Maman Cane et sa p'tite famille nombreuse

3 octobre 2026

Septembre 2026 🛍️ Qipu Lu, haricots rouges et… 24 h sans Internet ! (J16)

J’ai trop bien dormi. Tout le monde a trop bien dormi. Ça fait du bien. Cyril, lui, est bien décidé à nous trouver un petit déjeuner digne de ce nom pendant que je prépare la journée. Il part donc à la recherche de nourriture et revient avec des muffins, des œufs, du saumon, du pain, du beurre… On ne va pas mourir de faim en Chine 😂. J’ai également réussi à installer Alipay sur son téléphone. Il ne reste donc plus que moi. Moi qui, n’ayant toujours pas de connexion parce que mon forfait 5G ne fonctionne pas ici, ne peux absolument rien faire. C'est super chiant. Mais bon… C’est comme ça !

Et puis, petit soulagement : mon audit prévu ce soir ou plutôt cette nuit pour moi, est annulé. Ça me laisse donc un peu plus de temps pour essayer d’apprivoiser Internet et toutes les applications nécessaires à notre survie en Chine. Parce que, pour l’instant, j’ai un téléphone…mais essentiellement pour me donner l'heure. 😂

Ce matin, mission courses. C'est toujours un grand moment les 1ères courses dans un nouveau pays. On a repéré un supermarché à une dizaine de minutes de l’Airbnb. Y a moyen qu'on se fasse plaisir, ici, les prix sont vraiment bas.

On découvre plein de nouveautés, beaucoup de choses qu’on ne connaît pas, mais aussi énormément de produits qui nous sont familiers. Évidemment, on se laisse tenter par quelques expériences. Notamment des haricots rouges caramélisés et assaisonnées au vinaigre. Dit comme ça, ça ne fait pas forcément rêver. Et pourtant… c'est très bon ! 

On trouve aussi des biscuits au durian.

Il pleut pas mal aujourd’hui, donc changement de programme : ce sera session shopping.  Et on va faire des heureux… et des heureuses ! 

Direction le grand marché de Qipu Lu. Enfin… « marché ». En réalité, ce n’est pas vraiment un marché.

C’est plutôt un immense complexe de plusieurs immeubles, remplis de stands de vêtements.

Et là, grosse surprise. Moi qui m’attendais à trouver des fringues un peu basiques, je me retrouve avec l’impression d’être entrée dans un Zara géant. Il y a absolument tout ce qu’on peut trouver chez H&M, Zara et compagnie. Sauf que… ce n'est pas vraiment mon truc. C’est beaucoup trop classique pour moi. Du gris. Du noir. Du marron. Du beige. Encore du noir. Bref, je cherche la couleur comme si elle avait été interdite par décret !

On traîne quand même dans les allées et Soline, elle, est au taquet. Et puis, complètement par hasard, on tombe sur un stand beaucoup plus coloré. Et là… Mon Dieu. J’aime tout. Mais vraiment tout. Je sélectionne tellement de vêtements que j’arrive bientôt à un problème très concret : je n'arrive plus à les porter tellement j'en ai dans les bras. La vendeuse m'aide et m’installe une cabine d’essayage improvisée. Et c’est parti. Essayage après essayage. Et là, je comprends que je suis tombée sur un petit designer. Les pièces sont vraiment folles. Je pourrais repartir avec la moitié du stand. Mais je reste raisonnable. Un jean. Et quel jean ! Et un T-shirt. Voilà. Je suis fière de moi.

Les garçons, eux, n’ont absolument rien trouvé d’intéressant. C'est parce qu'ils ne voient pas le potentiel 😂. On part donc ailleurs. Direction un autre marché. 

Nous voici maintenant dans un autre marché, situé au sous-sol de la station Science & Technology Museum. Ils sont beaucoup plus dans leur élément. On fouine. On cherche. On compare. On négocie. Et surtout… on ne les entend plus râler.

On va rester dans ce marché pendant des heures. Bizarrement, à ce moment-là, ils sont infatigables ! Comme quoi, la fatigue est très sélective 😂. On finit par trouver notre bonheur pour un peu tout le monde. Il est 19 h. Allez. Rentrons nous poser. 

Et surtout… appelons Orange 

Cela fait maintenant 24 heures que nous sommes en Chine. Et je n’ai toujours pas accès à Internet. Le Wi-Fi de l’appartement ne fonctionne pas. Ma 4G/5G n’arrive pas à s’activer. Et là, j’avoue… je pête un plomb ! Parce que tout devient compliqué. Je ne peux pas donner de nouvelles.Je ne peux pas organiser nos journées. Je ne peux pas répondre aux sollicitations de mes locataires, qui, comme par hasard, ont décidé de me solliciter tous les jours précisément maintenant. Et évidemment, j’ai plusieurs entrées et sorties prévues dans les prochains jours. Je n’ai pas accès à mes documents puisque tout est sur mon Drive. J’ai des audits à préparer. Et c’est justement la pleine saison pour moi entre septembre et novembre. Bref, c'est la misère. J’ai demandé à notre hôte de trouver une solution.

Mais je viens d’apprendre que demain est la Fête nationale chinoise, donc personne ne viendra nous aider pour le Wi-Fi demain. Évidemment. Pourquoi faire simple ? J’essaye de me dire que ce n’est peut-être pas plus mal. Que ça va me permettre de décrocher. De profiter. De faire autre chose. Mais non. Ça m’agace. J’ai l’impression de perdre mon temps. Et surtout, j’ai encore les billets de Paul à réserver, et son départ est dans moins de deux semaines.

Heureusement, j’avais un peu anticipé ce problème. J’avais demandé aux enfants de télécharger leurs cours en avance. Et ils l’ont fait. Donc au moins, eux ne sont pas bloqués. Je doute que cette nouvelle les réjouisse particulièrement… Mais au moins, ça nous donne bonne conscience ! 😂 Parce qu’ils peuvent continuer à travailler sans Internet.

Bref.

Ça me prend la tête, ce problème de réseau. Mais, au-delà de l’agacement, ça me fait aussi réfléchir à notre dépendance totale à Internet. En 24 heures seulement, je réalise à quel point une simple connexion est devenue indispensable à absolument tout :

travailler, communiquer, réserver, payer, consulter ses documents, organiser les journées…

On peut traverser la moitié du monde avec un téléphone dans la poche… mais sans réseau, on redevient vite complètement cons. 😂

Et quelque chose me dit que… ce ne sera pas la seule fois qu'on va galérer avec Internet en Chine... le mois d'octobre va être long...

 

3 octobre 2026

Septembre 2026 : Shanghai : nous voilà… enfin presque ! (J15)

J’ai pas hyper bien dormi.

Déjà, on avait bu un café frappé vers 18 h. Pas très malin. Ensuite, avec tout ce qu’il y avait à faire ce matin, j’avais pas vraiment l’esprit posé. Et puis il y avait les moustiques. Des moustiques. Qui m’ont attaquée toute la nuit.

Jamais je n’aurais pensé être emmerdée par des moustiques dans une mégalopole de 7 millions d’habitants ! Je pensais naïvement que les moustiques préféraient la campagne, les forêts, les endroits où il y a trois arbres et une mare…

Mais non. Même à Séoul, ils ont leur business.

🧳 Jour du départ

Aujourd’hui, il faut faire les valises. Et ça, ce n’est pas une petite histoire. Il m’a fallu 2h pour réussir tout fermer. Deux heures. Pour fermer des valises que j’avais pourtant déjà ouvertes et fermées environ 15 fois depuis le début du voyage. En parallèle, je télécharge quelques leçons pour Grégoire, la fin de Casa de Papel pour l’avion, je cherche encore des vols pour Paul et je relance un paiement via Alipay pour ce soir. Parce que, rappelons-le, si on ne paie pas le solde, on n'a pas les consignes pour entrer dans notre logement. Donc potentiellement, ce soir, nous arrivons à Shanghai avec 4 valises, 3 enfants, 2 adultes et absolument nulle part où dormir. Tranquille. 😅

Et là… Le paiement passe. Direct. Sans vérification. Sans photo de passeport. Sans photo de ma tête. Sans photo de ma carte bancaire. Rien.

Je n’ai absolument rien changé, mais cette fois, Alipay décide que je suis une personne digne de confiance. Merci. 

La preuve de paiement est envoyée et nous devrions donc recevoir les consignes avant de quitter Séoul. Les valises sont finalement fermées et pesées. Mission accomplie ! 

J’ai même trouvé un autre billet retour pour Paul. Bon… pour l’instant, je n’ai toujours pas trouvé son billet aller. Mais chaque chose en son temps. 😂

☀️ Dernières heures à Séoul

Nous partons nous dégourdir les jambes sous le soleil. Dernier petit tour dans notre quartier, derniers regards sur Séoul… Après avoir déjeuné, nous rentrons récupérer nos valises. Qui nous attendent…

sur le trottoir. Bah, voilons ! 

Ah oui. Nous avons 10 minutes de retard par rapport à l’heure du check-out. Et  pourtant nous avions prévenu notre hôte. Mais quand même… Voir toutes nos affaires posées dehors, ça fait toujours un petit quelque chose. Tout est bien là. Ouf. Nous chargeons tout dans le taxi et c’est parti pour environ une heure de route vers l’aéroport.

Pendant le trajet, on regarde Séoul s’éloigner. Et franchement, après ces quelques semaines ici, on se dit vraiment que c’est une chouette ville où il fait bon vivre. 

On aura beaucoup marché, beaucoup pris le métro, beaucoup mangé, beaucoup découvert…

Et surtout, on aura beaucoup aimé l’ambiance.

L’aéroport est immense, moderne, calme, très organisé. Tout se passe bien jusqu’à l’enregistrement. Enfin… Il y a un problème avec mon billet. L’opératrice regarde mon passeport, regarde mon billet, me regarde… Et me met directement de côté. Évidemment. De ce que je comprends, c’est mon nom marital associé à mon nom de naissance qui pose problème. Qu’est-ce que c’est pénible, cette histoire ! Elle finit par régler le problème et m’édite mon billet. Je pensais que c’était terminé. Non. Le problème se représente au niveau des contrôles de sécurité. Et comme je suis la dernière de notre petit groupe, les agents n’ont pas vraiment vu que je m’étais fait stopper. Je me retrouve donc toute seule devant eux, à essayer de comprendre ce qu’ils me veulent et surtout à essayer de leur faire comprendre que, moi non plus, je ne comprends rien. 😂 Je reste bloquée là une bonne vingtaine de minutes. Et puis, d’un coup… ils me laissent passer. Très bien. Je ne cherche même plus à comprendre. Je fonce rejoindre les autres.

Le vol est court : environ 1 h 30. On décolle en avance. On arrive en avance. Ca commence bien. Et puis… On foule le sol chinois pour la 1ère fois ! 🇨🇳

Tout est extrêmement fluide. Aucune attente aux contrôles des autorités. Ils nous posent quelques questions, ça va très vite. Pas d’attente non plus pour récupérer les bagages. On récupère tout et on se dirige vers le métro. Et là, première mission : acheter les tickets. On trouve une machine, on sélectionne notre trajet, on arrive au paiement…

Et évidemment : il faut payer avec Alipay. Pas d’autre choix. 😑 Sauf que mon téléphone n’arrive pas à se connecter au réseau. Donc impossible d’activer mon Alipay. Cyril, lui, a du réseau. Mais son Alipay ne fonctionne pas. 🤦‍♀️ La losse ! 

On finit par comprendre qu’on peut payer avec une carte bancaire. Mais… une carte bancaire par personne. Évidemment, on n’a pas cinq cartes bancaires. Enfin… Après avoir fouillé nos affaires, j’arrive à en trouver 4. J'en crée une dernière sur Revolut. On passe donc les cartes une par une. Puis tous nos bagages, sacs à dos, sacs à main… dans un scanner. Et nous voilà partis pour notre première expérience du métro de Shanghai. 

Je m’attendais à un vieux métro tout dégueu. Et en fait… Pas du tout. C’est super propre, immense, on a de la place assise, c’est calme et je vois même des gens travailler sur leur ordinateur dans le métro.

Et le prix… 0,90€ pour faire environ 55 km ! 

Là, forcément, je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison. Je me demande ce que doivent penser les Chinois quand ils débarquent dans le RER B. 15€ pour rejoindre Paris, c'est sale, ça ppue et ça craint ! Bienvenue en France. 

Comme à Séoul, il y a ensuite une quantité absolument incalculable de sorties différentes dans la station.

Alors, cette fois, on y va au pif. Parce qu’à ce stade, on a compris que dans les grandes villes asiatiques, il faut parfois accepter de ne pas savoir où on va et faire semblant que tout est sous contrôle. On finit par retrouver notre Airbnb sans trop de problème.

Et là, bonne surprise. Très bonne surprise même ! L’appartement est grand, situé au 11ᵉ étage, avec une vue directe sur les trois tours emblématiques de Shanghai. On est crevés, j’ai juste envie de me coucher.

Mais avant… Il faut défaire les valises. Et surtout… Il faut dîner. Il est déjà 22 h. Et là, on découvre un petit problème : les restaurants ne servent plus. 

On ne sait pas où aller. On cherche. On marche. On cherche encore. On commence à sérieusement se demander comment on va nourrir quatre enfants à cette heure-ci. Après environ 40 bonnes minutes de galère, on finit par trouver un restaurant chinois un peu toc, qui prépare tout un tas de plats pour vraiment pas cher. 1,80 € le sandwich façon kebab ? Ca fera très bien l'affaire des enfants. 2 € le plat poulet/légumes ? Parfait. Ca nous change de Séoul. Parfait. On commande. Mais au moment de payer… Alipay. Évidemment. Pas de connexion pour moi. Pas d’Alipay fonctionnel pour Cyril. 😂

Ca va être la galère, ce truc.

Je profite donc de l’occasion pour équiper Charles d’Alipay et lui enregistrer une carte bancaire. Comme ça, il pourra être autonome… et surtout, il pourra peut-être devenir notre roue de secours. Voire, à ce rythme-là, notre solution principale. 😂

Allez. Il est temps d’aller dormir. Demain, on attaque Shanghai pour de vrai.

2 octobre 2026

Septembre 2026 : Des poux, un soin coréen et… Alipay (J14)

J’ai des poux.

Enfin… j’en étais pas certaine au départ. Mais là, ça me gratte tellement que bon… j'ai des poux, c'est sûr !  Mais comment j’ai fait pour avoir des poux ici, à Séoul ?! Et évidemment, aujourd’hui, on avait prévu l'expérience de coiffage à la coréenne.Timing absolument parfait. 😂

Du coup, changement de programme : mission anti-poux ! Google Traduction dans la poche, nous écumons les pharmacies à la recherche du fameux shampoing. On nous propose tout un tas de produits, on essaye de nous expliquer des trucs en coréen, on traduit, on retraduit… mais le shampoing antipoux, visiblement, ce n’est pas le produit le plus facile à trouver à Séoul.

Bref, on finit par trouver. Shampoing acheté, appliqué, rincé. Normalement, les petites bêtes ont rendu l'âme 🙏

Direction maintenant le fameux Juno Hair, le salon dont tout le monde parle.

On nous installe confortablement dans de grands fauteuils en cuir avec un coussin, genre coussin d’allaitement. Je suppose que c’est pour poser son téléphone… ou peut-être sa tasse de thé/café, parce que, comme dans une brasserie, ils arrivent avec une carte de boissons chaudes et froides sur laquelle tu choisis tranquillement ce que tu veux boire.

On est chez le coiffeur ou dans un spa ? 🤔

Inspection générale du cuir chevelu 

1ère étape : la caméra du cuir chevelu. Le coiffeur passe une petite caméra sur notre tête et, sur une tablette placée devant nous, nous avons une vue absolument imprenable sur notre cuir chevelu… et ses défauts. Petits ou grands. C’est fascinant. Et légèrement flippant.

Moi, je regarde l’écran avec une seule pensée :

Faites qu'il n'y ait pas un poux qui décide de faire une apparition en gros plan devant tout le monde 🙏😂

Verdict : Cyril a beaucoup trop de peaux mortes sur le cuir chevelu, ce qui empêcherait ses cheveux de pousser correctement.

Et moi, j’ai le cuir chevelu irrité.

Tu m'étonnes ! Avec le shampoing anti-poux ultra-agressif que je viens de lui infliger, il ne pouvait pas en être autrement. Bon. On nous propose donc des soins adaptés à nos problématiques.

Et moi, j’en profite pour toucher deux mots au coiffeur sur mon problème principal :

si mes cheveux pouvaient rester sur ma tête au lieu de tomber par touffes dans ma brosse, sur mon oreiller, sur le canapé, dans la salle de bain... bref, absolument partout, ce serait quand même vachement plus sympa pour mon aura.

Le grand nettoyage

On nous installe sous une machine qui envoie de la vapeur sur notre crâne. Ça chauffe, c’est agréable, on est bien.

Puis ils arrivent avec une brosse et là, j’ai l’impression qu’on me fait un peeling du cuir chevelu. Ils frottent. Frottent. Frottent Le but étant de décoller toutes les peaux mortes et les saletés qui ont été ramollies par la vapeur. J’ai l’impression qu’on est en train de décaper mon crâne. 

Ensuite, changement d’espace. On s’installe chacun dans un petit salon individuel tout noir. On m’aide à grimper dans un fauteuil, on m’allonge… et là, je découvre le fauteuil massant. Et pas juste un petit massage du dos hein. Je sens le fauteuil travailler sur absolument tout mon corps pendant qu’une dame commence, elle aussi, à me masser très énergiquement le cuir chevelu. Elle insiste sur certains points, probablement des points d’acupuncture, et ajoute une sorte d’huile de massage. Elle recommence l’opération. Puis encore une fois. Pendant ce temps, le fauteuil continue de me masser.

Je suis entrain de disparaître.

Je ne sais plus où je suis. Je n’ai plus de problème. Je n’ai plus de famille. Je n’ai plus de poux. Je suis juste un corps abandonné dans un fauteuil massant. 😂

Je repasse ensuite entre les mains du coiffeur et retrouve la lumière du jour.

Cette fois, il applique un soin mèche par mèche, puis me place sous une machine chauffante pour que le produit pénètre mieux… enfin, j’imagine que c’est le principe.

Puis vient le shampoing, dans un autre espace. Parce qu’évidemment, ici, chaque étape a son espace dédié. Je reviens à ma place et là, nouveau produit. Un truc assez gluant qu’il applique au pinceau. Je demande quelques explications et je comprends qu’il s’agit d’un produit à base de cellules souches !, qu’il dépose au compte-gouttes sur l’ensemble de mon cuir chevelu. Ensuite, il utilise une machine pour faire pénétrer le produit. Infrarouges ? Ultrasons ? Je ne sais plus. À ce stade, j’ai décidé de faire confiance à la science coréenne. 😂

Et puis vient enfin le moment de la coupe. Le coiffeur a l’air très, très sûr de lui. Je vois bien qu’il est à donf. Il regarde mes cheveux avec une concentration extrême, il sait exactement ce qu’il veut faire. Lui voit déjà le résultat. Moi, absolument pas. Alors je prends ma liseuse et je le laisse faire. Je suis tellement zen après tout ce protocole que, de toute façon… plus rien ne peut m'arriver ! 

La coupe est terminée. Cheveux mouillés, je n’ai pas encore vraiment la vision du résultat. Il me sèche les cheveux… avec un sèche-cheveux froid, puis travaille mes racines et ma frange. Ah oui... j'ai une frange. Punaise. Il va maintenant falloir que j’apprivoise cette frange, parce qu’ici je n’ai absolument rien avec moi pour la dompter. Même pas une brosse ronde. Je vais donc devoir apprendre à vivre avec elle telle qu’elle est. Mais finalement, je suis contente du résultat. Ça change, sans être complètement foufou. Et surtout, j’ai encore des cheveux sur la tête. C’est déjà une victoire. Il repasse ensuite la petite caméra sur mon cuir chevelu. Et là, retour du stress. Je regarde l’écran. Pitié, pas de poux ! 

OUF.

Par contre, j’ai une sorte de gel sur la peau. Je demande des explications et je crois comprendre que c’est le fameux produit aux cellules souches. Il me dit que plus je le garde longtemps, mieux c'est. Très bien. Après être passée à la caisse, je peux vous dire une chose : 

je ne suis pas prête de me laver les cheveux ! 😂

Cyril est lui aussi très content de son soin. Il se sent plus léger, me dit-il. Littéralement ou psychologiquement, je ne sais pas. 😂

Et le meilleur dans tout ça ?

Les enfants n'ont même pas remarqué qu'on avait changé de coupe ...

Voilà voilà.

Elle, elle s'embête pas à aller chez le coiffeur ...

 

Nous retournons à Hongdae, notre quartier préféré.

Enfin… nous essayons. Parce que là, on s’est magnifiquement perdus dans le métro, en mode :

« On est où ? »
« Aucune idée. »
« On va où ? »
« Aucune idée non plus. » 😂

Après quelques détours et une bonne dose de confiance totalement injustifiée, nous finissons par retrouver notre quartier.

 

Ce sont des photomatons, il y en a partout ici avec plein d'accessoires, c'était dans ma to do list, mais les gars n'ont jamais voulu y rentrer ! 

Il est temps de préparer plus concrètement notre arrivée en Chine. J’ai bien l’adresse de notre logement, mais toujours pas les consignes pour rentrer dans l’appartement. Je relance donc la personne qui s’en occupe. Réponse : elle attend notre paiement du solde pour nous envoyer les instructions. 

Pas de problème. J’ouvre Alipay et je procède au paiement. Et là… Vérifications demandées. L’application me demande une photo de mon passeport. Puis une photo de moi avec mon passeport. Puis une photo de moi avec ma carte bancaire physique. Très bien. Je fais tout. Et là : temps d'attente annoncé pour la vérification : 3 heures.😩

Il est déjà 22 h. Je tente la même chose avec le compte de Cyril. Même problème. Enfin… pire. On lui fait recommencer les vérifications. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Et à chaque fois : FAIL.

On regarde des tutos. Tout le monde a l’air de savoir utiliser Alipay. Tout le monde sauf nous. Ce qui, évidemment, m’énerve encore davantage. 😂 Je finis par désinstaller carrément l’application et recommencer tout le processus depuis le début. Nouvelle tentative. Même message au moment de valider le paiement. 😤 Il est minuit. Il faut aller dormir.

Et comme si Alipay ne suffisait pas...

Entre-temps, j’ai reçu un mail. Et là, nouvelle catastrophe. Le billet retour de Paul est annulé. Son Shenzhen → Paris, prévu dans trois semaines, est supprimé. Mais ce n’est pas possible !

Il a vraiment la choukmoune comme sa mère, celui-là ! 😩😂

Et évidemment, la compagnie ne veut pas simplement nous rembourser le retour. Non. Elle procède à l'annulation de tout le voyage : l'aller ET le retour.

Et voilà le travail.

On avait pris les billets il y a plus de quatre mois pour éviter de les payer trop cher… Et à quinze jours de son départ : retour à la case départ. Putain. 😩 J’espère maintenant qu’on va réussir à trouver des vols avec de la place et surtout à un tarif qui ne nous fera pas vendre un rein. Je suis dégoûtée.

Mais bon… On verra ça demain.

Parce que là, entre les poux, le cuir chevelu, les cellules souches, Alipay et les billets d’avion… j'ai officiellement atteint mon quota de problèmes pour une seule journée. 😂

2 octobre 2026

Septembre 2026 : Myeong-dong, shopping et opération coucher de soleil (J13)

Au programme aujourd’hui : petit tour dans un de nos quartiers préféré Myeong-dong, puis balade jusqu’à un point de vue pour aller admirer le coucher de soleil.

En allant vers Myeong-dong, on aperçoit encore des choses qui nous surprennent. À Séoul, j’ai l’impression qu’il suffit de tourner la tête pour tomber sur quelque chose qu’on n’a jamais vu chez nous : une boutique improbable, une déco complètement délirante, des personnages géants, des gens habillés comme s’ils sortaient d’un shooting photo…

 

Bref nos yeux ne sont toujours pas en vacances 😅

Décidément, Myeong-dong est hyper vivant. Ça grouille, ça bouge, ça clignote de partout et il y a une vraie énergie dans les rues. C’est franchement super chouette comme endroit, et plus on y revient, plus on l’aime. Et puis ça y est ... J'ai complètement craqué pour la mode coréenne ! 😂

Et Soline aussi. Ce qui est plutôt une excellente nouvelle pour elle, parce qu’ici, elle a enfin le gabarit d'une femme adulte et peut donc profiter à fond des boutiques de vêtements et d’accessoires.

Autant vous dire que maman n'a pas exactement besoin qu'on lui dise deux fois : "Va essayer ça !" Nous voilà donc parties toutes les deux dans les boutiques, à regarder les fringues, les accessoires, les chaussures…

Et je découvre au passage une autre petite curiosité coréenne : les cabines d'essayage. Tu dois te déchausser dans un tout petit espace, tu as une estrade sur laquelle tu montes pieds nus. Tu n'as pas le droit d'essayer les hauts sans masque. Et tu as toute une liste de consignes affichée dans la cabine que absolument tout le monde respecte.

On entre, on ressort, on change de taille, on repart essayer autre chose… et pendant ce temps, Cyril et les garçons découvrent une nouvelle activité : attendre maman et Soline 

Ils ont commandé un thé, on te demande quelle taille ? quel contenant ? chaud ou froid ? avec un peu/beaucoup/plein de glaçons ? le taux de sucre ? et si tu veux rajouter quelque chose ?

Je sens qu'ils vont finir par regretter le temps où on faisait du tourisme uniquement dans les palais. 😂

Ce soir, mission coucher de soleil. Après Myeong-dong, direction l'autre bout de Séoul. Environ 50 minutes de métro plus tard, nous voilà… au pied d'une montagne. 

C’est Charles qui a organisé cette soirée. Nous, on a juste acheté quelques sandwichs et on s’est dit qu’on pouvait lui faire confiance. Charles avait préparé son expédition très sérieusement : vidéos pour nous montrer le chemin, repérage de l’itinéraire et même estimation du temps de marche. 50 minutes avec du dénivelé. On savait. On avait été prévenus. Sauf qu’en sortant du métro… Rien

Aucune indication qui ressemble à celle montrée dans son TikTok. Pas de panneau évident, pas de flèche providentielle, pas de petit Séoulien qui nous attend avec une pancarte « Famille Baumann, c’est par ici ». 😂 On demande à quelques jeunes. Ils ont l’air aussi perdus que nous. Bon. On tente à gauche. On marche. On cherche. Et finalement… Le panneau apparaît ! 

On retrouve enfin le chemin vu sur la fameuse vidéo de Charles. L’expédition est lancée. On arrive dans un immense complexe sportif. Et là, nouvelle surprise : des tas de personnes font du sport partout. Marche, basket, foot, escalade… et surtout, pas uniquement des jeunes ! On croise beaucoup de personnes plus âgées qui viennent visiblement faire leur activité physique régulièrement. Et ça me fait encore une fois sourire : en Corée, on rencontre souvent cette vraie culture de l’activité physique et de la randonnée. Les montagnes ne sont jamais très loin à Séoul et les habitants en profitent énormément, parfois même pour une simple balade après le travail.

Nous, pour le moment, on cherche surtout le début du chemin. On tourne. On demande. On revient sur nos pas. On repart. On se trompe. On recommence. Et pendant ce temps… le soleil, lui, n'attend pas. Il est déjà 17h15. Dans une petite heure, ce sera terminé. On commence à paniquer un peu. On cherche encore. Rien.

On est à deux doigts d'abandonner. On finit par sortir du parc, résignés, avec nos sandwichs sous le bras et notre coucher de soleil qui semble doucement nous échapper. On croise un jeune homme. On lui explique ce qu’on cherche. Et miracle : il connaît un autre point de vue !

Il nous indique un endroit situé à quelques kilomètres de là, beaucoup plus facilement accessible, et nous installe carrément l’itinéraire pour y aller sur nos téléphones.

Notre sauveur.

Nous le remercions chaleureusement. Nous regardons le trajet. 3,7 km. Moins d'une heure.  Avec du dénivelé. Bon, bah, le choix, il va falloir envoyer. Nous voilà donc partis en mode marche rapide + option cardio + urgence astronomique 

On accélère. On monte. On monte encore. On croise des randonneurs, puis des panneaux indiquant carrément les chemins de trek.

Et là, je commence à comprendre qu’on n’est pas simplement partis voir un petit point de vue de Séoul. On est parti randonner. Et nous, avec nos vêtements de touristes et nos petits sandwichs… On fait un peu tâche au milieu des randonneurs équipés comme s’ils partaient pour trois jours dans l’Himalaya. On continue. La forêt devient de plus en plus dense. Le chemin grimpe. Encore. Toujours. Ca monte tout le temps ! 

Mais la lumière est magnifique. Devant nous, le soleil commence à devenir une énorme boule orange. C'est sublime. On essaie de gagner du temps en prenant des raccourcis.

Très mauvaise idée. On se perd. On retrouve le chemin. On remonte. On se reperd presque. Et malgré tout, on continue de monter.

Parce qu'à ce stade, on veut notre coucher de soleil. Ou au moins une partie du coucher de soleil. 😂

Et finalement… Nous arrivons au point de vue.… Après le coucher du soleil😩

Nous avons raté le spectacle pour lequel nous avons traversé la moitié de Séoul, changé d’itinéraire, couru dans la forêt et failli perdre plusieurs litres de sueur.

Mais alors… Même sans le coucher de soleil, la vue est sublime. On découvre une immense partie de Séoul sous nos pieds. Des immeubles à perte de vue, des routes, les quartiers qui s'étendent dans toutes les directions… Et là, on réalise vraiment l'immensité de cette ville. C'est gigantesque ! 

On a beau marcher, prendre le métro, traverser des quartiers entiers depuis plusieurs jours… d’en haut, on découvre qu’en réalité, on n'en a encore vu qu'une infime partie.  Et finalement, ce coucher de soleil raté aura quand même eu un avantage : on a réussi à randonner en famille  😜

 

 

28 septembre 2026

Septembre 2026 : Samedi : comme les Séouliens… enfin, presque ! 🌿🌇 (J12)

On est samedi et aujourd’hui, on décide de faire les choses comme les Séouliens : flâner tranquillement le long du Han, traîner dans un centre commercial et profiter de la journée sans programme militaire.

Nous partons en bus, sauf que nous sommes en plein week-end férié et que les transports sont évidemment beaucoup moins nombreux. Résultat : 50 minutes pour faire un trajet qui devrait en prendre quelques-unes. Mais bon, puisque nous avons décidé de moins marcher, nous assumons notre choix jusqu'au bout, donc on attend les bus ! 😜

Nous voilà donc à The Hyundai Seoul, à Yeouido. Waouh ! Le centre commercial est immense, ultra-moderne, très beau et franchement très chic. C’est bien plus qu’un simple centre commercial : The Hyundai Seoul a été conçu comme un véritable lieu de vie, avec de grands espaces, beaucoup de végétation, des installations très design et une énorme place accordée aux expériences et aux marques tendance. Le lieu est particulièrement populaire auprès des jeunes générations coréennes.

Bref, on entre juste pour regarder... Que des marques de luxe, ce qui n'est pas trop mon truc, beaucoup trop classique pour moi ! 

Après cette petite immersion dans la consommation coréenne, nous traversons la rue et nous retrouvons dans le parc de Yeouido.

Et là, changement total d’ambiance.

Après les boutiques, les gratte-ciel et les marques, on retrouve de l’herbe, des arbres, des gens assis partout, des familles, des jeunes, des groupes d’amis… Séoul ralentit un peu. 

Nous avions prévu de monter dans le fameux SEOULDAL, le grand ballon en forme de lune installé dans le parc, pour avoir une jolie vue sur Séoul. Le principe est assez génial : ce n’est pas une montgolfière qui part se promener dans le ciel, mais un ballon captif, relié au sol, qui monte verticalement pour offrir une vue panoramique sur les gratte-ciel de Yeouido et le Han. Il peut s’élever jusqu’à environ 130 mètres.

Sur le papier : super idée. En pratique : 2 heures d'attente. Non merci ! 

Finalement, nous découvrons que notre passion pour les panoramas n’est pas suffisamment développée pour patienter deux heures dans une file. 

Nous abandonnons donc l’idée du ballon et décidons de marcher jusqu’au Han, de nous poser tranquillement au bord de l’eau et de regarder passer les bateaux.

Pendant que nous nous installons, Cyril se donne une mission très précise : Trouver des pâtisseries.

Chacun ses priorités. 😂

Et finalement, nous nous retrouvons exactement dans l’un des grands rituels du week-end à Séoul : le pique-nique au bord du Han, mais au lieu de manger des nouilles et des larves, pour nous ce sera croissants, choux, flans....

Après cette pause au bord du Han, nous décidons de rejoindre un autre endroit le long de la rivière, à environ 8 km de là. Et évidemment, en transports en commun. Mais ça nous annonce encore une bonne heure de trajet. Bus ? Métro ? Correspondance ? Attente ? On a déjà donné. Cette fois, ce sera VTC.

 

Et pour une fois, notre choix est parfait : nous arrivons juste à temps pour le sunset. Quelle lumière ce soir ! 

Le ciel change de couleur au-dessus du Han, les immeubles commencent à s’illuminer et la ville prend une toute autre ambiance.

Nous flânons le long de la rivière, observons les habitudes des locaux et cette incroyable façon qu’ont les Séouliens de transformer les berges du fleuve en immense salon extérieur.

Des familles pique-niquent, des couples discutent, des groupes d’amis sont installés sur des couvertures, d'autres avec des tentes, des jeunes chantent, d’autres dansent…

Il y en a même qui improvisent carrément leur soirée musicale.

Et surtout, ça mange ! Beaucoup font livrer leur repas directement au bord du fleuve pour dîner ensemble. On comprend vite pourquoi les parcs du Han sont si populaires le soir : c’est à la fois un espace de détente, de rencontre et presque une immense cantine à ciel ouvert.

Nous, on se pose sur les escaliers comme tout le monde et on regarde le spectacle.

Le bruit de la ville derrière nous, le fleuve devant, les lumières qui apparaissent peu à peu…

 

C’est probablement l’une des scènes qui représentent le mieux la vie quotidienne à Séoul. 

Nous, évidemment… On ne sait pas se faire livrer. Pour nous, ce sera rooftop ce soir ! 

Bon… il faut quand même rentrer.

Et là, nouveau petit épisode dans notre grande aventure des transports coréens.

Le bus est blindé. Tellement blindé qu’on n’arrive même pas à monter dans le premier qui arrive. On attend le suivant, 16 min plus tard. Il arrive. Toujours blindé. Mais cette fois, on parvient à entrer. Sauf qu’au moment de passer nos cartes… Pas assez de crédit. Évidemment. 😩 Le chauffeur nous regarde. Nous le regardons. Il nous demande de sortir. On essaie d’expliquer qu’il nous manque du crédit. Il veut rien savoir, il veut qu'on sorte. Il ne parle pas anglais. Nous ne parlons pas assez coréen. En bons français, on négocie ! Pendant ce temps, derrière nous, les passagers attendent. On bloque tout le monde. Finalement, avec l'aide d'une jeune femme coréenne qui nous a servi d'interprête, le chauffeur accepte qu’on paie les cinq trajets avec la carte de Soline, sur laquelle il reste suffisamment de crédit.

OUF ! 

Nous pouvons rentrer.

Et surtout, nous venons d’éviter une nouvelle aventure : descendre du bus, trouver une borne, recharger les cartes, refaire la queue et attendre encore…

Tout ça à une heure où nous rêvons déjà de notre lit.

28 septembre 2026

Marseille – Jour 2 ☀️🎨

Nous continuons notre opération "remise en état de l'appartement", toujours avec autant d’enthousiasme… enfin, surtout Cyril ! 

Nous travaillons d’arrache-pied pour essayer de rendre cet appartement présentable. Aujourd’hui, je m’attaque aux plinthes, pendant que Cyril poursuit la peinture.

Parce que moi, après plusieurs jours de chantier, mes petits bras sans muscle commencent sérieusement à demander leur mise en dispo 😅
J’ai beau être pleine de bonne volonté, visiblement, le rouleau de peinture ne développe pas les biceps aussi rapidement que prévu…

Malgré tout, cet après-midi, pause obligatoire pour tout le monde ! Nous abandonnons nos pinceaux, notre poussière et nos magnifiques tenues de chantier pour aller jouer aux bons touristes et découvrir un peu la vieille ville de Marseille. 

Évidemment, nous sommes en plein mois d’août.

Donc… Il fait très chaud. Le genre de chaleur où, au bout de dix minutes de balade, tu ne sais plus si tu visites Marseille ou si tu participes à une épreuve de survie. 

 

Mais ça fait du bien de sortir tous ensemble, de marcher, de découvrir les petites rues, les vieilles façades et de voir un peu autre chose que des pots de peinture, des plinthes et des trous dans les murs. 

Et puis, en fin de journée, alors que nous commençons doucement à penser à notre chantier du lendemain, la nouvelle tombe. Et celle-là, on l’attendait depuis plusieurs jours… Nous allons pouvoir rentrer chez nous ! ❤️

La sous-préfète vient de donner son accord pour que nous puissions rejoindre notre domaine, sous certaines conditions de sécurité. Évidemment, ce n’est pas encore complètement gagné : les incendies sont toujours là et la situation reste sous surveillance.

Mais après plusieurs jours à vivre dans l’attente, entre les nouvelles alarmantes, les cartes des incendies et les Canadair qui tournent au-dessus de chez nous… savoir que nous allons enfin pouvoir rentrer, c'est un immense soulagement. 

Notre maison nous attend.

27 septembre 2026

Septembre 2026 : Chuseok, pluie, cartes et préparation commando pour la Chine (J11)

Aujourd’hui, programme plutôt tranquille.

À la base, nous devions aller assister à l’ouverture du festival de Chuseok, mais la météo en a décidé autrement : il pleut des cordes et le festival est finalement annulé. 

Et ce n’est pas vraiment le jour idéal pour improviser un plan B : Chuseok est l'une des grandes fêtes traditionnelles coréennes, ils parlent ici de leur Thanksgiving. C’est la fête des récoltes, l’occasion pour les familles de se retrouver, de rendre hommage aux ancêtres et de partager de nombreux plats traditionnels, notamment les fameux songpyeon, de petits gâteaux de riz en forme de demi-lune. Pendant les congés, beaucoup de Coréens retournent d’ailleurs dans leur famille ou dans leur ville d’origine.

Résultat, avec la pluie et le jour férié, Séoul tourne au ralenti Les boutiques, les restaurants et autres commerces que nous avions prévu de découvrir sont fermés dans notre secteur. Bon… finalement, ça tombe plutôt bien : ça nous oblige à faire une vraie journée de repos !

Enfin… repos ... on va pas non plus se mettre devant une série ou un film ... c'est pas trop nous, ça ! 

On travaille, on joue avec les enfant, on a enchaîné les parties de cartes pendant des heures. On a fait des Dutch qui est un très bon jeu de cartes pour Cyril puisqu'il s'agit de mémoriser ses cartes pour les jouer au bon moment. Et comme on est joueur, on joue pas avec 3 cartes, ni avec 4 mais 5 cartes à mémoriser et on a ajouté le droit à la déconcentration ! 🫣😂

Et surtout, nous préparons la suite : la Chine ! 

Et là, changement de dimension.

Parce qu’autant en Corée on commence enfin à maîtriser les transports, la carte T-money et les petites habitudes locales… autant en Chine, nous découvrons que notre téléphone va devenir notre meilleur compagnon de voyage. 

Nous téléchargeons donc les applications dont nous allons avoir besoin, notamment Alipay, indispensable pour les paiements, mais aussi pour certains services du quotidien. À Shanghai, le paiement mobile est devenu le seul moyen de paiement : on peut payer avec son téléphone dans les commerces, les restaurants, les magasins, mais aussi utiliser les services de transport. 

Autrement dit, en Chine, si ton téléphone tombe en panne, tu risques de vivre une expérience proche du retour à l'âge de pierre. 

Nous préparons également Didi, l’équivalent local de notre appli de VTC. Là encore, tout se fait depuis le téléphone : on indique la destination, on choisit la voiture, on suit l’arrivée du chauffeur et le paiement peut être automatiquement effectué via Alipay.

Puis vient le grand morceau : comprendre le métro de Shanghai. 

À Shanghai, le métro peut justement être utilisé avec un QR code de transport sur Alipay, ce qui évite de jongler avec les tickets à chaque trajet. Notre mission du jour est donc de comprendre tout ça avant d'arriver avec nos 5 téléphones à bout de bras, nos valises, sacs et nos airs de touristes complètement perdus. 

Nous faisons également les formalités administratives nécessaires. Et là, petite nouveauté qui peut surprendre : pour les étrangers qui logent dans un hébergement autre qu’un hôtel, l'enregistrement du lieu de séjour auprès des autorités des autorités est obligatoire dans les 24h. Depuis le 21 septembre 2026, cette démarche peut être effectuée en ligne. Timing parfait pour nous !

Nous préparons également notre carte d'arrivée, nos itinéraires, les adresses des différents lieux et le planning de nos journées. Shanghai est immense, donc l’idée est quand même d’éviter le fameux programme familial : « On voulait visiter trois choses, mais on a passé la journée à chercher la première. » 😂

Et comme nous continuons à faire l’école pendant notre périple, nous anticipons aussi les imprévus : tous les cours du CNED du prochain mois sont téléchargés sur les ordinateurs, histoire de pouvoir travailler même si Internet décide de nous faire une petite blague ou si nous nous retrouvons sans connexion, parce qu'apparemment il y aura beaucoup de sites non accessibles...

Bref, aujourd’hui, entre une fête traditionnelle annulée, des parties de cartes interminables, quelques heures de travail et une bonne dose de préparation, nous ne faisons pas grand-chose... mais nous préparons déjà toute la suite ! 

La Corée se termine doucement.

27 septembre 2026

Septembre 2026 : Hongdae : nos yeux ne savent plus où donner de la tête ! (J10)

Il ne fait pas très beau aujourd'hui, mais ce n'est pas ça qui va nous arrêter ! Direction Hongdae, l'un des quartiers les plus emblématiques et les plus animés de Séoul. Ici, c’est clairement K-pop, jeunesse, boutiques déjantées et ambiance électrique. 

Il y a des trucs à voir de partout : magasins, cafés, street art, petites boutiques, personnages géants, écrans, musique… On ne sait littéralement plus où regarder ! On avance de dix mètres et il y a déjà quinze nouvelles choses à voir. 

Bref, Hongdae, c’est un peu le genre d'endroit où tes yeux font plus de kilomètres que tes pieds 😜

25 septembre 2026

Septembre 2026 : Mercredi : journée royale, marché, vieilles pierres… et Olive Young ! 😆 (J9)

Grosse journée aujourd’hui !
Les enfants sont prévenus, préparés… enfin, autant qu’on puisse préparer une bande de cinq personnes à une journée qui va encore finir avec plusieurs kilomètres dans les jambes. 😂

Ils ont travaillé ce matin avant de partir.

Petit point sur le travail en famille : moi, j’aime vraiment partager ces moments avec eux. Il faut dire qu’en voyage, on a rarement l’occasion de passer autant de temps tous ensemble autour des cours, et finalement, j’aime bien ce petit rythme de travail collectif.

Charles, en terminale, se débrouille désormais tout seul. Soline, elle, se fait accompagner par Cyril et moi, pendant que je mène une guerre quotidienne avec Grégoire, qui semble considérer que « travailler » est une activité profondément surcôtée. 😅

On a instauré un rythme d’environ 3 heures de cours par jour, un peu plus pour Charles, que l’on répartit sur la journée. Et franchement, les cours d’anglais sont d’un sacré niveau ! J’apprends plein de choses en même temps que Grégoire. 😉
On a même commencé les devoirs et les contrôles… maintenant, on attend les notes.

Après cette matinée studieuse, direction le palais de Changdeokgung, car nous avons réservé la visite du Secret Garden à 11h30.

Changdeokgung a été construit au début du XVe siècle comme palais secondaire de Gyeongbokgung, et ce qui le rend particulièrement intéressant, c’est qu’il a été pensé pour épouser le paysage plutôt que de l'écraser. Le palais et ses jardins suivent la topographie naturelle du terrain, selon notamment les principes du pungsu, l’équivalent coréen du feng shui. Le palais est d'ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Et le jardin secret porte plutôt bien son nom : ici, pas question de faire un jardin géométrique au cordeau façon Versailles. On laisse davantage la nature s’intégrer à l’architecture, avec des arbres, des bassins et des pavillons installés au milieu de la végétation. Encore une fois, la Corée nous rappelle qu'elle sait très bien faire cohabiter le passé et la nature avec une ville gigantesque autour. 

Après cette immersion royale, direction le marché de Gwangiang. Et là, changement d’ambiance ! 😋

On passe des palais aux stands de nourriture, avec des odeurs qui viennent de partout et une foule qui déambule entre les comptoirs. Gwangjang est l’un des marchés traditionnels historiques de Séoul, ouvert au début du XXe siècle, et il est particulièrement connu pour sa partie alimentaire : mayak gimbap, bindae-tteok, tteokbokki, eomouk ... bref, tout ce qu’il faut pour ruiner définitivement toute tentative de régime. 😂

On goûte plein de choses, et évidemment, tout le monde veut tout goûter. Parce qu'en famille, il y a une règle universelle : quand maman commande quelque chose de bizarre, personne n'en veut… jusqu'à ce que ce soit servi. Là, tout le monde se découvre soudainement une passion pour la cuisine coréenne ! 😂

Après le marché, grosse pause le long du canal de Cheonggyecheon. Et ça fait franchement du bien.

Ce petit cours d’eau traverse le centre de Séoul sur plus de 10 km. Son histoire est assez incroyable : autrefois intégré à la vie quotidienne de la ville, il a ensuite été recouvert par des infrastructures routières au moment du développement de Séoul, avant d’être remis au jour et restauré entre 2003 et 2005. Aujourd’hui, c’est devenu une véritable promenade au cœur de la ville.

Pendant que tout le monde récupère un peu, je m'échappe dans un marché de vêtements et accessoires.

Et là… je découvre les centres commerciaux coréens. Rien à avoir avec nos malls, ici ce sont des toutes petites allées, avec plein de stands.C'est super méga immense. Le marché doit faire un kilomètre de long, il y a plusieurs allées et plusieurs étages. Mais on trouve tellement de choses, je ne sais plus ou donner de la tête...

 

Après cette pause shopping — qui, soyons honnêtes, n’en était pas vraiment une (j'ai marché des kilomètres 🫣 — nous partons vers le fascinant quartier d'Insadong. 

Insadong est l'un des quartiers de Séoul où la culture traditionnelle est particulièrement présente : boutiques d’artisanat, antiquités, galeries, maisons de thé, poteries et objets traditionnels se mélangent dans les petites rues. C’est un endroit où l’on peut vraiment avoir l’impression de passer d’une Séoul ultra-moderne à une autre époque en quelques mètres.

Sur le chemin, nous rencontrons un monsieur coréen d'un certain âge qui s’intéresse à nous. Il nous demande d’où nous venons, ce que nous faisons ici, combien de temps nous restons… Il parle très bien anglais et semble sincèrement heureux de voir des touristes européens découvrir son pays.

Tellement heureux d’ailleurs qu'il finit par donner de l'argent aux enfants pour qu'ils s'achètent une glace coréenne 😂

Bon… je ne vais pas vous mentir : les enfants l'ont immédiatement classé dans la catégorie "personne formidable". 

Et ce n’est pas la première fois que nous attirons l’attention.

Nous avons plusieurs fois remarqué que des Coréens nous regardaient avec curiosité, et certains viennent nous parler. Et les cheveux de la famille ont également beaucoup de succès. Il nous est arrivé plusieurs fois que des gens les touchent, notamment les cheveux clairs. On ne sait pas toujours trop comment réagir : entre le côté attendrissant et le petit moment de surprise où tu te demandes si tu viens réellement de te faire caresser les cheveux par quelqu’un dans la rue ! 😂

Après Insadong, nous rentrons nous reposer, en passant encore une fois devant des palais, des temples et ces petits morceaux de Séoul traditionnel qui surgissent au milieu des immeubles modernes.

Petite pause à l’appartement, et notre hôte vient nous rendre visite pour vérifier que tout va bien. C’est assez amusant de pouvoir enfin discuter vraiment avec elle et de rencontrer une Coréenne dans un cadre beaucoup plus quotidien. On échange, on parle de la vie ici, de notre séjour… 

Et puis évidemment… on reste nous-mêmes : incapables de rester tranquilles ! 

La nuit tombe sur Séoul 

Les coréens attendant sagement leur tour pour prendre l'ascenceur

les escaliers pour rentrer dans le métro sont séparés pour préparer les files individuelles

Alors après cette grosse journée, nous ressortons profiter de la vie nocturne de Séoul.

Et là… Je me lâche chez Olive Young...

Parce qu’il ne faudrait quand même pas rentrer en France sans quelques sérums, masques, crèmes, produits improbables et autres petites merveilles dont j’ignore encore totalement l'utilité exacte…

Mais ça, c'est une autre histoire 😜

25 septembre 2026

Juillet 2026 : Retour vers Bordeaux…

Malgré mon inquiétude, nous avions pris de la marge partout pour éviter de revivre la grande aventure du trajet précédent. Résultat : on a quand même un peu sacrifié notre journée… mais au moins, le ferry est arrivé à l'heure et nous a emmenées comme prévu jusqu’à Varenna, en passant encore une fois par une succession de petits villages, tantôt d’un côté du lac, tantôt de l’autre.

La balade était franchement agréable, et cette fois, pas de stress sur le bateau. Arrivées à Varenna, nous avons patienté tranquillement à la gare, le temps de nous poser un peu, et notre train est, miracle, arrivé à l'heure. 

Et mieux encore : j’ai même pu m’asseoir ! Personne ne m’a chipé ma place cette fois. On progresse. 😂

Mais évidemment, parce qu’il ne faut jamais croire que tout peut se passer normalement jusqu’au bout, arrivés à la gare centrale de Milan, le train qui devait m'emmener à l'aéroport est supprimé. Voilà.

C’était trop beau. Heureusement qu’on avait prévu large ! Je change donc de gare, attrape un autre train, croise très fort les doigts… et finalement, tout se passe bien. J’arrive à l’heure pour mon vol.

Retour à la réalité

Et puis j’arrive à Bordeaux. Et là, en descendant de l’avion, je sens la fumée. L’odeur du bois brûlé. En deux secondes, tout le bonheur du lac de Côme disparaît et je suis brutalement ramenée à la réalité. Notre maison n’est toujours pas sauvée. Les incendies sont encore actifs, les Canadair continuent leurs rotations au-dessus du village…

Il faut que ça tienne.

Je file retrouver Cyril. Il est réveillé. Il va bien. Et moi, pour la première fois depuis plusieurs jours, je peux enfin rentrer dormir. Je dors chez Paul, ça sent pas bon dans l'immeuble, comme une poubelle oubliée par un locataire parti en vacances. 

Comme si nous n’avions déjà pas assez de choses en cours, il nous reste toujours cet appartement à Marseille sur les bras. Une agence est passée l’estimer et nous a gentiment expliqué qu’un petit coup de peinture serait le bienvenu.

Petit. Le mot est important.

Comme nous ne savons pas vraiment ce que nous allons faire des jours qui viennent, nous décidons de louer une voiture et un appartement, de récupérer Paul tout juste rentré du Sri Lanka, et nous voilà partis tous les 6 +Plume, direction Marseille.

Oui, six personnes, un chat, une voiture et un appartement à refaire.

Parce qu’après les incendies, l'opération de Cyril, l'évacuation, il nous manquait clairement un petit chantier de rénovation pour compléter le tableau. 😂

Nous arrivons pile à l’heure pour le coucher du soleil.

Et franchement, après tout ce qui vient de se passer, ça fait du bien de changer d'air. 

J1 à Marseille

Nous attaquons de bonne heure. Direction l’appartement. J’ai tellement hâte que Cyril le découvre ! Pour rappel, je l'ai choisi toute seule, et j’avais eu un véritable coup de cœur.

Évidemment, avant même de découvrir notre futur chez-nous, nous commençons par baver devant les grosses maisons du quartier. 

Puis arrive notre premier défi de la journée : entrer dans le parking de la résidence. On galère. On cherche. On essaie. Et pour cause… La télécommande du parking que le vendeur nous a donné n'est pas la bonne 😩. Le monsieur a tout simplement gardé les deux bonnes télécommandes pour lui. Et, cerise sur le gâteau, apparemment il continue à se garer là avec sa femme lorsqu'ils viennent dans le quartier (c'est le concierge qui nous l'a dit)

Je découvre donc avec émotion que nous sommes devenus propriétaires d’un appartement… mais pas encore vraiment de notre place de parking. Heureusement, une gentille dame nous ouvre la barrière et nous permet enfin de faire entrer notre mini-bus familial. 

Premier obstacle franchi. On peut enfin découvrir l’appartement. Je suis persuadée qu’il est au premier étage. Je cherche le nom sur la sonnette. Je cherche encore. Je commence à me demander si nous nous sommes trompés d’immeuble. Puis je relis l’acte d’achat.

…

L'appartement est au 3ème. Voilà voilà.

Après avoir donc cherché le mauvais étage avec beaucoup de conviction, nous montons au troisième et attaquons le deuxième jeu de la journée : "Quelle clé ouvre quoi ???"

Parce que des clés, il y en a. Beaucoup. Beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Nous essayons tout. Et enfin, une porte s’ouvre. Nous entrons. Et là… Comment dire ? C’est… décourageant. Nous passons de pièce en pièce et comprenons assez rapidement que nous n’allons pas passer quelques jours à faire deux-trois retouches.

Nous allons avoir du taf.

Beaucoup. Énormément même.

Les plinthes sont arrachées, il y a des trous dans les murs, les peintures s’écaillent absolument partout — et quand je dis partout, c’est TOUS les murs — la terrasse est dans un état assez catastrophique…

Mais le pire reste à venir :

La cuisine

Ils ont simplement retiré leurs affaires. Le ménage ? Apparemment, il avait été confié à quelqu'un qui n'est jamais venu. 😅 On retrouve des légumes dans le frigo, des pâtes et des restes de gâteaux dans les placards… Sachant qu’ils sont partis il y a n mois et demi, je vous laisse imaginer l’ambiance. On est dégoûtés. Mais pas découragés.

Enfin… pas encore 😂

On sort alors notre technique favorite : la liste. On note tout ce qu’il faut faire. Dans quel ordre. Ce qu’il faut acheter. Le temps nécessaire pour chaque tâche. Et là, petit moment de lucidité : ça ne passera jamais en quelques jours.

Bon. Très bien. Puisque la peinture ne va pas se faire toute seule, je me mets à chercher une société de nettoyage pour nous faire gagner du temps. Sauf qu’on est en plein mois d’août. Trouver une entreprise disponible à cette période, c’est à peu près aussi facile que de trouver une place de parking gratuite à Marseille. 😂

Mais je finis par trouver. Ils peuvent intervenir dès les travaux terminés. Parfait. On peut donc attaquer.

Go Go Go pour la peinture ! 

On a environ 450m2 de murs à peindre. Oui. 450. Autant vous dire que j’ai immédiatement cessé d’utiliser le mot « petit rafraîchissement ». 

Pendant que Cyril continue tout seul sur le chantier, j’embarque les enfants pour une petite pause et nous partons découvrir Marseille. 

Direction la plage. Et nous choisissons la plage du Bain des Dames. Il est environ 16h30. Et … c'est blindé. Mais alors blindé !

Je cherche désespérément un endroit où poser mes affaires sans m’asseoir directement sur la serviette du voisin. 

Les criques sont toutes petites, il n’y a quasiment pas de sable mais de grosses roches, les cabanons privés sont installés juste au bord de l’eau et les habitués du quartier nous observent un peu comme si nous venions de débarquer d’une autre planète. 

Ce n’est pas tout à fait ce que j’avais imaginé. 😂

Du coup, nous décidons de ne pas insister et de partir profiter du coucher de soleil dans un endroit beaucoup plus sympa.

Et finalement, après cette journée de chantier, de poussière et de galères… Marseille au coucher du soleil, tous les 6, ça fait sacrément du bien ❤️

 

 

 

 

 

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
Bienvenue chez nous

BIENVENUE CHEZ NOUS !

Une chronique familiale racontée semaine après semaine : les enfants, les voyages, les projets, les galères… et tout ce qui nous tombe dessus ! 😜

Nos archives
Visiteurs
Depuis la création 271 618