lever à 5h du matin pendant les vacances pour visiter une place et un palais, faut quand même être motivés ! 😂
Réveil : 8 h. Courses pour le petit déjeuner. Départ : 9 h. Arrivée prévue : 10 h. Et là, on déchante. Mais quelle idée j’ai eue de réserver cette visite pendant la Golden Week, la grande semaine de vacances chinoise ! C’est le bordel. Il y a des files d’attente partout. Des milliers de personnes, des barrières, des agents de sécurité… On avance au milieu de tout ça sans vraiment comprendre où nous devons aller. On se cale dans une file et on attend. On attend. On attend encore. Sans même être certains d'être au bon endroit. Il n’y a pas vraiment d’explications accessibles pour nous, et avec la barrière de la langue, difficile de demander des renseignements. On avance donc au rythme de la foule, en espérant que quelqu’un sait ce qu’il fait.
Premier contrôle : on scanne nos passeports et on nous prend en photo. Ça passe. Deuxième contrôle : les sacs. On nous fouille, on nous palpe, on vérifie le contenu de nos gourdes… On a l’impression de passer un examen de sécurité à chaque nouvelle étape. Troisième contrôle : on nous re scanne les passeports et on nous reprend en photo. Mais combien de fois vont-ils vérifier qu'on est bien nous-mêmes ?! À ce stade, même nos passeports doivent commencer à nous trouver pénibles.
Cela fait maintenant une heure et quart que nous sommes dans cette file. On avance à la vitesse d’un escargot fatigué. Et pendant ce temps, l’heure tourne. Je commence à regarder l’heure de plus en plus souvent. Nos billets pour Tian’anmen et pour la cité interdite sont valables jusqu’à midi et il est déjà presque 11 h 30. Autant vous dire que je commence à sérieusement regretter de ne pas avoir écouté ChatGPT et son réveil à 5 h !
À 11 h 30, nous arrivons enfin sur la place.
Enfin… « nous arrivons », c’est vite dit : nous avons surtout le temps d’y jeter un coup d’œil avant de devoir repartir vers l’entrée de la Cité interdite. 1h15 de queue pour une visite express !
On prend quelques photos, on essaie de réaliser la taille de cette place immense, puis on file vers la Cité interdite.
Pour la petite histoire, la place Tian’anmen est l’une des plus grandes places publiques du monde : elle mesure environ 880 mètres de long sur 500 mètres de large, soit près de 44 hectares. Elle est bordée notamment par le musée national de Chine et le Grand Palais du Peuple. C’est aussi un lieu majeur de l’histoire contemporaine chinoise. C’est ici, le 1er octobre 1949, que Mao Zedong a proclamé la fondation de la République populaire de Chine. On comprend donc pourquoi cet endroit occupe une place aussi importante dans l’histoire et la vie politique du pays.
Bon, nous, aujourd’hui, notre principal objectif est surtout de réussir à voir la place avant l’expiration de nos billets. 😂
On admire rapidement les lieux, on prend quelques photos et on repart presque aussitôt. La visite de Tian'anmen aura duré moins longtemps que notre attente pour y entrer. Mais au moins, on y est passés !
Nous arrivons à l’entrée de la Cité interdite.
Et évidemment… Nouveau contrôle !
On re scanne les passeports, on vérifie les réservations et, cette fois, nous passons juste avant midi, l’heure limite de nos billets pour la place. Ouf ! Je peux enfin souffler. Nous voilà dans l’un des lieux les plus emblématiques de Chine. Et là, je dois reconnaître que ça valait la peine de s’accrocher. La Cité interdite, c’est tout simplement l’ancien palais impérial chinois. Sa construction a commencé en 1406, sous l’empereur Yongle de la dynastie Ming, et s’est achevée en 1420. Pendant près de cinq siècles, elle a accueilli 24 empereurs des dynasties Ming et Qing.
Son nom vient du fait que l’accès à ce palais était autrefois strictement réservé à l’empereur, à sa famille, aux hauts fonctionnaires et aux personnes autorisées. Le commun des mortels n’avait évidemment pas la possibilité de se promener tranquillement dans les cours impériales comme nous le faisons aujourd’hui ! Et quand on découvre les dimensions du lieu, on comprend mieux pourquoi il fallait tout un protocole pour y accéder.
La Cité interdite s’étend sur plus de 70 hectares, avec des centaines de bâtiments, de grandes cours, des portes monumentales et des pavillons à perte de vue. C'est une véritable ville dans la ville.
Je m’improvise guide touristique et nous commençons notre exploration. J’essaie de raconter aux enfants ce que je sais de l’histoire de la Chine, de ses empereurs, de ses dynasties et de la manière dont le pouvoir était organisé. Et franchement, il y a de quoi faire ! Nous traversons d’immenses cours, découvrons les palais principaux et observons les détails architecturaux. Les toits dorés, les murs rouges, les portes monumentales, les décorations sculptées… Tout est pensé pour impressionner. Et ce n’est pas un hasard. Dans l’architecture impériale chinoise, les couleurs, les dimensions et la disposition des bâtiments traduisaient le rang et le pouvoir de ceux qui les occupaient. Le jaune, notamment, était fortement associé à l’empereur. La Cité interdite était organisée selon un axe central, avec les grands palais cérémoniels dans la partie extérieure et les espaces de vie impériale dans la partie intérieure. Les grandes salles servaient notamment aux cérémonies officielles, aux audiences et aux événements importants de la cour. Plus loin se trouvaient les quartiers privés de l’empereur et de sa famille.
Nous découvrons ensuite les palais plus petits, notamment ceux où vivaient les impératrices et les concubines de l’empereur. Et là, forcément, on commence à imaginer ce que pouvait être la vie quotidienne dans cet immense palais. Des centaines de pièces, des cours intérieures, des règles strictes, des rivalités de cour… On est loin de la vie tranquille dans un appartement avec vue sur le voisin ! Je trouve ça fascinant de pouvoir déambuler dans ces lieux en sachant qu’ils ont été pendant des siècles le centre du pouvoir chinois. Et ce qui est assez incroyable, c’est que le site est tellement immense qu’on ne ressent pas constamment la foule, malgré les milliers de visiteurs présents. On marche, on découvre, on s’arrête devant certains bâtiments, on prend des photos… Et on se laisse porter par l’histoire. Enfin, jusqu’à ce que nos estomacs nous rappellent à la réalité.
Le problème, c’est que nous sommes entrés tard dans le site. Et maintenant, il est 14 h. Il fait chaud. Nous avons marché pendant des heures. Et nous avons faim. Très faim. On essaie malgré tout de profiter encore un peu de la visite. Nous faisons le tour des principaux palais, puis nous nous aventurons vers les bâtiments plus petits. Nous terminons par le jardin impérial, avec ses arbres, ses rochers décoratifs, ses pavillons et ses allées sinueuses. Après toutes ces grandes cours monumentales, ce jardin offre une ambiance plus intime, presque reposante. Il faisait partie des espaces privés de la famille impériale, où l’on pouvait se promener et se détendre à l’écart des cérémonies officielles. Bon, nous, à ce moment-là, on aurait surtout aimé trouver un petit coin pour nous asseoir et manger quelque chose. 😂
Nous finissons par sortir de ce labyrinthe impérial. Et quand je dis labyrinthe, je pèse mes mots. La cité interdite, c'est immense ! On comprend qu’on puisse y passer une journée entière, voire davantage si l’on souhaite visiter les collections du musée. Nous, avec notre arrivée tardive, notre faim et la fatigue, nous avons fait au mieux. Mais franchement, c’est un lieu à voir au moins une fois dans sa vie.
Une fois sortis, il nous reste encore environ 25 minutes de marche pour rejoindre le métro. Et sur le chemin, miracle : nous trouvons un petit restaurant local. On s’installe et on commande des soupes et quelques spécialités chinoises. Cette fois, pas de burger à 60 € comme à Zhujiajiao ! Nous tentons de nouvelles choses, nous goûtons, nous partageons. On expérimente !
Et après cette matinée à courir entre les contrôles, les monuments et les files d’attente, ça fait vraiment du bien de pouvoir enfin se poser. Nous reprenons ensuite le métro pour rentrer à l’appartement. Au programme de la fin de journée : un peu de cours du CNED, parce que même au milieu des palais impériaux, l’école ne prend pas de vacances. Les enfants sont ravis, évidemment. 😜
Après le dîner, Cyril et moi décidons de ressortir tous les deux pour profiter de notre quartier de nuit. Nous avons encore plein de choses à découvrir et nous aimons bien ces petites promenades en fin de journée, quand la ville change d’ambiance et que les lumières s’allument.
Après cette journée au cœur de l’histoire impériale chinoise, nous retrouvons une ville beaucoup plus contemporaine, avec ses rues animées, ses commerces et ses bâtiments illuminés. C’est aussi ce qui rend Pékin fascinante : cette ville est à la fois une capitale moderne et un immense livre d’histoire à ciel ouvert.
Aujourd'hui, nous avons traversé près de 6 siècles d'histoire... avec un réveil trop tardif, trois contrôles de sécurité, une course contre la montre et une bonne dose de patience.
Mais nous avons vu Tian’anmen et la Cité interdite.
Et ça, franchement, ça valait bien quelques heures de galère !
Notre train est à 12 h. On nous a prévenus : avec les vacances de la Golden Week, les gares de Shanghai risquent d’être prises d’assaut. Autant dire qu’on ne va pas tenter le diable !
On profite de la matinée pour préparer un peu notre arrivée à Pékin, puis on termine de ranger l’appartement et on fait le check-out.
Il y a plusieurs gares à Shanghai, et je dois avouer que j’espère sincèrement qu’on ne va pas se tromper comme pour cette histoire de zoo. 😂 Parce que se retrouver dans la mauvaise gare avec cinq personnes et quatre valises, ce serait quand même un joli début de journée !
On a donc pris de l’avance. Un peu d’avance, même. On ne sait jamais.
La gare est immense.
Et avant même de pouvoir rejoindre notre train, il faut passer plusieurs étapes.
Premièrement, le contrôle de nos passeports. Ça passe.
Deuxièmement, le contrôle de sécurité des bagages, comme à l’aéroport.
Ça aussi, on le savait.
En revanche, ce qu’on ne savait pas, c’est ce qui était autorisé et ce qui était interdit…
Et là, ça se complique. Nos 4 valises sont mises de côté.
On nous demande de les ouvrir, par terre, au milieu de tout le monde.
Et évidemment, quand on ouvre nos valises, c’est le grand bazar. Tout est mélangé, les affaires sont entassées les unes sur les autres et, surtout, on ne sait absolument pas ce qu'ils cherchant !
La dame ne parle pas anglais. Elle nous crie quelque chose en chinois. On la regarde. Elle nous regarde. Elle fouille dans les valises, déplace nos affaires, retourne nos vêtements… Elle met un bordel monumental dans nos bagages, pendant qu’on essaie de comprendre ce qui se passe.
C’est hyper gênant. Finalement, elle trouve un déodorant en spray. Ah ! Voilà le coupable !
Elle nous le confisque, puis continue à fouiller dans nos affaires. Je ne comprends toujours pas ce qu’elle cherche exactement, d’autant qu’on a encore des parfums et d’autres déodorants dans les valises.
Et puis, au bout d’un moment, elle finit par lâcher l’affaire. Elle nous laisse repartir avec nos quatre valises, désormais en mode champ de bataille.
Nous venons de perdre 20 minutes et un peu de notre dignité pour un déodorant. 😂
Bon, on remet vaguement nos affaires en place et on poursuit notre chemin.
Nous avançons ensuite dans une gare gigantesque, jusqu’à être dirigés vers une salle d’embarquement.
Et là, surprise : on nous parque dans une salle d’attente, exactement comme à l’aéroport. On attend l’heure de l’embarquement. Environ trente minutes avant le départ, les portes s’ouvrent et nous pouvons rejoindre notre train. Ici, pas de petits billets papier à sortir de sa poche au dernier moment, ni à scanner sur son téléphone : tout fonctionne avec le passeport !
On scanne le document et le système retrouve directement la réservation associée. Franchement, c’est pratique.
Le quai est immense, le train est très long et tout semble dimensionné pour accueillir énormément de monde. En Chine, j’ai vraiment l’impression que tout est pensé à grande échelle. Les gares, les trains, les stations de métro… On ne fait pas les choses à moitié !
Et pourtant, obtenir nos billets n’a pas été une mince affaire. Pour comprendre, il faut savoir que les billets de train chinois ne sont mis en vente qu’un certain nombre de jours avant le départ — dans notre cas, j’avais retenu le fameux délai de quinze jours. Et quand les ventes ouvrent, c’est la ruée ! Je m’étais connectée quelques jours avant la date fatidique pour comprendre comment fonctionnait le système. J’avais déjà repéré les différentes catégories de places. Les premières à partir, ce sont notamment les billets de classe affaire. Et je comprends pourquoi : sièges très confortables, espace généreux, service de restauration… Ça aurait été une expérience sympa à tester, mais à cinq, le budget devenait franchement déraisonnable. On gardera ça pour un prochain voyage à 2 !
Bref, le jour J, j’étais au taquet. Je connaissais l’heure précise de mise en vente et, à 13 h 30, j’étais prête, téléphone en main, déterminée à décrocher nos cinq places. Sauf que… Notre train était grisé. Impossible de réserver ! Les trains d’avant étaient disponibles. Ceux d’après aussi. Mais pas celui qui m’intéressait.
Et évidemment, ce n’était pas n’importe quel train. C’était celui qui partait de la gare la plus proche de notre appartement à Shanghai, qui arrivait dans une gare centrale de Pékin plutôt que dans une gare excentrée, et qui reliait les deux villes en 4 h 40 au lieu de 6 h 30. Bref, le meilleur compromis entre emplacement, durée et prix. Flûte !
Je tente donc le coup de poker : je me reconnecte régulièrement, à peu près toutes les heures. Pas hyper pratique quand on est en pleine balade, mais je garde espoir. Le risque, évidemment, c’est de laisser passer le moment où les autres trains se remplissent et de finir sans aucune place.
Et puis, à 15 h 45… le train devient enfin réservable ! Je ne vous raconte même pas la satisfaction. Je fonce et je réussis à attraper nos cinq places. Trop contente !
Après des jours à préparer les trajets, à comprendre les applications et à jongler avec les réservations, nous voilà enfin dans le train chinois, au milieu des voyageurs chinois, prêts à rejoindre Pékin.
Allez, c’est parti pour 4 h 40 de trajet !
Le voyage se passe finalement très bien. On dort un peu, on regarde des séries téléchargées sur Netflix, on travaille la géographie et la SVT avec les enfants… Oui, même dans le train, l’école nous suit. Elle est particulièrement fidèle, celle-là. 😂 Le Wi-Fi ne fonctionne pas, mais, miracle, notre connexion mobile est à plein régime ! Mieux que dans notre appartement de Shanghai. Il faut dire que la barre n’était pas très haute…
Autre particularité : le train est très bien organisé. Des hôtesses circulent dans les wagons, le personnel s’occupe des passagers et des agents passent régulièrement pour nettoyer les couloirs et les toilettes. On croise même des policiers armés qui patrouillent dans le train. L’ensemble donne une impression très encadrée, presque comme si on était dans un avion sur rails.
Et puis arrive une scène qui va changer notre voyage : au premier arrêt, on voit une dame monter avec plusieurs sacs de commandes McDonald’s. Pardon ? On peut se livrer un Mc Do dans le train ?
Charles, toujours à l’affût des nouvelles possibilités, décide de mener l’enquête. Et évidemment, il trouve comment faire ! Il passe commande depuis son téléphone et, à l’arrêt suivant, une hôtesse vient nous apporter notre repas. Un tacos et une boisson… pour 2,4€ !
Je crois qu’on vient de débloquer un nouveau niveau dans notre aventure chinoise. On peut désormais commander à manger depuis un train en mouvement et se faire livrer directement à sa place. Franchement, entre les applications de paiement, les livraisons et les transports, la Chine nous donne régulièrement l’impression d’avoir quelques longueurs d’avance sur notre organisation européenne.
Après 4 h 40 de trajet, nous arrivons enfin à Pékin. Le train est très long et une quantité absolument incroyable de personnes descend en même temps. Ça se bouscule, ça avance au ralenti, ça bouche les sorties… Nous sommes coincés sur le quai pendant près de 30 minutes avant de réussir à atteindre les escalators. Trente minutes !
Finalement, nous réussissons à rejoindre le métro. Et là, bonne nouvelle : on commence à maîtriser les applications et les transports chinois. Nous trouvons notre chemin sans problème et arrivons à notre appartement. Jusque-là, tout va bien.
Et puis nous ouvrons la porte.
Et là… comment vous dire... L’appartement n’est pas du tout, mais alors pas du tout, à l’image des photos. Soit les photos ont été prises il y a vingt ans, soit elles ont bénéficié d’un sérieux coup de pouce de l’intelligence artificielle. Parce qu’entre ce qu’on avait réservé et ce qu’on découvre, il y a un monde !
Pas de table. Pas de chaises. Pas de verres. Pas de casseroles. Pas de poêle. Pas de four. Une décoration très vieillotte, des placards sales… Bref, un appartement qui ne correspond absolument pas à ce qu’on avait choisi. Et le pire, c’est qu’on avait justement sélectionné ce logement pour son emplacement et sa cuisine ! Deux critères qui, visiblement, n’avaient pas été transmis à l’appartement lui-même. On prend des photos, on rassemble nos arguments et on contacte Trip.com. Et là commence une longue négociation. Trois heures. 3h à échanger des messages, à expliquer le problème et à essayer d'obtenir un dédommagement correct. Au bout de tout ce temps, leur proposition tombe :
11€ de dédommagement. Onze euros. Ils sont sérieux ?! Onze euros pour un logement qui ne ressemble pas à celui qu’on a réservé et auquel il manque la moitié des équipements annoncés. Je crois qu’ils espèrent qu’on va oublier l’affaire pour le prix d’un sandwich. Mais non. Je contacte également le propriétaire, qui, lui, se démène pour trouver une solution. Et là, surprise : dans les trente minutes qui suivent, il nous rapporte des verres, des ustensiles de cuisine, des tabourets, une table… et un four ! 😂Je ne sais pas d’où il sort tout ça aussi rapidement, mais il a compris qu’on n’allait pas se contenter de manger par terre avec les doigts pendant tout notre séjour. De notre côté, on continue à insister auprès de Trip.com. Et à force de négociation, on finit par obtenir un remboursement équivalent à deux nuits. Bon, ce n’est pas l’appartement de nos rêves, mais c’est toujours ça de pris ! Et surtout, nous avons désormais une table, des sièges, des verres et de quoi cuisiner. On progresse.
Nous n’avons finalement pas beaucoup marché aujourd’hui, entre le train, les valises et les négociations avec Trip.com.
Alors, maintenant que tout est plus ou moins réglé, nous décidons de sortir faire le tour du pâté de maisons.
Bonne surprise !
Nous ne sommes clairement pas dans le quartier le plus pourri de Pékin. À seulement 200 mètres de l’appartement, nous tombons sur une place qui nous fait immédiatement penser à une version moderne et chinoise de la place Vendôme. C’est magnifique. Grandiose. Les bâtiments sont impressionnants, l’ensemble est élégant et les lumières donnent au lieu une allure presque luxueuse.
Après la journée qu’on vient de passer, ça fait du bien de découvrir enfin quelque chose qui nous met tout le monde d’accord. Finalement, Pékin commence plutôt bien.
Bon, notre appartement n’est pas tout à fait celui qu’on nous avait vendu, mais le propriétaire a été réactif, Trip.com a fini par lâcher un peu d’argent et notre quartier semble plein de belles surprises.
On va donc essayer de retenir le positif.
Demain, on part à la découverte de Pékin !
Et cette fois, j’espère qu’on n’aura ni problème de train, ni problème de logement, ni problème d’application…
Alors aujourd'hui, c'est eux qui choisissent le programme. Et leur choix est fait : direction le zoo de Shanghai !
Nous sommes déjà très contents de payer seulement 4,20 € l'entrée. À ce prix-là, on ne va pas se plaindre ! Chez nous, les sorties en famille peuvent vite coûter un bras, alors forcément, ici, on apprécie.
Et puis, il y a une priorité absolue dans le programme : les pandas !
On file donc directement voir les stars du zoo : les pandas géants, avec leur allure de grosses peluches noir et blanc, et les petits pandas roux, absolument adorables avec leur fourrure rousse et leur petite bouille de renard.
Franchement, difficile de ne pas craquer.
Le panda géant est devenu un véritable symbole de la Chine. Il se nourrit principalement de bambou, passe une bonne partie de sa journée à manger et se repose énormément. Autant dire qu'il a trouvé un mode de vie qui pourrait séduire certains membres de notre famille ! 😂
Les garçons découvrent alors qu'il serait possible de nourrir les pandas. Et là, forcément, leur intérêt pour le zoo monte encore d'un cran. On cherche les horaires, on essaie de comprendre comment ça fonctionne, on regarde les panneaux en chinois… Bref, on mène l'enquête. Et comme on ne comprend pas grand-chose, je finis par demander à ChatGPT. Et là, révélation : on n'est pas dans le bon zoo !
Pardon ?! Comment ça, pas le bon zoo ? Genre, Shanghai est tellement immense qu'il y a plusieurs parcs animaliers et que celui où l'on peut participer à cette activité n'est pas celui où nous nous trouvons ?
Eh oui. On regarde où se trouve l'autre zoo. 2 heures de métro ! Deux heures pour aller voir des pandas qu'on espère pouvoir nourrir… Parce qu'en plus, apparemment, ce n'est pas garanti : cela dépend de la disponibilité des soigneurs, de l'horaire, des conditions climatiques du jour et des places proposées. Et bien sûr, il faut être sélectionné et payer un supplément. Bon. On va peut-être se contenter de regarder les pandas dans leur enclos. Parce que deux heures de métro pour peut-être avoir le droit de donner un bout de bambou à un panda, ça commence à faire compliquer la rencontre. Nous restons donc dans notre zoo et poursuivons tranquillement la visite.
Nous nous promenons parmi les différentes espèces, en découvrant les animaux au fil des enclos.
Et puis nous arrivons devant les orangs-outans.
Là, on passe un bon moment à les observer et à rigoler de leurs attitudes. Ils sont tellement expressifs qu'on pourrait rester des heures devant eux.
Il faut dire que les grands singes ont cette capacité assez incroyable à nous faire rire tout en nous donnant parfois l'impression qu'ils sont en train de nous observer, nous, avec un certain jugement.
Finalement, on ne sait plus très bien qui regarde qui. 😂
On continue notre balade, on profite de ce moment en famille et on prend le temps de découvrir les différentes espèces.
Mais vers 15 h…
On est cuits.
Le zoo, c'est sympa, mais ça fait marcher ! Et entre les distances, les animaux qu'on veut absolument voir et les arrêts devant chaque enclos, on finit par avoir notre compte. On abdique. Retour à l'appartement !
Retour à la réalité : j'ai un audit ce soir !
Il me faut donc un petit moment de concentration pour me préparer, me poser et travailler dans de bonnes conditions. Enfin… « Dans de bonnes conditions » est peut-être un peu exagéré. Parce que je retrouve notre fidèle compagnon de voyage : le Wi-Fi de merde ! 😤 Entre les problèmes de connexion, les pages qui ne chargent pas et les applications qui décident de fonctionner uniquement quand elles en ont envie, je passe régulièrement de la concentration à l'agacement. C'est fou comme on peut aimer voyager et détester son réseau Internet en même temps !
Ah oui, et au milieu de tout ça, nous avons aussi géré les valises. Parce que demain, nous quittons Shanghai.
Et faire les valises d'une année à 5, ce n'est jamais juste mettre quelques vêtements dans des sacs. Il faut trier, ranger, peser, essayer de tout faire rentrer et se demander pourquoi on a encore craqué sur un jean à Shanghai !
Et puis, comme c'est notre dernière soirée à Shanghai, nous décidons de ressortir tous les deux pour une dernière promenade. Les enfants restent tranquilles pendant que Cyril et moi profitons encore un peu de cette ville incroyable. Shanghai nous aura vraiment surpris. Nous avons découvert ses quartiers historiques, ses rues commerçantes, ses marchés, ses temples illuminés, ses gratte-ciel et ses villages traditionnels aux alentours. Une ville de contrastes, où l'on peut passer en quelques minutes d'une ruelle ancienne à une avenue futuriste. Et malgré les galères de transport, les problèmes de connexion, les paiements compliqués et les restaurants parfois très discutables, on a adoré découvrir Shanghai à notre rythme. Ce soir, on profite simplement de l'ambiance, des lumières et de cette dernière balade avant de partir vers une nouvelle étape de notre voyage. Demain, on remballe tout et on reprend la route.
Allez, allez, on se bouge ! Aujourd’hui, direction Yuyuan Garden. Mais avant d’y arriver, on a prévu de traverser deux quartiers, histoire de marcher un peu quand même. Parce qu’à force de prendre le métro et des Didi, on va finir par oublier qu’on a des jambes ! 😂
Nous voilà partis sur Fangbang Middle Road, une rue qui nous plonge dans une autre facette de Shanghai. Ici, on retrouve une ambiance plus traditionnelle, avec des boutiques, des échoppes et toutes sortes de petits commerces.
On flâne, on regarde les vitrines, on se laisse attirer par les produits exposés et on observe la vie du quartier. C’est aussi ça, le plaisir de voyager : se promener sans forcément avoir un objectif précis et découvrir des endroits qu’on n’aurait peut-être jamais cherchés spontanément.
Nous poursuivons notre balade vers Fuyou Road, avant de rejoindre le quartier historique de Yuyuan.
Dans ce secteur, Shanghai dévoile un visage bien différent de celui des grandes avenues et des gratte-ciel. On retrouve des ruelles commerçantes, des boutiques traditionnelles et une atmosphère qui rappelle le rôle historique de ce quartier dans la vie marchande de la ville.
Bon, évidemment, nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée. Mais après tout, nous sommes à Shanghai : trouver un endroit sans personne relève parfois de l'exploit olympique.
Nous arrivons enfin dans le quartier de Yuyuan Old Street, juste à côté du jardin Yu.
Les bâtiments traditionnels, avec leurs toits aux angles relevés, leurs façades richement décorées et leurs lanternes, nous plongent dans une image très traditionnelle de la Chine.
Ce quartier est intimement lié à l’histoire du jardin Yu, créé à partir de 1559, sous la dynastie Ming, par un haut fonctionnaire nommé Pan Yunduan. Il voulait offrir à ses parents un endroit paisible où profiter de leur retraite. Le nom Yuyuan évoque d’ailleurs le plaisir et le bonheur des parents.
Autour du jardin et du temple du Dieu de la Ville, un marché s’est développé au fil des siècles. Aujourd’hui encore, le quartier mélange patrimoine, boutiques, traditions populaires et spécialités culinaires.
Bon, côté tranquillité, on repassera : c’est l’un des endroits les plus touristiques de Shanghai !
On se laisse porter par la foule, on regarde les façades, les boutiques et toutes les petites choses qui attirent notre attention.
Et forcément, quand on se promène dans un quartier pareil, il faut bien goûter quelque chose !
Nous avons donc testé l’une des tendances gourmandes de Shanghai : la tarte de 60 cm !
Oui, 60 centimètres.
On ne parle pas ici d’une petite pâtisserie qu’on mange discrètement avec son café. Non, on est sur un format familial !
Évidemment, impossible de passer à côté sans essayer.
On goûte, on partage, on se régale… et on se dit que les découvertes culinaires font aussi partie du voyage.
Entre les spécialités chinoises dont on essaie de deviner les ingrédients et ces gourmandises XXL, notre programme gastronomique est plutôt bien rempli !
Puis la nuit tombe. Et là… Tout devient encore plus beau. Les lanternes s'allument, les façades traditionnelles se parent de lumière, les toits dorés ressortent dans la nuit et les bâtiments semblent tout droit sortis d'un décor de film historique.
C'est exactement ce que j'aime en Chine : certains endroits sont déjà impressionnants en journée, mais une fois la nuit tombée, ils changent complètement d'atmosphère.
Le quartier de Yuyuan est d'ailleurs particulièrement connu pour ses illuminations et ses lanternes, une tradition festive ancienne autour du jardin et du temple du Dieu de la Ville.
On se promène, on admire, on prend des photos…
Et on essaie de profiter du spectacle malgré la foule, parce que, visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir compris que Yuyuan est encore plus magique le soir !
Après cette longue balade, il est temps de penser à dîner.
Nous finissons par nous installer dans un restaurant qui, à première vue, ne paie pas forcément de mine. Le genre de petite adresse où l'on pourrait passer devant sans imaginer qu'elle a une réputation gastronomique comparable à celle d'un restaurant étoilé chez nous. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à la décoration ! Nous nous installons et profitons de ce dernier moment dans le quartier, c'est agréable de pouvoir enfin se poser et découvrir encore un peu la cuisine locale.
Encore une journée où l'on aura marché, découvert, goûté et pris des centaines de photos.
Shanghai ne nous laisse décidément pas beaucoup de temps pour nous ennuyer ! 😜
Aujourd’hui, nous quittons Shanghai pour aller découvrir Zhujiajiao, l’un des fameux villages d’eau situés à proximité de la ville.
Après l’agitation de Shanghai, ses gratte-ciel, ses immenses avenues et ses millions d’habitants, nous avons envie de voir une autre facette de la Chine.
Et pour le coup… on va être servis !
Zhujiajiao est une ancienne ville construite autour de nombreux canaux, à une quarantaine de kilomètres du centre de Shanghai. Le village a plus de 1 700 ans d'histoire et s’est développé grâce au réseau de voies d’eau qui permettait autrefois de transporter marchandises et personnes.
Ici, pas de gratte-ciel. Des maisons blanches aux toits noirs, des petites ruelles pavées, des ponts en pierre, des canaux et des petites embarcations qui passent tranquillement sous les ponts.
On comprend vite pourquoi Zhujiajiao est souvent surnommée "la Venise de Shanghai"
Bon… Venise, faut peut-être pas exagérer non plus 😂
Mais c’est vraiment très joli.
Nous nous promenons dans les petites ruelles. Les maisons traditionnelles sont construites au bord de l’eau, avec leurs façades blanches et leurs toits noirs recourbés. Les canaux ont longtemps été le cœur de la vie du village : ils servaient à se déplacer, à transporter les marchandises et faisaient véritablement office de rues. On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui beaucoup de petits ponts en pierre qui permettent de passer d’un côté à l’autre. Et certains sont très anciens. Le plus célèbre, le pont Fangsheng, date de la dynastie Ming et signifie littéralement "pont où l'on libère les animaux". Il était associé à la tradition bouddhiste consistant à relâcher des animaux pour accumuler du mérite.
Le village est aussi connu pour ses nombreuses demeures anciennes, ses jardins et ses petites boutiques. On retrouve évidemment tout ce qu’il faut pour attirer les touristes : souvenirs, nourriture, thé, petites pâtisseries, objets artisanaux… Mais malgré tout, il reste quelque chose de très agréable dans cette ville.
On se balade au bord de l’eau, on regarde les petites barques passer et on a vraiment l’impression d’être très loin de Shanghai.
Impossible de venir dans un village d’eau sans prendre un bateau. Nous embarquons donc pour une petite balade sur les canaux. Et là, changement de rythme. Le bateau avance tranquillement sur l’eau, entre les maisons anciennes et les ponts de pierre. Les bateliers utilisent encore la longue perche pour manœuvrer les petites embarcations. On regarde les maisons défiler et, pendant quelques minutes, même les enfants sont calmes.
Après toute cette balade, nous commençons évidemment à avoir faim.
Et là, miracle : un restaurant propose des burgers ! Miam !
Après plusieurs jours de cuisine chinoise, retrouver quelque chose de parfaitement identifiable nous réjouit. On s’installe. On commande. Et on attend avec impatience. Puis les burgers arrivent. Et là… silence autour de la table
Les frites arrivent avec une odeur… d'huile rance. Mais vraiment rance.
Le genre d’odeur qui te fait immédiatement comprendre que ton estomac vient de prendre une décision : "Moi, je ne participe pas à ça". "Je ne veux pas affliger cela à mon estomac"
On regarde ensuite les burgers. Et là, deuxième surprise. Le burger coûte environ 11€. Onze euros ! Ici, c’est énorme. Et pour ce prix-là, on s’attend quand même à quelque chose. On ouvre. Pas de salade. Pas de tomate. Pas d’oignon. Pas de bacon. Pas de sauce. En fait… juste du pain et un steak. Même pas une tranche de fromage ! On goûte quand même. On essaye. On se dit qu’il faut peut-être aller au-delà des apparences. Mais non. C'est immangeable.
Les frites restent dans les assiettes. Les burgers aussi. Et nous voilà donc à payer une addition de… 60€ sans avoir mangé !
On vient littéralement de dépenser l’équivalent de plusieurs repas chinois, sans réussir à manger notre déjeuner. À ce prix-là, j’aurais préféré acheter cinq bols de nouilles dans la rue pour 4 jours. Ou même cinq burgers McDo. Enfin…
Cette mésaventure passée, nous reprenons notre balade. Et heureusement, Zhujiajiao a suffisamment de charme pour nous faire oublier notre déjeuner à 60 €. On continue à nous perdre dans les petites ruelles, à travers les petites boutiques et le long des canaux. On observe les habitants, les touristes chinois venus eux aussi profiter de leur journée, les vendeurs qui proposent toutes sortes de spécialités locales. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous sommes nous-mêmes devenus une attraction. On se fait regarder. On nous sourit. Les enfants attirent parfois les regards. Après plusieurs semaines en Asie, on commence à avoir l’habitude d’être observés comme si nous étions une espèce exotique. 😂 Et puis, contrairement à Shanghai, ici, tout semble beaucoup plus lent. Juste les canaux, les vieilles maisons et les petites barques.
Zhujiajiao nous rappelle qu’avant la Shanghai ultra-moderne que nous découvrons depuis plusieurs jours, il existait et il existe encore une Chine plus traditionnelle, organisée autour de l’eau, du commerce local et de ces petites villes où le temps semble s’être arrêté.
Bon, il faut reconnaître qu’après plusieurs journées bien chargées, ça ne nous fait pas de mal.
On traîne, on travaille un peu, on avance dans les cours du CNED, on récupère…
… jusqu’à 15h30. La pluie finit par s’arrêter et, comme par magie, tout le monde retrouve immédiatement l’envie de sortir. Direction le temps de Jing'an.
Le temple est l’un des plus anciens temples bouddhistes de Shanghai. Son histoire remonterait au IIIᵉ siècle, même si le site a connu de nombreuses transformations et reconstructions au fil des siècles. Il se trouve aujourd’hui en plein cœur du quartier de Jing’an, entouré d’immeubles, de centres commerciaux et de grandes avenues.
Et c’est justement ce mélange qui est assez canon.
Bon, malheureusement pour nous, le temple est en travaux. On peut quand même le visiter, mais forcément, entre les échafaudages et les bâches, il perd un peu de sa superbe.
On se balade malgré tout dans les différents espaces, on observe les fidèles, les statues, les brûle-parfums et toute cette activité autour du temple.
Puis on se trouve quelques brioches et des gâteaux et on s’installe tranquillement face à lui, pour miuex l'observer, lui et les habitants de ce pays. On observe la vie autour de nous.
Et puis, vers 18h… tout s'éclaire. On change d’ambiance complet.
Le temple, déjà impressionnant malgré les travaux, devient magnifique de nuit. Les toits dorés et les décorations s’illuminent, les lumières se reflètent sur les bâtiments et, tout à coup, on oublie presque les échafaudages. Puis nous avons la chance de pouvoir nous promener dans le Jing'an Sculpture Park, lui aussi illuminé pour l’occasion. C’est assez magique.
Nous poursuivons notre balade à pied. Une demi-heure plus tard, nous arrivons devant The Louis. Et visiblement, nous ne sommes clairement pas les seuls à avoir eu l’idée de venir le voir à la tombée de la nuit. Il y a du monde partout. Mais franchement, peu importe. Le bâtiment est impressionnant. Ultra-moderne, tout en courbes, avec une architecture pleine de détails et de jeux de lumière.
Encore une fois, Shanghai nous fait passer en quelques minutes de plusieurs siècles d'histoire à une architecture complètement futuriste.
Juste en face, je repère un Starbucks Reserve. Bon… Là, je suis obligée.
Je fais découvrir aux enfants cet endroit emblématique : les Starbucks Reserve sont les adresses haut de gamme de l’enseigne, avec une ambiance beaucoup plus travaillée que dans un Starbucks classique.
Et dès que je rentre… l'odeur du café m'envahit les narines. Je respire. J’adore.
Après plusieurs semaines à l’autre bout du monde, retrouver cette odeur familière me fait presque autant d’effet qu’un monument. 😂
Et puis ce soir, nous décidons de nous offrir un petit luxe : on rentre en Didi
5 € la course.
Bon…
Avec toutes nos jambes fatiguées.
C'est clairement une folie ! 😂
Et deuxième folie de la journée : des bouchons !
Alors là…
Retour direct à La Réunion.
Des bouchons bien garnis, bien parfumés, bien gras comme il faut…
On se régale.
Une journée qui avait commencé sous la pluie et qui se termine avec un temple illuminé, une balade nocturne, un Starbucks et des bouchons.
Aujourd’hui, 3 mots d'ordre : repos, pluie et sushis !
La météo a décidé pour nous : il pleut, parfois beaucoup, donc on ralentit un peu.
Et ça tombe plutôt bien parce qu’on a aussi besoin de souffler.
On en profite pour se mettre à jour dans les cours du CNED, parce qu’il ne faudrait quand même pas oublier qu’on est parti voyager… mais qu’on a embarqué l’école avec nous et qu'avec le manque de connexion, c'est pas tous les jours facile !
On fait également un peu de tri dans nos photos et nos vidéos. Un peu...
Parce qu’après plusieurs semaines de voyage, on commence déjà à avoir des milliers de photos, des vidéos de 12 secondes dont on ne se rappelle même plus pourquoi on les a prises et une quantité absolument déraisonnable de doublons, car on met tout en commun. Il était temps de faire un peu de ménage.
Mais évidemment, rester tranquillement à l’appartement toute la journée, ce n’est pas vraiment notre truc.
Alors on retourne faire un tour au marché aux vêtements. Et on fait encore de super affaires.
À ce rythme-là, il va falloir prévoir une valise supplémentaire pour ramener les vêtements qu'on achète en Chine 😂
Et puis, mission essentielle de la journée : aller chercher des sushis.
Parce qu’ici, les sushis ne valent vraiment pas grand-chose comparé à chez nous, alors forcément… on en profite !
Et c’est en allant chercher notre dîner au centre commercial Joy City qu’on tombe à nouveau sur un spectacle assez incroyable.
Des centaines de jeunes sont habillés comme des personnages de dessins animés.
Des perruques, des costumes, des accessoires, des jupes, des maquillages…
une véritable invasion de mangas !
On ne sait pas exactement ce qu’il se passe, mais visiblement, le centre commercial s’est transformé en convention géante. Et nous, évidemment… on adore !
Finalement, même les journées où on ne prévoit pas grand-chose finissent toujours par nous réserver une petite surprise.
Repos, pluie, sushis ... et quelques centaines de personnages de dessins animés en bonus. Une journée chill !