Octobre 2026 : Zhujiajiao : la Venise de Shanghai… avec option burgers à 60 € ! (j21)
Aujourd’hui, nous quittons Shanghai pour aller découvrir Zhujiajiao, l’un des fameux villages d’eau situés à proximité de la ville.
Après l’agitation de Shanghai, ses gratte-ciel, ses immenses avenues et ses millions d’habitants, nous avons envie de voir une autre facette de la Chine.
Et pour le coup… on va être servis !
Zhujiajiao est une ancienne ville construite autour de nombreux canaux, à une quarantaine de kilomètres du centre de Shanghai. Le village a plus de 1 700 ans d'histoire et s’est développé grâce au réseau de voies d’eau qui permettait autrefois de transporter marchandises et personnes.
Ici, pas de gratte-ciel. Des maisons blanches aux toits noirs, des petites ruelles pavées, des ponts en pierre, des canaux et des petites embarcations qui passent tranquillement sous les ponts.
On comprend vite pourquoi Zhujiajiao est souvent surnommée "la Venise de Shanghai"
Bon… Venise, faut peut-être pas exagérer non plus 😂
Mais c’est vraiment très joli.
Nous nous promenons dans les petites ruelles. Les maisons traditionnelles sont construites au bord de l’eau, avec leurs façades blanches et leurs toits noirs recourbés. Les canaux ont longtemps été le cœur de la vie du village : ils servaient à se déplacer, à transporter les marchandises et faisaient véritablement office de rues. On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui beaucoup de petits ponts en pierre qui permettent de passer d’un côté à l’autre. Et certains sont très anciens. Le plus célèbre, le pont Fangsheng, date de la dynastie Ming et signifie littéralement "pont où l'on libère les animaux". Il était associé à la tradition bouddhiste consistant à relâcher des animaux pour accumuler du mérite.
Le village est aussi connu pour ses nombreuses demeures anciennes, ses jardins et ses petites boutiques. On retrouve évidemment tout ce qu’il faut pour attirer les touristes : souvenirs, nourriture, thé, petites pâtisseries, objets artisanaux… Mais malgré tout, il reste quelque chose de très agréable dans cette ville.
On se balade au bord de l’eau, on regarde les petites barques passer et on a vraiment l’impression d’être très loin de Shanghai.
Impossible de venir dans un village d’eau sans prendre un bateau. Nous embarquons donc pour une petite balade sur les canaux. Et là, changement de rythme. Le bateau avance tranquillement sur l’eau, entre les maisons anciennes et les ponts de pierre. Les bateliers utilisent encore la longue perche pour manœuvrer les petites embarcations. On regarde les maisons défiler et, pendant quelques minutes, même les enfants sont calmes.
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Après toute cette balade, nous commençons évidemment à avoir faim.
Et là, miracle : un restaurant propose des burgers ! Miam !
Après plusieurs jours de cuisine chinoise, retrouver quelque chose de parfaitement identifiable nous réjouit. On s’installe. On commande. Et on attend avec impatience. Puis les burgers arrivent. Et là… silence autour de la table
Les frites arrivent avec une odeur… d'huile rance. Mais vraiment rance.
Le genre d’odeur qui te fait immédiatement comprendre que ton estomac vient de prendre une décision : "Moi, je ne participe pas à ça". "Je ne veux pas affliger cela à mon estomac"
On regarde ensuite les burgers. Et là, deuxième surprise. Le burger coûte environ 11€. Onze euros ! Ici, c’est énorme. Et pour ce prix-là, on s’attend quand même à quelque chose. On ouvre. Pas de salade. Pas de tomate. Pas d’oignon. Pas de bacon. Pas de sauce. En fait… juste du pain et un steak. Même pas une tranche de fromage ! On goûte quand même. On essaye. On se dit qu’il faut peut-être aller au-delà des apparences. Mais non. C'est immangeable.
Les frites restent dans les assiettes. Les burgers aussi. Et nous voilà donc à payer une addition de… 60€ sans avoir mangé !
On vient littéralement de dépenser l’équivalent de plusieurs repas chinois, sans réussir à manger notre déjeuner. À ce prix-là, j’aurais préféré acheter cinq bols de nouilles dans la rue pour 4 jours. Ou même cinq burgers McDo. Enfin…
Cette mésaventure passée, nous reprenons notre balade. Et heureusement, Zhujiajiao a suffisamment de charme pour nous faire oublier notre déjeuner à 60 €. On continue à nous perdre dans les petites ruelles, à travers les petites boutiques et le long des canaux. On observe les habitants, les touristes chinois venus eux aussi profiter de leur journée, les vendeurs qui proposent toutes sortes de spécialités locales. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous sommes nous-mêmes devenus une attraction. On se fait regarder. On nous sourit. Les enfants attirent parfois les regards. Après plusieurs semaines en Asie, on commence à avoir l’habitude d’être observés comme si nous étions une espèce exotique. 😂 Et puis, contrairement à Shanghai, ici, tout semble beaucoup plus lent. Juste les canaux, les vieilles maisons et les petites barques.
Zhujiajiao nous rappelle qu’avant la Shanghai ultra-moderne que nous découvrons depuis plusieurs jours, il existait et il existe encore une Chine plus traditionnelle, organisée autour de l’eau, du commerce local et de ces petites villes où le temps semble s’être arrêté.
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