Octobre 2026 : 4h40 de train, un McDo livré à bord et un Airbnb qui sent l’arnaque ! (j24)
Notre train est à 12 h. On nous a prévenus : avec les vacances de la Golden Week, les gares de Shanghai risquent d’être prises d’assaut. Autant dire qu’on ne va pas tenter le diable !
On profite de la matinée pour préparer un peu notre arrivée à Pékin, puis on termine de ranger l’appartement et on fait le check-out.
Il y a plusieurs gares à Shanghai, et je dois avouer que j’espère sincèrement qu’on ne va pas se tromper comme pour cette histoire de zoo. 😂 Parce que se retrouver dans la mauvaise gare avec cinq personnes et quatre valises, ce serait quand même un joli début de journée !
On a donc pris de l’avance. Un peu d’avance, même. On ne sait jamais.
La gare est immense.
Et avant même de pouvoir rejoindre notre train, il faut passer plusieurs étapes.
Premièrement, le contrôle de nos passeports. Ça passe.
Deuxièmement, le contrôle de sécurité des bagages, comme à l’aéroport.
Ça aussi, on le savait.
En revanche, ce qu’on ne savait pas, c’est ce qui était autorisé et ce qui était interdit…
Et là, ça se complique. Nos 4 valises sont mises de côté.
On nous demande de les ouvrir, par terre, au milieu de tout le monde.
Et évidemment, quand on ouvre nos valises, c’est le grand bazar. Tout est mélangé, les affaires sont entassées les unes sur les autres et, surtout, on ne sait absolument pas ce qu'ils cherchant !
La dame ne parle pas anglais. Elle nous crie quelque chose en chinois. On la regarde. Elle nous regarde. Elle fouille dans les valises, déplace nos affaires, retourne nos vêtements… Elle met un bordel monumental dans nos bagages, pendant qu’on essaie de comprendre ce qui se passe.
C’est hyper gênant. Finalement, elle trouve un déodorant en spray. Ah ! Voilà le coupable !
Elle nous le confisque, puis continue à fouiller dans nos affaires. Je ne comprends toujours pas ce qu’elle cherche exactement, d’autant qu’on a encore des parfums et d’autres déodorants dans les valises.
Et puis, au bout d’un moment, elle finit par lâcher l’affaire. Elle nous laisse repartir avec nos quatre valises, désormais en mode champ de bataille.
Nous venons de perdre 20 minutes et un peu de notre dignité pour un déodorant. 😂
Bon, on remet vaguement nos affaires en place et on poursuit notre chemin.
Nous avançons ensuite dans une gare gigantesque, jusqu’à être dirigés vers une salle d’embarquement.
Et là, surprise : on nous parque dans une salle d’attente, exactement comme à l’aéroport. On attend l’heure de l’embarquement. Environ trente minutes avant le départ, les portes s’ouvrent et nous pouvons rejoindre notre train. Ici, pas de petits billets papier à sortir de sa poche au dernier moment, ni à scanner sur son téléphone : tout fonctionne avec le passeport !
On scanne le document et le système retrouve directement la réservation associée. Franchement, c’est pratique.
Le quai est immense, le train est très long et tout semble dimensionné pour accueillir énormément de monde. En Chine, j’ai vraiment l’impression que tout est pensé à grande échelle. Les gares, les trains, les stations de métro… On ne fait pas les choses à moitié !
Et pourtant, obtenir nos billets n’a pas été une mince affaire. Pour comprendre, il faut savoir que les billets de train chinois ne sont mis en vente qu’un certain nombre de jours avant le départ — dans notre cas, j’avais retenu le fameux délai de quinze jours. Et quand les ventes ouvrent, c’est la ruée ! Je m’étais connectée quelques jours avant la date fatidique pour comprendre comment fonctionnait le système. J’avais déjà repéré les différentes catégories de places. Les premières à partir, ce sont notamment les billets de classe affaire. Et je comprends pourquoi : sièges très confortables, espace généreux, service de restauration… Ça aurait été une expérience sympa à tester, mais à cinq, le budget devenait franchement déraisonnable. On gardera ça pour un prochain voyage à 2 !
Bref, le jour J, j’étais au taquet. Je connaissais l’heure précise de mise en vente et, à 13 h 30, j’étais prête, téléphone en main, déterminée à décrocher nos cinq places. Sauf que… Notre train était grisé. Impossible de réserver ! Les trains d’avant étaient disponibles. Ceux d’après aussi. Mais pas celui qui m’intéressait.
Et évidemment, ce n’était pas n’importe quel train. C’était celui qui partait de la gare la plus proche de notre appartement à Shanghai, qui arrivait dans une gare centrale de Pékin plutôt que dans une gare excentrée, et qui reliait les deux villes en 4 h 40 au lieu de 6 h 30. Bref, le meilleur compromis entre emplacement, durée et prix. Flûte !
Je tente donc le coup de poker : je me reconnecte régulièrement, à peu près toutes les heures. Pas hyper pratique quand on est en pleine balade, mais je garde espoir. Le risque, évidemment, c’est de laisser passer le moment où les autres trains se remplissent et de finir sans aucune place.
Et puis, à 15 h 45… le train devient enfin réservable ! Je ne vous raconte même pas la satisfaction. Je fonce et je réussis à attraper nos cinq places. Trop contente !
Après des jours à préparer les trajets, à comprendre les applications et à jongler avec les réservations, nous voilà enfin dans le train chinois, au milieu des voyageurs chinois, prêts à rejoindre Pékin.
Allez, c’est parti pour 4 h 40 de trajet !
Le voyage se passe finalement très bien. On dort un peu, on regarde des séries téléchargées sur Netflix, on travaille la géographie et la SVT avec les enfants… Oui, même dans le train, l’école nous suit. Elle est particulièrement fidèle, celle-là. 😂 Le Wi-Fi ne fonctionne pas, mais, miracle, notre connexion mobile est à plein régime ! Mieux que dans notre appartement de Shanghai. Il faut dire que la barre n’était pas très haute…
Autre particularité : le train est très bien organisé. Des hôtesses circulent dans les wagons, le personnel s’occupe des passagers et des agents passent régulièrement pour nettoyer les couloirs et les toilettes. On croise même des policiers armés qui patrouillent dans le train. L’ensemble donne une impression très encadrée, presque comme si on était dans un avion sur rails.
Et puis arrive une scène qui va changer notre voyage : au premier arrêt, on voit une dame monter avec plusieurs sacs de commandes McDonald’s. Pardon ? On peut se livrer un Mc Do dans le train ?
Charles, toujours à l’affût des nouvelles possibilités, décide de mener l’enquête. Et évidemment, il trouve comment faire ! Il passe commande depuis son téléphone et, à l’arrêt suivant, une hôtesse vient nous apporter notre repas. Un tacos et une boisson… pour 2,4€ !
Je crois qu’on vient de débloquer un nouveau niveau dans notre aventure chinoise. On peut désormais commander à manger depuis un train en mouvement et se faire livrer directement à sa place. Franchement, entre les applications de paiement, les livraisons et les transports, la Chine nous donne régulièrement l’impression d’avoir quelques longueurs d’avance sur notre organisation européenne.
Après 4 h 40 de trajet, nous arrivons enfin à Pékin. Le train est très long et une quantité absolument incroyable de personnes descend en même temps. Ça se bouscule, ça avance au ralenti, ça bouche les sorties… Nous sommes coincés sur le quai pendant près de 30 minutes avant de réussir à atteindre les escalators. Trente minutes !
Finalement, nous réussissons à rejoindre le métro. Et là, bonne nouvelle : on commence à maîtriser les applications et les transports chinois. Nous trouvons notre chemin sans problème et arrivons à notre appartement. Jusque-là, tout va bien.
Et puis nous ouvrons la porte.
Et là… comment vous dire... L’appartement n’est pas du tout, mais alors pas du tout, à l’image des photos. Soit les photos ont été prises il y a vingt ans, soit elles ont bénéficié d’un sérieux coup de pouce de l’intelligence artificielle. Parce qu’entre ce qu’on avait réservé et ce qu’on découvre, il y a un monde !
Pas de table. Pas de chaises. Pas de verres. Pas de casseroles. Pas de poêle. Pas de four. Une décoration très vieillotte, des placards sales… Bref, un appartement qui ne correspond absolument pas à ce qu’on avait choisi. Et le pire, c’est qu’on avait justement sélectionné ce logement pour son emplacement et sa cuisine ! Deux critères qui, visiblement, n’avaient pas été transmis à l’appartement lui-même. On prend des photos, on rassemble nos arguments et on contacte Trip.com. Et là commence une longue négociation. Trois heures. 3h à échanger des messages, à expliquer le problème et à essayer d'obtenir un dédommagement correct. Au bout de tout ce temps, leur proposition tombe :
11€ de dédommagement. Onze euros. Ils sont sérieux ?! Onze euros pour un logement qui ne ressemble pas à celui qu’on a réservé et auquel il manque la moitié des équipements annoncés. Je crois qu’ils espèrent qu’on va oublier l’affaire pour le prix d’un sandwich. Mais non. Je contacte également le propriétaire, qui, lui, se démène pour trouver une solution. Et là, surprise : dans les trente minutes qui suivent, il nous rapporte des verres, des ustensiles de cuisine, des tabourets, une table… et un four ! 😂Je ne sais pas d’où il sort tout ça aussi rapidement, mais il a compris qu’on n’allait pas se contenter de manger par terre avec les doigts pendant tout notre séjour. De notre côté, on continue à insister auprès de Trip.com. Et à force de négociation, on finit par obtenir un remboursement équivalent à deux nuits. Bon, ce n’est pas l’appartement de nos rêves, mais c’est toujours ça de pris ! Et surtout, nous avons désormais une table, des sièges, des verres et de quoi cuisiner. On progresse.
Nous n’avons finalement pas beaucoup marché aujourd’hui, entre le train, les valises et les négociations avec Trip.com.
Alors, maintenant que tout est plus ou moins réglé, nous décidons de sortir faire le tour du pâté de maisons.
Bonne surprise !
Nous ne sommes clairement pas dans le quartier le plus pourri de Pékin. À seulement 200 mètres de l’appartement, nous tombons sur une place qui nous fait immédiatement penser à une version moderne et chinoise de la place Vendôme. C’est magnifique. Grandiose. Les bâtiments sont impressionnants, l’ensemble est élégant et les lumières donnent au lieu une allure presque luxueuse.
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Après la journée qu’on vient de passer, ça fait du bien de découvrir enfin quelque chose qui nous met tout le monde d’accord. Finalement, Pékin commence plutôt bien.
Bon, notre appartement n’est pas tout à fait celui qu’on nous avait vendu, mais le propriétaire a été réactif, Trip.com a fini par lâcher un peu d’argent et notre quartier semble plein de belles surprises.
On va donc essayer de retenir le positif.
Demain, on part à la découverte de Pékin !
Et cette fois, j’espère qu’on n’aura ni problème de train, ni problème de logement, ni problème d’application…
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