Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

11 octobre 2026

Octobre 2026 : 4h40 de train, un McDo livré à bord et un Airbnb qui sent l’arnaque ! (j24)

Notre train est à 12 h. On nous a prévenus : avec les vacances de la Golden Week, les gares de Shanghai risquent d’être prises d’assaut. Autant dire qu’on ne va pas tenter le diable !

On profite de la matinée pour préparer un peu notre arrivée à Pékin, puis on termine de ranger l’appartement et on fait le check-out.

Il y a plusieurs gares à Shanghai, et je dois avouer que j’espère sincèrement qu’on ne va pas se tromper comme pour cette histoire de zoo. 😂 Parce que se retrouver dans la mauvaise gare avec cinq personnes et quatre valises, ce serait quand même un joli début de journée !

On a donc pris de l’avance. Un peu d’avance, même. On ne sait jamais.

La gare est immense.

Et avant même de pouvoir rejoindre notre train, il faut passer plusieurs étapes.

Premièrement, le contrôle de nos passeports. Ça passe.

Deuxièmement, le contrôle de sécurité des bagages, comme à l’aéroport.

Ça aussi, on le savait.

En revanche, ce qu’on ne savait pas, c’est ce qui était autorisé et ce qui était interdit…

Et là, ça se complique. Nos 4 valises sont mises de côté.

On nous demande de les ouvrir, par terre, au milieu de tout le monde.

Et évidemment, quand on ouvre nos valises, c’est le grand bazar. Tout est mélangé, les affaires sont entassées les unes sur les autres et, surtout, on ne sait absolument pas ce qu'ils cherchant ! 

La dame ne parle pas anglais. Elle nous crie quelque chose en chinois. On la regarde. Elle nous regarde. Elle fouille dans les valises, déplace nos affaires, retourne nos vêtements… Elle met un bordel monumental dans nos bagages, pendant qu’on essaie de comprendre ce qui se passe.

C’est hyper gênant. Finalement, elle trouve un déodorant en spray. Ah ! Voilà le coupable !

Elle nous le confisque, puis continue à fouiller dans nos affaires. Je ne comprends toujours pas ce qu’elle cherche exactement, d’autant qu’on a encore des parfums et d’autres déodorants dans les valises.

Et puis, au bout d’un moment, elle finit par lâcher l’affaire. Elle nous laisse repartir avec nos quatre valises, désormais en mode champ de bataille.

Nous venons de perdre 20 minutes et un peu de notre dignité pour un déodorant. 😂

Bon, on remet vaguement nos affaires en place et on poursuit notre chemin.

Nous avançons ensuite dans une gare gigantesque, jusqu’à être dirigés vers une salle d’embarquement.

Et là, surprise : on nous parque dans une salle d’attente, exactement comme à l’aéroport. On attend l’heure de l’embarquement. Environ trente minutes avant le départ, les portes s’ouvrent et nous pouvons rejoindre notre train. Ici, pas de petits billets papier à sortir de sa poche au dernier moment, ni à scanner sur son téléphone : tout fonctionne avec le passeport ! 

On scanne le document et le système retrouve directement la réservation associée. Franchement, c’est pratique.

Le quai est immense, le train est très long et tout semble dimensionné pour accueillir énormément de monde. En Chine, j’ai vraiment l’impression que tout est pensé à grande échelle. Les gares, les trains, les stations de métro… On ne fait pas les choses à moitié !

Et pourtant, obtenir nos billets n’a pas été une mince affaire. Pour comprendre, il faut savoir que les billets de train chinois ne sont mis en vente qu’un certain nombre de jours avant le départ — dans notre cas, j’avais retenu le fameux délai de quinze jours. Et quand les ventes ouvrent, c’est la ruée ! Je m’étais connectée quelques jours avant la date fatidique pour comprendre comment fonctionnait le système. J’avais déjà repéré les différentes catégories de places. Les premières à partir, ce sont notamment les billets de classe affaire. Et je comprends pourquoi : sièges très confortables, espace généreux, service de restauration… Ça aurait été une expérience sympa à tester, mais à cinq, le budget devenait franchement déraisonnable. On gardera ça pour un prochain voyage à 2 ! 

Bref, le jour J, j’étais au taquet. Je connaissais l’heure précise de mise en vente et, à 13 h 30, j’étais prête, téléphone en main, déterminée à décrocher nos cinq places. Sauf que… Notre train était grisé. Impossible de réserver ! Les trains d’avant étaient disponibles. Ceux d’après aussi. Mais pas celui qui m’intéressait.

Et évidemment, ce n’était pas n’importe quel train. C’était celui qui partait de la gare la plus proche de notre appartement à Shanghai, qui arrivait dans une gare centrale de Pékin plutôt que dans une gare excentrée, et qui reliait les deux villes en 4 h 40 au lieu de 6 h 30. Bref, le meilleur compromis entre emplacement, durée et prix. Flûte !

Je tente donc le coup de poker : je me reconnecte régulièrement, à peu près toutes les heures. Pas hyper pratique quand on est en pleine balade, mais je garde espoir. Le risque, évidemment, c’est de laisser passer le moment où les autres trains se remplissent et de finir sans aucune place.

Et puis, à 15 h 45… le train devient enfin réservable ! Je ne vous raconte même pas la satisfaction. Je fonce et je réussis à attraper nos cinq places. Trop contente ! 

Après des jours à préparer les trajets, à comprendre les applications et à jongler avec les réservations, nous voilà enfin dans le train chinois, au milieu des voyageurs chinois, prêts à rejoindre Pékin.

Allez, c’est parti pour 4 h 40 de trajet !

Le voyage se passe finalement très bien. On dort un peu, on regarde des séries téléchargées sur Netflix, on travaille la géographie et la SVT avec les enfants… Oui, même dans le train, l’école nous suit. Elle est particulièrement fidèle, celle-là. 😂 Le Wi-Fi ne fonctionne pas, mais, miracle, notre connexion mobile est à plein régime ! Mieux que dans notre appartement de Shanghai. Il faut dire que la barre n’était pas très haute…

Autre particularité : le train est très bien organisé. Des hôtesses circulent dans les wagons, le personnel s’occupe des passagers et des agents passent régulièrement pour nettoyer les couloirs et les toilettes. On croise même des policiers armés qui patrouillent dans le train. L’ensemble donne une impression très encadrée, presque comme si on était dans un avion sur rails.

Et puis arrive une scène qui va changer notre voyage : au premier arrêt, on voit une dame monter avec plusieurs sacs de commandes McDonald’s. Pardon ? On peut se livrer un Mc Do dans le train ?

Charles, toujours à l’affût des nouvelles possibilités, décide de mener l’enquête. Et évidemment, il trouve comment faire ! Il passe commande depuis son téléphone et, à l’arrêt suivant, une hôtesse vient nous apporter notre repas. Un tacos et une boisson… pour 2,4€ !

Je crois qu’on vient de débloquer un nouveau niveau dans notre aventure chinoise. On peut désormais commander à manger depuis un train en mouvement et se faire livrer directement à sa place. Franchement, entre les applications de paiement, les livraisons et les transports, la Chine nous donne régulièrement l’impression d’avoir quelques longueurs d’avance sur notre organisation européenne.

Après 4 h 40 de trajet, nous arrivons enfin à Pékin. Le train est très long et une quantité absolument incroyable de personnes descend en même temps. Ça se bouscule, ça avance au ralenti, ça bouche les sorties… Nous sommes coincés sur le quai pendant près de 30 minutes avant de réussir à  atteindre les escalators. Trente minutes !

Finalement, nous réussissons à rejoindre le métro. Et là, bonne nouvelle : on commence à maîtriser les applications et les transports chinois. Nous trouvons notre chemin sans problème et arrivons à notre appartement. Jusque-là, tout va bien.

 

Et puis nous ouvrons la porte.

Et là… comment vous dire... L’appartement n’est pas du tout, mais alors pas du tout, à l’image des photos. Soit les photos ont été prises il y a vingt ans, soit elles ont bénéficié d’un sérieux coup de pouce de l’intelligence artificielle. Parce qu’entre ce qu’on avait réservé et ce qu’on découvre, il y a un monde !

Pas de table. Pas de chaises. Pas de verres. Pas de casseroles. Pas de poêle. Pas de four. Une décoration très vieillotte, des placards sales… Bref, un appartement qui ne correspond absolument pas à ce qu’on avait choisi. Et le pire, c’est qu’on avait justement sélectionné ce logement pour son emplacement et sa cuisine ! Deux critères qui, visiblement, n’avaient pas été transmis à l’appartement lui-même. On prend des photos, on rassemble nos arguments et on contacte Trip.com.  Et là commence une longue négociation. Trois heures. 3h à échanger des messages, à expliquer le problème et à essayer d'obtenir un dédommagement correct. Au bout de tout ce temps, leur proposition tombe :

11€ de dédommagement. Onze euros. Ils sont sérieux ?! Onze euros pour un logement qui ne ressemble pas à celui qu’on a réservé et auquel il manque la moitié des équipements annoncés. Je crois qu’ils espèrent qu’on va oublier l’affaire pour le prix d’un sandwich. Mais non. Je contacte également le propriétaire, qui, lui, se démène pour trouver une solution. Et là, surprise : dans les trente minutes qui suivent, il nous rapporte des verres, des ustensiles de cuisine, des tabourets, une table… et un four ! 😂Je ne sais pas d’où il sort tout ça aussi rapidement, mais il a compris qu’on n’allait pas se contenter de manger par terre avec les doigts pendant tout notre séjour. De notre côté, on continue à insister auprès de Trip.com. Et à force de négociation, on finit par obtenir un remboursement équivalent à deux nuits. Bon, ce n’est pas l’appartement de nos rêves, mais c’est toujours ça de pris ! Et surtout, nous avons désormais une table, des sièges, des verres et de quoi cuisiner. On progresse.

Nous n’avons finalement pas beaucoup marché aujourd’hui, entre le train, les valises et les négociations avec Trip.com.

Alors, maintenant que tout est plus ou moins réglé, nous décidons de sortir faire le tour du pâté de maisons.

Bonne surprise ! 

Nous ne sommes clairement pas dans le quartier le plus pourri de Pékin. À seulement 200 mètres de l’appartement, nous tombons sur une place qui nous fait immédiatement penser à une version moderne et chinoise de la place Vendôme. C’est magnifique. Grandiose. Les bâtiments sont impressionnants, l’ensemble est élégant et les lumières donnent au lieu une allure presque luxueuse.

Après la journée qu’on vient de passer, ça fait du bien de découvrir enfin quelque chose qui nous met tout le monde d’accord. Finalement, Pékin commence plutôt bien.

Bon, notre appartement n’est pas tout à fait celui qu’on nous avait vendu, mais le propriétaire a été réactif, Trip.com a fini par lâcher un peu d’argent et notre quartier semble plein de belles surprises.

On va donc essayer de retenir le positif.

Demain, on part à la découverte de Pékin !

Et cette fois, j’espère qu’on n’aura ni problème de train, ni problème de logement, ni problème d’application…

10 octobre 2026

Octobre 2026 : Mercredi, jour des enfants : des pandas, des orangs-outans et une petite erreur de casting ! (j23)

Mercredi, c'est le jour des enfants !

Alors aujourd'hui, c'est eux qui choisissent le programme. Et leur choix est fait : direction le zoo de Shanghai !

Nous sommes déjà très contents de payer seulement 4,20 € l'entrée. À ce prix-là, on ne va pas se plaindre ! Chez nous, les sorties en famille peuvent vite coûter un bras, alors forcément, ici, on apprécie.

Et puis, il y a une priorité absolue dans le programme : les pandas !

On file donc directement voir les stars du zoo : les pandas géants, avec leur allure de grosses peluches noir et blanc, et les petits pandas roux, absolument adorables avec leur fourrure rousse et leur petite bouille de renard.

Franchement, difficile de ne pas craquer.

Le panda géant est devenu un véritable symbole de la Chine. Il se nourrit principalement de bambou, passe une bonne partie de sa journée à manger et se repose énormément. Autant dire qu'il a trouvé un mode de vie qui pourrait séduire certains membres de notre famille ! 😂

Les garçons découvrent alors qu'il serait possible de nourrir les pandas. Et là, forcément, leur intérêt pour le zoo monte encore d'un cran. On cherche les horaires, on essaie de comprendre comment ça fonctionne, on regarde les panneaux en chinois… Bref, on mène l'enquête. Et comme on ne comprend pas grand-chose, je finis par demander à ChatGPT. Et là, révélation : on n'est pas dans le bon zoo !

Pardon ?! Comment ça, pas le bon zoo ? Genre, Shanghai est tellement immense qu'il y a plusieurs parcs animaliers et que celui où l'on peut participer à cette activité n'est pas celui où nous nous trouvons ?

Eh oui. On regarde où se trouve l'autre zoo. 2 heures de métro ! Deux heures pour aller voir des pandas qu'on espère pouvoir nourrir… Parce qu'en plus, apparemment, ce n'est pas garanti : cela dépend de la disponibilité des soigneurs, de l'horaire, des conditions climatiques du jour et des places proposées. Et bien sûr, il faut être sélectionné et payer un supplément. Bon. On va peut-être se contenter de regarder les pandas dans leur enclos. Parce que deux heures de métro pour peut-être avoir le droit de donner un bout de bambou à un panda, ça commence à faire compliquer la rencontre. Nous restons donc dans notre zoo et poursuivons tranquillement la visite.

Nous nous promenons parmi les différentes espèces, en découvrant les animaux au fil des enclos.

Et puis nous arrivons devant les orangs-outans.

Là, on passe un bon moment à les observer et à rigoler de leurs attitudes. Ils sont tellement expressifs qu'on pourrait rester des heures devant eux.

Il faut dire que les grands singes ont cette capacité assez incroyable à nous faire rire tout en nous donnant parfois l'impression qu'ils sont en train de nous observer, nous, avec un certain jugement.

Finalement, on ne sait plus très bien qui regarde qui. 😂

On continue notre balade, on profite de ce moment en famille et on prend le temps de découvrir les différentes espèces.

Mais vers 15 h…

On est cuits.

Le zoo, c'est sympa, mais ça fait marcher ! Et entre les distances, les animaux qu'on veut absolument voir et les arrêts devant chaque enclos, on finit par avoir notre compte. On abdique. Retour à l'appartement !

Retour à la réalité : j'ai un audit ce soir !

Il me faut donc un petit moment de concentration pour me préparer, me poser et travailler dans de bonnes conditions. Enfin… « Dans de bonnes conditions » est peut-être un peu exagéré. Parce que je retrouve notre fidèle compagnon de voyage : le Wi-Fi de merde ! 😤 Entre les problèmes de connexion, les pages qui ne chargent pas et les applications qui décident de fonctionner uniquement quand elles en ont envie, je passe régulièrement de la concentration à l'agacement. C'est fou comme on peut aimer voyager et détester son réseau Internet en même temps !

Ah oui, et au milieu de tout ça, nous avons aussi géré les valises. Parce que demain, nous quittons Shanghai.

Et faire les valises d'une année à 5, ce n'est jamais juste mettre quelques vêtements dans des sacs. Il faut trier, ranger, peser, essayer de tout faire rentrer et se demander pourquoi on a encore craqué sur un jean à Shanghai !

Et puis, comme c'est notre dernière soirée à Shanghai, nous décidons de ressortir tous les deux pour une dernière promenade. Les enfants restent tranquilles pendant que Cyril et moi profitons encore un peu de cette ville incroyable. Shanghai nous aura vraiment surpris. Nous avons découvert ses quartiers historiques, ses rues commerçantes, ses marchés, ses temples illuminés, ses gratte-ciel et ses villages traditionnels aux alentours. Une ville de contrastes, où l'on peut passer en quelques minutes d'une ruelle ancienne à une avenue futuriste. Et malgré les galères de transport, les problèmes de connexion, les paiements compliqués et les restaurants parfois très discutables, on a adoré découvrir Shanghai à notre rythme. Ce soir, on profite simplement de l'ambiance, des lumières et de cette dernière balade avant de partir vers une nouvelle étape de notre voyage. Demain, on remballe tout et on reprend la route.

9 octobre 2026

Octobre 2026 : Yuyuan Garden : quand Shanghai se transforme en décor de cinéma ! (j22)

Allez, allez, on se bouge ! Aujourd’hui, direction Yuyuan Garden. Mais avant d’y arriver, on a prévu de traverser deux quartiers, histoire de marcher un peu quand même. Parce qu’à force de prendre le métro et des Didi, on va finir par oublier qu’on a des jambes ! 😂

Nous voilà partis sur Fangbang Middle Road, une rue qui nous plonge dans une autre facette de Shanghai. Ici, on retrouve une ambiance plus traditionnelle, avec des boutiques, des échoppes et toutes sortes de petits commerces.

On flâne, on regarde les vitrines, on se laisse attirer par les produits exposés et on observe la vie du quartier. C’est aussi ça, le plaisir de voyager : se promener sans forcément avoir un objectif précis et découvrir des endroits qu’on n’aurait peut-être jamais cherchés spontanément.

Nous poursuivons notre balade vers Fuyou Road, avant de rejoindre le quartier historique de Yuyuan.

Dans ce secteur, Shanghai dévoile un visage bien différent de celui des grandes avenues et des gratte-ciel. On retrouve des ruelles commerçantes, des boutiques traditionnelles et une atmosphère qui rappelle le rôle historique de ce quartier dans la vie marchande de la ville.

Bon, évidemment, nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée. Mais après tout, nous sommes à Shanghai : trouver un endroit sans personne relève parfois de l'exploit olympique. 

Nous arrivons enfin dans le quartier de Yuyuan Old Street, juste à côté du jardin Yu.

Les bâtiments traditionnels, avec leurs toits aux angles relevés, leurs façades richement décorées et leurs lanternes, nous plongent dans une image très traditionnelle de la Chine.

Ce quartier est intimement lié à l’histoire du jardin Yu, créé à partir de 1559, sous la dynastie Ming, par un haut fonctionnaire nommé Pan Yunduan. Il voulait offrir à ses parents un endroit paisible où profiter de leur retraite. Le nom Yuyuan évoque d’ailleurs le plaisir et le bonheur des parents.

Autour du jardin et du temple du Dieu de la Ville, un marché s’est développé au fil des siècles. Aujourd’hui encore, le quartier mélange patrimoine, boutiques, traditions populaires et spécialités culinaires.

Bon, côté tranquillité, on repassera : c’est l’un des endroits les plus touristiques de Shanghai ! 

On se laisse porter par la foule, on regarde les façades, les boutiques et toutes les petites choses qui attirent notre attention.

Et forcément, quand on se promène dans un quartier pareil, il faut bien goûter quelque chose !

Nous avons donc testé l’une des tendances gourmandes de Shanghai : la tarte de 60 cm !

Oui, 60 centimètres.

On ne parle pas ici d’une petite pâtisserie qu’on mange discrètement avec son café. Non, on est sur un format familial ! 

Évidemment, impossible de passer à côté sans essayer.

On goûte, on partage, on se régale… et on se dit que les découvertes culinaires font aussi partie du voyage.

Entre les spécialités chinoises dont on essaie de deviner les ingrédients et ces gourmandises XXL, notre programme gastronomique est plutôt bien rempli !

Puis la nuit tombe. Et là… Tout devient encore plus beau. Les lanternes s'allument, les façades traditionnelles se parent de lumière, les toits dorés ressortent dans la nuit et les bâtiments semblent tout droit sortis d'un décor de film historique.

C'est exactement ce que j'aime en Chine : certains endroits sont déjà impressionnants en journée, mais une fois la nuit tombée, ils changent complètement d'atmosphère.

Le quartier de Yuyuan est d'ailleurs particulièrement connu pour ses illuminations et ses lanternes, une tradition festive ancienne autour du jardin et du temple du Dieu de la Ville.

On se promène, on admire, on prend des photos…

Et on essaie de profiter du spectacle malgré la foule, parce que, visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir compris que Yuyuan est encore plus magique le soir ! 

Après cette longue balade, il est temps de penser à dîner.

Nous finissons par nous installer dans un restaurant qui, à première vue, ne paie pas forcément de mine. Le genre de petite adresse où l'on pourrait passer devant sans imaginer qu'elle a une réputation gastronomique comparable à celle d'un restaurant étoilé chez nous. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à la décoration ! Nous nous installons et profitons de ce dernier moment dans le quartier, c'est agréable de pouvoir enfin se poser et découvrir encore un peu la cuisine locale.

Encore une journée où l'on aura marché, découvert, goûté et pris des centaines de photos.

Shanghai ne nous laisse décidément pas beaucoup de temps pour nous ennuyer ! 😜

7 octobre 2026

Octobre 2026 : Zhujiajiao : la Venise de Shanghai… avec option burgers à 60 € ! (j21)

Aujourd’hui, nous quittons Shanghai pour aller découvrir Zhujiajiao, l’un des fameux villages d’eau situés à proximité de la ville.

Après l’agitation de Shanghai, ses gratte-ciel, ses immenses avenues et ses millions d’habitants, nous avons envie de voir une autre facette de la Chine.

Et pour le coup… on va être servis ! 

Zhujiajiao est une ancienne ville construite autour de nombreux canaux, à une quarantaine de kilomètres du centre de Shanghai. Le village a plus de 1 700 ans d'histoire et s’est développé grâce au réseau de voies d’eau qui permettait autrefois de transporter marchandises et personnes.

Ici, pas de gratte-ciel. Des maisons blanches aux toits noirs, des petites ruelles pavées, des ponts en pierre, des canaux et des petites embarcations qui passent tranquillement sous les ponts.

On comprend vite pourquoi Zhujiajiao est souvent surnommée "la Venise de Shanghai" 

Bon… Venise, faut peut-être pas exagérer non plus 😂

Mais c’est vraiment très joli.

Nous nous promenons dans les petites ruelles. Les maisons traditionnelles sont construites au bord de l’eau, avec leurs façades blanches et leurs toits noirs recourbés. Les canaux ont longtemps été le cœur de la vie du village : ils servaient à se déplacer, à transporter les marchandises et faisaient véritablement office de rues. On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui beaucoup de petits ponts en pierre qui permettent de passer d’un côté à l’autre. Et certains sont très anciens. Le plus célèbre, le pont Fangsheng, date de la dynastie Ming et signifie littéralement  "pont où l'on libère les animaux". Il était associé à la tradition bouddhiste consistant à relâcher des animaux pour accumuler du mérite.

 

Le village est aussi connu pour ses nombreuses demeures anciennes, ses jardins et ses petites boutiques. On retrouve évidemment tout ce qu’il faut pour attirer les touristes : souvenirs, nourriture, thé, petites pâtisseries, objets artisanaux… Mais malgré tout, il reste quelque chose de très agréable dans cette ville.

On se balade au bord de l’eau, on regarde les petites barques passer et on a vraiment l’impression d’être très loin de Shanghai.

Impossible de venir dans un village d’eau sans prendre un bateau. Nous embarquons donc pour une petite balade sur les canaux. Et là, changement de rythme. Le bateau avance tranquillement sur l’eau, entre les maisons anciennes et les ponts de pierre. Les bateliers utilisent encore la longue perche pour manœuvrer les petites embarcations. On regarde les maisons défiler et, pendant quelques minutes, même les enfants sont calmes.

Après toute cette balade, nous commençons évidemment à avoir faim.

Et là, miracle : un restaurant propose des burgers ! Miam ! 

Après plusieurs jours de cuisine chinoise, retrouver quelque chose de parfaitement identifiable nous réjouit. On s’installe. On commande. Et on attend avec impatience. Puis les burgers arrivent. Et là… silence autour de la table

Les frites arrivent avec une odeur… d'huile rance. Mais vraiment rance.

Le genre d’odeur qui te fait immédiatement comprendre que ton estomac vient de prendre une décision : "Moi, je ne participe pas à ça". "Je ne veux pas affliger cela à mon estomac"

On regarde ensuite les burgers. Et là, deuxième surprise. Le burger coûte environ 11€.  Onze euros ! Ici, c’est énorme. Et pour ce prix-là, on s’attend quand même à quelque chose. On ouvre. Pas de salade. Pas de tomate. Pas d’oignon. Pas de bacon. Pas de sauce. En fait… juste du pain et un steak. Même pas une tranche de fromage ! On goûte quand même. On essaye. On se dit qu’il faut peut-être aller au-delà des apparences. Mais non. C'est immangeable.

Les frites restent dans les assiettes. Les burgers aussi. Et nous voilà donc à payer une addition de… 60€ sans avoir mangé ! 

On vient littéralement de dépenser l’équivalent de plusieurs repas chinois, sans réussir à manger notre déjeuner. À ce prix-là, j’aurais préféré acheter cinq bols de nouilles dans la rue pour 4 jours. Ou même cinq burgers McDo. Enfin…

Cette mésaventure passée, nous reprenons notre balade. Et heureusement, Zhujiajiao a suffisamment de charme pour nous faire oublier notre déjeuner à 60 €. On continue à nous perdre dans les petites ruelles, à travers les petites boutiques et le long des canaux. On observe les habitants, les touristes chinois venus eux aussi profiter de leur journée, les vendeurs qui proposent toutes sortes de spécialités locales. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous sommes nous-mêmes devenus une attraction. On se fait regarder. On nous sourit. Les enfants attirent parfois les regards. Après plusieurs semaines en Asie, on commence à avoir l’habitude d’être observés comme si nous étions une espèce exotique. 😂 Et puis, contrairement à Shanghai, ici, tout semble beaucoup plus lent.  Juste les canaux, les vieilles maisons et les petites barques.

Zhujiajiao nous rappelle qu’avant la Shanghai ultra-moderne que nous découvrons depuis plusieurs jours, il existait et il existe encore une Chine plus traditionnelle, organisée autour de l’eau, du commerce local et de ces petites villes où le temps semble s’être arrêté.

6 octobre 2026

Octobre 2026 : Jing’an de jour… puis de nuit (j20)

Il pleut encore…

Les enfants sont ravis.

Repos forcé ! 

Bon, il faut reconnaître qu’après plusieurs journées bien chargées, ça ne nous fait pas de mal.

On traîne, on travaille un peu, on avance dans les cours du CNED, on récupère…

… jusqu’à 15h30. La pluie finit par s’arrêter et, comme par magie, tout le monde retrouve immédiatement l’envie de sortir. Direction le temps de Jing'an.

Le temple est l’un des plus anciens temples bouddhistes de Shanghai. Son histoire remonterait au IIIᵉ siècle, même si le site a connu de nombreuses transformations et reconstructions au fil des siècles. Il se trouve aujourd’hui en plein cœur du quartier de Jing’an, entouré d’immeubles, de centres commerciaux et de grandes avenues.

Et c’est justement ce mélange qui est assez canon.

Bon, malheureusement pour nous, le temple est en travaux. On peut quand même le visiter, mais forcément, entre les échafaudages et les bâches, il perd un peu de sa superbe. 

On se balade malgré tout dans les différents espaces, on observe les fidèles, les statues, les brûle-parfums et toute cette activité autour du temple.

Puis on se trouve quelques brioches et des gâteaux et on s’installe tranquillement face à lui, pour miuex l'observer, lui et les habitants de ce pays. On observe la vie autour de nous.

Et puis, vers 18h… tout s'éclaire. On change d’ambiance complet.

Le temple, déjà impressionnant malgré les travaux, devient magnifique de nuit. Les toits dorés et les décorations s’illuminent, les lumières se reflètent sur les bâtiments et, tout à coup, on oublie presque les échafaudages. Puis nous avons la chance de pouvoir nous promener dans le Jing'an Sculpture Park, lui aussi illuminé pour l’occasion. C’est assez magique.

Nous poursuivons notre balade à pied. Une demi-heure plus tard, nous arrivons devant The Louis. Et visiblement, nous ne sommes clairement pas les seuls à avoir eu l’idée de venir le voir à la tombée de la nuit. Il y a du monde partout. Mais franchement, peu importe. Le bâtiment est impressionnant. Ultra-moderne, tout en courbes, avec une architecture pleine de détails et de jeux de lumière.

Encore une fois, Shanghai nous fait passer en quelques minutes de plusieurs siècles d'histoire à une architecture complètement futuriste. 

Juste en face, je repère un Starbucks Reserve. Bon… Là, je suis obligée. 

Je fais découvrir aux enfants cet endroit emblématique : les Starbucks Reserve sont les adresses haut de gamme de l’enseigne, avec une ambiance beaucoup plus travaillée que dans un Starbucks classique.

Et dès que je rentre… l'odeur du café m'envahit les narines. Je respire. J’adore.

Après plusieurs semaines à l’autre bout du monde, retrouver cette odeur familière me fait presque autant d’effet qu’un monument. 😂

Et puis ce soir, nous décidons de nous offrir un petit luxe : on rentre en Didi

5 € la course.

Bon…

Avec toutes nos jambes fatiguées.

C'est clairement une folie ! 😂

Et deuxième folie de la journée : des bouchons ! 

Alors là…

Retour direct à La Réunion.

Des bouchons bien garnis, bien parfumés, bien gras comme il faut…

On se régale.

Une journée qui avait commencé sous la pluie et qui se termine avec un temple illuminé, une balade nocturne, un Starbucks et des bouchons.

 

6 octobre 2026

Octobre 2026 : 🌧️ Repos, pluie et sushis ! (J19)

Aujourd’hui, 3 mots d'ordre : repos, pluie et sushis ! 

La météo a décidé pour nous : il pleut, parfois beaucoup, donc on ralentit un peu.

Et ça tombe plutôt bien parce qu’on a aussi besoin de souffler.

On en profite pour se mettre à jour dans les cours du CNED, parce qu’il ne faudrait quand même pas oublier qu’on est parti voyager… mais qu’on a embarqué l’école avec nous  et qu'avec le manque de connexion, c'est pas tous les jours facile ! 

On fait également un peu de tri dans nos photos et nos vidéos. Un peu...

Parce qu’après plusieurs semaines de voyage, on commence déjà à avoir des milliers de photos, des vidéos de 12 secondes dont on ne se rappelle même plus pourquoi on les a prises et une quantité absolument déraisonnable de doublons, car on met tout en commun. Il était temps de faire un peu de ménage.

Mais évidemment, rester tranquillement à l’appartement toute la journée, ce n’est pas vraiment notre truc.

Alors on retourne faire un tour au marché aux vêtements. Et on fait encore de super affaires.

À ce rythme-là, il va falloir prévoir une valise supplémentaire pour ramener les vêtements qu'on achète en Chine  😂


Et puis, mission essentielle de la journée : aller chercher des sushis.

Parce qu’ici, les sushis ne valent vraiment pas grand-chose comparé à chez nous, alors forcément… on en profite ! 

Et c’est en allant chercher notre dîner au centre commercial Joy City qu’on tombe à nouveau sur un spectacle assez incroyable.

Des centaines de jeunes sont habillés comme des personnages de dessins animés.

Des perruques, des costumes, des accessoires, des jupes, des maquillages…

une véritable invasion de mangas !

On ne sait pas exactement ce qu’il se passe, mais visiblement, le centre commercial s’est transformé en convention géante.  Et nous, évidemment… on adore !

Finalement, même les journées où on ne prévoit pas grand-chose finissent toujours par nous réserver une petite surprise.

Repos, pluie, sushis ... et quelques centaines de personnages de dessins animés en bonus. Une journée chill ! 

5 octobre 2026

Octobre 2026 : Une soirée à Nanjing Road… pendant la Golden Week ! (J18)

Après plusieurs jours à découvrir Shanghai, ses quartiers historiques, ses marchés et ses petites rues, ce soir, on a envie de quelque chose de plus léger.

Direction Nanjing Road ! 

Enfin… quand je dis « on veut du fun », il faut quand même se rappeler d’un petit détail : nous sommes en pleine Golden Week.

Et la Golden Week, en Chine, c’est LA semaine où des millions de Chinois profitent des quelques jours fériés pour voyager, sortir, visiter leurs familles ou… faire exactement comme nous : aller voir les endroits les plus touristiques du pays en même temps que tout le monde. 

Très bonne idée donc. 😂

Nanjing Road, c’est l’une des grandes artères commerçantes de Shanghai, avec ses boutiques, ses enseignes lumineuses, ses centres commerciaux et ses immeubles gigantesques.

Normalement, c’est animé. Pendant la Golden Week, c'est une autre dimension.

On arrive et on comprend immédiatement qu’on n’est pas seuls.

Il y a du monde partout.

Des familles, des groupes d’amis, des enfants, des touristes chinois venus d’autres régions du pays, des jeunes filles habillées façon dessin animé, des gens qui prennent des photos de tout…

On avance dans la foule au rythme de la foule.

Impossible de vraiment choisir son chemin : on suit le mouvement. Et gare à nous, si on dévie du chemin, il y a des policiers partout qui nous "guident".

Les écrans géants illuminent les façades, les magasins sont ouverts, les rues brillent de partout et les enfants sont ravis.

Nous, on se laisse porter.

Ce soir, pas de programme militaire, pas de visite historique, pas de « dépêchez-vous, on va rater le métro ».

Juste Shanghai by night. 

Et franchement, avec tous ces immeubles illuminés, cette foule et cette ambiance de fête, c’est assez spectaculaire.

Bon… pour le calme et la tranquillité, on repassera 😂

Mais après tout, on est venus chercher du fun.

4 octobre 2026

Octobre 2026 : Fête nationale chinoise : quand tout Shanghai décide de sortir en même temps ! (J17)

Aujourd’hui, avec Grégoire, nous avons appris à rédiger une analyse de texte sur un extrait de pièce de théâtre.

Euh… Compliqué, compliqué tout ça ! 

L’histoire nous a quand même pris quelques heures.

Il faut trouver une problématique, construire des parties, analyser les procédés, expliquer ce que l’auteur veut nous faire comprendre…

Bref, ce n'est ni sa matière préférée, ni la mienne ! Mais bon, on s’accroche.

Allez… Bye bye le français. Allons découvrir la vraie vie !

Direction les anciens quartiers français de Shanghai. Mais aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire : c'est la fête nationale chinoise ! 

Et visiblement, tout Shanghai a décidé de sortir. Il y a beaucoup, beacuoup de monde dans les rues.

Et au milieu de cette foule, un autre spectacle attire mon attention : les jeunes filles sont nombreuses à être habillées ou même carrément déguisées en mode dessin animé japonais. Jupes, chaussettes hautes, accessoires, coiffures… On se croirait parfois au milieu d'un immense manga vivant. Rien que ça, franchement, ça vaut le déplacement !

Nous débarquons sur Wukang Road. Et c’est très mignon.

Le quartier est apparemment très prisé des touristes, et on comprend vite pourquoi : les rues sont bordées de grands platanes et de jolies maisons, avec une ambiance résidentielle complètement différente de l’image que l’on peut avoir de Shanghai. Honnêtement, on ne se croirait absolument pas dans une mégalopole de plus de 24 millions d'habitants. C’est calme, charmant, verdoyant. Enfin… calme... Parce que dans les rues, avec la fête nationale, c’est une autre histoire !

Nous arrivons proche du fameux  Wukang Building. Et là… un monde de dingue. La rue est noire de monde et il y a énormément de policiers pour encadrer les déplacements. On fait le tour du bâtiment, on profite de l’ambiance et on repart.

Direction Anfu Road. C’est plus moderne, plus actuel, plus branché. Mais toujours autant de monde. On se balade dans les petites rues, on regarde les boutiques, les cafés, les gens…

 

Puis nous débouchons dans le quartier de Huaihai Road. Et là, tout le monde commence à avoir sérieusement faim. Et surtout… On a besoin de s'asseoir. Nous galérons un bon moment à trouver un restaurant dans lequel il y a des choses que nous connaissons. Parce que découvrir la cuisine chinoise, c’est très bien… mais quand tu as trois enfants affamés et fatigués, à un moment donné : un truc vaguement identifiable dans l'assiette, c'est déjà une victoire. Finalement, nous faisons un bon goûter avant de repartir. Et nous voilà repartis pour…

✨ Les Champs-Élysées de Shanghai !

Bon, je vais être honnête : c'est moins prestigieux que chez nous. Mais c’est quand même très impressionnant. Le monde. Les lumières. Les gratte-ciel. Les enseignes. Les magasins avec leurs décors complètement démesurés… Tout brille. Tout clignote. Tout est gigantesque.

Ce sont les décors absolument fous de la boutique ... Les deux visages de femme sont articulés et le grain de la peau est tellement réel... Quant au chien, il est immense et il respire (son torse se soulève, ses narines s'ouvrent, ses oreilles bougent,... c'est dingue de technologie

 

On se balade au milieu de cette foule et on en prend plein les yeux. Puis on décide de prendre le bus pour rejoindre le Bund.

Première erreur : le bus. Sur l'application du bus, il est indiqué qu’on peut payer avec nos cartes bancaires. Très bien. On tente. Aucune de nos cartes ne passe. Évidemment. On tente donc Alipay. Et là, miracle : ça fonctionne ! 

Enfin… à moitié. On n’a pas compris comment ajouter les autres voyageurs.

Résultat : nous sommes seulement deux à avoir payé. Mais bon, à ce prix-là… 2 yuans. Soit environ 25 centimes d'euros. Pour tout le trajet.

Et puis, après avoir été pris dans de gros, gros embouteillages, nous arrivons enfin au Bund. Quelle bonne idée d'être venus ce soir ! 

Je crois que tout Shanghai est là. Il y a énormément de monde. Une foule impressionnante. Et beaucoup de policiers qui encadrent les déplacements. On suit donc le mouvement. Parce qu’à ce stade, on ne sait plus vraiment où on va, mais on sait qu'il faut suivre les gens. 

Nous nous promenons le long du fleuve Huangpu et découvrons une vue absolument incroyable sur Lujazui, le quartier des affaires de Shanghai. Et notamment sur la Shanghai Tower, la plus haute tour de Chine.

Les gratte-ciel illuminés de l’autre côté du fleuve sont magnifiques. Mais honnêtement, je suis presque aussi impressionnée par la foule qui nous entoure que par la vue. C’est gigantesque. On se retrouve au milieu d’une marée humaine.

Et forcément, à force de marcher depuis le matin… on commence à être cuits. Il est tard et il faut maintenant trouver un moyen de rentrer.

À pied ? Trop loin.

En bus ? Vu les embouteillages qu’on vient de subir, on y passerait probablement la nuit. 

En métro ? Il faut déjà marcher une vingtaine de minutes pour atteindre la prochaine station.

Bon.

Ce sera donc… Didi !  On commande un Didi pour six. Et on attend. On attend. On attend. 

Après 3 semaines en Asie, j'ai pris la position

Pourtant, on peut suivre la voiture quasiment au mètre près sur l’application. On la voit avancer. Puis s’arrêter. Puis avancer. Puis s’arrêter. On sait même combien de secondes il doit attendre à chaque feu rouge !  Mais bon… elle finit par arriver. Et quand on voit la voiture… On se regarde. Jamais on ne rentre à 6 là-dedans. Mais bon. On n’a pas attendu tout ce temps pour rien. Et surtout… on n'a aucun plan B.  Alors on force un peu le destin. Et nous voilà partis à six dans une voiture prévue pour quatre. Les enfants se serrent. Les sacs se casent comme ils peuvent. Et nous voilà officiellement transformés en boîte de sardines chinoise. 😂 À chaque carrefour, la police est là. Alors nous remontons les vitres… et on se cache.

Après un trajet qui nous paraît interminable, nous arrivons enfin à l’Airbnb. Tout le monde est fatigué. Tout le monde est très content d'aller se coucher. Une sacrée journée de fête nationale. Et demain… on recommence ! 

3 octobre 2026

Septembre 2026 🛍️ Qipu Lu, haricots rouges et… 24 h sans Internet ! (J16)

J’ai trop bien dormi. Tout le monde a trop bien dormi. Ça fait du bien. Cyril, lui, est bien décidé à nous trouver un petit déjeuner digne de ce nom pendant que je prépare la journée. Il part donc à la recherche de nourriture et revient avec des muffins, des œufs, du saumon, du pain, du beurre… On ne va pas mourir de faim en Chine 😂. J’ai également réussi à installer Alipay sur son téléphone. Il ne reste donc plus que moi. Moi qui, n’ayant toujours pas de connexion parce que mon forfait 5G ne fonctionne pas ici, ne peux absolument rien faire. C'est super chiant. Mais bon… C’est comme ça !

Et puis, petit soulagement : mon audit prévu ce soir ou plutôt cette nuit pour moi, est annulé. Ça me laisse donc un peu plus de temps pour essayer d’apprivoiser Internet et toutes les applications nécessaires à notre survie en Chine. Parce que, pour l’instant, j’ai un téléphone…mais essentiellement pour me donner l'heure. 😂

Ce matin, mission courses. C'est toujours un grand moment les 1ères courses dans un nouveau pays. On a repéré un supermarché à une dizaine de minutes de l’Airbnb. Y a moyen qu'on se fasse plaisir, ici, les prix sont vraiment bas.

On découvre plein de nouveautés, beaucoup de choses qu’on ne connaît pas, mais aussi énormément de produits qui nous sont familiers. Évidemment, on se laisse tenter par quelques expériences. Notamment des haricots rouges caramélisés et assaisonnées au vinaigre. Dit comme ça, ça ne fait pas forcément rêver. Et pourtant… c'est très bon ! 

On trouve aussi des biscuits au durian.

Il pleut pas mal aujourd’hui, donc changement de programme : ce sera session shopping.  Et on va faire des heureux… et des heureuses ! 

Direction le grand marché de Qipu Lu. Enfin… « marché ». En réalité, ce n’est pas vraiment un marché.

C’est plutôt un immense complexe de plusieurs immeubles, remplis de stands de vêtements.

Et là, grosse surprise. Moi qui m’attendais à trouver des fringues un peu basiques, je me retrouve avec l’impression d’être entrée dans un Zara géant. Il y a absolument tout ce qu’on peut trouver chez H&M, Zara et compagnie. Sauf que… ce n'est pas vraiment mon truc. C’est beaucoup trop classique pour moi. Du gris. Du noir. Du marron. Du beige. Encore du noir. Bref, je cherche la couleur comme si elle avait été interdite par décret !

On traîne quand même dans les allées et Soline, elle, est au taquet. Et puis, complètement par hasard, on tombe sur un stand beaucoup plus coloré. Et là… Mon Dieu. J’aime tout. Mais vraiment tout. Je sélectionne tellement de vêtements que j’arrive bientôt à un problème très concret : je n'arrive plus à les porter tellement j'en ai dans les bras. La vendeuse m'aide et m’installe une cabine d’essayage improvisée. Et c’est parti. Essayage après essayage. Et là, je comprends que je suis tombée sur un petit designer. Les pièces sont vraiment folles. Je pourrais repartir avec la moitié du stand. Mais je reste raisonnable. Un jean. Et quel jean ! Et un T-shirt. Voilà. Je suis fière de moi.

Les garçons, eux, n’ont absolument rien trouvé d’intéressant. C'est parce qu'ils ne voient pas le potentiel 😂. On part donc ailleurs. Direction un autre marché. 

Nous voici maintenant dans un autre marché, situé au sous-sol de la station Science & Technology Museum. Ils sont beaucoup plus dans leur élément. On fouine. On cherche. On compare. On négocie. Et surtout… on ne les entend plus râler.

On va rester dans ce marché pendant des heures. Bizarrement, à ce moment-là, ils sont infatigables ! Comme quoi, la fatigue est très sélective 😂. On finit par trouver notre bonheur pour un peu tout le monde. Il est 19 h. Allez. Rentrons nous poser. 

Et surtout… appelons Orange 

Cela fait maintenant 24 heures que nous sommes en Chine. Et je n’ai toujours pas accès à Internet. Le Wi-Fi de l’appartement ne fonctionne pas. Ma 4G/5G n’arrive pas à s’activer. Et là, j’avoue… je pête un plomb ! Parce que tout devient compliqué. Je ne peux pas donner de nouvelles.Je ne peux pas organiser nos journées. Je ne peux pas répondre aux sollicitations de mes locataires, qui, comme par hasard, ont décidé de me solliciter tous les jours précisément maintenant. Et évidemment, j’ai plusieurs entrées et sorties prévues dans les prochains jours. Je n’ai pas accès à mes documents puisque tout est sur mon Drive. J’ai des audits à préparer. Et c’est justement la pleine saison pour moi entre septembre et novembre. Bref, c'est la misère. J’ai demandé à notre hôte de trouver une solution.

Mais je viens d’apprendre que demain est la Fête nationale chinoise, donc personne ne viendra nous aider pour le Wi-Fi demain. Évidemment. Pourquoi faire simple ? J’essaye de me dire que ce n’est peut-être pas plus mal. Que ça va me permettre de décrocher. De profiter. De faire autre chose. Mais non. Ça m’agace. J’ai l’impression de perdre mon temps. Et surtout, j’ai encore les billets de Paul à réserver, et son départ est dans moins de deux semaines.

Heureusement, j’avais un peu anticipé ce problème. J’avais demandé aux enfants de télécharger leurs cours en avance. Et ils l’ont fait. Donc au moins, eux ne sont pas bloqués. Je doute que cette nouvelle les réjouisse particulièrement… Mais au moins, ça nous donne bonne conscience ! 😂 Parce qu’ils peuvent continuer à travailler sans Internet.

Bref.

Ça me prend la tête, ce problème de réseau. Mais, au-delà de l’agacement, ça me fait aussi réfléchir à notre dépendance totale à Internet. En 24 heures seulement, je réalise à quel point une simple connexion est devenue indispensable à absolument tout :

travailler, communiquer, réserver, payer, consulter ses documents, organiser les journées…

On peut traverser la moitié du monde avec un téléphone dans la poche… mais sans réseau, on redevient vite complètement cons. 😂

Et quelque chose me dit que… ce ne sera pas la seule fois qu'on va galérer avec Internet en Chine... le mois d'octobre va être long...

 

3 octobre 2026

Septembre 2026 : Shanghai : nous voilà… enfin presque ! (J15)

J’ai pas hyper bien dormi.

Déjà, on avait bu un café frappé vers 18 h. Pas très malin. Ensuite, avec tout ce qu’il y avait à faire ce matin, j’avais pas vraiment l’esprit posé. Et puis il y avait les moustiques. Des moustiques. Qui m’ont attaquée toute la nuit.

Jamais je n’aurais pensé être emmerdée par des moustiques dans une mégalopole de 7 millions d’habitants ! Je pensais naïvement que les moustiques préféraient la campagne, les forêts, les endroits où il y a trois arbres et une mare…

Mais non. Même à Séoul, ils ont leur business.

🧳 Jour du départ

Aujourd’hui, il faut faire les valises. Et ça, ce n’est pas une petite histoire. Il m’a fallu 2h pour réussir tout fermer. Deux heures. Pour fermer des valises que j’avais pourtant déjà ouvertes et fermées environ 15 fois depuis le début du voyage. En parallèle, je télécharge quelques leçons pour Grégoire, la fin de Casa de Papel pour l’avion, je cherche encore des vols pour Paul et je relance un paiement via Alipay pour ce soir. Parce que, rappelons-le, si on ne paie pas le solde, on n'a pas les consignes pour entrer dans notre logement. Donc potentiellement, ce soir, nous arrivons à Shanghai avec 4 valises, 3 enfants, 2 adultes et absolument nulle part où dormir. Tranquille. 😅

Et là… Le paiement passe. Direct. Sans vérification. Sans photo de passeport. Sans photo de ma tête. Sans photo de ma carte bancaire. Rien.

Je n’ai absolument rien changé, mais cette fois, Alipay décide que je suis une personne digne de confiance. Merci. 

La preuve de paiement est envoyée et nous devrions donc recevoir les consignes avant de quitter Séoul. Les valises sont finalement fermées et pesées. Mission accomplie ! 

J’ai même trouvé un autre billet retour pour Paul. Bon… pour l’instant, je n’ai toujours pas trouvé son billet aller. Mais chaque chose en son temps. 😂

☀️ Dernières heures à Séoul

Nous partons nous dégourdir les jambes sous le soleil. Dernier petit tour dans notre quartier, derniers regards sur Séoul… Après avoir déjeuné, nous rentrons récupérer nos valises. Qui nous attendent…

sur le trottoir. Bah, voilons ! 

Ah oui. Nous avons 10 minutes de retard par rapport à l’heure du check-out. Et  pourtant nous avions prévenu notre hôte. Mais quand même… Voir toutes nos affaires posées dehors, ça fait toujours un petit quelque chose. Tout est bien là. Ouf. Nous chargeons tout dans le taxi et c’est parti pour environ une heure de route vers l’aéroport.

Pendant le trajet, on regarde Séoul s’éloigner. Et franchement, après ces quelques semaines ici, on se dit vraiment que c’est une chouette ville où il fait bon vivre. 

On aura beaucoup marché, beaucoup pris le métro, beaucoup mangé, beaucoup découvert…

Et surtout, on aura beaucoup aimé l’ambiance.

L’aéroport est immense, moderne, calme, très organisé. Tout se passe bien jusqu’à l’enregistrement. Enfin… Il y a un problème avec mon billet. L’opératrice regarde mon passeport, regarde mon billet, me regarde… Et me met directement de côté. Évidemment. De ce que je comprends, c’est mon nom marital associé à mon nom de naissance qui pose problème. Qu’est-ce que c’est pénible, cette histoire ! Elle finit par régler le problème et m’édite mon billet. Je pensais que c’était terminé. Non. Le problème se représente au niveau des contrôles de sécurité. Et comme je suis la dernière de notre petit groupe, les agents n’ont pas vraiment vu que je m’étais fait stopper. Je me retrouve donc toute seule devant eux, à essayer de comprendre ce qu’ils me veulent et surtout à essayer de leur faire comprendre que, moi non plus, je ne comprends rien. 😂 Je reste bloquée là une bonne vingtaine de minutes. Et puis, d’un coup… ils me laissent passer. Très bien. Je ne cherche même plus à comprendre. Je fonce rejoindre les autres.

Le vol est court : environ 1 h 30. On décolle en avance. On arrive en avance. Ca commence bien. Et puis… On foule le sol chinois pour la 1ère fois ! 🇨🇳

Tout est extrêmement fluide. Aucune attente aux contrôles des autorités. Ils nous posent quelques questions, ça va très vite. Pas d’attente non plus pour récupérer les bagages. On récupère tout et on se dirige vers le métro. Et là, première mission : acheter les tickets. On trouve une machine, on sélectionne notre trajet, on arrive au paiement…

Et évidemment : il faut payer avec Alipay. Pas d’autre choix. 😑 Sauf que mon téléphone n’arrive pas à se connecter au réseau. Donc impossible d’activer mon Alipay. Cyril, lui, a du réseau. Mais son Alipay ne fonctionne pas. 🤦‍♀️ La losse ! 

On finit par comprendre qu’on peut payer avec une carte bancaire. Mais… une carte bancaire par personne. Évidemment, on n’a pas cinq cartes bancaires. Enfin… Après avoir fouillé nos affaires, j’arrive à en trouver 4. J'en crée une dernière sur Revolut. On passe donc les cartes une par une. Puis tous nos bagages, sacs à dos, sacs à main… dans un scanner. Et nous voilà partis pour notre première expérience du métro de Shanghai. 

Je m’attendais à un vieux métro tout dégueu. Et en fait… Pas du tout. C’est super propre, immense, on a de la place assise, c’est calme et je vois même des gens travailler sur leur ordinateur dans le métro.

Et le prix… 0,90€ pour faire environ 55 km ! 

Là, forcément, je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison. Je me demande ce que doivent penser les Chinois quand ils débarquent dans le RER B. 15€ pour rejoindre Paris, c'est sale, ça ppue et ça craint ! Bienvenue en France. 

Comme à Séoul, il y a ensuite une quantité absolument incalculable de sorties différentes dans la station.

Alors, cette fois, on y va au pif. Parce qu’à ce stade, on a compris que dans les grandes villes asiatiques, il faut parfois accepter de ne pas savoir où on va et faire semblant que tout est sous contrôle. On finit par retrouver notre Airbnb sans trop de problème.

Et là, bonne surprise. Très bonne surprise même ! L’appartement est grand, situé au 11ᵉ étage, avec une vue directe sur les trois tours emblématiques de Shanghai. On est crevés, j’ai juste envie de me coucher.

Mais avant… Il faut défaire les valises. Et surtout… Il faut dîner. Il est déjà 22 h. Et là, on découvre un petit problème : les restaurants ne servent plus. 

On ne sait pas où aller. On cherche. On marche. On cherche encore. On commence à sérieusement se demander comment on va nourrir quatre enfants à cette heure-ci. Après environ 40 bonnes minutes de galère, on finit par trouver un restaurant chinois un peu toc, qui prépare tout un tas de plats pour vraiment pas cher. 1,80 € le sandwich façon kebab ? Ca fera très bien l'affaire des enfants. 2 € le plat poulet/légumes ? Parfait. Ca nous change de Séoul. Parfait. On commande. Mais au moment de payer… Alipay. Évidemment. Pas de connexion pour moi. Pas d’Alipay fonctionnel pour Cyril. 😂

Ca va être la galère, ce truc.

Je profite donc de l’occasion pour équiper Charles d’Alipay et lui enregistrer une carte bancaire. Comme ça, il pourra être autonome… et surtout, il pourra peut-être devenir notre roue de secours. Voire, à ce rythme-là, notre solution principale. 😂

Allez. Il est temps d’aller dormir. Demain, on attaque Shanghai pour de vrai.

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