Petit récapitulatif de ces derniers mois… accrochez-vous
Fin juillet, après plusieurs alertes lancées par Cyril, le siège de son entreprise finit enfin par proposer une solution pour quitter la Guyane. La mission devait durer 2 ans… il en était déjà à 2 ans et demi. Et surtout, le climat tropical commençait sérieusement à impacter sa santé : problèmes respiratoires, pulmonaires, réactions cutanées étranges… sans parler du contexte social compliqué, entre grèves à répétition et gestion humaine franchement éprouvante.
Proposition : Marseille.
Date de départ : 1er septembre.
Alors Marseille 👍… mais 1er septembre 😱
Aucune école pour les enfants, aucun logement, aucun déménagement organisé, pas même le temps de dire au revoir… Trop brutal. Impossible. Il refuse.
La rentrée se fait donc en Guyane.
En septembre, nouvelle tentative du siège : “On a besoin de vous à Marseille, quelles sont vos conditions ?”
Réponse de Cyril : maintien du salaire, prise de poste en janvier 2026.
Refus en face.
Baisse de 25% de salaire… pour gérer deux fois plus de monde.
Ambiance.
Donc non. Pas de Marseille. On reste.
Et puis… décembre.
Les discussions reprennent.
Et là, miracle (ou folie, on hésite encore) : accord trouvé le 20 décembre… pour une prise de poste le 2 janvier.
Les rois de l’anticipation 👑
Cyril part donc seul, direction Marseille, en plein hiver. Et pas n’importe lequel : froid, pluie… le combo parfait pour un guyanais d’adoption ☔️
Sauf qu’à peine arrivé, le décor change. Son supérieur lui fait comprendre dès la première semaine qu’il n’était pas son choix. Qu’il lui a été imposé. Et que ça va être compliqué.
Compliqué, c’est peu dire.
Des cris en réunion, des échanges lunaires, une agressivité constante…
Je l’ai entendu. Vraiment. Et je n’imaginais pas qu’à ce niveau de responsabilité, on puisse tomber sur des profils aussi… instables.
Cyril a tenu.
Mais fin février, lucide, il décide de tout arrêter et de rentrer.
Marseille ne nous aura pas connus.
Sur le moment, ça a été un coup dur.
Parce qu’on s’était projetés.
Les écoles, l’appartement, les week-ends entre amis, les retrouvailles en famille, les concerts, les mercredis shopping, la découverte d’une nouvelle région…
Et puis tout s’effondre.
Et après…
Une autre idée commence à germer.
Et si… c’était une opportunité ?
Pas juste un projet.
Un projet fou.
Voire même… foufoufou 😏
Parce qu’au fond, des projets un peu dingues, on en a déjà faits.
Mais celui-là… il a un goût différent.
Tout lâcher.
Vendre. Trier. Garder l’essentiel.
Mettre notre vie dans quelques valises.
Embarquer les enfants.
Et partir.
Il y a 4 ans, on avait une occasion. On ne l’a pas saisie.
Aujourd’hui, la vie nous en offre une nouvelle.
Alors… est-ce qu’on aura le courage ?
Parce que le temps file.
Paul est déjà parti depuis presque 2 ans.
Charles suivra bientôt.
Et si on veut vivre ça avec eux… c’est maintenant.
À suivre… ✨