Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

2 novembre 2026

Octobre 2026 : Dernier jour à Canton avec Paul (j44)

Aujourd’hui, c’est le dernier jour de Paul avec nous. Et oui, les bonnes choses ont une fin… Même si, pour être honnête, on aurait bien aimé prolonger un peu cette parenthèse tous ensemble.

On commence la journée par une mission très importante : faire réparer son téléphone. Tant qu’à faire, autant profiter des tarifs et du savoir-faire chinois pour régler le problème ici. On dépose donc le téléphone et on en profite pour terminer les préparatifs de son départ.

 

Sa valise est prête. Et la nôtre aussi… enfin, celle qui va repartir avec lui !

Parce que nous avons trouvé une solution assez pratique pour alléger nos bagages : nous avons décidé de confier à Paul une bonne partie de nos affaires. Tous nos pulls, quelques vêtements et tout ce qui nous encombre un peu. En gros, nous lui avons refilé tout notre superflu !

Je ne sais pas encore s'il nous remerciera ou s'il nous maudira en découvrant le poids de sa valise. J'espère surtout qu'on ne va pas regretter de lui avoir confié tout ça. Mais bon, il est grand, il devrait s'en sortir. Et puis, il faut bien que les enfants participent un peu à la logistique familiale ! 😂

Vous avez commandé un colis...

Nous partons ensuite découvrir Beijing Road, une grande rue piétonne traditionnelle de Canton, très commerçante et particulièrement animée.

On y retrouve les boutiques, les enseignes lumineuses, les vendeurs et cette agitation typique des grandes rues chinoises. Il y a du monde, ça bouge dans tous les sens et, comme toujours, on pourrait facilement y passer des heures.

Mais en regardant un peu autour de nous, on remarque aussi quelque chose : les immeubles auraient franchement besoin d'un bon coup de rénovation ! Certains bâtiments ont vraiment vécu. On passe devant de jolies boutiques installées au pied de façades qui mériteraient, elles, un sérieux rafraîchissement.

Nous décidons de nous éloigner un peu de la rue principale pour explorer les rues adjacentes. Et là, nouvelle découverte : des rues entières consacrées aux chaussures !

Des magasins à perte de vue, avec absolument tous les modèles possibles : baskets, bottes, sabots, chaussures à talons, chaussures de ville… Il y en a partout !

Et là, je dois faire preuve d'une maîtrise de moi-même absolument remarquable.

Je regarde. Je passe devant. Je ralentis. Je regarde encore.

Je résiste, je résiste, je résiste !!!

Parce qu'entre les prix, le choix et toutes ces boutiques, il y aurait largement de quoi repartir avec une collection complète. Mais nos valises sont déjà bien assez chargées et, surtout, nous venons justement de refiler une partie de nos affaires à Paul. Ce n'est pas pour recommencer immédiatement !

Je prends donc sur moi. C'est dur, mais je tiens bon. Pour combien de temps encore ? 

À la tombée de la nuit, nous rejoignons le Dafo Temple.

Changement complet d'ambiance. Après les rues commerçantes, les boutiques et les chaussures, nous entrons dans un lieu beaucoup plus calme, chargé d'histoire et de spiritualité.

Le temple est très beau, particulièrement avec les lumières du soir. On découvre les bâtiments, les décorations, les statues et les personnes venues se recueillir.

Même si nous ne partageons pas leur religion et que nous ne connaissons pas tous les codes de cette spiritualité, on ressent quelque chose de particulier dans ce lieu. Il y a une atmosphère, une sérénité et une ferveur que l'on perçoit simplement en observant les gens.

J'aime bien ces moments-là pendant nos voyages. On ne comprend pas forcément tout, on ne connaît pas toujours les traditions, mais on prend le temps de regarder et de respecter ce qui se passe autour de nous.

Il commence à être temps de rentrer pour dîner. Nous décidons de prendre le bus plutôt qu'un taxi.

Bonne pioche : il est au terminus et nous pouvons donc monter tranquillement. Nous voilà partis pour une petite promenade nocturne à travers Canton.

Et pour le prix, difficile de faire mieux : environ 30 centimes d'euro !

Une heure de trajet, installés dans le bus, à regarder défiler la ville et ses lumières. Finalement, c'est une façon plutôt agréable de découvrir Canton autrement. Et surtout, nos pieds apprécient de ne pas avoir à faire un kilomètre supplémentaire !

Après cette petite balade, nous trouvons de quoi dîner, puis vient le moment que l'on aurait bien aimé repousser un peu : les aurevoir avec Paul.

On se fait de gros bisous, on profite encore un peu de ces derniers instants ensemble et on lui souhaite bon retour. 

Demain, il ne sera plus avec nous pour la suite du voyage. La troupe va retrouver sa configuration habituelle, mais il va forcément nous manquer.

Nous rentrons ensuite à l'appartement et attaquons les valises. Encore ! Il faut préparer le départ du lendemain, répartir les affaires, vérifier ce qui reste et s'assurer que tout rentre à peu près correctement. La grande spécialité de ce voyage : réussir à faire rentrer six vies dans quelques valises… 

Cette fois, on ne traîne pas trop. La journée a été bien remplie et la fatigue commence à se faire sentir.

Un dernier regard sur nos affaires, un dernier contrôle… et au lit !

Demain, nouvelle étape, nouveau décor ...

1 novembre 2026

Octobre 2026 : Foire de Canton : quatre halls, des milliers de produits et des kilomètres au compteur ! (j43)

Aujourd’hui, c’est journée business ! Deuxième phase de la Foire de Canton, et cette fois, on part en équipe : Charles, Greg, Cyril et moi. Paul est resté de son côté avec Soline.

On est motivés, déterminés, prêts à explorer les quatre halls et à dénicher les bonnes idées, les bons fournisseurs et, qui sait, peut-être le prochain business à développer.

Bon… on n’a absolument rien préparé. Pas de plan précis, pas de parcours, pas de liste de priorités. Mais on est confiants ! Résultat : notre première mission consiste évidemment à… nous perdre ! 😅

Finalement, on commence par le premier hall qui se trouve sur notre chemin : le hall A. Et là, on est tout de suite dans notre élément !

Carrelage, parquet, marbre, cuisines, dressings, salles de bain… Tout y passe. On retrouve des univers que l’on connaît bien et qui nous parlent forcément. On découvre les produits, on discute avec les exposants, on prend des contacts et on compare les offres.

Et surtout, on hallucine complètement devant certains prix annoncés ! Il y a de quoi se poser quelques questions sur les marges et les possibilités d'importation. On ne va pas repartir les mains vides : nous faisons le plein de contacts et de cartes de visite.

On poursuit avec le mobilier. Et là encore, c'est la démesure : des meubles en bois, en plastique, des lits, des tables, des chaises, des fauteuils, des parasols… Des modèles à perte de vue, dans tous les styles et toutes les gammes.

Il y en a tellement qu'on ne sait plus où regarder. On passe d'un stand à l'autre, on découvre de nouveaux modèles à chaque allée et on se dit régulièrement : « Tiens, ça, c'est pas mal ! »

Sauf qu'il faut bien se rendre à l'évidence : on ne pourra pas tout voir. Même avec toute notre bonne volonté, il faudrait probablement plusieurs jours pour faire le tour correctement. Il va falloir apprendre à choisir. Ce qui n'est pas forcément notre spécialité !

Pour rejoindre le hall B, nous empruntons le petit train qui circule sur le site. Heureusement qu'il existe, parce qu'à pied, nous aurions déjà largement de quoi remplir notre quota de kilomètres quotidiens !

Nous arrivons dans le plus grand des halls : quatre étages !

Nous nous engouffrons dans les allées consacrées à la vaisselle, au linge de maison, aux draps, aux décorations de Noël, d'Halloween… Il y a de tout, dans toutes les formes, toutes les couleurs et toutes les qualités.

C'est impressionnant de voir autant de fabricants réunis au même endroit. On passe d'un univers à l'autre en quelques minutes. Une allée de vaisselle, puis des montagnes de linge de maison, puis des décorations de fêtes… On pourrait facilement y passer la journée entière.

Sauf qu'à ce stade, cela fait déjà trois heures que nous déambulons. Nos jambes commencent à envoyer quelques signaux et nos estomacs nous rappellent qu'ils existent.

Petite pause obligatoire. On prend à peine le temps de manger, on fait rapidement le point sur ce qu'il nous reste à voir et on établit notre programme pour la suite.

Enfin, « programme » est un bien grand mot. Disons qu'on essaie de remettre un peu d'ordre dans notre expédition !

Nous repartons vers le hall C, où nous attendent les gadgets et les ustensiles de cuisine.

Mais en arrivant, mauvaise surprise : les exposants sont déjà en train de ranger. Visiblement, nous n'avons pas tout à fait le même rythme qu'eux. Nous, on est encore en pleine exploration, eux pensent déjà à fermer boutique !

Et surtout, j'ai une obsession : je veux absolument voir les tiny houses.

Le petit problème, c'est qu'elles se trouvent complètement à l'opposé, près de la sortie. Nous avions prévu de les découvrir en partant, histoire de terminer tranquillement notre visite.

Mais évidemment, il a fallu que je décide qu'on ne pouvait pas quitter la foire sans les avoir vues.

Nous voilà donc repartis dans l'autre sens. Encore. À ce stade, je crois que les garçons commencent à comprendre qu'il ne faut jamais me dire qu'un stand intéressant se trouve quelque part : je finirai toujours par vouloir y aller, même s'il faut traverser tout le parc !

Et franchement, nous n'avons pas regretté le détour. Les tiny houses sont incroyables. On découvre différents modèles, des aménagements, des possibilités de construction et surtout beaucoup d'informations sur ce marché qui semble avoir un bel avenir. On prend tous les renseignements possibles, on pose nos questions, on regarde les finitions et les équipements. Il y a vraiment de quoi réfléchir.

Les tiny houses, c'est l'avenir ! En tout cas, nous repartons convaincus qu'il y a quelque chose à creuser. Encore une idée à ajouter à notre collection… Il va vraiment falloir qu'on ouvre un fichier Excel pour répertorier tous nos projets !

Les garçons finissent par rentrer. Cyril et moi, nous ne sommes pas encore rassasiés et repartons vers le hall D. Cette fois, direction les bijoux, et notamment les diamants et les pierres précieuses.

On change complètement d'univers. Après les matériaux de construction, les meubles, les gadgets et les petites maisons, nous voilà à regarder des pierres et des bijoux. Il faut reconnaître que la foire est plutôt bien organisée pour satisfaire toutes nos curiosités… et nous épuiser par la même occasion !

Nous poursuivons ensuite avec tout ce qui concerne la décoration de l'habitat : fleurs séchées, cadres, sculptures et autres objets décoratifs.

Encore une fois, les stands se succèdent et les possibilités semblent infinies.

À ce moment-là, je crois que nous avons atteint notre limite de nouveautés pour la journée. Et pourtant, il y aurait encore tellement de choses à voir !

Quand j'annonce à Cyril que, ce soir, nous allons sortir voir la tour de Canton, je vois immédiatement son regard.

Un regard qui veut clairement dire : « Encore ?! On n'a pas assez marché aujourd'hui ? »

Mais j'ai très envie de découvrir cette tour de plus près et de voir Canton illuminée. Alors, pour ne pas achever définitivement notre équipe, nous décidons de quitter la foire avant d'être complètement épuisés. L'objectif est de garder un minimum d'énergie pour notre sortie du soir. Toute une stratégie !

On s'est trompé de station de métro 🤦‍♀️

Après un petit temps de repos, quelques échanges sur nos découvertes de la journée et un dîner dans un mall — cette fois, nous n'avons pas trouvé mieux — nous partons enfin en direction de la tour.

Et là, c'est un peu magique.

Au départ, nous l'apercevons de loin, illuminée dans la nuit. Puis, presque naturellement, nous nous en rapprochons. On avance, on s'approche encore, attirés par cette immense structure qui domine la ville.

Nous traversons la rivière et découvrons un magnifique pont. Le paysage change complètement : la tour, les lumières, les reflets sur l'eau, les bâtiments qui s'illuminent… La ville est vraiment belle sous cet angle.

On prend le temps de regarder, de profiter et de faire quelques photos. Après une journée passée à courir d'un stand à l'autre, ça fait du bien de simplement se promener sans avoir un fournisseur à rencontrer ou un produit à examiner !

Canton me plaît beaucoup. Je trouve cette ville agréable, avec une atmosphère plus douce que ce que j'imaginais. Il y a de l'animation, bien sûr, mais aussi de très beaux endroits pour se balader le soir. On s'y sent bien.

Après cette belle promenade, il faut bien se résoudre à rentrer.

Nos jambes commencent sérieusement à nous faire comprendre que la journée est terminée. Et pour une fois, nous décidons de les écouter !

Entre les quatre halls de la Foire de Canton, les kilomètres parcourus, les milliers de produits découverts et notre escapade nocturne jusqu'à la tour, nous avons largement rempli notre journée.

Côté business, nous avons des contacts, des pistes et quelques nouvelles idées à étudier. Côté tourisme, nous avons découvert une très jolie facette de Canton.

Reste maintenant à réussir à faire le tri dans tout ce qu'on a vu… et à récupérer un peu !

Parce que demain, il y a encore des choses au programme. Évidemment. Avec nous, le repos est toujours prévu pour le lendemain ! 😂

31 octobre 2026

Octobre 2026 : Canton, encore du shopping… et toujours des idées plein la tête ! (j42)

Aujourd’hui, on remet ça : shopping principalement pour Paul ! 

Direction le quartier de la gare, où l’on découvre un nombre absolument hallucinant de boutiques. Il y en a partout ! Des centaines et des centaines de shops, des allées à n’en plus finir, des étages entiers consacrés à toutes sortes de produits. On ne sait même plus où donner de la tête.

Au début, on regarde tout. Puis on commence à comparer. Ensuite, on négocie. On revient sur nos pas parce qu’on a repéré quelque chose un peu plus loin. Et finalement, on ne sait même plus ce qu’on cherchait au départ ! 😂

Il y a tellement de choix qu’on finit par saturer. Et pourtant, on continue à regarder, au cas où la bonne affaire du siècle se cacherait dans la prochaine allée.

Après avoir écumé une bonne partie du quartier, négocié tout ce qu’on pouvait et surtout résisté à une quantité impressionnante de tentations, il est temps de passer à autre chose. Parce qu’à force de voir des produits partout, on pourrait finir par acheter n’importe quoi, juste pour avoir l’impression de ne pas être venus pour rien !

Les enfants, eux, décident de rentrer se reposer. Ils ont visiblement atteint leur quota de boutiques pour la journée. Cyril et moi, c’est une autre histoire…

Nous avons encore une petite idée derrière la tête. Enfin, petite… tout est relatif !

On change complètement d’ambiance et on se retrouve dans un quartier africain en plein cœur de la Chine. Notre destination : un centre d’affaires spécialisé dans la beauté et la santé.

Évidemment, nous n’y allons pas simplement pour nous promener. Nous sommes toujours à l’affût d’une idée à développer, d’un produit intéressant, d’un marché à explorer. Bref, nous avons du mal à nous empêcher de réfléchir business, même en vacances.

Nous faisons tous les étages. Oui, tous les étages. On regarde, on observe, on essaie de comprendre ce qui se vend et comment tout cela fonctionne. Il y a énormément de choses à voir, et plus on avance, plus on a l’impression qu’il y aurait encore des dizaines de portes à pousser.

Nous finissons par ressortir avec plein d’idées en tête. Et c’est bien là le problème : on a toujours de nouvelles idées !

À chaque découverte, on se regarde avec un petit « Tiens, ça, ce serait intéressant ! ». Puis une autre possibilité apparaît, et encore une autre… Résultat, nos cerveaux ressemblent à des onglets ouverts sur un ordinateur : il y en a partout et on ne sait plus lequel traiter en premier.

Il va vraiment falloir qu’on se pose un jour, au calme, pour faire le tri et prendre un peu de recul. Parce qu’à ce rythme-là, on va rentrer avec vingt projets, quinze nouvelles envies ! 😂

Mais bon, ce n’est pas aujourd’hui qu’on va régler la question. On a encore du chemin à faire.

Nous reprenons notre balade en mangeant notre mangue. Et nous voilà bientôt derrière les entrepôts.

Là, franchement, je change de dimension.

C’est gigantesque. Les bâtiments s’enchaînent, les marchandises semblent être partout et l’activité commerciale prend une ampleur difficile à imaginer quand on est tranquillement installé chez soi, derrière son ordinateur. Avec Cyril, nous commençons à regarder tout cela autrement. On analyse la logistique, les espaces de stockage, l'organisation du commerce. On essaie de comprendre comment toutes ces marchandises circulent et comment les différents acteurs travaillent ensemble.

Je savais que le commerce en Chine était énorme. On en entend parler, on voit les chiffres, on connaît l'importance du pays dans la fabrication et la distribution de nombreux produits. Mais être sur place, au milieu de ces infrastructures, c'est complètement différent. On prend vraiment la mesure de l'ampleur du marché.

Tout est immense, les volumes semblent sans fin et l'organisation de cette activité donne le vertige. Ce qui me frappe surtout, c'est de voir concrètement l'envers du décor : derrière les boutiques et les produits que l'on achète, il y a toute une mécanique commerciale dont on ne soupçonne pas toujours la taille.

Et nous, forcément, nous repartons en imaginant déjà ce qu'on pourrait faire avec tout ça.

Il va vraiment falloir qu'on apprenne à visiter un endroit sans essayer d'en tirer une idée de business. 

Nous rentrons à l'appartement en rêvant à toutes nos découvertes. On pourrait presque se poser pour la soirée… Mais non ! Nous ressortons aussitôt pour aller dîner.

Ce drone est pour 2 personnes !

Ce soir, ce sera viande et barbecue chinois. Et là, très bonne surprise : le service est incroyable ! Les serveurs sont aux petits soins. Ils s'occupent de la cuisson de la viande, la découpent pour nous, nous servent de l'eau toutes les dix minutes… On n'a quasiment rien à faire.

On est installé, on regarde la viande cuire, et quelqu'un vient régulièrement s'assurer que tout va bien. Dès qu'il manque quelque chose, il y a quelqu'un pour s'en occuper. Franchement, c'est impressionnant. Nous sommes habitués à nous débrouiller seuls dans les restaurants, à partager les plats et à nous servir. Là, on a presque l'impression d'être des invités à qui il ne faut surtout pas laisser le moindre effort à fournir !

Je ne sais pas si c'est la fatigue de la journée ou simplement le plaisir de ne rien avoir à gérer, mais je pourrais facilement m'habituer à ce genre de service ! 

Le repas fait du bien. On prend le temps de manger, de profiter et de souffler un peu. Parce qu'entre les boutiques, les découvertes professionnelles et les kilomètres parcourus, nous avons quand même bien rempli notre journée.

Sur le chemin du retour, au détour d'une rue, nous tombons sur la tour de Canton, toute illuminée. On s'arrête pour la regarder. Elle est magnifique !

 

Nous ne l'avions pas prévue à cet endroit de notre programme, mais elle se rappelle à nous juste au bon moment. On en profite quelques instants et on se dit qu'il faudra revenir demain pour la découvrir plus tranquillement.

Encore une chose à ajouter à notre liste. Cette liste qui, au lieu de diminuer au fil du voyage, semble grandir chaque jour un peu plus !

Nous rentrons donc avec une nouvelle idée de visite pour demain. Comme si nous n'avions pas déjà assez de choses à faire…

De retour à l'appartement, les garçons nous annoncent qu'ils ont un plan pour la soirée. Paul, Charles et Greg veulent aller découvrir un marché de nuit secret qui n'ouvre qu'à 23h. 23 heures !

À cette heure-là, moi, je considère que la journée est terminée, que les découvertes peuvent attendre le lendemain et que mon lit mérite toute mon attention. Mais les garçons sont motivés. Ils ont repéré leur sortie, ils veulent y aller et ils partent donc tous les trois à l'aventure.

Moi ? Je crois que je n'ai même pas eu le temps de les voir franchir la porte que je dormais déjà. 😂

Enfin, dormir… C'est ce que j'aurais aimé faire. Parce qu'une fois les enfants dehors, mon cerveau de maman décide manifestement de prendre son service de nuit. Je me réveille, je regarde mon téléphone. Rien. Je me rendors. Je me réveille encore, je vérifie à nouveau. Toujours rien. Et ainsi de suite, toutes les heures.

C'est fou, quand même. Je peux marcher toute la journée, enchaîner les visites, négocier dans des dizaines de boutiques et être complètement épuisée le soir. Mais dès que les enfants sortent sans moi, je suis capable de me réveiller régulièrement comme si j'avais un réveil intégré !

Vers 1h30 du matin, j'entends enfin la porte s'ouvrir. Soulagement ! Mais attention, je ne me contente pas de tendre l'oreille. Je me lève quand même pour vérifier qu'ils sont bien rentrés tous les trois. Oui, les trois. Parce qu'avec quatre enfants, on finit par compter presque instinctivement. Et après tout, je ne vais pas commencer à perdre des enfants en Chine, ce serait quand même une complication dont je me passerais volontiers ! Tout le monde est là, tout va bien. Je peux enfin souffler.

Enfin… il ne me reste plus beaucoup de nuit pour récupérer, mais c'est un détail !

Demain, Cyril, certains des garçons et moi retournons à la Foire de Canton pour le 2ème round.

Autant dire que ça risque encore d'être intense. On va continuer à découvrir des produits, rencontrer des professionnels et certainement revenir avec de nouvelles idées.

Je commence à me demander comment nous allons tenir ce rythme encore longtemps. Entre les journées de visites, le shopping, les kilomètres à pied, les réflexions business et les nuits qui raccourcissent, notre voyage ressemble parfois davantage à un marathon qu'à des vacances.

Le seul problème, c'est que nous voulons toujours en voir plus.

30 octobre 2026

Octobre 2026 : En route pour Canton (j41)

Aujourd’hui, journée de transfert : on quitte Shenzhen pour rejoindre Canton, ou Guangzhou pour les intimes. Notre train est prévu à 11h18. Mais depuis qu’on a compris que les trains chinois pouvaient partir pile à l’heure, voire avec un petit coup d’avance sur nous, on se dit qu’il vaut mieux prévoir large.

Enfin, ça, c’est la théorie…

Parce qu’entre le temps que tout le monde soit prêt, les dernières affaires à caser dans les valises, les vêtements qu’on avait oubliés dans le sèche-linge et les éternels « Tu as pris ça ? », « Elle est où, cette affaire ? » et « Mais qui a encore laissé traîner ça ? », notre belle marge de sécurité a fondu comme neige au soleil.

Et ce n’est pas fini ! Il nous faut maintenant trouver un taxi capable de transporter six personnes ET toutes nos valises. Mission apparemment impossible. Le chauffeur finit par refuser de prendre l’ensemble de nos bagages. Nous voilà donc obligés de nous séparer en deux groupes : les enfants partent dans le taxi avec quelques valises, tandis que Cyril et moi prenons le reste.

Et quand je dis le reste, ce n’est pas juste un petit sac à main : une grosse valise, une moyenne et une valise roulante !

Je vous laisse imaginer la scène. Cyril et moi, en train de nous débrouiller avec notre convoi de bagages, pendant que les enfants filent tranquillement devant. Moi, je me suis bien marrée sur ma valise volante ! 😂 Il faut dire qu’à force de voyager, on finit par développer des compétences assez particulières. Le prochain défi, c’est de participer aux championnats du monde de transport de bagages sans chariot.

À 10h47, nous arrivons enfin devant la gare. Finalement, on n’est pas si en avance que ça ! On passe les contrôles des passeports, puis ceux des bagages. Et là, nouveau mystère de la sécurité chinoise : cette fois, c'est mon shampoing sec qui pose problème. La dernière fois, ils m’avaient confisqué un déodorant, alors que celui-ci passe aujourd’hui tranquillement. Allez comprendre ! Il doit y avoir une logique quelque part, mais elle nous échappe encore.

Juste le temps de passer aux toilettes et les portes du quai s’ouvrent. On file vers notre voiture. Cette fois, on a pris des places en première classe, histoire de voyager confortablement.

Et là, surprise : nous sommes seuls dans le wagon !

On s’installe tranquillement, on souffle un peu… Il est 11h15. Trois minutes plus tard, le train démarre.

Bon, finalement, on a réussi. Comme quoi, même avec une organisation familiale qui ressemble parfois à une opération militaire mal préparée, tout finit par s’arranger !

J'ai pris l'option massage 🥰

Le trajet est agréable. Le train s’arrête dans plusieurs gares et nous permet de découvrir un peu la campagne chinoise. On regarde défiler les paysages, les habitations et les petites villes. Après les gratte-ciel de Shenzhen, ça fait du bien de voir autre chose que des tours de cinquante étages.

À 12h50, nous arrivons comme prévu à Guangzhou. La gare est immense, mais tout est étonnamment fluide. Peu de monde, pas de cohue, et le métro se passe sans difficulté. Nous voilà partis vers notre appartement, presque les mains dans les poches… enfin, si on oublie les quelques tonnes de bagages qui nous accompagnent.

Nous arrivons dans notre logement. Il est prêt, mais première déception : il est vraiment petit. Nous avions réservé un appartement de 80 m² et, à vue de nez, on est plutôt autour des 50 m². Il y a une différence entre optimiser l’espace et nous faire disparaître 30 m² au passage !

Pendant que je commence à défaire les valises, Cyril se met en contact avec la conciergerie pour réclamer quelques accessoires qui semblent avoir été oubliés : ustensiles de cuisine, tringles, cintres et autres petites choses pourtant assez pratiques quand on compte vivre plusieurs jours dans un appartement.

Et là, bonne surprise : on nous propose un surclassement !

Ni une ni deux, on remballe nos affaires à peine sorties et on déménage au 21e étage. 

Et cette fois, le changement vaut le coup ! L’appartement est beaucoup plus grand, les chambres sont spacieuses, il y a des cintres et surtout la vue depuis le 21e étage est superbe.

Voilà qui commence bien. On a récupéré nos mètres carrés perdus et, accessoirement, un peu de dignité après notre arrivée en mode déménagement improvisé.

Bon, ce n’est pas tout ça, mais il faut maintenant découvrir Canton. Le rangement attendra. De toute façon, les valises ont l’habitude.

Nous avons prévu plusieurs étapes pour cette première après-midi : le marché de Qingping, l’île de Shamian, Yongqing Fang, puis la rue piétonne de Shangxiajiu.

Sur le papier, tout semble raisonnable. Les lieux ne sont pas trop éloignés les uns des autres. Dans la réalité, avec le trajet du matin, le changement d’appartement et notre installation express, le temps a filé à une vitesse folle.

Il est déjà 15h30, nous n’avons toujours pas mangé et il va falloir marcher. Beaucoup marcher, probablement. Il est urgent de remédier au premier problème. Le deuxième, lui, ne semble malheureusement pas avoir de solution.

Nous commençons par le marché de Qingping, un marché traditionnel connu notamment pour ses herbes médicinales et ses spécialités locales. On y découvre une autre facette de la Chine, loin des centres commerciaux ultramodernes et des boutiques rutilantes. Ici, ça vend, ça discute, ça s’affaire. Les étals sont remplis de produits parfois surprenants pour nos yeux d’Européens.

En revanche, pour déjeuner, ce n’est pas vraiment l’endroit idéal. Pas de petit restaurant salvateur à l’horizon. Nous allons donc devoir continuer le ventre vide.

Nous poursuivons vers l’île de Shamian. Et, alléluia, après quelques minutes de marche, nous trouvons enfin un petit boui-boui chinois qui accepte de nous préparer quelque chose à manger.

Au menu : vermicelles et riz.

Pour changer !

À ce stade, on ne cherche plus forcément la découverte culinaire du siècle. On veut juste manger quelque chose, s’asseoir un instant et recharger les batteries avant de repartir à l’assaut de Canton.

Shamian est une île assez curieuse. Elle semble très touristique, avec ses bâtiments et ses rues marqués par les influences européennes. L’ambiance est différente de celle des quartiers chinois que nous avons traversés jusque-là.

Il y a quelque chose de plus calme, de plus familier. Peut-être est-ce cette architecture qui nous rappelle un peu l’Europe, ou simplement le fait qu’on puisse se promener sans avoir l’impression d’être au milieu d’un gigantesque carrefour.

En tout cas, on s’y sent bien. Comme quoi, il suffit parfois de quelques façades européennes et d’un plat de nouilles pour retrouver un peu ses repères à l’autre bout du monde ! 😉

Nous reprenons notre marche en direction de Yongqing Fang, un joli quartier ancien avec ses ruelles, ses temples, ses canaux et ses bâtiments traditionnels.

Le quartier est très animé et attire visiblement beaucoup de monde. Et quand je dis beaucoup de monde, je parle surtout de beaucoup de Chinois… dont un certain nombre sont déguisés ou habillés en costumes traditionnels pour les photos.

On dirait que tout le monde a décidé de participer à un tournage historique, sauf nous, qui sommes là avec nos chaussures de marche et notre fatigue accumulée !

Les décors sont magnifiques et le quartier est particulièrement photogénique. On prend le temps de s’arrêter un peu pour regarder ce spectacle. Il y a de quoi faire : les ruelles, les lanternes, les façades, les canaux et tous ces gens qui se mettent en scène devant les appareils photo.

C’est joli, vivant, et on comprend pourquoi le lieu plaît autant.

Bon, il faut quand même garder un œil sur l’heure : notre programme n’est pas terminé et nos jambes commencent à nous rappeler qu’elles ont déjà bien travaillé aujourd’hui.

Nous poursuivons vers Shangxiajiu, une grande rue piétonne commerçante. Et là, forcément, nous trouvons encore de quoi nous occuper.

Quelques achats supplémentaires viennent rejoindre notre collection : notamment des sacs à dos étanches pour l’école et divers accessoires.

Parce qu’on ne va quand même pas traverser la Chine sans rapporter quelques petites choses. Et puis, entre les marchés, les boutiques et les gadgets, il y a toujours une bonne raison de s’arrêter cinq minutes… qui se transforment assez facilement en une demi-heure.

À ce stade, je préfère ne pas trop regarder le volume de nos bagages. On fera le point au prochain déménagement ! 😂

La journée commence à être longue, mais il nous reste encore à rejoindre le métro. Et bien sûr, la station n’est pas juste au coin de la rue.

Le chemin nous réserve quelques surprises. Nous passons notamment devant un spectacle mettant en scène des personnes de petite taille, puis dans un quartier spécialisé dans les bijoux. Canton est en effet réputée pour son commerce de l’or et de la joaillerie. Les boutiques et les enseignes consacrées aux bijoux se succèdent, et l’ambiance change encore une fois au fil des rues.

C’est ce que j’aime dans ces grandes villes : on a constamment l’impression de changer de décor.

Mais aujourd’hui, notre capacité d’émerveillement commence à entrer en concurrence avec notre niveau de fatigue. Il faut dire qu’entre le transfert depuis Shenzhen, les valises, le changement d’appartement, les visites et les kilomètres avalés à pied, on n’a pas franchement chômé.

Et ce n’est pas encore fini… Canton nous réserve probablement d’autres surprises demain !

Pour l’instant, je crois qu’on a surtout mérité une bonne nuit de sommeil.

28 octobre 2026

Octobre 2026 : Shenzhen by night

Cet après-midi, on décide de faire comme les locaux et de se promener le long de la baie. Après toutes ces journées à courir d’un quartier à l’autre, ça fait du bien de prendre un peu l’air, de marcher tranquillement et de profiter de l’ambiance.

Il fait encore chaud, mais la brise marine est franchement agréable. On se balade au bord de l’eau, on observe les familles, les groupes d’amis, les promeneurs… Bref, on prend le temps de regarder la vie chinoise s’écouler.

Et puis, évidemment, il faut une glace ! Sauf qu’ici, même pour ça, on découvre une petite touche de modernité : la glace est préparée par un robot ! 😂 On commande, on regarde la machine travailler et on récupère notre dessert. Décidément, à Shenzhen, la technologie est partout. 

On poursuit notre balade le long de la baie et on s’arrête pour observer les poissons qui sautent hors de l’eau. On ne sait pas trop ce qui les agite, mais ils nous offrent un petit spectacle improvisé. Pas besoin de réservation ni de billet : la nature fait son show gratuitement !

Petit à petit, le soleil commence à descendre. La lumière change, les bâtiments prennent de jolies couleurs et le ciel se transforme. On s’installe presque naturellement pour profiter du coucher de soleil. Et franchement, il est magnifique ! Après les gratte-ciel illuminés, les centres commerciaux gigantesques et les rues qui ne s’arrêtent jamais, ce moment au bord de l’eau est vraiment agréable.

Une partie de la troupe a repéré la grande roue et décide de prendre de la hauteur. Les autres, dont moi, préfèrent rester tranquillement en bas.

On attend donc pendant que les courageux embarquent pour leur petit tour dans les airs. De là où nous sommes, on les imagine déjà profiter de la vue… et se faire quelques frayeurs à mesure que la nacelle grimpe ! 😂

Je ne sais pas si c’est le vertige ou simplement la flemme de faire la queue, mais je trouve que la vue depuis le sol est très bien aussi. Chacun son programme !

Une fois tout le monde redescendu, nous décidons de changer complètement de quartier pour retourner à Dongmen.

Et là, il faut s’armer de patience : 19 arrêts de métro et 1h15 de trajet ! Oui, on a beau être à Shenzhen, tout n’est pas à côté. Cette ville est tellement immense qu’on pourrait presque passer ses vacances dans le métro.

Nous finissons par arriver à Dongmen, avec encore un peu d’énergie pour la dernière mission de la journée : rentrer et préparer nos affaires.

Il est déjà 22h15 quand on attaque les valises et les sacs. Il faut trier les achats, ranger les vêtements, répartir les affaires et essayer de faire rentrer tout ça dans nos bagages. Et comme d’habitude, on se demande comment on a réussi à accumuler autant de choses ! Entre les gadgets électroniques, les petites trouvailles et les achats du voyage, nos valises commencent sérieusement à montrer leurs limites. 

Autant dire que ce n’est pas encore ce soir qu’on va se coucher tôt. On voulait une petite balade tranquille au bord de la baie, et on termine la soirée à jouer à Tetris avec nos bagages. 

Allez, cette fois, il faut vraiment dormir. La suite du voyage n’attend pas !

27 octobre 2026

Octobre 2026 : Shenzhen : le paradis des gadgets…

Aujourd’hui, beau programme : direction le plus grand marché de matériel électronique et informatique de Shenzhen. Autant dire que je suis comme une gamine dans un magasin de jouets ! J’adore tous ces gadgets, les accessoires improbables, les nouveautés technologiques… Je sens que je vais avoir du mal à me retenir !

Tellement excitée à l’idée d’y aller, je fais courir tout le monde pour attraper le bus. On monte, on s’installe, on avance tranquillement… et c’est seulement 5 km plus tard que je réalise qu'on est partis dans le mauvais sens ! 

Oui, oui, le bus nous emmène à l’opposé de notre destination. On finit par descendre sur une grande route, mais évidemment, il n’y a pas d’arrêt en face. Enfin si, on en aperçoit un de l’autre côté, sauf qu’il est inaccessible depuis là où nous sommes. Je suppose qu’il faut marcher jusqu’à un passage pour traverser au-dessus de l’autoroute, puis revenir vers l’arrêt dans le bon sens.

Bref, on a réussi à transformer un trajet en bus en petite randonnée urbaine !

Dépités, on finit par rejoindre le métro. Il faut faire plusieurs changements, mais au moins, on devrait arriver à destination sans nouvelle surprise. Enfin, on espère ! 😅

Et là… on est cernés ! 

Des boutiques et des étals à perte de vue, des immeubles entiers consacrés à l’électronique, des vendeurs partout. Huaqiangbei, c’est l’un des grands centres mondiaux du commerce électronique, un quartier devenu incontournable à Shenzhen, souvent considérée comme la capitale chinoise du hardware et de l’innovation technologique.

À l’origine, Shenzhen était une petite ville de pêcheurs avant de devenir, à partir de 1980, l’une des premières zones économiques spéciales de Chine. Son développement fulgurant a attiré les fabricants, les fournisseurs et les entrepreneurs. Huaqiangbei s’est alors imposé comme un immense marché de composants électroniques, avant de devenir un lieu où l’on trouve pratiquement tout ce qui touche à la technologie.

Et quand je dis tout, c’est vraiment tout !

Des coques, des câbles, des chargeurs, des composants, des accessoires pour téléphones, appareils photo et ordinateurs… mais aussi des gadgets dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Il y a de quoi passer des heures à fouiller, comparer et découvrir les nouveautés.

Moi, je suis aux anges ! Casques audio, écouteurs dernier cri, stylets pour iPad de toutes les couleurs… Je voudrais tout acheter ! Heureusement que les valises ne sont pas extensibles, parce que sinon, je crois que je serais capable de repartir avec la moitié du quartier. On repart quand même avec plein de choses, après avoir sérieusement négocié les prix. Ici, il faut discuter, comparer et ne pas hésiter à faire jouer la concurrence. Les prix affichés ne sont pas toujours les derniers mots des vendeurs !

Je me suis tout de même limitée. Il faut dire qu’entre les achats déjà accumulés et tout ce qui nous attend encore pendant le voyage, il va falloir réussir à fermer les valises au moment du départ.

Mais franchement, ce quartier est fascinant. On comprend mieux pourquoi Shenzhen est devenue une référence mondiale dans le domaine de l’électronique : ici, la technologie n’est pas seulement dans les vitrines des grandes marques, elle se démonte, se répare, se transforme et se vend à tous les étages.

Après cette journée passée au milieu des gadgets et des négociations, nous ressortons le soir, Cyril et moi, pour découvrir un Shenzhen un peu plus authentique.

On a envie de s’éloigner des grands centres commerciaux et de voir une autre facette de la ville, de nous perdre dans les rues, d’observer la vie locale et de trouver un endroit où manger.

 

 

26 octobre 2026

Octobre 2026 : Shenzhen : des lieux instagrammables, un paquebot dans une mare et une mission pizza !  (j38)

Cette nuit, j’ai trop bien dormi. J’ai écrasé ! Après les nuits agitées de ces derniers jours, ça fait un bien fou.

Ce matin, on laisse les enfants dormir. Pas d’école, pas de visite, pas de course contre la montre. On en profite pour gérer l’organisation de la suite du voyage, les réservations, le planning et quelques mails importants. Bref, on fait tourner la petite entreprise familiale !

Quand on relève enfin la tête, il est déjà 14h30. Oups ! La matinée est passée à une vitesse folle. Allez, on se bouge, on ne va quand même pas passer la journée à l’appartement !

Première étape : OCT Loft, un ancien quartier industriel reconverti en espace culturel, avec des galeries, des cafés, des boutiques et plein de coins sympas.

C’est un endroit assez particulier, très instagrammable, qui semble faire le bonheur des photographes. Il y a des shootings un peu partout : des couples, des modèles, des photographes avec tout leur matériel… On a presque l’impression d’être sur un plateau de tournage à ciel ouvert !

On se balade entre les bâtiments et les installations, on observe tout ce petit monde et on profite de l’ambiance. C’est sympa, ça change des immenses centres commerciaux et des gratte-ciel.

Nous poursuivons notre journée vers Sea World pour profiter du coucher de soleil. Et là, on découvre un concept assez particulier : un immense paquebot transformé en lieu de loisirs, avec des restaurants installés sur les ponts.

Sur le papier, ça peut être sympa. Sauf que… le paquebot est posé dans une mare ! 😂

Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que ça fait un peu pitié. Un énorme bateau qui ne navigue nulle part, coincé dans son bassin… Bon, apparemment, tout le monde trouve ça génial ici. Il en faut pour tous les goûts !

On fait le tour du bateau, on découvre les restaurants et on assiste à une animation son et lumière. L’endroit est plutôt joli, mais je ne suis pas totalement convaincue par le concept.

En revanche, il y a un élément qui met tout le monde d’accord : la tireuse à bière ! Obligés de faire une pause. Cette fois, on goûte une bière au litchi. Eh oui, on continue les expériences culinaires ! 😂

Le quartier nous paraît finalement assez calme. On s’attendait à plus d’animation, alors on décide de rentrer vers Coco Park, juste à côté de notre hôtel.

La quête du dîner… et surtout des pizzas !

Sauf que Coco Park ne nous emballe pas davantage. Ce n’est pas très animé non plus. On imagine que beaucoup de restaurants se trouvent dans les sous-sols des centres commerciaux, mais franchement, dîner sous terre ne nous tente pas trop ce soir. 😉

Et puis, il faut bien le dire : on commence à en avoir un peu marre des nouilles et du riz ! 😂

Cyril se donne donc une mission pour la soirée : nous trouver des pizzas. Une vraie mission familiale !

Il part en quête du graal pendant que nous attendons tranquillement. Les minutes passent… puis les heures…

Et finalement, à 22h15, Cyril rentre avec les pizzas !

Le pauvre… Il a dû se démener pour nous trouver de quoi satisfaire nos envies de cuisine occidentale. Mais ce soir, il est notre héros. ❤️

On se régale, heureux de retrouver un peu de fromage et de pâte à pizza après tous ces repas chinois.

Bilan de la journée : des lieux photogéniques, un paquebot échoué dans une mare, une bière au litchi et un mari parti en expédition pour rapporter des pizzas.

24 octobre 2026

Octobre 2026 : Hong Kong : 33 °C, des kilomètres de marche et des imprévus (j37)

Le réveil a piqué ce matin ! Déjà que la nuit n’a pas été terrible, Cyril a oublié d’éteindre son téléphone, qui a vibré toute la nuit. Autant dire que j’ai eu un peu de mal à sombrer. J’ai fini par lire, puis j’ai eu trop chaud, alors j’ai mis la clim… avant d’avoir trop froid ! Bref, je dormirai ce soir. 

Petit-déjeuner avalé, sacs préparés, passeports en poche : nous voilà partis pour Hong Kong. Avec une organisation pas franchement ficelée, mais on va bien réussir à se débrouiller !

Le programme est simple… : métro jusqu’au bout de Shenzhen, passage de la douane chinoise, traversée de la frontière à pied, douane hongkongaise, puis train et métro côté Hong Kong. Rien que ça !

Finalement, tout se déroule plutôt bien. Les passages de frontière sont fluides et on peut payer avec nos cartes bancaires presque partout. Hyper pratique ! Après environ deux heures de trajet, nous voilà dans le vieux Hong Kong.

Première impression : une densité de population impressionnante, des immeubles très hauts, très serrés, et des bâtiments qui ont parfois bien vécu. C’est vieux, c’est moche par endroits… bref, Hong Kong a un charme assez particulier ! 

Mais cette ville a une histoire bien différente de celle de Shenzhen. Hong Kong a été administrée par les Britanniques pendant plus de 150 ans, avant de redevenir chinoise le 1er juillet 1997. Aujourd’hui, elle possède un statut particulier au sein de la Chine, avec notamment sa propre monnaie, le dollar hongkongais, et son propre système d’immigration. Voilà pourquoi nous devons passer deux contrôles frontaliers alors que nous ne faisons finalement que quelques kilomètres !

Cet héritage britannique se retrouve encore dans l’architecture, la langue anglaise, les bus à impériale et la circulation à gauche. Un drôle de mélange entre culture chinoise et influences occidentales.

Et quand on apprend que le mètre carré peut se vendre autour de 25 000 €, on hallucine ! À ce prix-là, on s’attendrait presque à avoir un appartement avec vue, terrasse et majordome. Mais non, on est surtout dans une ville où chaque centimètre carré compte !

Nous passons voir le fameux Monster building, cet ensemble résidentiel impressionnant où les immeubles semblent empilés les uns sur les autres. Les cours intérieures, les fenêtres et les balcons forment une véritable forêt de béton. On comprend vite pourquoi cet endroit est devenu si célèbre sur les réseaux sociaux : c’est spectaculaire, presque irréel. Et derrière les photos, il y a surtout des milliers de personnes qui vivent dans ces immeubles. Ce n’est pas un décor de cinéma, c’est leur quotidien !

Après quelques photos, nous partons découvrir le Hong Kong plus moderne en bus.

Héritage britannique oblige, les bus sont rouges, à deux étages et on roule à gauche. On s’installe à l’étage, tout devant si possible, et on profite de la vue. Franchement, le bus, c’est quand même beaucoup plus sympa que le métro pour découvrir une ville !

Nous arrivons à Central et là, changement de décor. Entre les tours immenses, les façades de verre et les buildings aux architectures improbables, on se croirait presque à New York. On passe notre temps à regarder en l’air. Ces immeubles rivalisent d’originalité et semblent vouloir toucher le ciel.

Central est aujourd’hui le cœur financier de Hong Kong, avec ses banques, ses sièges de grandes entreprises et ses tours vertigineuses. C’est aussi un quartier qui illustre parfaitement la transformation de la ville : d’un territoire portuaire devenu colonie britannique au XIXe siècle, Hong Kong s’est progressivement imposée comme une grande place commerciale et financière internationale.

Nous testons aussi le fameux escalator extérieur de Central, qui s’étend sur environ 800 mètres. Inauguré en 1993, ce système d’escaliers mécaniques et de trottoirs roulants relie le quartier des affaires aux zones résidentielles situées plus haut sur la colline. Il a notamment été conçu pour faciliter les déplacements dans une ville où le relief et la circulation compliquent les trajets à pied.

Pratique pour grimper sans trop se fatiguer ! En revanche, pour redescendre, on n’a pas trouvé d’équivalent automatisé. Soit on a raté quelque chose, soit il faut se débrouiller à pied. 🫣 En réalité, le système change de sens selon l’heure : il fonctionne vers le bas le matin, puis vers le haut le reste de la journée. Nous n’étions donc peut-être tout simplement pas au bon moment !

Nous déambulons ensuite dans les avenues jusqu’à rejoindre la baie. Avec cette chaleur, on commence sérieusement à chercher l’ombre. Il fait 33° C à l'ombre ! Autant dire qu’on ne traîne pas en plein soleil.

Nous trouvons un endroit au sixième étage pour déjeuner tous ensemble, au frais, avec une vue agréable. On mange, on récupère un peu et on profite de la climatisation comme si notre vie en dépendait. Une fois rassasiés et rafraîchis, nous repartons explorer le quartier commerçant. Et là, on se régale : faux ongles, sacs, petits ventilateurs de poche, masseurs… On trouve de tout ! Nous passons aussi dans une rue spécialisée dans les sneakers, avec des dizaines et des dizaines de magasins de chaussures les uns à côté des autres. Il y a de quoi faire !

 

Nous reprenons un bus pour rejoindre la baie et profiter un peu de l’air marin. On regarde le soleil se coucher sur les buildings, et le spectacle est magnifique. On prend le temps d’admirer la vue, de faire quelques photos et de savourer ce moment tous ensemble.

 

 

 

 

 

Pour le retour, je décide de réserver le train express. J’ai vu qu’il pouvait faire le trajet en seulement quinze minutes, contre environ une heure et demie par notre itinéraire habituel. Autant vous dire qu’on n’hésite pas longtemps !

Je réserve donc un train pour 19h12, avec une arrivée prévue à 19h25. Parfait ! On profite encore un peu de la baie, sans trop se presser.

Sauf que… on finit par se rendre compte qu'on n'a plus de réseau. Et là, tout s’accélère. Comment rejoindre la gare ? Où retrouver le numéro du train ? Les places ? Les billets ? Et comment prendre le métro sans pouvoir consulter nos informations ?

Bref, on est dans la merdouille. 🫣

Première mission : trouver une station de métro. Et contrairement à chez nous, ce n’est pas toujours indiqué très clairement. Certaines entrées sont même cachées sous des magasins. Heureusement, les gens parlent anglais et nous finissons par trouver notre chemin.

Sauf qu’il y a un monde fou ! Nous ne pouvons même pas monter dans les deux premiers métros tellement ils sont bondés. Le stress commence à monter sérieusement.

Il est 18h49 quand nous passons enfin la douane hongkongaise. On se dit qu’on est encore dans les temps. Le train part à 19h12, ça devrait le faire… non ?

C'est là qu'on découvre le petit détail qu'on n'avait absolument pas anticipé : la douane chinoise nous demande de remplir de nouvelles formalités pour rentrer en Chine.

Dans notre tête, tout était simple : nous sommes Français, nous bénéficions de l’exemption de visa pour ce séjour et nous sommes déjà entrés sur le territoire chinois récemment. On ne s’attendait donc pas à devoir recommencer des démarches à la frontière. Sauf que l’exemption de visa ne signifie pas qu’on peut se dispenser des formalités d’entrée ! Et Hong Kong ayant son propre système d’immigration, chaque passage entre les deux territoires implique bien un contrôle distinct. On aurait dû mieux anticiper cette étape. Et à six, forcément, ça prend du temps. Il faut saisir les informations de chaque passeport, renseigner une adresse en Chine, un numéro de téléphone, puis signer. Six fois !

Autant dire que notre train express commence à nous sembler de moins en moins express. Une fois les formalités terminées, nous passons enfin l’immigration. Là, miracle, on nous fait passer devant tout le monde. Il est 19h10. On file à la sécurité, puis vers le quai…

Et là… Le train est parti en avance ! 

Oui, vous avez bien lu. On l’a raté. 😭

J’ai déjà couru après des trains un paquet de fois, après quelques avions aussi, mais c’est la première fois que je rate mon train. Je suis dépitée ! Heureusement, une dame très gentille nous dirige vers un guichet. Une autre employée nous sort de nouveaux billets pour le train suivant, qui part une demi-heure plus tard. Sans nous faire d’histoire, sans nous demander de payer à nouveau.

Franchement, merci ! Nous embarquons donc dans le train suivant, prévu à 19h54. Cette fois, on ne quitte plus nos billets des yeux ! Départ à 19h50 (il part encore en avance !), arrivée à 20h06. Quinze petites minutes de trajet, comme promis. Ouf !

Nous sommes claqués de chez claqués. Entre la chaleur, les kilomètres parcourus, les visites, les transports et cette fin de journée digne d’un mauvais film d’action, on n’a plus beaucoup d’énergie.

Je n’ai même plus la force de manger. C’est dire !

Charles, lui, est toujours en forme et part quand même à la salle de sport faire sa séance. Cette motivation me dépasse. Paul doit encore terminer son devoir pour ce soir. Et moi ? Je veux juste m’allonger devant notre série du moment et ne plus bouger.

Hong Kong, c’était superbe, dépaysant, impressionnant… mais on a quand même bien mérité notre canapé !

23 octobre 2026

Octobre 2026 : La plage chinoise : le concept du parasol partagé 😂 (j36)

Les garçons sont rentrés crevés de la Foire de Canton, mais bonne nouvelle : pas un bruit au-dessus de nos têtes cette nuit ! Après le cirque de la veille, je crois que je suis quand même passée trois fois à la réception pour vérifier auprès de trois personnes différentes que les voisins étaient bien partis. Parce que s’ils étaient encore là, on demandait à changer de suite ! 

Cette nuit, j’ai donc enfin pu dormir. Enfin, dormir… J’ai fait des rêves complètement improbables : des plantes, ma sœur, et moi qui partions manger des nouilles aux patates douces avec mon café italien. 

Aujourd’hui, direction la plage ! On va découvrir la plage chinoise. Déjà, on a choisi un jour de semaine pour éviter la foule du week-end. Et puis, première surprise : on y va en métro ! Ça fait bizarre de descendre du métro pour aller se baigner. On n’a pas vraiment l’habitude.

On loue des parasols, on s’installe et on observe un peu ce qui se passe autour de nous. Il y a quelques russes, aucun européen et beaucoup de chinois. 

Il y a énormément d’hommes dans l’eau, souvent avec des bouées, alors que les femmes sont beaucoup moins nombreuses à se baigner. Beaucoup restent au bord, bien habillées, et certaines se mouillent juste pour se rafraîchir, du coup elles se retrouvent trempées mais habillées, en jean, la plus part du temps. Qu'est ce que ça doit être désagréable. Chacun ses habitudes !

 

Et puis, on a envie d’une glace. On repère une petite mamie qui en vend sur la promenade, face à la mer. On lui commande trois glaces, un peu dans le style des McFlurry. On s’installe et on attend tranquillement qu’elle nous les prépare… sauf que rien ne se passe comme prévu !

En fait, la mamie ne prépare pas du tout les glaces. Elle les commande directement chez McDo ! Quelques minutes plus tard, un livreur débarque avec nos trois glaces et les lui apporte. Et voilà, service rendu ! 😂

Incroyable ! Du dropshipping alimentaire en direct sur la promenade ! La mamie n’a même pas besoin de stock, elle a juste besoin de nous et d’un livreur. Trop forte ! Franchement, je ne l’avais pas vue venir, celle-là. On pensait acheter une glace à une petite vendeuse de plage, on a finalement assisté à une démonstration de logistique moderne. La Chine ne cessera jamais de nous surprendre ! 😂

Mais le plus surprenant, c’est ce qui arrive ensuite…

Les gens s'installent sous nos parasols. Au début, on se demande si on a bien compris. On se dit ils font une pause parce que le sable est chaud. Mais non, non ! Ils s'installent vraiment. Certains vont même acheter des serviettes et s'assoient tranquillement à coté de nous. Pire, certains ne prendre même pas la peine de prendre leur serviette, ils s'assoient carrément sur nos serviettes, sortent leurs glaces et leurs cacahuètes et se mettent à pique-niquer comme si on avait réservé un parasol collectif !

Je ne sais même plus combien j’en ai chassés. À un moment, c’est bon, quoi ! On a payé notre emplacement, on aimerait bien en profiter sans se retrouver avec des inconnus collés à nous, sans avoir de la glace à nettoyer sur nos serviettes. On hallucine. Et puis, ils sont pas gênés, on est entrain de jouer aux cartes, ils se mettent entre nous. Mais c'est pas une blague, ce sont les habitudes. 

Le plus drôle, c’est que personne ne nous propose une glace ou quelques cacahuètes en échange de cette proximité. 😂 Le partage, oui, mais visiblement dans un seul sens !

C’est assez particulier comme expérience. Je veux bien découvrir les coutumes locales, mais le concept de l’espace personnel, j’y tiens quand même un peu ! On a beau être en Chine, notre parasol n’est pas une aire de pique-nique publique !

Bref, la plage chinoise, c’est fait. On a découvert, on a observé… et on a chassé des chinois de nos serviettes !

Le soir, on avait prévu de ressortir tous ensemble, mais les enfants sont fatigués. On les laisse donc se reposer et on part tous les trois en vadrouille.

On commande un Didi, sauf que notre chauffeur semble avoir un petit problème avec son GPS. Il se trompe de route trois fois et nous fait même passer deux fois devant notre hôtel ! À ce stade, on se demande s’il sait vraiment où il va. 

On finit quand même par arriver dans un quartier très animé de Shenzhen, près de la frontière avec Hong Kong. Et là, ça change complètement d’ambiance : des lumières partout, des enseignes lumineuses, du monde, du bruit, des stands de nourriture… C’est vivant, ça grouille de partout, on en prend plein les yeux !

On se balade un peu et, forcément, on finit par avoir faim. On s’arrête devant un stand de street food, un peu au hasard. Comme on ne comprend pas grand-chose au menu, on demande de l’aide à des locaux pour commander quelques spécialités.

On ne sait pas exactement ce qu’on a mangé, mais ce n’est pas grave : on a le ventre bien plein et on a goûté des choses nouvelles !

Pour le retour, en revanche, notre chauffeur est beaucoup plus efficace. Pas de détour, pas de passage devant l’hôtel trois fois : un trajet normal, quoi ! On apprécie. Il est presque minuit quand on rentre et on est complètement crevés. Demain, réveil tôt pour passer la journée à Hong Kong.

Allez, au lit ! Parce qu’entre les voisins qui nous ont empêchés de dormir, les squatteurs de parasols et les chauffeurs qui se perdent, on commence à avoir besoin de repos, là ! 

22 octobre 2026

Octobre 2026 : Foire de Canton, robots et femme idéale… pendant que nous, on finit au McDo ! (j35)

Aujourd’hui, on fait deux équipes !

Cyril, Paul et Charles partent à la Foire de Canton, le rendez-vous incontournable pour découvrir des produits, des innovations et, qui sait, dénicher peut-être une future idée de business.

J’ai mon badge moi aussi, mais je ne me voyais pas laisser Greg et Soline seuls à Shenzhen pendant que tout le monde partait à Canton. J’ai donc laissé les garçons y aller entre eux, en train express, pendant que nous organisons notre petite journée à trois.

Au programme : billard, arts plastiques… Oui, oui, arts plastiques ! 😱 Je ne sais pas trop comment on en est arrivés là, mais nous avons de quoi nous occuper !

À l’heure du déjeuner, nous prenons le bus pour rejoindre un restaurant de hamburgers qui nous avait été recommandé. Sauf qu’en arrivant, on déchante vite : le restaurant est vide, une odeur franchement désagréable flotte dans l’air et les prix sont exorbitants.

Bon, on n’est pas venus en Chine pour se ruiner dans un restaurant qui ne nous inspire pas du tout. Demi-tour !

Direction McDonald's 😂 Comme quoi, parfois, on traverse la moitié du monde pour finir avec un menu qu’on aurait pu manger à la maison.

Nous poursuivons notre balade dans le centre commercial de One Avenue, puis nous reprenons le petit bus pour rentrer. Et là, bonne surprise : 1 yuan par personne, soit environ 0,13€. À ce prix-là, on ne va pas se plaindre. Pour une fois, le transport coûte moins cher qu’un café !

De leur côté, les garçons ont eu droit à une autre aventure.

Déjà, il a fallu rejoindre Canton, trouver le complexe de la foire, puis récupérer leurs badges. Entre le trajet, les déplacements sur place et les formalités, ils ne sont finalement entrés dans le complexe qu’à 11 h. Autant dire que la matinée était déjà bien entamée !

Une fois à l’intérieur, direction les innovations. Et là, ils en prennent plein les yeux ! Ils ressortent avec une multitude d'idées de business, de contacts fournisseurs,... et la tête en ébullition.

Ce qui les a particulièrement marqués, c’est l’évolution des technologies. Pour eux, la fin du moteur thermique semble bel et bien se dessiner, tant les innovations présentées les ont impressionnés.

Mais ce sont surtout les robots qui ont retenu leur attention. Il y en a pour tout : divertir les animaux, occuper les enfants et accompagner le quotidien. Certains sont tellement réalistes que la frontière entre le robot et l’humain devient troublante.

Et puis, il y a le coup de cœur de Cyril. Monsieur a failli craquer pour un robot en forme de femme, capable de dire oui à tout ! 😂😂😂

Je vous laisse imaginer les commentaires au retour…

Mais ce n’est pas tout : les garçons rentrent également avec une valise électrique ! Oui, une valise qui se déplace toute seule, ou presque. Après les robots qui s’occupent des enfants, voici les bagages qui nous évitent de marcher. À ce rythme-là, bientôt, on ne fera plus rien nous-mêmes !

Entre les idées de business, les robots futuristes et cette fameuse valise, la journée a été productive pour les garçons.

De notre côté, nous avons fait du billard, de l’art plastique et du McDo. Chacun ses innovations ! 😂

Une chose est sûre : cette Foire de Canton nous donne envie d’en découvrir davantage. Reste maintenant à voir si toutes ces idées se transformeront un jour en véritables projets… Affaire à suivre !

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Une chronique familiale racontée semaine après semaine : les enfants, les voyages, les projets, les galères… et tout ce qui nous tombe dessus ! 😜

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