Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

28 septembre 2026

Marseille – Jour 2 ☀️🎨

Nous continuons notre opération "remise en état de l'appartement", toujours avec autant d’enthousiasme… enfin, surtout Cyril ! 

Nous travaillons d’arrache-pied pour essayer de rendre cet appartement présentable. Aujourd’hui, je m’attaque aux plinthes, pendant que Cyril poursuit la peinture.

Parce que moi, après plusieurs jours de chantier, mes petits bras sans muscle commencent sérieusement à demander leur mise en dispo 😅
J’ai beau être pleine de bonne volonté, visiblement, le rouleau de peinture ne développe pas les biceps aussi rapidement que prévu…

Malgré tout, cet après-midi, pause obligatoire pour tout le monde ! Nous abandonnons nos pinceaux, notre poussière et nos magnifiques tenues de chantier pour aller jouer aux bons touristes et découvrir un peu la vieille ville de Marseille. 

Évidemment, nous sommes en plein mois d’août.

Donc… Il fait très chaud. Le genre de chaleur où, au bout de dix minutes de balade, tu ne sais plus si tu visites Marseille ou si tu participes à une épreuve de survie. 

 

Mais ça fait du bien de sortir tous ensemble, de marcher, de découvrir les petites rues, les vieilles façades et de voir un peu autre chose que des pots de peinture, des plinthes et des trous dans les murs. 

Et puis, en fin de journée, alors que nous commençons doucement à penser à notre chantier du lendemain, la nouvelle tombe. Et celle-là, on l’attendait depuis plusieurs jours… Nous allons pouvoir rentrer chez nous ! ❤️

La sous-préfète vient de donner son accord pour que nous puissions rejoindre notre domaine, sous certaines conditions de sécurité. Évidemment, ce n’est pas encore complètement gagné : les incendies sont toujours là et la situation reste sous surveillance.

Mais après plusieurs jours à vivre dans l’attente, entre les nouvelles alarmantes, les cartes des incendies et les Canadair qui tournent au-dessus de chez nous… savoir que nous allons enfin pouvoir rentrer, c'est un immense soulagement. 

Notre maison nous attend.

27 septembre 2026

Septembre 2026 : Chuseok, pluie, cartes et préparation commando pour la Chine (J11)

Aujourd’hui, programme plutôt tranquille.

À la base, nous devions aller assister à l’ouverture du festival de Chuseok, mais la météo en a décidé autrement : il pleut des cordes et le festival est finalement annulé. 

Et ce n’est pas vraiment le jour idéal pour improviser un plan B : Chuseok est l'une des grandes fêtes traditionnelles coréennes, ils parlent ici de leur Thanksgiving. C’est la fête des récoltes, l’occasion pour les familles de se retrouver, de rendre hommage aux ancêtres et de partager de nombreux plats traditionnels, notamment les fameux songpyeon, de petits gâteaux de riz en forme de demi-lune. Pendant les congés, beaucoup de Coréens retournent d’ailleurs dans leur famille ou dans leur ville d’origine.

Résultat, avec la pluie et le jour férié, Séoul tourne au ralenti Les boutiques, les restaurants et autres commerces que nous avions prévu de découvrir sont fermés dans notre secteur. Bon… finalement, ça tombe plutôt bien : ça nous oblige à faire une vraie journée de repos !

Enfin… repos ... on va pas non plus se mettre devant une série ou un film ... c'est pas trop nous, ça ! 

On travaille, on joue avec les enfant, on a enchaîné les parties de cartes pendant des heures. On a fait des Dutch qui est un très bon jeu de cartes pour Cyril puisqu'il s'agit de mémoriser ses cartes pour les jouer au bon moment. Et comme on est joueur, on joue pas avec 3 cartes, ni avec 4 mais 5 cartes à mémoriser et on a ajouté le droit à la déconcentration ! 🫣😂

Et surtout, nous préparons la suite : la Chine ! 

Et là, changement de dimension.

Parce qu’autant en Corée on commence enfin à maîtriser les transports, la carte T-money et les petites habitudes locales… autant en Chine, nous découvrons que notre téléphone va devenir notre meilleur compagnon de voyage. 

Nous téléchargeons donc les applications dont nous allons avoir besoin, notamment Alipay, indispensable pour les paiements, mais aussi pour certains services du quotidien. À Shanghai, le paiement mobile est devenu le seul moyen de paiement : on peut payer avec son téléphone dans les commerces, les restaurants, les magasins, mais aussi utiliser les services de transport. 

Autrement dit, en Chine, si ton téléphone tombe en panne, tu risques de vivre une expérience proche du retour à l'âge de pierre. 

Nous préparons également Didi, l’équivalent local de notre appli de VTC. Là encore, tout se fait depuis le téléphone : on indique la destination, on choisit la voiture, on suit l’arrivée du chauffeur et le paiement peut être automatiquement effectué via Alipay.

Puis vient le grand morceau : comprendre le métro de Shanghai. 

À Shanghai, le métro peut justement être utilisé avec un QR code de transport sur Alipay, ce qui évite de jongler avec les tickets à chaque trajet. Notre mission du jour est donc de comprendre tout ça avant d'arriver avec nos 5 téléphones à bout de bras, nos valises, sacs et nos airs de touristes complètement perdus. 

Nous faisons également les formalités administratives nécessaires. Et là, petite nouveauté qui peut surprendre : pour les étrangers qui logent dans un hébergement autre qu’un hôtel, l'enregistrement du lieu de séjour auprès des autorités des autorités est obligatoire dans les 24h. Depuis le 21 septembre 2026, cette démarche peut être effectuée en ligne. Timing parfait pour nous !

Nous préparons également notre carte d'arrivée, nos itinéraires, les adresses des différents lieux et le planning de nos journées. Shanghai est immense, donc l’idée est quand même d’éviter le fameux programme familial : « On voulait visiter trois choses, mais on a passé la journée à chercher la première. » 😂

Et comme nous continuons à faire l’école pendant notre périple, nous anticipons aussi les imprévus : tous les cours du CNED du prochain mois sont téléchargés sur les ordinateurs, histoire de pouvoir travailler même si Internet décide de nous faire une petite blague ou si nous nous retrouvons sans connexion, parce qu'apparemment il y aura beaucoup de sites non accessibles...

Bref, aujourd’hui, entre une fête traditionnelle annulée, des parties de cartes interminables, quelques heures de travail et une bonne dose de préparation, nous ne faisons pas grand-chose... mais nous préparons déjà toute la suite ! 

La Corée se termine doucement.

27 septembre 2026

Septembre 2026 : Hongdae : nos yeux ne savent plus où donner de la tête ! (J10)

Il ne fait pas très beau aujourd'hui, mais ce n'est pas ça qui va nous arrêter ! Direction Hongdae, l'un des quartiers les plus emblématiques et les plus animés de Séoul. Ici, c’est clairement K-pop, jeunesse, boutiques déjantées et ambiance électrique. 

Il y a des trucs à voir de partout : magasins, cafés, street art, petites boutiques, personnages géants, écrans, musique… On ne sait littéralement plus où regarder ! On avance de dix mètres et il y a déjà quinze nouvelles choses à voir. 

Bref, Hongdae, c’est un peu le genre d'endroit où tes yeux font plus de kilomètres que tes pieds 😜

25 septembre 2026

Septembre 2026 : Mercredi : journée royale, marché, vieilles pierres… et Olive Young ! 😆 (J9)

Grosse journée aujourd’hui !
Les enfants sont prévenus, préparés… enfin, autant qu’on puisse préparer une bande de cinq personnes à une journée qui va encore finir avec plusieurs kilomètres dans les jambes. 😂

Ils ont travaillé ce matin avant de partir.

Petit point sur le travail en famille : moi, j’aime vraiment partager ces moments avec eux. Il faut dire qu’en voyage, on a rarement l’occasion de passer autant de temps tous ensemble autour des cours, et finalement, j’aime bien ce petit rythme de travail collectif.

Charles, en terminale, se débrouille désormais tout seul. Soline, elle, se fait accompagner par Cyril et moi, pendant que je mène une guerre quotidienne avec Grégoire, qui semble considérer que « travailler » est une activité profondément surcôtée. 😅

On a instauré un rythme d’environ 3 heures de cours par jour, un peu plus pour Charles, que l’on répartit sur la journée. Et franchement, les cours d’anglais sont d’un sacré niveau ! J’apprends plein de choses en même temps que Grégoire. 😉
On a même commencé les devoirs et les contrôles… maintenant, on attend les notes.

Après cette matinée studieuse, direction le palais de Changdeokgung, car nous avons réservé la visite du Secret Garden à 11h30.

Changdeokgung a été construit au début du XVe siècle comme palais secondaire de Gyeongbokgung, et ce qui le rend particulièrement intéressant, c’est qu’il a été pensé pour épouser le paysage plutôt que de l'écraser. Le palais et ses jardins suivent la topographie naturelle du terrain, selon notamment les principes du pungsu, l’équivalent coréen du feng shui. Le palais est d'ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Et le jardin secret porte plutôt bien son nom : ici, pas question de faire un jardin géométrique au cordeau façon Versailles. On laisse davantage la nature s’intégrer à l’architecture, avec des arbres, des bassins et des pavillons installés au milieu de la végétation. Encore une fois, la Corée nous rappelle qu'elle sait très bien faire cohabiter le passé et la nature avec une ville gigantesque autour. 

Après cette immersion royale, direction le marché de Gwangiang. Et là, changement d’ambiance ! 😋

On passe des palais aux stands de nourriture, avec des odeurs qui viennent de partout et une foule qui déambule entre les comptoirs. Gwangjang est l’un des marchés traditionnels historiques de Séoul, ouvert au début du XXe siècle, et il est particulièrement connu pour sa partie alimentaire : mayak gimbap, bindae-tteok, tteokbokki, eomouk ... bref, tout ce qu’il faut pour ruiner définitivement toute tentative de régime. 😂

On goûte plein de choses, et évidemment, tout le monde veut tout goûter. Parce qu'en famille, il y a une règle universelle : quand maman commande quelque chose de bizarre, personne n'en veut… jusqu'à ce que ce soit servi. Là, tout le monde se découvre soudainement une passion pour la cuisine coréenne ! 😂

Après le marché, grosse pause le long du canal de Cheonggyecheon. Et ça fait franchement du bien.

Ce petit cours d’eau traverse le centre de Séoul sur plus de 10 km. Son histoire est assez incroyable : autrefois intégré à la vie quotidienne de la ville, il a ensuite été recouvert par des infrastructures routières au moment du développement de Séoul, avant d’être remis au jour et restauré entre 2003 et 2005. Aujourd’hui, c’est devenu une véritable promenade au cœur de la ville.

Pendant que tout le monde récupère un peu, je m'échappe dans un marché de vêtements et accessoires.

Et là… je découvre les centres commerciaux coréens. Rien à avoir avec nos malls, ici ce sont des toutes petites allées, avec plein de stands.C'est super méga immense. Le marché doit faire un kilomètre de long, il y a plusieurs allées et plusieurs étages. Mais on trouve tellement de choses, je ne sais plus ou donner de la tête...

 

Après cette pause shopping — qui, soyons honnêtes, n’en était pas vraiment une (j'ai marché des kilomètres 🫣 — nous partons vers le fascinant quartier d'Insadong. 

Insadong est l'un des quartiers de Séoul où la culture traditionnelle est particulièrement présente : boutiques d’artisanat, antiquités, galeries, maisons de thé, poteries et objets traditionnels se mélangent dans les petites rues. C’est un endroit où l’on peut vraiment avoir l’impression de passer d’une Séoul ultra-moderne à une autre époque en quelques mètres.

Sur le chemin, nous rencontrons un monsieur coréen d'un certain âge qui s’intéresse à nous. Il nous demande d’où nous venons, ce que nous faisons ici, combien de temps nous restons… Il parle très bien anglais et semble sincèrement heureux de voir des touristes européens découvrir son pays.

Tellement heureux d’ailleurs qu'il finit par donner de l'argent aux enfants pour qu'ils s'achètent une glace coréenne 😂

Bon… je ne vais pas vous mentir : les enfants l'ont immédiatement classé dans la catégorie "personne formidable". 

Et ce n’est pas la première fois que nous attirons l’attention.

Nous avons plusieurs fois remarqué que des Coréens nous regardaient avec curiosité, et certains viennent nous parler. Et les cheveux de la famille ont également beaucoup de succès. Il nous est arrivé plusieurs fois que des gens les touchent, notamment les cheveux clairs. On ne sait pas toujours trop comment réagir : entre le côté attendrissant et le petit moment de surprise où tu te demandes si tu viens réellement de te faire caresser les cheveux par quelqu’un dans la rue ! 😂

Après Insadong, nous rentrons nous reposer, en passant encore une fois devant des palais, des temples et ces petits morceaux de Séoul traditionnel qui surgissent au milieu des immeubles modernes.

Petite pause à l’appartement, et notre hôte vient nous rendre visite pour vérifier que tout va bien. C’est assez amusant de pouvoir enfin discuter vraiment avec elle et de rencontrer une Coréenne dans un cadre beaucoup plus quotidien. On échange, on parle de la vie ici, de notre séjour… 

Et puis évidemment… on reste nous-mêmes : incapables de rester tranquilles ! 

La nuit tombe sur Séoul 

Les coréens attendant sagement leur tour pour prendre l'ascenceur

les escaliers pour rentrer dans le métro sont séparés pour préparer les files individuelles

Alors après cette grosse journée, nous ressortons profiter de la vie nocturne de Séoul.

Et là… Je me lâche chez Olive Young...

Parce qu’il ne faudrait quand même pas rentrer en France sans quelques sérums, masques, crèmes, produits improbables et autres petites merveilles dont j’ignore encore totalement l'utilité exacte…

Mais ça, c'est une autre histoire 😜

25 septembre 2026

Juillet 2026 : Retour vers Bordeaux…

Malgré mon inquiétude, nous avions pris de la marge partout pour éviter de revivre la grande aventure du trajet précédent. Résultat : on a quand même un peu sacrifié notre journée… mais au moins, le ferry est arrivé à l'heure et nous a emmenées comme prévu jusqu’à Varenna, en passant encore une fois par une succession de petits villages, tantôt d’un côté du lac, tantôt de l’autre.

La balade était franchement agréable, et cette fois, pas de stress sur le bateau. Arrivées à Varenna, nous avons patienté tranquillement à la gare, le temps de nous poser un peu, et notre train est, miracle, arrivé à l'heure. 

Et mieux encore : j’ai même pu m’asseoir ! Personne ne m’a chipé ma place cette fois. On progresse. 😂

Mais évidemment, parce qu’il ne faut jamais croire que tout peut se passer normalement jusqu’au bout, arrivés à la gare centrale de Milan, le train qui devait m'emmener à l'aéroport est supprimé. Voilà.

C’était trop beau. Heureusement qu’on avait prévu large ! Je change donc de gare, attrape un autre train, croise très fort les doigts… et finalement, tout se passe bien. J’arrive à l’heure pour mon vol.

Retour à la réalité

Et puis j’arrive à Bordeaux. Et là, en descendant de l’avion, je sens la fumée. L’odeur du bois brûlé. En deux secondes, tout le bonheur du lac de Côme disparaît et je suis brutalement ramenée à la réalité. Notre maison n’est toujours pas sauvée. Les incendies sont encore actifs, les Canadair continuent leurs rotations au-dessus du village…

Il faut que ça tienne.

Je file retrouver Cyril. Il est réveillé. Il va bien. Et moi, pour la première fois depuis plusieurs jours, je peux enfin rentrer dormir. Je dors chez Paul, ça sent pas bon dans l'immeuble, comme une poubelle oubliée par un locataire parti en vacances. 

Comme si nous n’avions déjà pas assez de choses en cours, il nous reste toujours cet appartement à Marseille sur les bras. Une agence est passée l’estimer et nous a gentiment expliqué qu’un petit coup de peinture serait le bienvenu.

Petit. Le mot est important.

Comme nous ne savons pas vraiment ce que nous allons faire des jours qui viennent, nous décidons de louer une voiture et un appartement, de récupérer Paul tout juste rentré du Sri Lanka, et nous voilà partis tous les 6 +Plume, direction Marseille.

Oui, six personnes, un chat, une voiture et un appartement à refaire.

Parce qu’après les incendies, l'opération de Cyril, l'évacuation, il nous manquait clairement un petit chantier de rénovation pour compléter le tableau. 😂

Nous arrivons pile à l’heure pour le coucher du soleil.

Et franchement, après tout ce qui vient de se passer, ça fait du bien de changer d'air. 

J1 à Marseille

Nous attaquons de bonne heure. Direction l’appartement. J’ai tellement hâte que Cyril le découvre ! Pour rappel, je l'ai choisi toute seule, et j’avais eu un véritable coup de cœur.

Évidemment, avant même de découvrir notre futur chez-nous, nous commençons par baver devant les grosses maisons du quartier. 

Puis arrive notre premier défi de la journée : entrer dans le parking de la résidence. On galère. On cherche. On essaie. Et pour cause… La télécommande du parking que le vendeur nous a donné n'est pas la bonne 😩. Le monsieur a tout simplement gardé les deux bonnes télécommandes pour lui. Et, cerise sur le gâteau, apparemment il continue à se garer là avec sa femme lorsqu'ils viennent dans le quartier (c'est le concierge qui nous l'a dit)

Je découvre donc avec émotion que nous sommes devenus propriétaires d’un appartement… mais pas encore vraiment de notre place de parking. Heureusement, une gentille dame nous ouvre la barrière et nous permet enfin de faire entrer notre mini-bus familial. 

Premier obstacle franchi. On peut enfin découvrir l’appartement. Je suis persuadée qu’il est au premier étage. Je cherche le nom sur la sonnette. Je cherche encore. Je commence à me demander si nous nous sommes trompés d’immeuble. Puis je relis l’acte d’achat.

…

L'appartement est au 3ème. Voilà voilà.

Après avoir donc cherché le mauvais étage avec beaucoup de conviction, nous montons au troisième et attaquons le deuxième jeu de la journée : "Quelle clé ouvre quoi ???"

Parce que des clés, il y en a. Beaucoup. Beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Nous essayons tout. Et enfin, une porte s’ouvre. Nous entrons. Et là… Comment dire ? C’est… décourageant. Nous passons de pièce en pièce et comprenons assez rapidement que nous n’allons pas passer quelques jours à faire deux-trois retouches.

Nous allons avoir du taf.

Beaucoup. Énormément même.

Les plinthes sont arrachées, il y a des trous dans les murs, les peintures s’écaillent absolument partout — et quand je dis partout, c’est TOUS les murs — la terrasse est dans un état assez catastrophique…

Mais le pire reste à venir :

La cuisine

Ils ont simplement retiré leurs affaires. Le ménage ? Apparemment, il avait été confié à quelqu'un qui n'est jamais venu. 😅 On retrouve des légumes dans le frigo, des pâtes et des restes de gâteaux dans les placards… Sachant qu’ils sont partis il y a n mois et demi, je vous laisse imaginer l’ambiance. On est dégoûtés. Mais pas découragés.

Enfin… pas encore 😂

On sort alors notre technique favorite : la liste. On note tout ce qu’il faut faire. Dans quel ordre. Ce qu’il faut acheter. Le temps nécessaire pour chaque tâche. Et là, petit moment de lucidité : ça ne passera jamais en quelques jours.

Bon. Très bien. Puisque la peinture ne va pas se faire toute seule, je me mets à chercher une société de nettoyage pour nous faire gagner du temps. Sauf qu’on est en plein mois d’août. Trouver une entreprise disponible à cette période, c’est à peu près aussi facile que de trouver une place de parking gratuite à Marseille. 😂

Mais je finis par trouver. Ils peuvent intervenir dès les travaux terminés. Parfait. On peut donc attaquer.

Go Go Go pour la peinture ! 

On a environ 450m2 de murs à peindre. Oui. 450. Autant vous dire que j’ai immédiatement cessé d’utiliser le mot « petit rafraîchissement ». 

Pendant que Cyril continue tout seul sur le chantier, j’embarque les enfants pour une petite pause et nous partons découvrir Marseille. 

Direction la plage. Et nous choisissons la plage du Bain des Dames. Il est environ 16h30. Et … c'est blindé. Mais alors blindé !

Je cherche désespérément un endroit où poser mes affaires sans m’asseoir directement sur la serviette du voisin. 

Les criques sont toutes petites, il n’y a quasiment pas de sable mais de grosses roches, les cabanons privés sont installés juste au bord de l’eau et les habitués du quartier nous observent un peu comme si nous venions de débarquer d’une autre planète. 

Ce n’est pas tout à fait ce que j’avais imaginé. 😂

Du coup, nous décidons de ne pas insister et de partir profiter du coucher de soleil dans un endroit beaucoup plus sympa.

Et finalement, après cette journée de chantier, de poussière et de galères… Marseille au coucher du soleil, tous les 6, ça fait sacrément du bien ❤️

 

 

 

 

 

24 septembre 2026

Septembre : Un mardi… presque militaire ! 🇰🇷💣 (J8)

Aujourd’hui, à la base, on devait partir à la DMZ, la fameuse zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. Sauf que… petit changement de programme 😅

Depuis quelques jours, la situation est un peu tendue dans le secteur et surtout, une explosion a eu lieu lundi dans la DMZ, blessant trois militaires sud-coréens lors d’une opération de recherche de mines. L’origine exacte de l’explosion fait encore l’objet d’une enquête, même si une mine est fortement suspectée.

Alors forcément, on s’est dit que pour une journée touristique, aller se balader au milieu des mines et des barbelés n'était peut-être pas absolument indispensable !  On abandonne donc notre excursion à la frontière.

Mais comme on avait quand même envie de rester dans le thème "militaire", on change simplement de terrain : direction le War Memorial of Korea, à Yongsan, le grand musée consacré à l’histoire militaire de la Corée.

Et finalement, ce musée est loin d’être un simple alignement de vieux fusils. À l’intérieur comme à l’extérieur, on trouve énormément de pièces et de reconstitutions qui retracent l’histoire militaire de la Corée, avec évidemment une grande place consacrée à la guerre de Corée. Et dehors, on peut carrément approcher avions, chars, hélicoptères et autres engins militaires.

 

Les enfants sont forcément intéressés par les gros machins qui font du bruit mais aussi par les vidéos relatant la vie des soldats.
Du coup, petit passage historique 

La guerre commence en 1950, lorsque la Corée du Nord envahit la Corée du Sud. À l’époque, la péninsule est déjà divisée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec une Corée du Nord soutenue par l’Union soviétique et une Corée du Sud soutenue notamment par les États-Unis. Très rapidement, le conflit devient international : les forces des Nations unies interviennent aux côtés du Sud, tandis que la Chine entre dans la guerre aux côtés du Nord.

Pendant trois ans, les combats font rage et Séoul, qui est très proche de la frontière change de mains à plusieurs reprises. La guerre est extrêmement meurtrière et détruit une grande partie du pays. Les soldats sont dans des conditions très difficiles, il fait très très très froid, beaucoup en meurt. Et puis, le 27 juillet 1953, les combats cessent avec la signature d’un armistice. Mais attention, ce n’est pas un traité de paix : la guerre n’a jamais officiellement pris fin par un accord de paix. L’armistice fixe une ligne de démarcation et crée la fameuse zone démilitarisé, la fameuse DMZ qui sépare encore aujourd’hui les deux Corées.

Et c’est finalement assez fou de se dire que plus de 70 ans après, cette frontière existe toujours et que les deux pays restent techniquement dans cette situation d’armistice.

 

Finalement, nous voilà donc à passer l'après-midi dans un musée militaire alors qu’on devait visiter une frontière ultra-militarisée. On est resté dans le thème mais avec beaucoup moins de risques de finir amputés. 😅

 

 

 

23 septembre 2026

Septembre 2026 : Lundi, retour à la découverte de Séoul (J7)

Pas d'aspirateur, ni de balai ici mais ce genre d'instrument qui colle les saletés

On reprend notre petite routine : école le matin, découverte de Séoul l'après-midi. Finalement, ça fonctionne plutôt bien… enfin, tant que tout le monde accepte de faire ses devoirs avant d’aller vadrouiller ! 😜

 

Oh un miroir d'eau ! #Bordeaux

Et ce lundi, direction la grande place de Séoul : Séoul Plaza, juste devant l’hôtel de ville. Une immense esplanade en plein cœur de la ville, avec d’un côté les buildings modernes, les voitures, les écrans et toute l’agitation de Séoul… et de l’autre, les vieilles pierres des palais royaux.

Et c’est encore une fois LE grand contraste coréen : ici, le passé et le futur vivent littéralement côte à côte. On peut avoir un palais royal vieux de plusieurs siècles à deux pas d’un gratte-ciel en verre. Et personne ne semble trouver ça bizarre. 

On entre dans la mairie de Séoul....

 

 

On devait justement en profiter pour visiter le palais de Deoksugung, situé juste en face de la mairie. Petit problème… il est fermé le lundi ! On aurait pu vérifier avant, mais bon… 

Pas question pour autant de repartir bredouilles. On poursuit donc notre balade dans le quartier de Jeong-dong, un secteur particulièrement intéressant parce qu’il raconte une autre page de l’histoire de Séoul.

Au tournant du XXe siècle, c’était un quartier où se côtoyaient palais royaux, représentations étrangères, églises, écoles et bâtiments occidentaux. La Corée s’ouvrait alors progressivement au monde extérieur, et Jeong-dong est devenu un véritable carrefour diplomatique et culturel.

Nous montons ensuite au Jeong-dong Observatory, installé au 13e étage d'un bâtiment. Et là…waouh ! 

Depuis là-haut, on découvre une vue assez incroyable sur Deoksugung et ses toits traditionnels, avec juste derrière les immeubles modernes de Séoul. C’est exactement le genre de panorama qui résume parfaitement la ville : un palais royal posé au milieu d'une forêt de gratte-ciel. 

 

La promenade continue dans le quartier...

Et pour terminer la journée, nous retournons auDDP (Dongdaemun Design Plaza), mais cette fois en pleine nuit. L’ambiance n’a plus rien à voir avec notre visite précédente : les lumières du bâtiment futuriste sont allumées et le quartier s’anime.

Nous allons traîner du côté du marché de nuit, à flâner entre les stands, les petites boutiques et les odeurs de nourriture. Et là, on retrouve encore une autre facette de Séoul : une ville qui peut passer en quelques heures des palais royaux et des cours d’histoire à un univers ultra-moderne, lumineux et complètement déjanté.

Bref, le lundi devait être tranquille ... et nous avons encore fini par faire des kilomètres 😂

22 septembre 2026

Septembre 2026 : Dimanche tranquille à Myeong-dong (J6)

Dimanche cool. Les enfants sont complètement rincés. Aujourd’hui, on leur accorde donc officiellement une journée de rien. Pas de palais, pas de métro pris dans le mauvais sens, pas de programme militaire. Ils restent à l’appartement, se reposent et profitent de leur journée canapé (sans canapé !).

Nous, par contre… impossible de rester enfermés toute la journée ! 😅 On a quand même deux-trois trucs à faire, notamment avancer sur la programmation du mois prochain, mais j’ai besoin de prendre l’air. Je suis absolument incapable de passer une journée entière à l’intérieur sans avoir l’impression de perdre un peu la tête !

Du coup, j’embarque Cyril et nous partons vadrouiller dans le quartier de Myeong-dong. Pas vraiment de programme aujourd’hui : on déambule dans les petites rues, on regarde les boutiques, les gens, les enseignes lumineuses… bref, on fait du tourisme au hasard, ce qui est encore la meilleure façon de découvrir une ville. 😂

Évidemment, au bout d’un moment, il faut manger. On s’arrête donc pour goûter une spécialité locale… et là, comment dire…ce pancake au Kimchi m'arrache littéralement la bouche 🌶️🔥 Je fais semblant que tout va bien, Cyril me regarde avec son petit air de « tu voulais goûter, assume maintenant », et je termine mon plat en larmes mais avec dignité. Enfin… ce qu’il en reste. 😂

Et puis nous entrons dans un Olive Young.

Erreur.

Ou plutôt… grosse erreur financière en préparation. 🤣

Parce qu’Olive Young en Corée, ce n’est pas simplement une parfumerie où l’on achète une crème quand on n’en a plus. C’est carrément un temple de la beauté. Skincare, sérums, masques, lotions, protections solaires, maquillage, cheveux, soins du corps… il y a des produits partout, et surtout des marques partout. Olive Young est devenu l’un des grands points de vente de la K-beauty, avec des magasins jusque dans les quartiers les plus touristiques comme Myeong-dong.

Et là, je découvre encore un peu mieux cette obsession coréenne pour les soins et l’apparence. Ici, prendre soin de sa peau fait vraiment partie du quotidien. On ne parle pas seulement de maquillage pour camoufler : on parle de prévenir, hydrater, protéger, traiter, améliorer… avec des routines parfois à rallonge ! Et cette attention portée à l’apparence peut commencer très jeune : l’OCDE relève notamment que les attentes sociales autour de l’apparence apparaissent tôt chez les jeunes Coréens, avec une insatisfaction concernant leur apparence particulièrement marquée chez certaines jeunes filles.

Et je comprends mieux pourquoi je vois partout des gens impeccablement coiffés, habillés, avec une peau qui semble avoir été photoshopée dans la vraie vie. 😳

Bon…  évidemment je ne ressors pas les mains vides. Mais mes achats sont encore bien timides par rapport aux coréennes qui sortent de ces magasins avec des totes bags plein de produits. Ce serait manquer de respect à la K-beauty, quand même ! 😂
Après cette immersion dans le monde merveilleux du sérum, du toner et du masque en feuille, nous rentrons tranquillement retrouver les enfants.

Et pour finir cette journée de repos… on joue tous ensemble à l'appartement. Parce qu’après avoir marché, mangé, acheté des produits dont je ne sais pas encore exactement à quoi ils servent et tenté de comprendre pourquoi un sérum coûte parfois le prix d’un repas… finalement, le meilleur programme du dimanche, c’est peut-être juste ça. ❤️

22 septembre 2026

Septembre 2026 : le départ

Et voilà… on part !

Alors alors…

Cette fois, ça y est. On part vraiment. On a quitté la Salty House après avoir tout rangé, tout nettoyé et préparé la maison pour l’hiver.

On a fait nos valises… pour un an !  Disons plutôt qu’on a essayé de faire rentrer une année de vie dans quelques valises.

On a aussi déposé notre cher Combi dans un beau garage, bien au chaud, pour qu’il nous attende sagement à notre retour.

Et puis il a fallu faire ce qu’on redoutait le plus : dire au revoir à notre petit paradis et un dernier au revoir à Plume ❤️

Ça, ce n’était vraiment pas facile.

… ça fait quand même quelque chose.

Mais voilà, une nouvelle aventure commence !

Pour le train, étonnamment, aucun stress 

Pour une fois, nous avions prévu large et nous étions même en avance.

Et là… le train était à l'heure ! 

J’avoue, je ne m’y attendais pas. Comment est-ce possible ?!😂

Nous voilà donc parties direction Paris.

Bon, par contre, les choses se sont légèrement compliquées dans le métro et le RER…

Parce que les garçons, eux, avaient décidé de nous abandonner avec nos énormes valises pour rejoindre leurs potes. Très pratique.

Merci les garçons ! 

Nous avons donc traversé les transports parisiens avec notre petite collection de bagages, en essayant de ne renverser personne et surtout de ne perdre aucune valise en chemin.

Et puis nous voilà arrivés chez ma sœur.

Retrouvailles avec les cousins, papotages, retrouvailles familiales…

Ça fait du bien de retrouver tout le monde avant de partir.

Et finalement, ce passage à Paris nous permet aussi de faire une petite pause entre la vie d'avant et la grande aventure qui commence. 

Dernier moment de détente avant le grand départ

Dimanche, nous avons aussi retrouvé nos copains I. et R., qui nous avaient réservé une petite surprise : direction le spa d'Enghien !

Et franchement… quelle excellente idée !

Rien de mieux pour se détendre avant de partir pour un an ! Pendant deux heures, nous avons papoté, barboté, bullé...  Bref, nous avons fait exactement ce qu'il fallait faire. Et avec cette vue imprenable sur le lac et de l'autre côté sur Paris, la Tour Eiffel et La Défense… le bonheur ❤️

Un petit moment suspendu, avant de reprendre nos valises et de repartir vers la suite de l'aventure.

Lundi.

On commence la journée en fêtant notre Grégoire. ❤️

Bon… soyons honnêtes, cet anniversaire est quand même un peu bancal cette année. Pas de copains, pas de cadeau… On a bien essayé de sauver les meubles en trouvant un gâteau et quelques bougies. 😅

Ce n'est pas exactement l'anniversaire de rêve, mais au moins, il a soufflé ses bougies 🎂

Ensuite, opération très importante avant le départ : les valises.

Et j'ai eu une idée de génie. J'ai tout défait et refait toutes les valises en mélangeant les vêtements de tout le monde. Pourquoi ? Parce que si une valise se perd, hors de question qu'un de mes enfants se retrouve avec zéro caleçon, zéro chaussette et zéro t-shirt ! 

Donc maintenant, chaque valise contient un petit bout de chacun. Malin, non ?

Bon, il faudra juste réussir à expliquer à Charles pourquoi il se retrouve avec les vêtements de Soline dans sa valise… 😂

Pour rejoindre l'aéroport, on choisit l'option Van. Plus confortable, plus rapide que le RER, plus pratique avec nos tonnes de bagages…

Et franchement, à ce stade, je prends tout ce qui peut m'éviter de jouer à Tetris dans les transports ! 

Nous voilà donc à Charles-de-Gaulle, terminal 1. Je ne connaissais pas du tout ce terminal et, franchement… quelle belle surprise ! Rien à voir avec le standing de notre hall d'embarquement pour Cayenne 😬

La déco est vraiment magnifique, les espaces sont modernes, les magasins de luxe sont partout, les avions semblent à l'heure… Je kiffe ! 

Et alors que nous ne sommes même pas encore partis, on commence déjà à avoir l'impression d'être en Corée. Dans la salle d'embarquement, il n'y a quasiment que des Coréens.  Les enfants commencent rapidement à remarquer quelque chose : leur politesse.

À plusieurs reprises, les garçons se font bousculer. Et à chaque fois, les personnes concernées se courbent presque en deux pour s'excuser.

Les garçons hallucinent !

Ils n'ont vraiment pas l'habitude de voir quelqu'un faire autant d'efforts pour s'excuser après un simple petit coup d'épaule. Premier mini choc culturel avant même d'avoir décollé ! 

Nous décollons à 20h30. Avec les 7 heures de décalage, nous allons arriver à 15h50 le lendemain, soit environ 12h20 de vol. Long. Très long. Et surprise : pas de télé dans l'avion. On nous avait également annoncé : « Aucun repas. »

Ah… D'accord. Très bien.

Donc nous avons prévu notre survie alimentaire : sandwichs, gâteaux, chips, boissons,... Nous avons organisé notre propre service de restauration aérienne. On s'installe. Effectivement, pas d'écran à nos places, mais finalement, l'espace pour les jambes est plutôt correct.

Alors on papote.

Vers 21h30, on sort nos sandwichs et on commence tranquillement notre petit dîner. On mange. On range. On remet tout dans les sacs. Et à peine avons-nous terminé… les hôtesses arrivent avec un repas chaud.

🤦‍♀️

Mais… on nous avait dit "aucune repas" ! 

Bon. Très bien. Ce soir, ce sera Double dîner ! 

Après ça, je capitule. Je dors. Je dors. Je dors… (je vous épargne la photo prise par Cyril de moi entrain de dormir (baver) sur son épaule !)

Et de temps en temps, j'ouvre un œil pour faire l'état des lieux : Cyril joue au tarot. Soline est sur sa liseuse. Charles est toujours debout.

Moi : je dors, je me réveille. Je regarde autour de moi… Ils sont encore réveillés ! Mais je suis la seule à dormir dans cet avion ou quoi ?! 😂

Et puis, enfin… l'atterrissage. Tout en douceur. Nickel.

Et surtout… Nous y sommes 🇰🇷 Séoul !

On nous avait prévenus : l'immigration allait être interminable. On nous annonçait des heures d'attente… Tu parles ! 

Atterrissage à 15h40 et à 16h30, nous sommes déjà dans notre Uber avec nos valises. Hyper fluide. 

Bon, ensuite, il nous reste quand même une bonne heure de route pour rejoindre Séoul et notre Airbnb.

Mais ce n'est pas grave. On regarde par la fenêtre, on découvre les premières images de la ville…

Et surtout, on réalise petit à petit : on est vraiment en Corée du Sud. 

Arrivés à l’Airbnb, on découvre notre logement… premiers petits chocs culturels ! 

Déjà, ici, évidemment, on enlève ses chaussures en entrant. Elles restent à la porte et tout le monde circule en chaussettes ou en chaussons. Bon, ça, on s’y fait très vite.

Ensuite, notre appartement ... Il n’y a tout simplement pas de salon. Pas de canapé, pas de petit coin où se poser tous ensemble… Rien. Les chambres sont là, la cuisine aussi, la salle de bain également, mais le fameux salon où toute la famille s’entasse pour raconter sa journée… il n'existe pas. 

La salle de bain est d’ailleurs assez étonnante : tout est carrelé, du sol aux murs, avec cette impression que la pièce pourrait presque être nettoyée au jet ! 😂

Et alors les draps… sont bizarres. Enfin, bizarres pour nous. Ce n’est pas du tout comme à la maison et ils sont très épais comme des alèses. 

Autre découverte : pas de volets ! Ici, apparemment, les volets ne font pas vraiment partie du paysage. Autant vous dire que nous, pauvres Français habitués à fermer nos volets pour dormir dans le noir complet, on va devoir s’adapter ! 

Et puis il y a la cuisine… pas de couteau. Pas vraiment de couteau pour manger, pas vraiment de couteau pratique pour cuisiner… Par contre, il y a bien un énorme couteau de boucher ! Dison que pour étaler le beurre, non il y en a pas ici, le kiri, c'est pas hyper pratique !  

Bref, en quelques minutes dans notre appartement, on découvre déjà qu’en Corée, beaucoup de petites habitudes du quotidien ne sont pas du tout les mêmes que chez nous. 

Et normalement, le programme était très simple : on fait cool, on se repose, on récupère de la nuit blanche et on commence les visites demain. 

Sauf que… ce n'est pas vraiment mon style et moi j'ai dormi, je suis en pleine forme ! Je veux immédiatement me plonger dans l'ambiance. Alors direction Myeongdong. 35 minutes de marche. Après plus de 12 heures d'avion et une bonne partie de la journée dans les transports… Pourquoi prendre le métro quand on peut marcher ? 😂

Et franchement… quelle claque. Les lumières, les enseignes, les boutiques, les odeurs, les stands de street food, le monde partout… Ça y est. Nous y sommes. 

On se trouve notre dîner dans la rue, on goûte les premières spécialités et on profite à fond de cette première immersion.

Bon...

Sur les cinq, trois ont une nuit blanche dans les pattes. Et même moi, qui voulais jouer les aventurières infatigables, je commence à comprendre qu'il va peut-être falloir aller dormir. On a déjà pris plein les yeux. Alors on rentre, complètement rincés…

Mais avec le sourire. Parce que finalement, notre aventure coréenne commence exactement comme je l'imaginais : un peu fatigués, un peu désorganisés, beaucoup trop enthousiastes et déjà complétement dépaysés. 🇰🇷❤️

22 septembre 2026

Septembre 2026 : grosse journée culturelle… et grosse journée tout court ! (J5)

Cyril a décidé de trouver du beurre. Voilà. C’est sa mission du matin. Il est parti depuis 45 minutes à la recherche de son précieux beurre et, pour l’instant… il est revenu bredouille ! 😂 Je crois qu’on va finir par faire fondre du fromage à la place.

On décolle tôt ce matin. Enfin… tôt, c’est relatif, parce qu’on a toujours autant de mal à émerger ! Mais comme les après-midis sont un peu compliqués avec le jet-lag, on décide de changer complètement notre organisation : visites le matin, déjeuner dehors, retour à l'Airbnb en début d'après-midi pour se poser et travailler. Sur le papier, c’est parfait. En pratique… 

On commence déjà par se tromper dans le métro. Encore. On s’était pourtant promis de ne plus se tromper… 😂 Mais non. Mauvais arrêt. Bref, le métro de Séoul nous résiste encore un peu. Et franchement, ça nous agace de perdre autant de temps et d’énergie dans les transports.

Regardez moi cette station de métro 🤩

Grosse journée culturelle : direction Gyeongbokgung 🏯

Cette fois, on part pour Gyeongbokgung (imprononçable !), le plus grand et le plus ancien des cinq grands palais royaux de Séoul. Construit en 1396, au début de la dynastie Joseon, il se trouvait au cœur de la nouvelle capitale, alors appelée Hanyang. C’était le palais principal de la dynastie et un véritable symbole du pouvoir royal. Et là, forcément… On change encore de monde. d'un coté les gratte-ciel, le métro, les cafés et les rues ultra-modernes de Séoul, de l'autre côté nous voilà entourés de palais, de pavillons, de portes monumentales, de toits aux courbes élégantes et de personnes "déguisées " avec le hanbok, l'habit traditionnel. 

On en profite pour essayer de comprendre un peu l’histoire de la Corée. Le royaume de Joseon a régné pendant plus de cinq siècles, de 1392 à 1910, et cette période a profondément façonné la culture coréenne : architecture, administration, confucianisme, arts… Gyeongbokgung a malheureusement été largement détruit au fil des conflits et notamment pendant l’occupation japonaise. Une importante campagne de restauration est menée depuis plusieurs décennies pour redonner au palais son aspect historique. Bref, on révise notre histoire coréenne grandeur nature et c'est exactement ça qu'on souhaitait plutôt que d’apprendre tout ça dans un bouquin, on se promène directement au milieu des bâtiments où cette histoire s’est déroulée.

Après cette visite très instructive, on part se promener dans Insadong. Et là encore, changement d’ambiance. Insadong est l’un des quartiers de Séoul où l’on retrouve le plus facilement la culture coréenne traditionnelle : maisons de thé en bois, galeries, antiquaires, boutiques d’artisanat, céramiques, papier traditionnel, souvenirs et petits stands de nourriture.

On flâne tranquillement dans les petites rues, on regarde les boutiques… Et on rentre dans à peu près tout ce qui nous intrigue.

Puis nous continuons vers Bukchon Hanok Village. Et là, encore une fois, on a l’impression de remonter dans le temps. Bukchon signifie "village du nord" et se trouve entre les palais de Gyeongbokgung et de Changdeokgung. Le quartier conserve de nombreuses hanok, les maisons traditionnelles coréennes, avec leurs toits caractéristiques et leurs ruelles étroites. Le secteur était historiquement associé aux classes aisées de la période Joseon.

C’est très beau… mais alors, qu'est ce que c'est touristique ! Et forcément, qui dit touristique dit… du monde, beaucoup de monde et une difficulté monumentale pour trouver un restaurant 😂

On cherche. On tourne. On regarde les menus. On cherche encore. Et finalement, après 40 minutes d'attente, on réussit notre exploit du jour : manger des bagels.

Oui. Des bagels. À Séoul. Après avoir traversé un quartier historique coréen vieux de plusieurs siècles. On avait vraiment besoin de 40 min pour ça ! 🤦‍♀️🤦‍♀️🤦‍♀️🤦‍♀️

À ce stade, je crois qu’on est tous d’accord : Fuyons ! 

 Donc, ici, ils ont mis des sièges à l'ombre pour attendre que le feu des piétons soit verts, et évidemment ici personne, personne ne traverse quand le bonhomme est rouge ! 

Direction Ikseon-dong.  Et alors là… très très belle découvert ❤️

Ikseon-dong est un ancien quartier de hanok qui a connu une véritable renaissance ces dernières années. Les petites maisons traditionnelles ont été reconverties en cafés, restaurants, boutiques et concept stores, créant un mélange assez incroyable entre architecture coréenne ancienne et culture urbaine très moderne.

On se balade dans les petites ruelles, on découvre les jolies façades, les petites boutiques, les cafés cachés… On adore.

Et comme nous sommes samedi, on décide finalement de faire comme les Coréens. On s’installe dans un coffee shop pour déguster quelques pâtisseries. Parce qu’on a beaucoup marché, beaucoup visité, beaucoup appris…

 

 

On est rentré en bus pour éviter de se perdre dans le métro 😂 on a bien fait, on a pris le bus là où on était et il nous a déposé plus proche de l'appartement que le métro ! 

 

En rentrant on est tombé sur un petit marché. 

 

 

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