Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

7 octobre 2026

Octobre 2026 : Zhujiajiao : la Venise de Shanghai… avec option burgers à 60 € ! (j21)

Aujourd’hui, nous quittons Shanghai pour aller découvrir Zhujiajiao, l’un des fameux villages d’eau situés à proximité de la ville.

Après l’agitation de Shanghai, ses gratte-ciel, ses immenses avenues et ses millions d’habitants, nous avons envie de voir une autre facette de la Chine.

Et pour le coup… on va être servis ! 

Zhujiajiao est une ancienne ville construite autour de nombreux canaux, à une quarantaine de kilomètres du centre de Shanghai. Le village a plus de 1 700 ans d'histoire et s’est développé grâce au réseau de voies d’eau qui permettait autrefois de transporter marchandises et personnes.

Ici, pas de gratte-ciel. Des maisons blanches aux toits noirs, des petites ruelles pavées, des ponts en pierre, des canaux et des petites embarcations qui passent tranquillement sous les ponts.

On comprend vite pourquoi Zhujiajiao est souvent surnommée "la Venise de Shanghai" 

Bon… Venise, faut peut-être pas exagérer non plus 😂

Mais c’est vraiment très joli.

Nous nous promenons dans les petites ruelles. Les maisons traditionnelles sont construites au bord de l’eau, avec leurs façades blanches et leurs toits noirs recourbés. Les canaux ont longtemps été le cœur de la vie du village : ils servaient à se déplacer, à transporter les marchandises et faisaient véritablement office de rues. On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui beaucoup de petits ponts en pierre qui permettent de passer d’un côté à l’autre. Et certains sont très anciens. Le plus célèbre, le pont Fangsheng, date de la dynastie Ming et signifie littéralement  "pont où l'on libère les animaux". Il était associé à la tradition bouddhiste consistant à relâcher des animaux pour accumuler du mérite.

 

Le village est aussi connu pour ses nombreuses demeures anciennes, ses jardins et ses petites boutiques. On retrouve évidemment tout ce qu’il faut pour attirer les touristes : souvenirs, nourriture, thé, petites pâtisseries, objets artisanaux… Mais malgré tout, il reste quelque chose de très agréable dans cette ville.

On se balade au bord de l’eau, on regarde les petites barques passer et on a vraiment l’impression d’être très loin de Shanghai.

Impossible de venir dans un village d’eau sans prendre un bateau. Nous embarquons donc pour une petite balade sur les canaux. Et là, changement de rythme. Le bateau avance tranquillement sur l’eau, entre les maisons anciennes et les ponts de pierre. Les bateliers utilisent encore la longue perche pour manœuvrer les petites embarcations. On regarde les maisons défiler et, pendant quelques minutes, même les enfants sont calmes.

Après toute cette balade, nous commençons évidemment à avoir faim.

Et là, miracle : un restaurant propose des burgers ! Miam ! 

Après plusieurs jours de cuisine chinoise, retrouver quelque chose de parfaitement identifiable nous réjouit. On s’installe. On commande. Et on attend avec impatience. Puis les burgers arrivent. Et là… silence autour de la table

Les frites arrivent avec une odeur… d'huile rance. Mais vraiment rance.

Le genre d’odeur qui te fait immédiatement comprendre que ton estomac vient de prendre une décision : "Moi, je ne participe pas à ça". "Je ne veux pas affliger cela à mon estomac"

On regarde ensuite les burgers. Et là, deuxième surprise. Le burger coûte environ 11€.  Onze euros ! Ici, c’est énorme. Et pour ce prix-là, on s’attend quand même à quelque chose. On ouvre. Pas de salade. Pas de tomate. Pas d’oignon. Pas de bacon. Pas de sauce. En fait… juste du pain et un steak. Même pas une tranche de fromage ! On goûte quand même. On essaye. On se dit qu’il faut peut-être aller au-delà des apparences. Mais non. C'est immangeable.

Les frites restent dans les assiettes. Les burgers aussi. Et nous voilà donc à payer une addition de… 60€ sans avoir mangé ! 

On vient littéralement de dépenser l’équivalent de plusieurs repas chinois, sans réussir à manger notre déjeuner. À ce prix-là, j’aurais préféré acheter cinq bols de nouilles dans la rue pour 4 jours. Ou même cinq burgers McDo. Enfin…

Cette mésaventure passée, nous reprenons notre balade. Et heureusement, Zhujiajiao a suffisamment de charme pour nous faire oublier notre déjeuner à 60 €. On continue à nous perdre dans les petites ruelles, à travers les petites boutiques et le long des canaux. On observe les habitants, les touristes chinois venus eux aussi profiter de leur journée, les vendeurs qui proposent toutes sortes de spécialités locales. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous sommes nous-mêmes devenus une attraction. On se fait regarder. On nous sourit. Les enfants attirent parfois les regards. Après plusieurs semaines en Asie, on commence à avoir l’habitude d’être observés comme si nous étions une espèce exotique. 😂 Et puis, contrairement à Shanghai, ici, tout semble beaucoup plus lent.  Juste les canaux, les vieilles maisons et les petites barques.

Zhujiajiao nous rappelle qu’avant la Shanghai ultra-moderne que nous découvrons depuis plusieurs jours, il existait et il existe encore une Chine plus traditionnelle, organisée autour de l’eau, du commerce local et de ces petites villes où le temps semble s’être arrêté.

6 octobre 2026

Octobre 2026 : Jing’an de jour… puis de nuit (j20)

Il pleut encore…

Les enfants sont ravis.

Repos forcé ! 

Bon, il faut reconnaître qu’après plusieurs journées bien chargées, ça ne nous fait pas de mal.

On traîne, on travaille un peu, on avance dans les cours du CNED, on récupère…

… jusqu’à 15h30. La pluie finit par s’arrêter et, comme par magie, tout le monde retrouve immédiatement l’envie de sortir. Direction le temps de Jing'an.

Le temple est l’un des plus anciens temples bouddhistes de Shanghai. Son histoire remonterait au IIIᵉ siècle, même si le site a connu de nombreuses transformations et reconstructions au fil des siècles. Il se trouve aujourd’hui en plein cœur du quartier de Jing’an, entouré d’immeubles, de centres commerciaux et de grandes avenues.

Et c’est justement ce mélange qui est assez canon.

Bon, malheureusement pour nous, le temple est en travaux. On peut quand même le visiter, mais forcément, entre les échafaudages et les bâches, il perd un peu de sa superbe. 

On se balade malgré tout dans les différents espaces, on observe les fidèles, les statues, les brûle-parfums et toute cette activité autour du temple.

Puis on se trouve quelques brioches et des gâteaux et on s’installe tranquillement face à lui, pour miuex l'observer, lui et les habitants de ce pays. On observe la vie autour de nous.

Et puis, vers 18h… tout s'éclaire. On change d’ambiance complet.

Le temple, déjà impressionnant malgré les travaux, devient magnifique de nuit. Les toits dorés et les décorations s’illuminent, les lumières se reflètent sur les bâtiments et, tout à coup, on oublie presque les échafaudages. Puis nous avons la chance de pouvoir nous promener dans le Jing'an Sculpture Park, lui aussi illuminé pour l’occasion. C’est assez magique.

Nous poursuivons notre balade à pied. Une demi-heure plus tard, nous arrivons devant The Louis. Et visiblement, nous ne sommes clairement pas les seuls à avoir eu l’idée de venir le voir à la tombée de la nuit. Il y a du monde partout. Mais franchement, peu importe. Le bâtiment est impressionnant. Ultra-moderne, tout en courbes, avec une architecture pleine de détails et de jeux de lumière.

Encore une fois, Shanghai nous fait passer en quelques minutes de plusieurs siècles d'histoire à une architecture complètement futuriste. 

Juste en face, je repère un Starbucks Reserve. Bon… Là, je suis obligée. 

Je fais découvrir aux enfants cet endroit emblématique : les Starbucks Reserve sont les adresses haut de gamme de l’enseigne, avec une ambiance beaucoup plus travaillée que dans un Starbucks classique.

Et dès que je rentre… l'odeur du café m'envahit les narines. Je respire. J’adore.

Après plusieurs semaines à l’autre bout du monde, retrouver cette odeur familière me fait presque autant d’effet qu’un monument. 😂

Et puis ce soir, nous décidons de nous offrir un petit luxe : on rentre en Didi

5 € la course.

Bon…

Avec toutes nos jambes fatiguées.

C'est clairement une folie ! 😂

Et deuxième folie de la journée : des bouchons ! 

Alors là…

Retour direct à La Réunion.

Des bouchons bien garnis, bien parfumés, bien gras comme il faut…

On se régale.

Une journée qui avait commencé sous la pluie et qui se termine avec un temple illuminé, une balade nocturne, un Starbucks et des bouchons.

 

6 octobre 2026

Octobre 2026 : 🌧️ Repos, pluie et sushis ! (J19)

Aujourd’hui, 3 mots d'ordre : repos, pluie et sushis ! 

La météo a décidé pour nous : il pleut, parfois beaucoup, donc on ralentit un peu.

Et ça tombe plutôt bien parce qu’on a aussi besoin de souffler.

On en profite pour se mettre à jour dans les cours du CNED, parce qu’il ne faudrait quand même pas oublier qu’on est parti voyager… mais qu’on a embarqué l’école avec nous  et qu'avec le manque de connexion, c'est pas tous les jours facile ! 

On fait également un peu de tri dans nos photos et nos vidéos. Un peu...

Parce qu’après plusieurs semaines de voyage, on commence déjà à avoir des milliers de photos, des vidéos de 12 secondes dont on ne se rappelle même plus pourquoi on les a prises et une quantité absolument déraisonnable de doublons, car on met tout en commun. Il était temps de faire un peu de ménage.

Mais évidemment, rester tranquillement à l’appartement toute la journée, ce n’est pas vraiment notre truc.

Alors on retourne faire un tour au marché aux vêtements. Et on fait encore de super affaires.

À ce rythme-là, il va falloir prévoir une valise supplémentaire pour ramener les vêtements qu'on achète en Chine  😂


Et puis, mission essentielle de la journée : aller chercher des sushis.

Parce qu’ici, les sushis ne valent vraiment pas grand-chose comparé à chez nous, alors forcément… on en profite ! 

Et c’est en allant chercher notre dîner au centre commercial Joy City qu’on tombe à nouveau sur un spectacle assez incroyable.

Des centaines de jeunes sont habillés comme des personnages de dessins animés.

Des perruques, des costumes, des accessoires, des jupes, des maquillages…

une véritable invasion de mangas !

On ne sait pas exactement ce qu’il se passe, mais visiblement, le centre commercial s’est transformé en convention géante.  Et nous, évidemment… on adore !

Finalement, même les journées où on ne prévoit pas grand-chose finissent toujours par nous réserver une petite surprise.

Repos, pluie, sushis ... et quelques centaines de personnages de dessins animés en bonus. Une journée chill ! 

5 octobre 2026

Octobre 2026 : Une soirée à Nanjing Road… pendant la Golden Week ! (J18)

Après plusieurs jours à découvrir Shanghai, ses quartiers historiques, ses marchés et ses petites rues, ce soir, on a envie de quelque chose de plus léger.

Direction Nanjing Road ! 

Enfin… quand je dis « on veut du fun », il faut quand même se rappeler d’un petit détail : nous sommes en pleine Golden Week.

Et la Golden Week, en Chine, c’est LA semaine où des millions de Chinois profitent des quelques jours fériés pour voyager, sortir, visiter leurs familles ou… faire exactement comme nous : aller voir les endroits les plus touristiques du pays en même temps que tout le monde. 

Très bonne idée donc. 😂

Nanjing Road, c’est l’une des grandes artères commerçantes de Shanghai, avec ses boutiques, ses enseignes lumineuses, ses centres commerciaux et ses immeubles gigantesques.

Normalement, c’est animé. Pendant la Golden Week, c'est une autre dimension.

On arrive et on comprend immédiatement qu’on n’est pas seuls.

Il y a du monde partout.

Des familles, des groupes d’amis, des enfants, des touristes chinois venus d’autres régions du pays, des jeunes filles habillées façon dessin animé, des gens qui prennent des photos de tout…

On avance dans la foule au rythme de la foule.

Impossible de vraiment choisir son chemin : on suit le mouvement. Et gare à nous, si on dévie du chemin, il y a des policiers partout qui nous "guident".

Les écrans géants illuminent les façades, les magasins sont ouverts, les rues brillent de partout et les enfants sont ravis.

Nous, on se laisse porter.

Ce soir, pas de programme militaire, pas de visite historique, pas de « dépêchez-vous, on va rater le métro ».

Juste Shanghai by night. 

Et franchement, avec tous ces immeubles illuminés, cette foule et cette ambiance de fête, c’est assez spectaculaire.

Bon… pour le calme et la tranquillité, on repassera 😂

Mais après tout, on est venus chercher du fun.

4 octobre 2026

Octobre 2026 : Fête nationale chinoise : quand tout Shanghai décide de sortir en même temps ! (J17)

Aujourd’hui, avec Grégoire, nous avons appris à rédiger une analyse de texte sur un extrait de pièce de théâtre.

Euh… Compliqué, compliqué tout ça ! 

L’histoire nous a quand même pris quelques heures.

Il faut trouver une problématique, construire des parties, analyser les procédés, expliquer ce que l’auteur veut nous faire comprendre…

Bref, ce n'est ni sa matière préférée, ni la mienne ! Mais bon, on s’accroche.

Allez… Bye bye le français. Allons découvrir la vraie vie !

Direction les anciens quartiers français de Shanghai. Mais aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire : c'est la fête nationale chinoise ! 

Et visiblement, tout Shanghai a décidé de sortir. Il y a beaucoup, beacuoup de monde dans les rues.

Et au milieu de cette foule, un autre spectacle attire mon attention : les jeunes filles sont nombreuses à être habillées ou même carrément déguisées en mode dessin animé japonais. Jupes, chaussettes hautes, accessoires, coiffures… On se croirait parfois au milieu d'un immense manga vivant. Rien que ça, franchement, ça vaut le déplacement !

Nous débarquons sur Wukang Road. Et c’est très mignon.

Le quartier est apparemment très prisé des touristes, et on comprend vite pourquoi : les rues sont bordées de grands platanes et de jolies maisons, avec une ambiance résidentielle complètement différente de l’image que l’on peut avoir de Shanghai. Honnêtement, on ne se croirait absolument pas dans une mégalopole de plus de 24 millions d'habitants. C’est calme, charmant, verdoyant. Enfin… calme... Parce que dans les rues, avec la fête nationale, c’est une autre histoire !

Nous arrivons proche du fameux  Wukang Building. Et là… un monde de dingue. La rue est noire de monde et il y a énormément de policiers pour encadrer les déplacements. On fait le tour du bâtiment, on profite de l’ambiance et on repart.

Direction Anfu Road. C’est plus moderne, plus actuel, plus branché. Mais toujours autant de monde. On se balade dans les petites rues, on regarde les boutiques, les cafés, les gens…

 

Puis nous débouchons dans le quartier de Huaihai Road. Et là, tout le monde commence à avoir sérieusement faim. Et surtout… On a besoin de s'asseoir. Nous galérons un bon moment à trouver un restaurant dans lequel il y a des choses que nous connaissons. Parce que découvrir la cuisine chinoise, c’est très bien… mais quand tu as trois enfants affamés et fatigués, à un moment donné : un truc vaguement identifiable dans l'assiette, c'est déjà une victoire. Finalement, nous faisons un bon goûter avant de repartir. Et nous voilà repartis pour…

✨ Les Champs-Élysées de Shanghai !

Bon, je vais être honnête : c'est moins prestigieux que chez nous. Mais c’est quand même très impressionnant. Le monde. Les lumières. Les gratte-ciel. Les enseignes. Les magasins avec leurs décors complètement démesurés… Tout brille. Tout clignote. Tout est gigantesque.

Ce sont les décors absolument fous de la boutique ... Les deux visages de femme sont articulés et le grain de la peau est tellement réel... Quant au chien, il est immense et il respire (son torse se soulève, ses narines s'ouvrent, ses oreilles bougent,... c'est dingue de technologie

 

On se balade au milieu de cette foule et on en prend plein les yeux. Puis on décide de prendre le bus pour rejoindre le Bund.

Première erreur : le bus. Sur l'application du bus, il est indiqué qu’on peut payer avec nos cartes bancaires. Très bien. On tente. Aucune de nos cartes ne passe. Évidemment. On tente donc Alipay. Et là, miracle : ça fonctionne ! 

Enfin… à moitié. On n’a pas compris comment ajouter les autres voyageurs.

Résultat : nous sommes seulement deux à avoir payé. Mais bon, à ce prix-là… 2 yuans. Soit environ 25 centimes d'euros. Pour tout le trajet.

Et puis, après avoir été pris dans de gros, gros embouteillages, nous arrivons enfin au Bund. Quelle bonne idée d'être venus ce soir ! 

Je crois que tout Shanghai est là. Il y a énormément de monde. Une foule impressionnante. Et beaucoup de policiers qui encadrent les déplacements. On suit donc le mouvement. Parce qu’à ce stade, on ne sait plus vraiment où on va, mais on sait qu'il faut suivre les gens. 

Nous nous promenons le long du fleuve Huangpu et découvrons une vue absolument incroyable sur Lujazui, le quartier des affaires de Shanghai. Et notamment sur la Shanghai Tower, la plus haute tour de Chine.

Les gratte-ciel illuminés de l’autre côté du fleuve sont magnifiques. Mais honnêtement, je suis presque aussi impressionnée par la foule qui nous entoure que par la vue. C’est gigantesque. On se retrouve au milieu d’une marée humaine.

Et forcément, à force de marcher depuis le matin… on commence à être cuits. Il est tard et il faut maintenant trouver un moyen de rentrer.

À pied ? Trop loin.

En bus ? Vu les embouteillages qu’on vient de subir, on y passerait probablement la nuit. 

En métro ? Il faut déjà marcher une vingtaine de minutes pour atteindre la prochaine station.

Bon.

Ce sera donc… Didi !  On commande un Didi pour six. Et on attend. On attend. On attend. 

Après 3 semaines en Asie, j'ai pris la position

Pourtant, on peut suivre la voiture quasiment au mètre près sur l’application. On la voit avancer. Puis s’arrêter. Puis avancer. Puis s’arrêter. On sait même combien de secondes il doit attendre à chaque feu rouge !  Mais bon… elle finit par arriver. Et quand on voit la voiture… On se regarde. Jamais on ne rentre à 6 là-dedans. Mais bon. On n’a pas attendu tout ce temps pour rien. Et surtout… on n'a aucun plan B.  Alors on force un peu le destin. Et nous voilà partis à six dans une voiture prévue pour quatre. Les enfants se serrent. Les sacs se casent comme ils peuvent. Et nous voilà officiellement transformés en boîte de sardines chinoise. 😂 À chaque carrefour, la police est là. Alors nous remontons les vitres… et on se cache.

Après un trajet qui nous paraît interminable, nous arrivons enfin à l’Airbnb. Tout le monde est fatigué. Tout le monde est très content d'aller se coucher. Une sacrée journée de fête nationale. Et demain… on recommence ! 

3 octobre 2026

Septembre 2026 🛍️ Qipu Lu, haricots rouges et… 24 h sans Internet ! (J16)

J’ai trop bien dormi. Tout le monde a trop bien dormi. Ça fait du bien. Cyril, lui, est bien décidé à nous trouver un petit déjeuner digne de ce nom pendant que je prépare la journée. Il part donc à la recherche de nourriture et revient avec des muffins, des œufs, du saumon, du pain, du beurre… On ne va pas mourir de faim en Chine 😂. J’ai également réussi à installer Alipay sur son téléphone. Il ne reste donc plus que moi. Moi qui, n’ayant toujours pas de connexion parce que mon forfait 5G ne fonctionne pas ici, ne peux absolument rien faire. C'est super chiant. Mais bon… C’est comme ça !

Et puis, petit soulagement : mon audit prévu ce soir ou plutôt cette nuit pour moi, est annulé. Ça me laisse donc un peu plus de temps pour essayer d’apprivoiser Internet et toutes les applications nécessaires à notre survie en Chine. Parce que, pour l’instant, j’ai un téléphone…mais essentiellement pour me donner l'heure. 😂

Ce matin, mission courses. C'est toujours un grand moment les 1ères courses dans un nouveau pays. On a repéré un supermarché à une dizaine de minutes de l’Airbnb. Y a moyen qu'on se fasse plaisir, ici, les prix sont vraiment bas.

On découvre plein de nouveautés, beaucoup de choses qu’on ne connaît pas, mais aussi énormément de produits qui nous sont familiers. Évidemment, on se laisse tenter par quelques expériences. Notamment des haricots rouges caramélisés et assaisonnées au vinaigre. Dit comme ça, ça ne fait pas forcément rêver. Et pourtant… c'est très bon ! 

On trouve aussi des biscuits au durian.

Il pleut pas mal aujourd’hui, donc changement de programme : ce sera session shopping.  Et on va faire des heureux… et des heureuses ! 

Direction le grand marché de Qipu Lu. Enfin… « marché ». En réalité, ce n’est pas vraiment un marché.

C’est plutôt un immense complexe de plusieurs immeubles, remplis de stands de vêtements.

Et là, grosse surprise. Moi qui m’attendais à trouver des fringues un peu basiques, je me retrouve avec l’impression d’être entrée dans un Zara géant. Il y a absolument tout ce qu’on peut trouver chez H&M, Zara et compagnie. Sauf que… ce n'est pas vraiment mon truc. C’est beaucoup trop classique pour moi. Du gris. Du noir. Du marron. Du beige. Encore du noir. Bref, je cherche la couleur comme si elle avait été interdite par décret !

On traîne quand même dans les allées et Soline, elle, est au taquet. Et puis, complètement par hasard, on tombe sur un stand beaucoup plus coloré. Et là… Mon Dieu. J’aime tout. Mais vraiment tout. Je sélectionne tellement de vêtements que j’arrive bientôt à un problème très concret : je n'arrive plus à les porter tellement j'en ai dans les bras. La vendeuse m'aide et m’installe une cabine d’essayage improvisée. Et c’est parti. Essayage après essayage. Et là, je comprends que je suis tombée sur un petit designer. Les pièces sont vraiment folles. Je pourrais repartir avec la moitié du stand. Mais je reste raisonnable. Un jean. Et quel jean ! Et un T-shirt. Voilà. Je suis fière de moi.

Les garçons, eux, n’ont absolument rien trouvé d’intéressant. C'est parce qu'ils ne voient pas le potentiel 😂. On part donc ailleurs. Direction un autre marché. 

Nous voici maintenant dans un autre marché, situé au sous-sol de la station Science & Technology Museum. Ils sont beaucoup plus dans leur élément. On fouine. On cherche. On compare. On négocie. Et surtout… on ne les entend plus râler.

On va rester dans ce marché pendant des heures. Bizarrement, à ce moment-là, ils sont infatigables ! Comme quoi, la fatigue est très sélective 😂. On finit par trouver notre bonheur pour un peu tout le monde. Il est 19 h. Allez. Rentrons nous poser. 

Et surtout… appelons Orange 

Cela fait maintenant 24 heures que nous sommes en Chine. Et je n’ai toujours pas accès à Internet. Le Wi-Fi de l’appartement ne fonctionne pas. Ma 4G/5G n’arrive pas à s’activer. Et là, j’avoue… je pête un plomb ! Parce que tout devient compliqué. Je ne peux pas donner de nouvelles.Je ne peux pas organiser nos journées. Je ne peux pas répondre aux sollicitations de mes locataires, qui, comme par hasard, ont décidé de me solliciter tous les jours précisément maintenant. Et évidemment, j’ai plusieurs entrées et sorties prévues dans les prochains jours. Je n’ai pas accès à mes documents puisque tout est sur mon Drive. J’ai des audits à préparer. Et c’est justement la pleine saison pour moi entre septembre et novembre. Bref, c'est la misère. J’ai demandé à notre hôte de trouver une solution.

Mais je viens d’apprendre que demain est la Fête nationale chinoise, donc personne ne viendra nous aider pour le Wi-Fi demain. Évidemment. Pourquoi faire simple ? J’essaye de me dire que ce n’est peut-être pas plus mal. Que ça va me permettre de décrocher. De profiter. De faire autre chose. Mais non. Ça m’agace. J’ai l’impression de perdre mon temps. Et surtout, j’ai encore les billets de Paul à réserver, et son départ est dans moins de deux semaines.

Heureusement, j’avais un peu anticipé ce problème. J’avais demandé aux enfants de télécharger leurs cours en avance. Et ils l’ont fait. Donc au moins, eux ne sont pas bloqués. Je doute que cette nouvelle les réjouisse particulièrement… Mais au moins, ça nous donne bonne conscience ! 😂 Parce qu’ils peuvent continuer à travailler sans Internet.

Bref.

Ça me prend la tête, ce problème de réseau. Mais, au-delà de l’agacement, ça me fait aussi réfléchir à notre dépendance totale à Internet. En 24 heures seulement, je réalise à quel point une simple connexion est devenue indispensable à absolument tout :

travailler, communiquer, réserver, payer, consulter ses documents, organiser les journées…

On peut traverser la moitié du monde avec un téléphone dans la poche… mais sans réseau, on redevient vite complètement cons. 😂

Et quelque chose me dit que… ce ne sera pas la seule fois qu'on va galérer avec Internet en Chine... le mois d'octobre va être long...

 

3 octobre 2026

Septembre 2026 : Shanghai : nous voilà… enfin presque ! (J15)

J’ai pas hyper bien dormi.

Déjà, on avait bu un café frappé vers 18 h. Pas très malin. Ensuite, avec tout ce qu’il y avait à faire ce matin, j’avais pas vraiment l’esprit posé. Et puis il y avait les moustiques. Des moustiques. Qui m’ont attaquée toute la nuit.

Jamais je n’aurais pensé être emmerdée par des moustiques dans une mégalopole de 7 millions d’habitants ! Je pensais naïvement que les moustiques préféraient la campagne, les forêts, les endroits où il y a trois arbres et une mare…

Mais non. Même à Séoul, ils ont leur business.

🧳 Jour du départ

Aujourd’hui, il faut faire les valises. Et ça, ce n’est pas une petite histoire. Il m’a fallu 2h pour réussir tout fermer. Deux heures. Pour fermer des valises que j’avais pourtant déjà ouvertes et fermées environ 15 fois depuis le début du voyage. En parallèle, je télécharge quelques leçons pour Grégoire, la fin de Casa de Papel pour l’avion, je cherche encore des vols pour Paul et je relance un paiement via Alipay pour ce soir. Parce que, rappelons-le, si on ne paie pas le solde, on n'a pas les consignes pour entrer dans notre logement. Donc potentiellement, ce soir, nous arrivons à Shanghai avec 4 valises, 3 enfants, 2 adultes et absolument nulle part où dormir. Tranquille. 😅

Et là… Le paiement passe. Direct. Sans vérification. Sans photo de passeport. Sans photo de ma tête. Sans photo de ma carte bancaire. Rien.

Je n’ai absolument rien changé, mais cette fois, Alipay décide que je suis une personne digne de confiance. Merci. 

La preuve de paiement est envoyée et nous devrions donc recevoir les consignes avant de quitter Séoul. Les valises sont finalement fermées et pesées. Mission accomplie ! 

J’ai même trouvé un autre billet retour pour Paul. Bon… pour l’instant, je n’ai toujours pas trouvé son billet aller. Mais chaque chose en son temps. 😂

☀️ Dernières heures à Séoul

Nous partons nous dégourdir les jambes sous le soleil. Dernier petit tour dans notre quartier, derniers regards sur Séoul… Après avoir déjeuné, nous rentrons récupérer nos valises. Qui nous attendent…

sur le trottoir. Bah, voilons ! 

Ah oui. Nous avons 10 minutes de retard par rapport à l’heure du check-out. Et  pourtant nous avions prévenu notre hôte. Mais quand même… Voir toutes nos affaires posées dehors, ça fait toujours un petit quelque chose. Tout est bien là. Ouf. Nous chargeons tout dans le taxi et c’est parti pour environ une heure de route vers l’aéroport.

Pendant le trajet, on regarde Séoul s’éloigner. Et franchement, après ces quelques semaines ici, on se dit vraiment que c’est une chouette ville où il fait bon vivre. 

On aura beaucoup marché, beaucoup pris le métro, beaucoup mangé, beaucoup découvert…

Et surtout, on aura beaucoup aimé l’ambiance.

L’aéroport est immense, moderne, calme, très organisé. Tout se passe bien jusqu’à l’enregistrement. Enfin… Il y a un problème avec mon billet. L’opératrice regarde mon passeport, regarde mon billet, me regarde… Et me met directement de côté. Évidemment. De ce que je comprends, c’est mon nom marital associé à mon nom de naissance qui pose problème. Qu’est-ce que c’est pénible, cette histoire ! Elle finit par régler le problème et m’édite mon billet. Je pensais que c’était terminé. Non. Le problème se représente au niveau des contrôles de sécurité. Et comme je suis la dernière de notre petit groupe, les agents n’ont pas vraiment vu que je m’étais fait stopper. Je me retrouve donc toute seule devant eux, à essayer de comprendre ce qu’ils me veulent et surtout à essayer de leur faire comprendre que, moi non plus, je ne comprends rien. 😂 Je reste bloquée là une bonne vingtaine de minutes. Et puis, d’un coup… ils me laissent passer. Très bien. Je ne cherche même plus à comprendre. Je fonce rejoindre les autres.

Le vol est court : environ 1 h 30. On décolle en avance. On arrive en avance. Ca commence bien. Et puis… On foule le sol chinois pour la 1ère fois ! 🇨🇳

Tout est extrêmement fluide. Aucune attente aux contrôles des autorités. Ils nous posent quelques questions, ça va très vite. Pas d’attente non plus pour récupérer les bagages. On récupère tout et on se dirige vers le métro. Et là, première mission : acheter les tickets. On trouve une machine, on sélectionne notre trajet, on arrive au paiement…

Et évidemment : il faut payer avec Alipay. Pas d’autre choix. 😑 Sauf que mon téléphone n’arrive pas à se connecter au réseau. Donc impossible d’activer mon Alipay. Cyril, lui, a du réseau. Mais son Alipay ne fonctionne pas. 🤦‍♀️ La losse ! 

On finit par comprendre qu’on peut payer avec une carte bancaire. Mais… une carte bancaire par personne. Évidemment, on n’a pas cinq cartes bancaires. Enfin… Après avoir fouillé nos affaires, j’arrive à en trouver 4. J'en crée une dernière sur Revolut. On passe donc les cartes une par une. Puis tous nos bagages, sacs à dos, sacs à main… dans un scanner. Et nous voilà partis pour notre première expérience du métro de Shanghai. 

Je m’attendais à un vieux métro tout dégueu. Et en fait… Pas du tout. C’est super propre, immense, on a de la place assise, c’est calme et je vois même des gens travailler sur leur ordinateur dans le métro.

Et le prix… 0,90€ pour faire environ 55 km ! 

Là, forcément, je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison. Je me demande ce que doivent penser les Chinois quand ils débarquent dans le RER B. 15€ pour rejoindre Paris, c'est sale, ça ppue et ça craint ! Bienvenue en France. 

Comme à Séoul, il y a ensuite une quantité absolument incalculable de sorties différentes dans la station.

Alors, cette fois, on y va au pif. Parce qu’à ce stade, on a compris que dans les grandes villes asiatiques, il faut parfois accepter de ne pas savoir où on va et faire semblant que tout est sous contrôle. On finit par retrouver notre Airbnb sans trop de problème.

Et là, bonne surprise. Très bonne surprise même ! L’appartement est grand, situé au 11ᵉ étage, avec une vue directe sur les trois tours emblématiques de Shanghai. On est crevés, j’ai juste envie de me coucher.

Mais avant… Il faut défaire les valises. Et surtout… Il faut dîner. Il est déjà 22 h. Et là, on découvre un petit problème : les restaurants ne servent plus. 

On ne sait pas où aller. On cherche. On marche. On cherche encore. On commence à sérieusement se demander comment on va nourrir quatre enfants à cette heure-ci. Après environ 40 bonnes minutes de galère, on finit par trouver un restaurant chinois un peu toc, qui prépare tout un tas de plats pour vraiment pas cher. 1,80 € le sandwich façon kebab ? Ca fera très bien l'affaire des enfants. 2 € le plat poulet/légumes ? Parfait. Ca nous change de Séoul. Parfait. On commande. Mais au moment de payer… Alipay. Évidemment. Pas de connexion pour moi. Pas d’Alipay fonctionnel pour Cyril. 😂

Ca va être la galère, ce truc.

Je profite donc de l’occasion pour équiper Charles d’Alipay et lui enregistrer une carte bancaire. Comme ça, il pourra être autonome… et surtout, il pourra peut-être devenir notre roue de secours. Voire, à ce rythme-là, notre solution principale. 😂

Allez. Il est temps d’aller dormir. Demain, on attaque Shanghai pour de vrai.

2 octobre 2026

Septembre 2026 : Des poux, un soin coréen et… Alipay (J14)

J’ai des poux.

Enfin… j’en étais pas certaine au départ. Mais là, ça me gratte tellement que bon… j'ai des poux, c'est sûr !  Mais comment j’ai fait pour avoir des poux ici, à Séoul ?! Et évidemment, aujourd’hui, on avait prévu l'expérience de coiffage à la coréenne.Timing absolument parfait. 😂

Du coup, changement de programme : mission anti-poux ! Google Traduction dans la poche, nous écumons les pharmacies à la recherche du fameux shampoing. On nous propose tout un tas de produits, on essaye de nous expliquer des trucs en coréen, on traduit, on retraduit… mais le shampoing antipoux, visiblement, ce n’est pas le produit le plus facile à trouver à Séoul.

Bref, on finit par trouver. Shampoing acheté, appliqué, rincé. Normalement, les petites bêtes ont rendu l'âme 🙏

Direction maintenant le fameux Juno Hair, le salon dont tout le monde parle.

On nous installe confortablement dans de grands fauteuils en cuir avec un coussin, genre coussin d’allaitement. Je suppose que c’est pour poser son téléphone… ou peut-être sa tasse de thé/café, parce que, comme dans une brasserie, ils arrivent avec une carte de boissons chaudes et froides sur laquelle tu choisis tranquillement ce que tu veux boire.

On est chez le coiffeur ou dans un spa ? 🤔

Inspection générale du cuir chevelu 

1ère étape : la caméra du cuir chevelu. Le coiffeur passe une petite caméra sur notre tête et, sur une tablette placée devant nous, nous avons une vue absolument imprenable sur notre cuir chevelu… et ses défauts. Petits ou grands. C’est fascinant. Et légèrement flippant.

Moi, je regarde l’écran avec une seule pensée :

Faites qu'il n'y ait pas un poux qui décide de faire une apparition en gros plan devant tout le monde 🙏😂

Verdict : Cyril a beaucoup trop de peaux mortes sur le cuir chevelu, ce qui empêcherait ses cheveux de pousser correctement.

Et moi, j’ai le cuir chevelu irrité.

Tu m'étonnes ! Avec le shampoing anti-poux ultra-agressif que je viens de lui infliger, il ne pouvait pas en être autrement. Bon. On nous propose donc des soins adaptés à nos problématiques.

Et moi, j’en profite pour toucher deux mots au coiffeur sur mon problème principal :

si mes cheveux pouvaient rester sur ma tête au lieu de tomber par touffes dans ma brosse, sur mon oreiller, sur le canapé, dans la salle de bain... bref, absolument partout, ce serait quand même vachement plus sympa pour mon aura.

Le grand nettoyage

On nous installe sous une machine qui envoie de la vapeur sur notre crâne. Ça chauffe, c’est agréable, on est bien.

Puis ils arrivent avec une brosse et là, j’ai l’impression qu’on me fait un peeling du cuir chevelu. Ils frottent. Frottent. Frottent Le but étant de décoller toutes les peaux mortes et les saletés qui ont été ramollies par la vapeur. J’ai l’impression qu’on est en train de décaper mon crâne. 

Ensuite, changement d’espace. On s’installe chacun dans un petit salon individuel tout noir. On m’aide à grimper dans un fauteuil, on m’allonge… et là, je découvre le fauteuil massant. Et pas juste un petit massage du dos hein. Je sens le fauteuil travailler sur absolument tout mon corps pendant qu’une dame commence, elle aussi, à me masser très énergiquement le cuir chevelu. Elle insiste sur certains points, probablement des points d’acupuncture, et ajoute une sorte d’huile de massage. Elle recommence l’opération. Puis encore une fois. Pendant ce temps, le fauteuil continue de me masser.

Je suis entrain de disparaître.

Je ne sais plus où je suis. Je n’ai plus de problème. Je n’ai plus de famille. Je n’ai plus de poux. Je suis juste un corps abandonné dans un fauteuil massant. 😂

Je repasse ensuite entre les mains du coiffeur et retrouve la lumière du jour.

Cette fois, il applique un soin mèche par mèche, puis me place sous une machine chauffante pour que le produit pénètre mieux… enfin, j’imagine que c’est le principe.

Puis vient le shampoing, dans un autre espace. Parce qu’évidemment, ici, chaque étape a son espace dédié. Je reviens à ma place et là, nouveau produit. Un truc assez gluant qu’il applique au pinceau. Je demande quelques explications et je comprends qu’il s’agit d’un produit à base de cellules souches !, qu’il dépose au compte-gouttes sur l’ensemble de mon cuir chevelu. Ensuite, il utilise une machine pour faire pénétrer le produit. Infrarouges ? Ultrasons ? Je ne sais plus. À ce stade, j’ai décidé de faire confiance à la science coréenne. 😂

Et puis vient enfin le moment de la coupe. Le coiffeur a l’air très, très sûr de lui. Je vois bien qu’il est à donf. Il regarde mes cheveux avec une concentration extrême, il sait exactement ce qu’il veut faire. Lui voit déjà le résultat. Moi, absolument pas. Alors je prends ma liseuse et je le laisse faire. Je suis tellement zen après tout ce protocole que, de toute façon… plus rien ne peut m'arriver ! 

La coupe est terminée. Cheveux mouillés, je n’ai pas encore vraiment la vision du résultat. Il me sèche les cheveux… avec un sèche-cheveux froid, puis travaille mes racines et ma frange. Ah oui... j'ai une frange. Punaise. Il va maintenant falloir que j’apprivoise cette frange, parce qu’ici je n’ai absolument rien avec moi pour la dompter. Même pas une brosse ronde. Je vais donc devoir apprendre à vivre avec elle telle qu’elle est. Mais finalement, je suis contente du résultat. Ça change, sans être complètement foufou. Et surtout, j’ai encore des cheveux sur la tête. C’est déjà une victoire. Il repasse ensuite la petite caméra sur mon cuir chevelu. Et là, retour du stress. Je regarde l’écran. Pitié, pas de poux ! 

OUF.

Par contre, j’ai une sorte de gel sur la peau. Je demande des explications et je crois comprendre que c’est le fameux produit aux cellules souches. Il me dit que plus je le garde longtemps, mieux c'est. Très bien. Après être passée à la caisse, je peux vous dire une chose : 

je ne suis pas prête de me laver les cheveux ! 😂

Cyril est lui aussi très content de son soin. Il se sent plus léger, me dit-il. Littéralement ou psychologiquement, je ne sais pas. 😂

Et le meilleur dans tout ça ?

Les enfants n'ont même pas remarqué qu'on avait changé de coupe ...

Voilà voilà.

Elle, elle s'embête pas à aller chez le coiffeur ...

 

Nous retournons à Hongdae, notre quartier préféré.

Enfin… nous essayons. Parce que là, on s’est magnifiquement perdus dans le métro, en mode :

« On est où ? »
« Aucune idée. »
« On va où ? »
« Aucune idée non plus. » 😂

Après quelques détours et une bonne dose de confiance totalement injustifiée, nous finissons par retrouver notre quartier.

 

Ce sont des photomatons, il y en a partout ici avec plein d'accessoires, c'était dans ma to do list, mais les gars n'ont jamais voulu y rentrer ! 

Il est temps de préparer plus concrètement notre arrivée en Chine. J’ai bien l’adresse de notre logement, mais toujours pas les consignes pour rentrer dans l’appartement. Je relance donc la personne qui s’en occupe. Réponse : elle attend notre paiement du solde pour nous envoyer les instructions. 

Pas de problème. J’ouvre Alipay et je procède au paiement. Et là… Vérifications demandées. L’application me demande une photo de mon passeport. Puis une photo de moi avec mon passeport. Puis une photo de moi avec ma carte bancaire physique. Très bien. Je fais tout. Et là : temps d'attente annoncé pour la vérification : 3 heures.😩

Il est déjà 22 h. Je tente la même chose avec le compte de Cyril. Même problème. Enfin… pire. On lui fait recommencer les vérifications. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Et à chaque fois : FAIL.

On regarde des tutos. Tout le monde a l’air de savoir utiliser Alipay. Tout le monde sauf nous. Ce qui, évidemment, m’énerve encore davantage. 😂 Je finis par désinstaller carrément l’application et recommencer tout le processus depuis le début. Nouvelle tentative. Même message au moment de valider le paiement. 😤 Il est minuit. Il faut aller dormir.

Et comme si Alipay ne suffisait pas...

Entre-temps, j’ai reçu un mail. Et là, nouvelle catastrophe. Le billet retour de Paul est annulé. Son Shenzhen → Paris, prévu dans trois semaines, est supprimé. Mais ce n’est pas possible !

Il a vraiment la choukmoune comme sa mère, celui-là ! 😩😂

Et évidemment, la compagnie ne veut pas simplement nous rembourser le retour. Non. Elle procède à l'annulation de tout le voyage : l'aller ET le retour.

Et voilà le travail.

On avait pris les billets il y a plus de quatre mois pour éviter de les payer trop cher… Et à quinze jours de son départ : retour à la case départ. Putain. 😩 J’espère maintenant qu’on va réussir à trouver des vols avec de la place et surtout à un tarif qui ne nous fera pas vendre un rein. Je suis dégoûtée.

Mais bon… On verra ça demain.

Parce que là, entre les poux, le cuir chevelu, les cellules souches, Alipay et les billets d’avion… j'ai officiellement atteint mon quota de problèmes pour une seule journée. 😂

2 octobre 2026

Septembre 2026 : Myeong-dong, shopping et opération coucher de soleil (J13)

Au programme aujourd’hui : petit tour dans un de nos quartiers préféré Myeong-dong, puis balade jusqu’à un point de vue pour aller admirer le coucher de soleil.

En allant vers Myeong-dong, on aperçoit encore des choses qui nous surprennent. À Séoul, j’ai l’impression qu’il suffit de tourner la tête pour tomber sur quelque chose qu’on n’a jamais vu chez nous : une boutique improbable, une déco complètement délirante, des personnages géants, des gens habillés comme s’ils sortaient d’un shooting photo…

 

Bref nos yeux ne sont toujours pas en vacances 😅

Décidément, Myeong-dong est hyper vivant. Ça grouille, ça bouge, ça clignote de partout et il y a une vraie énergie dans les rues. C’est franchement super chouette comme endroit, et plus on y revient, plus on l’aime. Et puis ça y est ... J'ai complètement craqué pour la mode coréenne ! 😂

Et Soline aussi. Ce qui est plutôt une excellente nouvelle pour elle, parce qu’ici, elle a enfin le gabarit d'une femme adulte et peut donc profiter à fond des boutiques de vêtements et d’accessoires.

Autant vous dire que maman n'a pas exactement besoin qu'on lui dise deux fois : "Va essayer ça !" Nous voilà donc parties toutes les deux dans les boutiques, à regarder les fringues, les accessoires, les chaussures…

Et je découvre au passage une autre petite curiosité coréenne : les cabines d'essayage. Tu dois te déchausser dans un tout petit espace, tu as une estrade sur laquelle tu montes pieds nus. Tu n'as pas le droit d'essayer les hauts sans masque. Et tu as toute une liste de consignes affichée dans la cabine que absolument tout le monde respecte.

On entre, on ressort, on change de taille, on repart essayer autre chose… et pendant ce temps, Cyril et les garçons découvrent une nouvelle activité : attendre maman et Soline 

Ils ont commandé un thé, on te demande quelle taille ? quel contenant ? chaud ou froid ? avec un peu/beaucoup/plein de glaçons ? le taux de sucre ? et si tu veux rajouter quelque chose ?

Je sens qu'ils vont finir par regretter le temps où on faisait du tourisme uniquement dans les palais. 😂

Ce soir, mission coucher de soleil. Après Myeong-dong, direction l'autre bout de Séoul. Environ 50 minutes de métro plus tard, nous voilà… au pied d'une montagne. 

C’est Charles qui a organisé cette soirée. Nous, on a juste acheté quelques sandwichs et on s’est dit qu’on pouvait lui faire confiance. Charles avait préparé son expédition très sérieusement : vidéos pour nous montrer le chemin, repérage de l’itinéraire et même estimation du temps de marche. 50 minutes avec du dénivelé. On savait. On avait été prévenus. Sauf qu’en sortant du métro… Rien

Aucune indication qui ressemble à celle montrée dans son TikTok. Pas de panneau évident, pas de flèche providentielle, pas de petit Séoulien qui nous attend avec une pancarte « Famille Baumann, c’est par ici ». 😂 On demande à quelques jeunes. Ils ont l’air aussi perdus que nous. Bon. On tente à gauche. On marche. On cherche. Et finalement… Le panneau apparaît ! 

On retrouve enfin le chemin vu sur la fameuse vidéo de Charles. L’expédition est lancée. On arrive dans un immense complexe sportif. Et là, nouvelle surprise : des tas de personnes font du sport partout. Marche, basket, foot, escalade… et surtout, pas uniquement des jeunes ! On croise beaucoup de personnes plus âgées qui viennent visiblement faire leur activité physique régulièrement. Et ça me fait encore une fois sourire : en Corée, on rencontre souvent cette vraie culture de l’activité physique et de la randonnée. Les montagnes ne sont jamais très loin à Séoul et les habitants en profitent énormément, parfois même pour une simple balade après le travail.

Nous, pour le moment, on cherche surtout le début du chemin. On tourne. On demande. On revient sur nos pas. On repart. On se trompe. On recommence. Et pendant ce temps… le soleil, lui, n'attend pas. Il est déjà 17h15. Dans une petite heure, ce sera terminé. On commence à paniquer un peu. On cherche encore. Rien.

On est à deux doigts d'abandonner. On finit par sortir du parc, résignés, avec nos sandwichs sous le bras et notre coucher de soleil qui semble doucement nous échapper. On croise un jeune homme. On lui explique ce qu’on cherche. Et miracle : il connaît un autre point de vue !

Il nous indique un endroit situé à quelques kilomètres de là, beaucoup plus facilement accessible, et nous installe carrément l’itinéraire pour y aller sur nos téléphones.

Notre sauveur.

Nous le remercions chaleureusement. Nous regardons le trajet. 3,7 km. Moins d'une heure.  Avec du dénivelé. Bon, bah, le choix, il va falloir envoyer. Nous voilà donc partis en mode marche rapide + option cardio + urgence astronomique 

On accélère. On monte. On monte encore. On croise des randonneurs, puis des panneaux indiquant carrément les chemins de trek.

Et là, je commence à comprendre qu’on n’est pas simplement partis voir un petit point de vue de Séoul. On est parti randonner. Et nous, avec nos vêtements de touristes et nos petits sandwichs… On fait un peu tâche au milieu des randonneurs équipés comme s’ils partaient pour trois jours dans l’Himalaya. On continue. La forêt devient de plus en plus dense. Le chemin grimpe. Encore. Toujours. Ca monte tout le temps ! 

Mais la lumière est magnifique. Devant nous, le soleil commence à devenir une énorme boule orange. C'est sublime. On essaie de gagner du temps en prenant des raccourcis.

Très mauvaise idée. On se perd. On retrouve le chemin. On remonte. On se reperd presque. Et malgré tout, on continue de monter.

Parce qu'à ce stade, on veut notre coucher de soleil. Ou au moins une partie du coucher de soleil. 😂

Et finalement… Nous arrivons au point de vue.… Après le coucher du soleil😩

Nous avons raté le spectacle pour lequel nous avons traversé la moitié de Séoul, changé d’itinéraire, couru dans la forêt et failli perdre plusieurs litres de sueur.

Mais alors… Même sans le coucher de soleil, la vue est sublime. On découvre une immense partie de Séoul sous nos pieds. Des immeubles à perte de vue, des routes, les quartiers qui s'étendent dans toutes les directions… Et là, on réalise vraiment l'immensité de cette ville. C'est gigantesque ! 

On a beau marcher, prendre le métro, traverser des quartiers entiers depuis plusieurs jours… d’en haut, on découvre qu’en réalité, on n'en a encore vu qu'une infime partie.  Et finalement, ce coucher de soleil raté aura quand même eu un avantage : on a réussi à randonner en famille  😜

 

 

28 septembre 2026

Septembre 2026 : Samedi : comme les Séouliens… enfin, presque ! 🌿🌇 (J12)

On est samedi et aujourd’hui, on décide de faire les choses comme les Séouliens : flâner tranquillement le long du Han, traîner dans un centre commercial et profiter de la journée sans programme militaire.

Nous partons en bus, sauf que nous sommes en plein week-end férié et que les transports sont évidemment beaucoup moins nombreux. Résultat : 50 minutes pour faire un trajet qui devrait en prendre quelques-unes. Mais bon, puisque nous avons décidé de moins marcher, nous assumons notre choix jusqu'au bout, donc on attend les bus ! 😜

Nous voilà donc à The Hyundai Seoul, à Yeouido. Waouh ! Le centre commercial est immense, ultra-moderne, très beau et franchement très chic. C’est bien plus qu’un simple centre commercial : The Hyundai Seoul a été conçu comme un véritable lieu de vie, avec de grands espaces, beaucoup de végétation, des installations très design et une énorme place accordée aux expériences et aux marques tendance. Le lieu est particulièrement populaire auprès des jeunes générations coréennes.

Bref, on entre juste pour regarder... Que des marques de luxe, ce qui n'est pas trop mon truc, beaucoup trop classique pour moi ! 

Après cette petite immersion dans la consommation coréenne, nous traversons la rue et nous retrouvons dans le parc de Yeouido.

Et là, changement total d’ambiance.

Après les boutiques, les gratte-ciel et les marques, on retrouve de l’herbe, des arbres, des gens assis partout, des familles, des jeunes, des groupes d’amis… Séoul ralentit un peu. 

Nous avions prévu de monter dans le fameux SEOULDAL, le grand ballon en forme de lune installé dans le parc, pour avoir une jolie vue sur Séoul. Le principe est assez génial : ce n’est pas une montgolfière qui part se promener dans le ciel, mais un ballon captif, relié au sol, qui monte verticalement pour offrir une vue panoramique sur les gratte-ciel de Yeouido et le Han. Il peut s’élever jusqu’à environ 130 mètres.

Sur le papier : super idée. En pratique : 2 heures d'attente. Non merci ! 

Finalement, nous découvrons que notre passion pour les panoramas n’est pas suffisamment développée pour patienter deux heures dans une file. 

Nous abandonnons donc l’idée du ballon et décidons de marcher jusqu’au Han, de nous poser tranquillement au bord de l’eau et de regarder passer les bateaux.

Pendant que nous nous installons, Cyril se donne une mission très précise : Trouver des pâtisseries.

Chacun ses priorités. 😂

Et finalement, nous nous retrouvons exactement dans l’un des grands rituels du week-end à Séoul : le pique-nique au bord du Han, mais au lieu de manger des nouilles et des larves, pour nous ce sera croissants, choux, flans....

Après cette pause au bord du Han, nous décidons de rejoindre un autre endroit le long de la rivière, à environ 8 km de là. Et évidemment, en transports en commun. Mais ça nous annonce encore une bonne heure de trajet. Bus ? Métro ? Correspondance ? Attente ? On a déjà donné. Cette fois, ce sera VTC.

 

Et pour une fois, notre choix est parfait : nous arrivons juste à temps pour le sunset. Quelle lumière ce soir ! 

Le ciel change de couleur au-dessus du Han, les immeubles commencent à s’illuminer et la ville prend une toute autre ambiance.

Nous flânons le long de la rivière, observons les habitudes des locaux et cette incroyable façon qu’ont les Séouliens de transformer les berges du fleuve en immense salon extérieur.

Des familles pique-niquent, des couples discutent, des groupes d’amis sont installés sur des couvertures, d'autres avec des tentes, des jeunes chantent, d’autres dansent…

Il y en a même qui improvisent carrément leur soirée musicale.

Et surtout, ça mange ! Beaucoup font livrer leur repas directement au bord du fleuve pour dîner ensemble. On comprend vite pourquoi les parcs du Han sont si populaires le soir : c’est à la fois un espace de détente, de rencontre et presque une immense cantine à ciel ouvert.

Nous, on se pose sur les escaliers comme tout le monde et on regarde le spectacle.

Le bruit de la ville derrière nous, le fleuve devant, les lumières qui apparaissent peu à peu…

 

C’est probablement l’une des scènes qui représentent le mieux la vie quotidienne à Séoul. 

Nous, évidemment… On ne sait pas se faire livrer. Pour nous, ce sera rooftop ce soir ! 

Bon… il faut quand même rentrer.

Et là, nouveau petit épisode dans notre grande aventure des transports coréens.

Le bus est blindé. Tellement blindé qu’on n’arrive même pas à monter dans le premier qui arrive. On attend le suivant, 16 min plus tard. Il arrive. Toujours blindé. Mais cette fois, on parvient à entrer. Sauf qu’au moment de passer nos cartes… Pas assez de crédit. Évidemment. 😩 Le chauffeur nous regarde. Nous le regardons. Il nous demande de sortir. On essaie d’expliquer qu’il nous manque du crédit. Il veut rien savoir, il veut qu'on sorte. Il ne parle pas anglais. Nous ne parlons pas assez coréen. En bons français, on négocie ! Pendant ce temps, derrière nous, les passagers attendent. On bloque tout le monde. Finalement, avec l'aide d'une jeune femme coréenne qui nous a servi d'interprête, le chauffeur accepte qu’on paie les cinq trajets avec la carte de Soline, sur laquelle il reste suffisamment de crédit.

OUF ! 

Nous pouvons rentrer.

Et surtout, nous venons d’éviter une nouvelle aventure : descendre du bus, trouver une borne, recharger les cartes, refaire la queue et attendre encore…

Tout ça à une heure où nous rêvons déjà de notre lit.

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Une chronique familiale racontée semaine après semaine : les enfants, les voyages, les projets, les galères… et tout ce qui nous tombe dessus ! 😜

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